La République des LIBRES

Commentaires et rhétorique par gens de bonne société autour de thèmes historiques et d'actualité; présentation de textes inédits d'AMATEURS de l'écrit et leurs COMMENTAIRES.

05 juillet 2009

VROUM VROUM!!! HEIL HEIL HEIL!!!

MÊME UN SPORTIF PEUT ÊTRE UN CON...NON??!!!

Grâce à la vigilance d'un des bloggueurs de chez Assouline, "de la poétique", je vous livre ça, pêché dans les colonnes du Nouvel Obs point com.
C'est gratiné, affligeant et banal...

Sortie controversée du patron de la F1 sur Hitler

AP | 04.07.2009 | 22:38

Le patron de la Formule-1, Bernie Ecclestone, s'est attiré samedi les foudres d'hommes politiques et de groupes juifs pour un commentaire sur Adolf Hitler qui, selon lui, faisait "en sorte que les choses se fassent".

Dans une interview au quotidien londonien "The Times", Ecclestone exprime sa préférence pour les "leaders forts", mentionnant comme exemples l'ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher ou encore Max Mosley, patron de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et fils de l'ancien chef du Parti fasciste britannique.

La démocratie "n'a pas fait grand bien à beaucoup de pays, y compris celui-ci (la Grande-Bretagne, NDLR)", déclare également Bernie Ecclestone dans cette interview controversée.

"C'est terrible à dire je suppose, mais, mis à part le fait qu'Hitler s'est laissé emporter et persuader de faire des choses dont je n'ai aucune idée s'il voulait les faire ou pas, il était en position de donner des ordres à beaucoup de personnes et il était capable de faire en sorte que les choses se fassent", a ajouté le patron de la F1, cité par le "Times".

"A la fin, il s'est perdu, il n'était donc pas un très bon dictateur", a-t-il estimé.

Bernie Ecclestone pense par ailleurs que l'Occident a eu tort de renverser le président irakien Saddam Hussein car, selon lui, "c'était le seul à pouvoir contrôler ce pays".

Interrogé par le "Times", le Conseil représentatif des juifs britanniques a réagi en qualifiant les déclarations de M. Ecclestone de "vraiment bizarres". Quant au rédacteur en chef du "Jewish Chronicle", Stephen Pollard, il a estimé qu'Ecclestone était "soit un idiot soit moralement repoussant".

Le député travailliste Denis MacShane a déclaré au quotidien que les propos d'Ecclestone révélaient une ignorance de l'Histoire et "un manque total de jugement".

Les services de Bernie Ecclestone n'étaient pas joignables samedi pour réagir à cette polémique.

Ecclestone, qui détient les droits commerciaux de la F1, n'en est pas à ses premières déclarations fracassantes. Il a déclaré un jour que les femmes devraient s'habiller en blanc, "comme tous les autres appareils ménagers".

Dans l'interview accordée au "Times", Ecclestone affirme que cette sortie sur les femmes était une blague. Avant d'ajouter: "J'adorerais voir une dame pilote de course, et de préférence noire ou juive aussi, mais elles pourraient prendre un congé maternité"... AP

Pas de printemps pour Bernie

Bernie_Ecclestone_F1_Boss

Posté par MONTAIGNEACHEVAL à 13:33 - Commentaires [35] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juillet 2009

L'ENIGME DU SAMEDI SOIR

Aah !  ce soir Annibal nous a fait la grâce de nous concocter la première partie de l'énigme... Promis, juré craché j'ignore de qui il s'agit....Pour la deuxième en revanche ...
A vous !

Enigme 12

Il est fils du moderniste,
Petit-fils de l’idéaliste,
Neveu de l’impassible,
Arrière-neveu du parnassien,
Un peu bâtard du réaliste,
Et cousin au douzième degré de l’ancien romantique.
Le décadent s’est ainsi appelé lui-même pour indiquer à quel niveau il a mené la poésie.
Ne pouvant s’élever, il s’est résigné à demeurer par terre ; il y est bien, il s’en vante, et voilà pourquoi il est « le décadent ».
Le décadent est un jeune homme, très pâle, maigre, estimé dans certaines brasseries littéraires.
Il n’a aucune personnalité, aucune originalité ; mais il appartient à une école spéciale, où l’on est convenu d’adopter certains mots et d’user de certaines tournures.
Il prétend procéder de Schopenhauer et de Joseph Delorme avec une pointe de darwinisme. Il a adopté ces noms, parce qu’ils sont baroques et peu compris des bourgeois. Au fond, le décadent ignore lui-même Schopenhauer et n’a jamais étudié Darwin.
Le décadent procède également du bock et de l’absinthe verte.
Le décadent imite de loin la manière de Baudelaire. Il a des désespérances, des dégoûts et des rancoeurs.
Son nez est plein de relents,
Ses oreilles remplies de sonnailles d’or,
Son cœur a des héroïsmes amers.
Le décadent n’a pas d’idées. Il n’en veut pas. Il aime mieux les mots ; et quand le mot ne lui vient pas, il l’invente.
C’est au lecteur à comprendre et à mettre des idées sous les mots. Le lecteur s’y refuse généralement. De là, mépris du décadent pour le lecteur.
Le décadent croit faire neuf."

(j'avoue cher Annibal avoir choisi l'illustration à votre endroit...enjoy !)

Enigme 2

1

"Je remontai la chaussée de l'étang; je vis les roseaux de mes hirondelles, le ruisseau du moulin et la prairie ; je jetai un regard sur le château. Alors, comme Adam après son péché, je m'avançai sur la terre inconnue : le monde était tout devant moi : and the world was all before him.

Depuis cette époque, je n'ai revu XXX que trois fois :après la mort de mon père, nous nous y retrouvâmes en deuil, pour partager notre héritage et nous dire adieu. Une autre fois j'accompagnai ma mère : elle s'occupait de l'ameublement du château ; elle attendait mon frère qui devait ramener ma belle-soeur en Bretagne. Mon frère ne vint point ; il eût bientôt avec sa jeune épouse, de la main du bourreau, un autre chevet que l'oreiller préparé par les mains de ma mère. Enfin, je traversai une troisième fois XXX, en allant m'embarquer pour l'Amérique. Le château était abandonné, je fus obligé de descendre chez le régisseur. Lorsque, en errant dans le grand Mail, j'aperçus du fond d'une vallée obscure le perron désert, la porte et les fenêtres fermées, je me trouvai mal. Je regagnai avec peine le village ; j'envoyai chercher mes chevaux et je partis au milieu de la nuit."

Posté par Soded à 12:22 - Commentaires [43] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2009

DU VENT DANS LES BRANCHES DE SASSAFRAS

UN PEU D'OBALDIA NE NUIT PAS...MÊME BEAUCOUP


Tiens, on va essayer de détendre l'atmosphère et laisser les demeurées déguisées en auto-mitrailleuses foutre la trouille aux mômes, pour parler de théâtre. Voilà, ce matin, vaquant  dans un collège vide, j'ai fouillé une vieille armoire vitrée modèle 346EY-B12 règlementaire. Y avait des bouquins dedans, des maigres, genre petits classiques Lafrousse. Du théâtre, presque que du théâtre..Au passage, le théâtre lu est proprement extraordinaire. On ne devrait pas jouer les pièces, qui ne sont jamais aussi bonnes que lues.  (c'est une boutade et je vais me faire copieusement allumer) Enfin ,ça se discute, et là pas comme la bourre-qat....c'est pas vraiment un débat essentiel.

En fouillant, je tombe sur du Giraudoux (!!!!) du Anouilh (au beurre, moi ch'préfère ta soeur) et la plupart des grands classiques. Et puis "DU VENT DANS LES BRANCHES DE SASSAFRAS"...Alors, une image m'est venue à l'esprit, celle du grand, grand MICHEL SIMON, que je considère comme le plus grand acteur français de tous les temps. On sait que  gaillarde, Michel Simon fit une entrée...fracassante, tenant le rôle titre celui du père Rockefeller, le patriarche de cette famile de cowboys assiégés par les indiens.sasafra_photo Les personnages tous déjantés, au fin fond du Kentucky. La mère Rockefeller qui pousse des hurlements ,se prenant pour la Pythie de l'Ouest...et Michel Simon dans l'inénarrable dialogue en "petit nègre"" avec des Indiens effarés par la connerie de ces gens.
Obaldia, qui vient de fêter gaillardement ses 91 ans, est un écrivain prolixe et de talent. Il a , on le sait, déconstruit l'idée même du langage ,en créant sa propre langue la Génousie, langue sans règles, inaudible. On est chez lui, quelque part entre Jarry et Salacrou. De fil en aiguille, on se rend compte que ces personnages, dans la ligne la plus pure de ceux de Beckett, ont quelque chose de "déboîté" un peu comme Buster Keaton. L'art de Obaldia c'est de faire rire du porte à faux (pas sûr de l'orthographe) perpétuelle de l'existence. C'est aussi ,et surtout, un hommage, et quel hommage au western. Alors un conseil, que dis-je! un ordre: Michel Simon à haute dose....et se régaler du théâtre de René De Obaldia, fils d'un consul du Panama en Thaïlande, je crois, débuts prometteurs dans la vie..
grasset_sassafras

Posté par MONTAIGNEACHEVAL à 12:02 - Commentaires [74] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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