La République des LIBRES

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."J.Jaurès

05 juin 2009

APPRENONS A PARLER, OU NE PAS FROISSER CES PRINCES QUI NOUS GOUVERNENT

L'INJURE FAITE A MORANO

Certes, il est insupportable de s'en prendre à la personne "physique", à l'individu privé rôdant derrière la personne publique. Mais ce que ces braves UMP devraient commencer à comprendre, si, du moins la compréhension de quelque chose leur est accessible, c'est que, ces deux dernières années écoulées, nous sommes, sans trop nous alarmer passés de la Vème République, régalienne, solennelle, compassée et un peu ridicule, bonapartiste, mais au fond relativement débonnaire à tout à fait autre chose: Le gouvernement piloté par Nicolas Sarkozy (car il convient d'exonérer ce pauvre et pathétique Fillon de toute importance) est ouvertement un gouvernement de transition brutale vers une forme assez franquiste d'autoritarisme. Autoritarisme patent. Visible. Clairement balisé. Et qui s'accroît chaque jour. Un décrochage jamais vu, ou rarement vu, de mémoire de démocratie entre les dirigeants et le "peuple" est en train de scier sur pied le consensus démocratique. Comme ce pouvoir est aux abois, que tout s'effrite entre ses mains comme une statue d'arigle crue, que les commandes répondent de moins en moins, il utilise le vieux stratagème toujours efficace du "FAIT DU PRINCE". Avec celui de "LESE-MAJESTE". Nous sommes revenus à l'arbitraire du temps de Voltaire. Insulter les puissants conduit devant la justice. Au pilori.

moisan
Ce fait, assez nouveau , et mondial, est très préoccupant. Car au bout, il y a le fascisme. Le vrai. Le fascisme policier, de type sud-américain ou birman. Rien à voir avec les grosses machines du nazisme. Des fascismes low-costs, simplets, "Knüppelfascismus" (le fascisme de la matraque)si l'on ose dire, qui s'installent par érosion lente des processus démocratiques. Et qui, contrairement aux totalitarismes-trompette, qui s'effondrent en quelques années, une ou deux décennies tout au plus...sont fait pour durer. Il y a donc péril en la demeure. Et on pense à ce texte de Brecht en marge d'"Arturo Ui" sur le peuple que l'on dissout et dont on change.

Il convient donc de cultiver non pas notre jardin, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi, mais l'insolence, la désobéïssance, l'effronterie, la cruauté intellectuelle. Ne surtout pas plier.



Si l'on plie, on sera vite plaqués au sol carrelet, plats comme des limandes....sur ces considérations halieutiques, le week end s'annonce électoral. On ne reviendra pas sur l'escroquerie insigne de ce scrutin. Mais, histoire de nous rafraîchir, nous qui mangeons de plus en plus de bûches pleines d'échardes, repassons-nous l'affrontement mémorable entre Bay-Bay-Bay rou et Cohn-Bendit, le marchand de vent. Inoubliable moment de télé. Et que se passera-t-il si , me trompant, j'insulte ce pauvreDARIO_MORENOqui ne m'a rien fait.....

Posté par MONTAIGNEACHEVAL à 18:51 - FAITS DIVERS DE NOS SOCIETES - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1