La République des LIBRES

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."J.Jaurès

06 juin 2009

L'ENIGME DU SAMEDI SOIR

Aujourd'hui, eu égard à l'ambiance générale... les énigmes seront TRES faciles... histoire de se détendre un peu en riant agréablement sur le dos du gouvernement... alors... à vous !


Enigme 1 :bourgeois

"... Arrivé là, j'entrai dans un cabaret, je me reposai, je me rafraîchis. Le jour commençait à baisser, et je me disposait à regagner le gîte lorsque, de la maison où j'étais, j'entendis une femme qui poussait les cris les plus aigus. Je sortis; on s'était attroupé autour d'elle. Elle était à terre, elle s'arrachait les cheveux; elle disait, en montrant les débris d'une grande cruche : "Je suis ruinée, je suis ruinée pour un mois ; pendant ce temps qui est-ce qui nourrira mes pauvres enfants ? Cet intendant , qui à l'âme plus dure qu'une pierre, ne me fera pas grâce d'un sou. Que je suis malheureuse ! Je suis ruinée ! je suis ruinée ! ..." Tout le monde la plaignait ; je n'entendais autour d'elle que : " la pauvre femme ! " mais personne ne mettait la main dans la poche. Je m'approchai brusquement et lui dis: " Ma bonne, qu'est-ce qui vous est arrivé ? - Ce qui m'est arrivé ! Est-ce que vous ne le voyez papauvret_s ? On m'avait envoyée acheter une cruche d'huile : j'ai fait un faux pas, je suis tombée, ma cruche s'est cassée, et voilà l'huile dont elle était pleine..." Dans ce moment survinrent les petits enfants de cette femme, ils étaient presque nus, et les mauvais vêtements de leur mère montraient toute la misère de la famille ; et la mère et les enfants se mirent à crier. Tel que vous me voyez, il en fallait dix fois moins pour me toucher ; mes entrailles s'émurent de compassion, les larmes me vinrent aux yeux. Je demandai à cette femme, d'une voix entrecoupée, pour combien il y avait d'huile dans sa cruche. " Pour combien ? me répondit-elle en levant les mains en haut. Pour neuf francs, pour plus que je ne saurais gagner en un mois..." A l'instant, déliant ma bourse et lui jetant deux gros écus, " tenez ma bonne, lui dis-je, en voilà douze..." et, sans attendre ses remerciements, je repris le chemin du village."






Enigme 2 : (le titre également s'il vous plaît ...)coq

"Un jour un coq détourna

Une perle, qu'il donna

Au beau premier lapidaire.

Je la crois fine, dit-il ;

Mais le moindre grain de mil

Serait bien mieux mon affaire.

Un ignorant hérita

d'un manuscrit, qu'il porta

Chez son voisin le libraire.

Je crois, dit-il, qu'il est bon ;

Mais le moindre ducaton

Serait bien mieux mon affaire."                                                                            

Posté par Soded à 13:03 - Commentaires [55] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

IL Y A 65 ANS, DEBUT DE L'EPOUILLAGE.

1944: GRAND CORPS MALADE, L'EUROPE SUCCOMBE A LA VERMINE.

On peut bien polémiquer sur le bombardement de Caen, sur les abus- c'est un faible mot-commis par les troupes alliées sur les populations libérées,  on peut bien reprocher ce qu'on veut à l'Armée Rouge, je crois qu'il est bon en ce jour du 65ème anniversaire du débarquement, qu'Obama a très élégamment commencé hier en s'inclinant à Buchenwald avec Elie Wiesel et Angela Merkel, de rappeler quelques évidences.
Je précise: loin de moi l'idée de vous asséner un cours d'histoire sur la fin de la Seconde Guerre Mondiale, encore que ce sujet fût passionnant. Non , je voudrais simplement redonner aux deux débarquements, celui de Normandie et celui de Provence, leur noblesse.
D'abord, en 1944, malgré Stalingrad, tournant de la guerre certes, mais bien lent, le Reich est toujours une machine à tuer redoutable. Les revers subis un peu partout, en Afrique du Nord, en Russie, en Angleterre, n'ont, en rien émoussé la haine et la capacité de nuire de la Wehrmacht et de la SS. Partout, s'insinuant comme poux dans une chevelure, la vermine nazie pourrit l'Europe. De Brest à Brest-Litovsk, et au-delà, et d 'Oslo à Athènes, les pires salauds de l'Histoire sont partout. Pas un village qui ait eu à subir l'engeance dieudonnesque de la présence nazie. Le téléfilm de FR3 le montre d'ailleurs amplement. Bien plus, la vermine nazie s'est insinuée dans tous les rouages administratifs et productifs des pays occupés. 75% des productions industrielles et agricoles de France partent pour le Reich. Même chose pour tout ce que produit l'Europe Centrale et Orientale. 
La police allemande, la Gestapo (la Carlingue, en argot) surveille tout, tout le monde. Partout. Jusques et y compris toute la population du Reich, dûment quadrillée et mise en fiches. Rien , vraiment, même pas Stalingrad et la valeur de l'Armée Rouge, ni, depuis le 7 Décembre 1941, l'entrée en guerre des Etats-Unis, rien donc, ne semble devoir abattre le Reich à court ou moyen terme. La hargne et le fanatisme des Allemands est sans exemple dans l'Histoire.  lorsque Berlin commença à être bombardé, fin Juin 1940, rien ne fit céder la population. On connaît cette photo d'un Berlin devenu tas de ruines avec cette banderole qui dit tout :

    406_heimatfront_Berlin11_transparent_mauern_brachen_herzen_nicht











"NOS MURS SE BRISERENT SANS DOUTE, MAIS PAS NOS COEURS"

Et puis, en Mai-Juin 1944, jamais Auschwitz et toute la machine de cauchemar n'avait à ce point fonctionné. Les "Abtransporte", selon la LTI ou bien les "Evakuierungen", en fait les trains de la mort ne furent jamais aussi nombreux. 30 convois, par exemple, partent de Drancy entre Mai et Juillet 1944. Même l'approche du désastre ne change rien. Comme il faut aller vite, on va chercher les juifs de Hongrie, 460000 , gazés en un mois, en Juillet 1944 expédiés par la SS en 145 trains...
Auschwitz ne suit plus, d'ailleurs. La machine a des indigestions, des hoquets. Des fours éclatent sous la chaleur. On brûle des dizaines de milliers de corps à peine froids en plein air. WieselAuschwitzpits

Cette scène abominable se passe en Juillet 1944, à Birkenau. C'est l'une des QUATRE photos clandestines prises par un Sonderkommando. Ce sont les corps des Juifs hongrois à peine arrivés à Auschwitz. Deux heures auparavant. Juillet 1944. Déjà les Alliés sont à Falaise et encerclent la Wehrmacht....A Dachau aussi, à Treblinka, à Buchenwald...les Alliés se rapprochent. Qu'importe, on continue, avec le même acharnement que deux ans auparavant. Pour Hitler, au fond, qui hait la Wehrmacht, la victoire militaire n'a aucune impoortance: ce qui compte c'est la "Liquidierung" la "Abseitigung" comme disaient ces porcs (la liquidation, la marginalisation) des 11 millions de Juifs européens.  Birkenau a des plans d'extension. On prévoit, et les documents font froid dans le dos, "Die Endlösung des Jüdischen Frage" (la solution finale de la question juive) pour...1955. Ils s'y voient donc encore.

Et puis, en France, la Milice va tellement loin dans la saloperie, que même Pétain doit rappeler Darnand à l'ordre. C'est dire!!! (Lettre du 10 juillet 1944). En Allemagne, ces cons de généraux, et surtout le chef des conjurés, Von Stauffenberg, ratent de peu Hitler. La serviette en cuir, avec la bombe était placée...sous la table de chène de 10 cm d'épaisseur. Velu, le bouclier.... invraisemblable bêtise, à se demander si cette maladresse n'était pas voulue... Dodolf s'en sort avec le costard en lambeaux et les esgourdes foutues..C'est bien peu, pour une telle ordure.200 exécutions à la guillotine nazie, plus trapue, plus large que la nôtre. Une orgie de sang. Peu de temps auparavant, le procureur-chien Roland Freisler a fait exécu-tuer les Scholl...A coups de hache. Hitler a ordonné qu'on filme l'exécution et se la passe le soir-même...Il fallait donc agir vite, massivement, sans attendre. Ce n'était plus le scalpel qui étaitrequis, mais le Caterpillar.

Alors, chers bloggueurs, chers bloggueuses, on peut bien enculer les mouches, tarauder le tafanard des libellules, chercher et trouver des exaction insoutenable dans le bocage normand, à Caen, à Avranches, ailleurs. On peut qualifier les pilotes de la RAF qui bombardèrent à l'aveuglette d'ivrognes, il n'en demeure pas moins que ces deux débarquements, celui du 6 Juin en Normandie carte

et celui du 15 Août sur la Côte d'Azur, ont sans aucun doute été fondamentaux. Sans ces deux opérations, et sans les 14 millions de morts de l'Armée Rouge, la guerre aurait duré encore 10 ans. Je vous laisse à penser ce qu'il fut alors advenu de l'Europe et du Monde.
Donc, malgré d'innombrables saloperies-la guerre n'est pas une vallée de roses- 1944 marque le début de l'épouillage. On sent que l'on va se débarrasser de la vermine. Et il convient d'avoir de la gratitude pour ces types, même si les livres sont pleins d'exemples de branquignoleries. Et il faut, à mon sens, éviter l'écueil du "chic original" c'est-à-dire, de cette tendance à vouloir se faire mousser en brûlant, comme Clovis ce que l'on a adoré, et en adorant ce que l'on a brûlé.
Je pourrais parler des heures là-dessus. Une chose est sûre: les nazis furent la pire vermine de l'histoire. Partant de là, l'épouillage était forcément dur et douloureux. Mais essentiel.


Posté par MONTAIGNEACHEVAL à 10:42 - HISTOIRE - Commentaires [59] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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