26 juin 2009
Blake et Mortimer : deux Anglais pour un Belge
Difficile de passer de sujets aussi brûlants et envoutants que sont l'Islam et la burqa à de la détente et je vous propose, pour faire plaisir aux novices et aussi aux officionados, une petite évocation d'un univers tout à fait particulier, je veux parler de celui que E.P Jacobs a élaboré pour nous en la paire complémentaire que forment nos deux héros "Blake et Mortimer".
Voici en quelques coups de crayon, une galerie de portraits, de l'univers Jacobsien.
Blake, le blond, Mortimer le roux, portant barbe, sujets de sa majesté et tous deux pipes au bec, (n'en déplaise à notre nouveau monde), s'occupent - parfois malgré eux - de démêler des affaires d'une très grande complexité, aux enjeux internationaux.
Ni des "James Bond" (qui n'est pas grand chose sans ses attributs, mêmes les plus masculins), ni des cerveaux purs à la "Holmes", ils incarnent un mélange de probité, d'amitié, d'ouverture d'esprit et de réflexion et, surtout, du goût de l'aventure prononcé, qui les feront déjouer des complots d'une grande complexité, voire à enjeux internationaux, et planétaires.
Débutée en 1946, la série des Blake et Mortimer mélange, d'une part par les contextes politiques mais aussi le décor du monde dans lequel Jacobs évolue pour aboutir à la fameuse ligne claire réaliste. Jacobs y rajoute sa touche imaginaire personnelle, mélange de banditisme à visée idéologique (les "méchants" veulent gouverner le monde, voire l'univers) et de science-fiction.
Les femmes tiennent un rôle secondaires, comme dans beaucoup de BD à héros masculins, écrites et dessinées durant les années 50-60 mais ce sont surtout les "méchants " qui sont particulièrement hauts en couleur et qui me font craquer... Entre "Olrik", bel homme, ennemi personnel des deux héros, nourri de désespoir, de colère prêt à tout pour détruire Blake et Mortimer qui revient dans chaque aventure et, par exemple, Septimus, savant fou, démoniaque, prêt à tout pour contrôler la Terre on dérive dans des atmosphères psychologiques très subtiles, parfois très étouffantes, pour dire la profondeur des personnages.
Je vous invite donc à découvrir (particulièrement vous Harmonia !) cette BD, ou a la relire, histoire pour quelques agréables instants, de se plonger dans une autre dimension...aux tonalités quelque peu surréalistes...






