27 juin 2009
L'ENIGME DU SAMEDI SOIR
Pour ce soir je vous propose de plancher sur deux extraits d'un de mes auteurs préférés; A vous !
Enigme 1 :
- Pour vous Mademoiselle...
- Mon Dieu ! pour moi je m'acquitterai fort mal de mon personnage et je ne sais pourquoi vous m'avez donné ce rôle de façonnière.
- Mon Dieu ! Mademoiselle, voilà comme vous disiez déjà lorsque l'on vous donna celui de XXXX; cependant vous vous en êtes acquittée à merveille et tout le monde est demeuré d'accord qu'on ne peut pas mieux faire que vous avez fait, croyez-moi, celui-ci sera de même, et vous le jouerez mieux que vous ne pensez.
- Comment cela se pourrait-il faire, car il n'y a point de personne au monde qui soit moins façonnière que moi.
- Cela est vrai et c'est en quoi vous faites mieux voir que vous êtes excellente comédienne, de bien représenter un personnage qui est si contraire à votre humeur, tâchez-donc de bien prendre tous, le caractère de vos rôles, et de vous figurer que vous êtes ce que vous représentez.
Vous, vous faites le poète, et vous devez vous remplir de ce personnage,marquer cet air pédant qui se conserve parmi le commerce du beau monde, ce ton de voix sentencieux, et cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les syllabes et ne laisse échapper aucune lettre de la plus sévère orthographe.
Pour vous, vous faites un honnête homme de cour, comme vous avez déjà fait dans XXXX c'est à dire que vous devez prendre un air posé, un ton de voix naturel et gesticuler le moins qu'il vous sera possible.
Vous, vous représentez une de ces femmes qui, pourvu qu'elles ne fassent point l'amour, croient que tout le reste leur est permis, de ces femmes qui se retranchent toujours fièrement sur leur pruderie, regardent un chacun de haut en bas, et veulent que toutes les plus belles qualités que possèdent les autres ne soient rien en comparaison d'un misérable honneur dont personne ne se soucie, ayez toujours ce caractère devant les yeux, pour en bien faire les grimaces."
Enigme 2 :
... Il nous explique à fond dans ces instructions,
L'union de la grâce et des proportions;
Les figures partout doctement dégradées,
Et leurs extrémités soigneusement gardées;
Les contrastes savants des membres agroupés,
Grands,nobles, étendus, et bien développés,
Balancés sur leur centre en beauté d'attitude,
Tous formés l'un pour l'autre avec exactitude
Et n'offrant point aux yeux ces galimatias
Où la tête n'est point de la jambe ou du bras;
Leur juste attachement aux lieux qui les font naître,
Et les muscles touchés autant qu'ils doivent l'être;
La beauté des contours observés avec soin,
Point durement traités, amples, tirés de loin,
Inégaux,ondoyants, et tenant de la flamme,
Afin de conserver plus d'action et d'âme;
Les nobles airs de la tête amplement variés,
Et tous au caractère avec choix mariés;
Et c'est là qu'un grand peintre, avec pleine largesse,
D'une féconde idée étale la richesse,
Faisant briller partout de la diversité,
Et ne tombant jamais dans un air répété;
mais un peintre commun trouve une peine extrême
A sortir dans ses airs de l'amour de soi-même :
De redites sans nombre il fatigue les yeux,
Et, plein de son image, il se peint en tous lieux.
Il nous enseigne aussi de belles draperies,
De grands plis bien jetés suffisamment nourries,
Dont l'ornement aux yeux doit conserver le nu,
Mais qui, pour le marquer, soit un peu retenu,
Qui ne s'y colle point, mais en suive la grâce,
Et, sans la serrer trop, la caresse et l'embrasse.
Commentaires
ESSAYS
Le second texte, Molière, je pense...je me souviens vaguement d'un texte avec Val-de Grâce dedans....
Le premier , époque des Lumières....mais quoi????
A vous....
CHAMPAGNE!!!!!
Le deuxième tableau VANITAS , de l'ami Philippe. De Champaigne. Comment je le sais? Simplle. Dans le film de Alain Corniaud "Tous les machins du monde", il y a une nature morte aux oublies, aux gaufrettes, quoi. Même facture, même époque. C'est tellement frnaçais. Ça exsude le jansénisme. On ppense à la musique française de cette époque:Bodin de Boismortier, Charpentier,etc etc...Fragile et immense à la fois. Donc, à cette époque, qui , à part De Champaigne peut en France "penser" picturalement ainsi. Et la délicatesse précise des tulipes....français jusqu'au torlognon;
bàt
VA, N'Y TASSE.
Le second tableau....contemporain de celui de Champaigne. 1650 environ. Français aussi. La facture. La même que pour Champaignne. Maintenant qui est ce peintre??? Il a, désolé de dire cette connerie, un visage typique des Français de cette époque. Et puis, sa table est un symbole. Le crâne, le mêmme que chez Champaignne, la statuette romaine, le dessin de Dürer, Moïse, au mur. Les deux médaillons, le peintre et sa femme sans doute. Le buste affligé. Tout cela très janséniste. Français, à 100%. Mais QUI, alors là....un gars influencé par Rembrandt, par la Hollande. Un protestant peut-être. Là aussi le thème ultra usé de VANITAS VANITATUM...
HUGUENOTS HOLLANDAIS
Non ,en fait, c'est trop "hollandais"....la facture. Et puis je songe à quelque chose, beaucoup de Français, des protestants émigrés sétaient réfugiés en Hollande, dès la Saint-Barthélémy....Donc...C'est à la fois hollandais et français.....
TÂTONNEMENTS
1630, plutôt....Autoportrait à la Rembrandt. c'est cela le délice de l'exercice, le tâtonnnement...
INATTENDU DE POTSDAM
Eh eh , j'ai relu le premier....j'ai trouvé la solution...royale....et inattendue...mais je ne dis rien... et en fait pas le XVIIIème...contemporain de la 2ème peinture....gniark, gniark
Modeste proposition
Je propose, sans trop y croire, L'Improvisé de Marly, pochade anonyme de l'automne 1663. Je n'ai pas sous la main les encyclopédies que me seraient nécessaires pour vérifier l'exactitude du titre, mais c'est dans ces grandes eaux-là. Bonjour à vous deux, puisque deux y a. G
Oukilèmontext
Je ne vois pas arriver ma propositon, adonc j'y revas: Il s'agit, ce me semble, de l'Improvisé de Marly, sympathique pochade de l'automne de 1663. Le titre n'est qu'une approximation, mais je manque des outils nécessaires pour préciser davantage. La solution du sieur Teigneàcheval me paraît on ne peut plus fantaisiste. Je ne vois pas où il trouve une quelconque germanitude dans ces lignes.
Cela dit, je vous salue tous les deux, puisque deux seulement j'en vois. G
Levoilàr'viendu
Je m'avise que le sieur susnommé a fait une belle bourde avec son Val-de-Grâce. L'auteur n'en est évidemment pas Molière, mais Corneille. N'importe quel écolier, depuis Pierre Louÿs, sait cela. Pour les tableaux, je sèche. G
VERMOT
Mais non Gorgomar, L'INATTENDU DE POTSDAM...L'iMPROMPTU DE VERSAILLES, non???? gross Humor, jajaja....
bizes.
Un coup dans l'chat, un coup dans l'pot , un coup dans l'chapeau
Et bien cher Màc, bravo pour ton flair de fin limier, tu es très fort et très brillant :
Peinture 2 : Philippe de Champaigne : Vanité. BRAVO
Peinture 1 : 1651, "Vanité au portrait". C'est un Français. Je donnerai son nom (peu connu par rapport à d'autres) plus tard si tu permets.
Dans les deux cas donc, des vanités, sujets très prisés à l'époque en question qui étaient là pour nous rappeler les réalités, les vanités de la vie : le temps, la mort principalement.
On remarquera les bulles de savon dans la première toile, rares comme représentation, qui se veulent, elles aussi, le symbole de l'éphémère...
C'est vrai qu'il a une tête de Français et d'ailleurs Màc (prends le pour ce que ça vaut, en bonne complaisance), sans te connaître c'est un peu ces traits que j'imagine que tu as ou avais....
Les deux textes sont tous deux du même auteur.
Alors je ne sais que dire, car Gorgomar a aussi raison en partie !
FOUTRE!!!!!!!! JE SUIS SIDERE
Merde!! très très très fort, Sophie...je ressemblais à ça , quannd j'avais 25_30 ans....bon dieu de bois!!! ça m'en bouche un sacré coin...coincoin...mais , n'en déplaise à l'ami Gorgomar....ICH HARRE DARAUF....Molière. Na!
Theatre
ah ! j'en étais sûre Màc que c'était un peu toi !
bon je file, ce soir je fais du théâtre...
à plus tard donc,
JSB
A propos de Vanité...je pense au texte piétiste d'une Cantate de JSB, parfaitement en accord avec les deux tableaux....
Ach wie flüchtig
Ach wie nichtig
Sind des Menschen Werke
Alles , Alles was wir machen
Sas soll gehen und zerfallen
Ah comme les oeuvres humaines
Sont éphémère
Sont dérisoires
Tout, tout ce que nous faisons
Ne durera pas et s'écroulera.
pas gai tout ça....m'enfin....
Incompris, toujours
C'était un trait d'humour…
La tulipe me rappelle furieusement celle que nous donne à voir Dirck Van Delen (1604-1671) dans son magnifique tableau "Tulipe dans un kendi" de 1637. Le mort me semble encore jeune, à en juger par la quantité de sable qui reste à couler dans le sablier. Par le menton il a quelque chose de Quirk Douglas; à moins qu'il ne s'agisse du danseur Michel Jacquesson, trop tôt disparu. J'attends la réponse; d'ici-là, je vais monter voir Bones à la TV.
Bàv. G
En hâte
David Bailly ? Je ne connaissais pas. Merci, Sophie, et bonne soirée. G
Bravo màc !
Montaigne a raison , c'est Molière. Je suis tombée sur le deuxième texte en feuilletant mon livre.
BAILLY, LE DEMENAGEMENT PAR DES SPECIALISTES MEN 45-54
Eh , minute, papillon, David Bailly, nonobstant son nom est Hollandais, d'Utrecht, comme Rembrandt. D'aillleurs ses oeuvres sont au Rijksmuseum....Il est probable que sa famillle, il est né en 1580 et des brouettes était une famille huguenotte. Comme l'Allemand Oskar Lafontaine, et d'autres innombrables, Théodore Fontane, le peintre Von Marees, etc etc...
Et comme Sophie De Carpentras est partie, on n'en saura pas plus....pour l'instant. N'oublie pas les cahouetes en revenant.
Merle noir
Oulala...Ces extraits... Je ne sais pas qui en l'auteur, mais alors, même pas pu les lire en entier tellement ils m'ont emmerdé...
Alors, Gorgomar, ayant cité Corneille (même si c'est Molière), je pense à ce mot de chasseurs qui, faute de grives, préviennent avant de canarder : "MERLE NOIR!" Pan...
A Leyde!
L'" Impromptu de Versailles" était reconnaissable. Pour le premier tableau, j'hallucine peut etre, mais il me semble bien l'avoir vu à Leyde, en Septembre dernier...Il s'agit d'un autoportrait allégorique, sauf erreur toujours possible.
M.Court
BAILLY DEUX SUFFREN
Mr court, c'est un peintre Hollandais qui s'appelle David Bailly. J'explique un peu plus haut, pourquoi, à mon sens un peintre concitoyen de Rembrandt porte un nom français.
bàv
INTERESSANT A ECOUTER ET A MEDITER
http://www.dailymotion.com/video/x5pojo_islam-et-esclavage_news
THEATRE SUITE
Ah ! chers amis la soirée fut .....très bonne et les gens ont bien ri !
Finissons en avec le théâtre :
Oui bien évidemment il s'agissait de Molière, Jean-Baptiste, (celui qui sans le savoir, a donné son nom à mon fils tant je l'ai aimé, ado, et d'ailleurs merci Ariane Mnouchkine...!)
"L'Impromptu de Versailles" (sujet bac de français de ma fille) et "La gloire du Val-de-Grâce" l'un des rares textes en vers que Molière ait écrit... où il célèbre la peinture exécutée par Mignard en 1669, pour l'église fondée par la Reine mère.
Alors Harmonia, on n'a pas l'esprit "lettres classiques " ?
Gorgomar, pardonnez moi/nous de ne point avoir compris votre petite farce.... : )
Màc, j'ignorais que David Bailly était Hollandais !!!!!!! Merci très cher ......je vais me pencher sur la question..... Ce auto portrait est époustouflant.
époustouflant, merci sophie.
quel autoportait du jeune peintre
je ne connaissais pas.et bonnes soirée mac.
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