30 juin 2009
DU VENT DANS LES BRANCHES DE SASSAFRAS
UN PEU D'OBALDIA NE NUIT PAS...MÊME BEAUCOUP
Tiens,
on va essayer de détendre l'atmosphère et laisser les demeurées
déguisées en auto-mitrailleuses foutre la trouille aux mômes, pour
parler de théâtre. Voilà, ce matin, vaquant dans un collège vide, j'ai
fouillé une vieille armoire vitrée modèle 346EY-B12 règlementaire. Y
avait des bouquins dedans, des maigres, genre petits classiques
Lafrousse. Du théâtre, presque que du théâtre..Au passage, le théâtre
lu est proprement extraordinaire. On ne devrait pas jouer les pièces,
qui ne sont jamais aussi bonnes que lues. (c'est une boutade et je
vais me faire copieusement allumer) Enfin ,ça se discute, et là pas
comme la bourre-qat....c'est pas vraiment un débat essentiel.
En
fouillant, je tombe sur du Giraudoux (!!!!) du Anouilh (au beurre, moi
ch'préfère ta soeur) et la plupart des grands classiques. Et puis "DU
VENT DANS LES BRANCHES DE SASSAFRAS"...Alors, une image m'est venue à
l'esprit, celle du grand, grand MICHEL SIMON, que je considère comme le
plus grand acteur français de tous les temps. On sait que gaillarde,
Michel Simon fit une entrée...fracassante, tenant le rôle titre celui
du père Rockefeller, le patriarche de cette famile de cowboys assiégés
par les indiens.
Les personnages tous déjantés, au fin fond du Kentucky. La mère
Rockefeller qui pousse des hurlements ,se prenant pour la Pythie de
l'Ouest...et Michel Simon dans l'inénarrable dialogue en "petit nègre""
avec des Indiens effarés par la connerie de ces gens.
Obaldia, qui
vient de fêter gaillardement ses 91 ans, est un écrivain prolixe et de
talent. Il a , on le sait, déconstruit l'idée même du langage ,en
créant sa propre langue la Génousie, langue sans règles, inaudible. On
est chez lui, quelque part entre Jarry et Salacrou. De fil en aiguille,
on se rend compte que ces personnages, dans la ligne la plus pure de
ceux de Beckett, ont quelque chose de "déboîté" un peu comme Buster
Keaton. L'art de Obaldia c'est de faire rire du porte à faux (pas sûr
de l'orthographe) perpétuelle de l'existence. C'est aussi ,et surtout,
un hommage, et quel hommage au western. Alors un conseil, que dis-je!
un ordre: Michel Simon à haute dose....et se régaler du théâtre de René
De Obaldia, fils d'un consul du Panama en Thaïlande, je crois, débuts
prometteurs dans la vie..

Commentaires
SCUSES
Nous nous excusons pour cette interruption momentanée de nos programmes dûe à des problèmes techniques. A vous Cognacq-Jay! A vous les Studios!
Trou noir
C'est bien ce que je supputais ... tous les commentaire sont sauté Màc !!!! ... aucune importance en ce qui me concerne, juste coucou à Annibal et dire que Michel Simon avec son visage, à la fin de sa vie, explosé par la tendresse est un sacré monstre.... : )
ANNIBAL REPOSTERA
Annibal se fera un plaisir de nous réécrire son post, hmmmm???
ding dong
Oui .... ? Annnnnnnnnnnniiiiiiibbbbaaaaaaaalllll !!!!!!!!!!!!!! est appelé à l'accueil... Annibal... est demandé à l'accueil...
INCISE
DANS LE MONDE D'HIER, pour myr , pescade , cacade, et consorts...LIRE D'URGENCE LE REMARQUABLE PAPIER D'ABDENNOUR BIDAR CONTRE LA BURQA....et heureux de voir que ce que noous disons est partagé aussi par des Musulmans qui en ont ras-le-bol de la folie intégriste....
A LIRE d'URGENCE
A LIRE d'URGENCE
A LIRE d'URGENCE
merci Professeur BIDAR....
MICHEL SERRAULT....
Avc Michel Simon en Rockefeller assis, on voit Michel Serrault, si je ne m'abuse...
le docteur a raison
Mais oui mon cher docteur (mabuse), c'est tout à fait lui....par contre je ne reconnais pas sieur Simon... bravo la maquillage...
Chauffe Marcel
Petite dédicace à Màc
http://www.youtube.com/watch?v=-_7Nhs0SSAc
"heureux de voir que ce que noous disons est partagé aussi par des Musulmans qui en ont ras-le-bol de la folie intégriste...."
c'est grâce aux prêches anti musulmans du demeuré et ses bonnes soeurs!!
Riposte
Je disais, en gros, il fait beau et on n'ira pas au cimétière, car j'apprenais avec plaisir qu'Obaldia était en core en vie.Suivait queques considérations sur Michel Simon, le plus grand Monstre sacré du cinéma français, avec quelques autres... On ratait pas grand chose, en somme !
Distribution
Je ne retrouve pas la distribution complète pour la première représentation de 1965, semble qu'il y avait aussi Caroline Cellier, Françoise Seigner, Michel Roux, Francis Lemaire, Jacques Hilling. Voir la photo accompagnant un article du Nouvel obs :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20081204/9148/le-roi-rene
Vous êtes sûr, MàC, que la photo que vous montrez est bien celle de la représentation avec Michel Simon ? La femme ressemble vaguement à Denise Gence...
PINA BAUSCH
PINA BAUSCH VIENT DE MOURIR....WUPPERTAL EST EN DEUIL et la danse aussi...une petite pensée pour cette grande dame....
Suite distribution
Il paraît que dans la distribution de la représentation de 1965, il y avait aussi une fort belle effeuilleuse, Rita Renoir, surnommée la tragédienne du strip-tease... Là aussi, ça nous change de la burqa.
MICHEL CIMENT OU SIMON, LAISSE BETON
je vais regarder, Sylvestre...(bruit d'une porte qu'on referme. on entend les pas de màc dans l'escalier)
Palermo, Palermo
PINA BAUSCH vient de mourir? je garde un souvenir très fort du seul spectacle que j'ai vu d'elle : Palermo, Palermo. Rarement senti une telle proximité avec une chorégraphe....
http://www.youtube.com/watch?v=pBIdvSMHEVI
Théâtre
Vous êtes dans le vent des blogs, MàC comme dirait Zoë.
Chez Dexter on essaie de faire de l'écriture théatrale collective (ça en jette ça au moins!). Du Wikithéâtre en quelque sorte.
Chacun se crée un personnage et écrit les répliques. Si vous voulez participer, amis de la RDLibres, it's up to you!
Etre un écho ?
Un peu comme :
"Quand je vous parle de moi,
je vous parle de vous.
Comment ne le sentez vous pas?
Ah! Insensé, qui crois
que je ne suis pas toi!"
(Préface des Contemplations).
Victor Hugo
Ou encore...
réplique pour Màc :
"J'ai pris et démoli la bastille
des rimes.
J'ai fait plus; j'ai brisé tous les
carcans de fer
Qui liaient le mot peuple, et tiré
de l'enfer
Tous les vieux mots damnés, légions
sépulcrales:
J'ai de la périphrase écrasé les
spirales...
Le mot propre, ce rustre,
N'était que caporal, je l'ai fait colonel.
(Contemplations,Réponse à un acte
d'accusation).
Une réplique je j'aime beaucoup
"Une douleur que vos vers ont pu
endormir un moment, un enthousiasme que vous avez allumé le premier dans un coeur jeune
et pur, une prière confuse de lâme à
laquelle vous avez donné une parole
et un accent...la moindre de ces
choses saintes consolerait de toutes
les critiques et vaut cent fois,
pour l'âme du poète, ce que ses
faibles vers lui ont coûté de vielles
ou d'amertume.
Lamartine (Des destinées de la poésie)
Carnaval de Nice
Il y a quelques années, j'avais un peu effleuré un truc plutôt lacanien entre De Obaldia et Raymond Roussel. A cause de Marcel Duchamp qui est bien sûr un des grands coupables de toute cette décadence artistique qui nous accable aujourd'hui sous l'appellation "art contemporain" ;-)et qui pousse des esprits embrumés comme le mien à faire et penser (voire penser et faire, plus rare) n'importe quoi.
Bref, si quelqu'un y voit un lien quelconque (ou absolument pas), merci de me le dire.
C'EST TRES BIEN...
Un auteur qu'on n'estime pas à sa vraie valeur. C'est bien dommage. Mais faut dire que c'est pas un pleurard, du coup on le prend pour un mec léger, léger... Ce qu'il est d'ailleurs, et avec un bonheur assez impressionnant. Il faut lire ses "innocentines" poèmes qui sont tout sauf innocents. C'est chez Grasset.
Pour le vent dans les branches de... J'ai jamais vu avec Michel Simon (que j'admire beaucoup partout et surtout dans Renoir ou Guitry) mais j'ai vu une version avec Jean Marais... Curieux...
Et Monsieu Klebs et Rosalie? Et Les bons Bourgeois -en Alexandrins, s'il vous plait, à la trappe?
Pour la déconstruction du langage théatral sans détruire le théatre, je recommande le premier essai dramatique de Laurent Colomb.C'est( radical, frole, et réussi.
Bien à vous
M.C
Michel Simon n'était pas genevois, de la Grand-rue, comme Jean-Jacques ? Il me semble avoir vu une plaque
bon c'est pas tout ça on attend toujours LA photo! on applaudira.
autophagite ?
Whatesqueçaveutdire Phil?
A Dieu... plaque... photos...
J'espérais rencontrer des créatifs
sur ce billet.
Hélas les greffiers sont de retours.
Signé un vioeux vautour
vaut mieux, que deux tu l'auras.
colombine
autophagite ?
Cronos est, cela va sans dire, le
"Temps" dans sa course cyclique.
Il avale se ses enfants (y compris
les Dieux personnels des dogmes
exotériques).
Au lieu de Zeus, il a avalé son
idole en pierre, mais le symbole a
grandi et n'a fait que se développer
dans l'imagination humaine, pendant
que l'humanité parcourait le cycle
descendsnt, vers sa perfection physique
et intellectuelle, mais non pas
spirituelle,
Lorsque l'évolution sera aussi
avancée, Cronos ne sera plus trompé.
Au lieu de l'image de pierre, il
aura avalé la fiction anthropomorphe
elle-même.
Chronos autophage
idle, autophagite: auto-destruction instantanée de sa création (comme la bande magnétique des anciens épisodes de "mission impossible". Remarquez, le magnéto était bien pourri).
Remarquable prescience des oeuvres de Chronos, idle. Aujourd'hui, tremblement de terre au large de la Crète.
Promettez-moi que vous y réfléchirez...
Prométhée ayant doté l'homme, suivant
le Protagoras, de Platon, de la
"sagesse qui procure le bien-être
physique", mais l'aspect animal de
l'homme étant resté le même,il en
résulta, au lieu "d'un mental sans
tâche, premier don du ciel", la
création d'un vautour du désir à
jamais insatisfait, du regret et du
désespoir, accouplé à la faiblesse
rêveuse qui enchaîne la communauté
aveugle des mortels.
Jusqu'au jour où Prométhée fut rendu
à la liberté par Hercule, son
libérateur désigné par le ciel.
Les Chrétiens, surtout les Catholiques
Romains ont cherché à établir une rapport prophétique entre ce drame et le
Christ.
On ne pouvait commettre une plus grande
erreur. Le véritable chercheur
rejettera une idée de ce genre.
En se reportant à l'antiquité, il
prouvera qu'il n'y a jamais eu de
péché originel, mais simplement
un abus de l'intelligence physique,
le physique comme le Psychique sont
guidés par l'animal et tous deux
chassent la la lumière du Spirituel.
Que tous ceux d'entre vous qui sont
capables de lire entres les lignes
étudient l'Antique Sagesse dans les
drames antiques,l'Indien et le Grec :
qu'ils lisent avec soin "Prométhée
enchaîné", représenté sur les théâtres
d'Athènes il y a 2400 ans!
Le mythe n'appartient, ni à Hésiode, ni à
Eschyde, mais,comme le dit Bunsen,
il est "plus ancien que les Hellèes
eux-mêmes" car il appartient, à
l'aurore de la conscience humaine.
Le Titan Crucifié est le symbole
personnifié du Logos collectif,
de la "Légion" et des "Seigneurs de la
Sagesse" ou de l'homme Céleste
qui s'incarna dans l'humanité.
En outre, comme le prouve son nom
(Pro-me-theus, "celui qui voit
devant lui", ou l'avenir), dans les
arts qu'il imagina et enseigna à
l'humanité, la connaissance
approfondie de la psychologie
occupait un des premier rangs.
En effet il se plaignait en ces termes
aux filles d'Océanus :
"J'ai fixé les divers modes
de prophéties
Et j'ai été le premier à discerner
dans les rêves la vision véritable...Et j'ai guidé
les mortels vers un art mystérieux.....
Les mortels doivent tous les arts à
Prométhée.....
ÇA ETRE LA QUESTION
@ idle. Les créatifs ?...
En attendant mieux...
Le blog l'art le plus récréatif du
moment.
Sinon j'ai la suite pour Prométhée...
Chronos...TOUT...Toutçatoutça...Mais..
J'ai peur d'ennuyer plus qu'autre
chose.
mais non, mais non idle. faut juste prendre le temps de relire votre chronos à rebours. C'est aussi ça l'art du blog: pouvoir prendre Chronos à revers.
Lire au nid...Lyre honni
L'ironie du sort c'est le compte
à rebours a déjà commencé.
qu'offrir à Monsieur?
dans les plans et projets de Hugo pour le théâtre,il y avait ce début:
"un café -le diable en garçon de café.Dieu entre et s'asseoit à une table.
le diable:
-qu'offrir à monsieur?
Dieu:
-donnez moi le journal
le diable, à part
-qu'est-ce que c'est que ça? c'est un original"
on attend toujours la suite..
Café frappé
Et le café dans tout ça, Paul Edel, c'est le lieu qui symbolise la terre des hommes ou le paradis ou l'enfer ?
ESTHER, Tragédie en trois actes, tirée de l'écriture Sainte par Racine
Hélas! si pour venger l'opprobre
d'Israël,
Nos mains ne peuvent pas, comme
autrefois Jahel
Des ennemis de Dieu percer la tête
impie,
Nous lui pouvons du moins immoler
notre vie.
Quand vos bras combattront pour son
temple attaqué,
Par nos larmes du moins il peut être
invoqué.
Acre III scène VII
la suite Joad acte III scène VII
Que du Seigneur la voix se fasse
entendre,
Et qu'à nos coeurs son oracle divin
Soit ce qu'à l'herbe tendre
Est, au printemps, la fraîcheur du matin.
Cieux, écoutez ma voix. Terre, prête
l'oreille.
Ne dis plus, ô Jacob! que ton Seigneur
sommeille.
Pécheurs, disparaissez, le Seigneur se
réveille.
Et Que
Dit-on du diable dans Racine, Idle ?
Joad, Josabet acte III scène VI
Joad :
Quels timides conseils m'osez-vous
suggérez?
En l'appui de Jéhu pourriez-vous
espérez?
Josabet :
Dieu défend-il tout soin et toute
prévoyance?
Ne l'offense-t-on point par
trop de confiance?
A ses desseins sacrés employant les
humains,
N'a-t-il pas de Jéhu lui-même armé les
mains?
un café serré , au bistrot hugo!!
cher annibal
hugo n'a rien laissé de cette pièce que ces lignes.. en revanche.
il faut lire dans ce qu'il classait "comédies cassées" cette "comédie du roi-l'abdication" qui commence par cette réplique du roi:"
-je ne suis pas bien sûr de ça, mon droit divin" il y a dans cette comédie un vieillard philosophe(espèce redoutable que je fuis)qui s'appelle Mouffetard,il marmonne un monologue hilarant dans lequel hugo se pastiche en philosophe fumeux.. on y parle de et sur dieu, l'âme, cesar et robespierre et mouffetard conclut par un " soyons des idiots contents" et cette autre grande pensée" toutes les femmes font les hommes cocus" il y a aussi des considérations fumantes sur le train du monde du genre:
"Tout va mal; l'ouragan souffle notre chandelle;
la mer tue, et l'étang est pestilentiel."
Où allait-il chercher tout ça, le père Hugo !
Pas étonnant qu'il fasse parler Dieu et le Diable. Il abusait un peu trop des tables tournantes.
" toutes les femmes font les hommes cocus"
Et tous les hommes font les femmes battues...
l'argent des saints
souvent, annibal,sans le savoir, hugo annoncait labiche. par exemple: "les saints ont donc toujours besoin d'argent.on passe son temps à quêter pour le paradis".(mille francs de récompense)
voyez vous annibal, il a quelque chose d'éléphantesque hugo ha ah..dirait clopine
Oui
Il avait le pas lourd dans la boutique de porcelaines romantiques, le père Hugo. Mais quel souffle !
Son plus beau roman, c'est sa vie.
je n'ai jamais compris pourquoi on n'avait pas fait un film sur lui. j'ai même imaginé un synopsis, qui débuterait par ses funérailles nationales, puis déroulerait le fil de sa bioraphie. Avec un temps fort autour de son long exil à Jersey. Un rôle pour Depardieu, son ex femme, sa fille (son fils est mort entre temps)et carole Bouquet dans le rôle de Juliette Drouet. Avis aux producteurs !
Hugo, Comédies, Prométhée
Oui, il y a tout un recueil desketches intitulé "Comédies injouables et qui se jouent sans cesse". Elles ne font pas beaucoup plus de deux pages, et le trait hugolien y porte juste.
Quant à Prométhée, figure christico Hugolienne, on renverra aux Mages
" Dans l'ombre immense du Caucase,
Prométhée toujours se levant.."
A la fois figure laique et figure christique. Une articulation plus cocasse réside dans la laicisation du mythe révolutionnnaire lors d'une séance de Tables ou Vacquerie parle en alexandrins, sur sa demande, à "Eschyle".
" Le grand Quatre-vingt neuf, dont tu fis Prométhée!"
Vous avouerez que la métamorphose est saisissante.
On veut bien que Madame Hugo ait été betete, mais de là à la faire jouer par Carole Bouquet, Annibal, c'est de la mysogynie... Et passons sur Le Gérard National
Bien à vous.
M.C
Mal lu
M. Court. Carole Bouquet ce serait Juliette. Et Elisabeth Depardieu, madame Hugo. Je ne crois pas qu'Adèle fut bête. Sinon, comment expliqueriez-vous qu'elle fut aimée du grand Victor et du petit Sainte-Beuve ?
La rêverie
Rêverie! O cigare invisible du sage!
Opium idéal! Narguilé du cerveau!
O paradis! rêver, étendu comme un veau!
Dieu! comme ne rien faire est un genre facile!
Au lieu de condenser, alchimiste imbécile,
L'idée en action sous crâne qui bout,
Et d'y faire tenir des drames tout debout,
Au lieu de se donner la peine de s'extraire
De l'âme un tas de vers qu'attend un vent contraire,
Qui font que l'oeil est sombre et que le front pâlit,
Le matin, chaudement allongé dans son lit,
On rêvasse; on s'emplit la cervelle de fées;
Calme, on flâne en soi-même; on songe par bouffées;
Dort-on? ou rêve-t-on? Vers le plafond qui rit,
On regarde s'enfuir ce qu'on a dans l'esprit
En bleuâtre vapeur, mollement dispersée;
Et, couché sur le dos, on fume sa pensée.
Théâtre en Liberté. Reliquat
Je vous vois bien dans ce rôle Paul Edel
VOUS ETES D'UNE NAIVETE !
"Je ne crois pas qu'Adèle fut bête. Sinon, comment expliqueriez-vous qu'elle fut aimée du grand Victor et du petit Sainte-Beuve ?
Posté par Annibal, 02 juillet 2009 à 14:48"
Mais parce qu'elle aimait les choses de la chair, tiens ! Depuis quand les hommes demandent-ils aux femmes d'être intelligentes ? Surtout Hugo qui devait s'en tamponner plus que n'importe qui.
La véritable vue Esotérique au Sujet de "Satan"
Et Que
Dit-on du diable dans Racine, Idle ?
Posté par Annibal, 01 juillet 2009 à
19:36
J'ai choisis ma réponse dans:
"Secret de Satan"
Appendice joint à la seconde édition
de "Perfect Way"
du docteur Anna Kingsford :
"
1. Et le septième jour, un Ange puissant
s'élança hors de la présence de Dieu,
plein de colère et prêt à consumer, et
Dieu lui donna la souveraineté de la sphère extérieur.
2. L'Eternité engendra le Temps; l'Illimité donna naissance à la limite; l'Etre descendit dans la génération.
4. Parmi les Dieux il n'y en a aucun
de semblable à lui, entre les mains duquel
sont remis les royaumes. la puissance
et la gloire des mondes.
5. Les trônes et les empires, les
dynasties de rois, la chute de nations,
la naissances des églises, les triophes
du temps.
En effet comme il est dit dans Hermès :
20. ...Satan est le portier du
Temple du Roi; il se tient sous le
porche de Salomon; il déteint les
clefs du Sanctuaire.
21. Afin qu'aucun homme ne puisse y
entrer , sauf celui qui a été oint,
qui possède l'arcane d'Hermès."
Ces versets suggestifs et majestueux
se rapportaient, chez les Anciens
Egyptiens et chez d'autres peuples
civilisés de l'antiquité.
Un rôle parfait pour Juan
notre ami dévoué et assoupliné.
LES TALIBANS, DE VICTOR BEN HUGO
L'oeil était dans la bombe Et regardait Oussama
Déjà Al Qa-ida , grand pourvoyeur de tombes
Offrait à nos yeux le pîres de panorama
Préparant déjà pour nozigues ses chapelets de bombes.
Ecoféminisme & Théosophie
idle,
la revendication de votre choix d'illustration à partir de 'The Perfect Way to diet' de l'intrigante Anna Kingsford est assez savoureux.
L'"Oint"...
(...)
Celui qui possède les secrets ou les
mystères d'Hermès, ou Boudha, la Sagesse,
à qui seul sont confiées les "Clefs
du Sanctuaire", la matrice de la Nature,
afin qu'il la fructifie et qu'il appelle
à la vie active et à l'être le Cosmos
tout entier est devenu, chez les Juifs,
Jéhovah, le "Dieu de la Génération" qui se
tient sur la Montagne Lunaire Sinaï,
la Montagne de la Lune (Sin).
Le "Sanctuaire" est devenu le "Saint
des Saints" et l'arcane a été anthro-
pomorphisé, "phallifié" et rabaissé en
vérité au niveau de la Matière.
De là la nécessité de faire du
"Dragon de la Sagesse" le "Serpent"
de la Genèse; de transformer le Dieu
conscient, qui avait besoin d'un corps pour couvrir sa divinité trop subjective,
en Satan.
C'est pourquoi, comme le dit la suite
de l'appendice :
12. Dieu lui avait donné de nombreux
noms (Satan); des noms de mystères,
secrets, terribles.
13. ...L'Adversaire, parce que la Matière
fait opposition à l'Esprit et que le
Temps accuse même les saints du Seigneur.
28.Craignez et ne pêcher pas; prononcez son nom
en tremblant...
29. Car Satan est le magistrat de la
Justice de Dieu; il porte la lance
et l'épée.
31.Car c'est à lui que sont confiés
le Poids, la Mesure et le Nombre.
Comparez cette dernière phrase avec
ce que dit le Rabbin qui explique
la Cabale au Prince dans le livre
d'Al-Chazari et vous constaterez
que le Poids, la Mesure et le Nombre
sont, dans le Sepher Jetzirah, les
attributs des Séphiroth (les trois
Séphrim ou chiffres), couvrant le
nombre collectif, "l'Homme céleste"
ou Logos.
Ainsi, Satan et l'Oint étaient identifiés dans la pensée antique
33. Satan est donc le ministre de Dieu
Seigneur des sept demeures de l'Hadès,
l'Ange des mondes manifestés.
34. Et Dieu a entouré ses reins d'une
ceinture (les Anneaux de Saturne) et
le nom de la ceinture, c'est la Mort.
...La suite pour plus tard si toutefois cela vous intéresse.
...Saint et vénérable est le Sabbat
de Dieu :
"Béni et sanctifié est le nom
de "l'Ange de l'Hadès" (Satan)
ah les comédiennes romantiques, Juliette et Marie..
cher chien assis.
levons nous pour découvrir la correspondance de juiette et du totor.Drouet est assez magnifique, ardente, familiere,tres moqueuse aussi de son "tout adoré mon pauvre sublime, bien aimé" vous découvrirez qu'elle était fine, sensible, intelligente, genereuse,sensuelle bien sûr sûr, et extraordinairement vive,dévouée,souvent primesautière, curieuse de tout,enjouée, n'ayant jamais de langue de bois.la délicatesse aussi pour dire parfois qu'il y a "des ruines dans son bonheur" "tu n'es plus un homme pour moi, tu es l'âme de toute mon âme" écrit -elle un mercredi matin, à 11 heures le 2 juillet 1851 alors qu'elle vient de recevoir de léonie biard un paquet de lettres d'amour signées VH. ce fut un rude coup d'apprendre cette liaison qui dura 7 ans..il y a une autre comédienne,Marie Dorval, bien meilleure professionnelle que la juliette, cette Marie Dorval a écrit des lettres aussi intelligentes et vives, tres généreuses envers son VIgny qui était d'un naturel ombrageux,parano, triste, mordu par la jalousie, car évidemment, Marie Dorval, qui fait vivre toute une famille et des amis, parcourt la france entère pour jouer son Vigny dans les grandes et villes moyenes. il parait qu'on va bientot publier cette correspondance Dorval-Vigny au mercure de france.a redécouvrir
M'ENFIN...
@paul edel, 02 juillet 2009 à 16:54.
Je plaisantais... Rapport surtout à la sexualité débridée de Victor.
Ceci dit, je vous vois versé en littérature italienne... Jetez donc un coup d'œil sur Lalla Romano ou Alda Merini, si vous ne l'avez pas encore fait. Mais je suppose que je vous invite à une chose déjà faite.
de René de Obaldia
A la petite école, c'est ainsi qu'on énonçait le nom du poète avant le titre de son poème puis de le réciter. J'ai tout oublié sauf ce nom. Maurice Carême, René de Obaldia, Paul Eluard: tiercé gagnant des poésies obligatoires et oubliées.
Juliette Drouet a joué dans le théâtre intime d'Hugo ou comme chez Labiche il ya des portes dérobées pour que les maîtresses contingentes de l'auteur se dérobent à la vue de l'épouse et de la maîtresse nécessaire. Juliette avait un véritable talent dans ce rôle et semble en effet avoir eu plus d'(esprit et d'imagination d'Adèle que sa destinée de femme trompée éteignit comme une bougie. Mais elle ne devait pas être si bête pour prendre comme amant confident Sainte-Beuve et surtout s'en être fait aimée aussi lobgtemps (car Sainte-Beuve n'est pas un courreur de jupon, ses amours étaient des sentiments profonds, longs, médités comme un article pour al revue des deux mondes).
sainte beuve amoureux en chausson
Honorine,
amusante votre comparaison entre la manière d'aimer de S.B. et ses articles dans "la revue des deux mondes "qui n'a rien à voir avec la revue du crazy horse..
suggèrez vous que monsieur charentaise, en amour , avait sans doute de longs préliminaires, des hésitations,des réserves , des prudences ,des tièdeurs et quelque chose d'un peu sinueux et louvoyant, dans ses approches de madame hugo..
Amours de substitution
Je crois que ce que sainte-Beuve aimait le plus chez Adèle, c'était Victor ! Une façon comme une autre de se le taper. Qu'en disait la maman du vieux garçon, avec laquelle il vivait, Phil ?
Juliette, comme en témoigne ses lettres aux poéte, était une femme d'exception. Hugo, un monstre, qui a enterré toutes ses femmes et dévoré ses propres enfants... Bref, un génie ! Toujours insupportable pour l'entourage. Voir le cas Picasso.
être-êtrepas¨¨¨
Il n'est pas simple d'être
l'intrépide chez les lâches, et le
vivant chez les morts!
Grande faucheuse
Mince ! je viens d'apprendre que Carl Malden était mort... mince ...
ADèle, Juliette, S-B....
Adéle est devenue graduellement intelligente durant l'exil. La meme qui vibrait aux "Rayons Jaunes" peutécrire peu de tempsavant les premiersassauts du malqui l'emportera: "Il mesembleque jecommence àcomprendre les grands travaux des esprits qui m'entourent." Ce n'est pas rien. Pas rien non plus de prendre l'initiative de la réconciliation avec cette Juliette, qu'elle avait trainée plus bas que terre dans une lettre publique au directeur de la Porte Saint-Martin, lorsque Hugo lui destinait la Reine de Ruy Blas,role qu'elle ne jouera jamais.Il n'empeche qu'il y a un coté popotte chez la malheureuse, qui n'a jamais vraiment cessé d'etre la Petite Foucher. Un coté oie blanche, pas si blanche que ça, d'ailleurs. Juliette, c'est à la fois la discrétion -Madame Drouet,disait-on chez le vieil Orphée- et la constance dans l'idolatrie. Cette constance qui, précisément, a manqué à Adèle...
Sainte Beuve a réellement aimé Adèle. Les pages de Mes Poisons ou il en est question sont à cet égard trés claires.Pour le reste, sa propre infirmité l'interdisait d'etre un Aigle, autrement que par l'Intelligence....A.J. Pons a puécrire un S.B et ses inconnues, au pluriel aussi justifié que révélateur.
Bien à vous.
M.C
en passant...
Délicieux moment à la terrasse de ce café littéraire... reposée, je reprends la route. A plus tard...
VISITE AGREABLE
An , ça pour une visite agréable, c'en est une, foutredieu!!!!
J'ai toujours préféré le cygne à l'aigle...
A mon Ami Victor Hugo
Entends-tu ce long bruit doux comme une harmonie,
Ce cri qu'à l'univers arrache le génie
Trop longtemps combattu,
Cri tout d'un coup sorti de la foule muette,
Et qui port à la gloire un nom de grand poète?
Noble ami, l'entends-tu?
A l'étroit en ce monde où rampent les fils d'Eve,
Tandis que, l'oeil au ciel,tu montes où t'enlève
Ton essor souverain,
Que ton aile se joue au flancs des noirs nuages,
Lutte avec les éclairs, ou qu'à plaisir tu nages
Dans un éther serein;
Poussant ton vol sublime et planant, solitaire,
Entre les voix d'en haut et l'écho de la terre
Dis-moi jeune vainqueur,
Dis-moi, nous entends-tu? La clameur solennelle
Va-t-elle dans la rue enfler d'orgueil ton aile
Et remuer ton coeur?
Ou bien, sans rien sentir de ce vain bruit qui passe,
Plein des accords divins, le regard dans l'espace,
Fixé sur un soleil,
Plonges-tu, pour l'atteindre, en des flots de lumière
Et bientôt, t'y posant, laisses-tu ta paipière
S'y fermer au sommeil?
Oh! moi, je l'entends bien, ce monde qui t'admire,
Cri puissant! Qu'il m'enivre, ami; qu'il me déchire!
Qu'il m'est cher et cruel!
Pour moi, pauvre déchu, réveillé d'un doux songe,
L'aigle saint n'est pour moi qu'un vautour qui me ronge
Sans m'emporter au ciel!
Comme, un matin d'automne, on voit les hirondelles
Accourir en volant, au rendez-vous difèles,
Et sonner le départ;
Aux champs, sur un vieux mur, près de quelque chapelle
On s'assemble, et la voix des premières appelle
Celles qui viennent plus tard;
Mais si, non loin de là, quelque jeune imprudente,
Qui va rasant le sol de son aile pendante,
S'est prise dans la glu,
Captive, elle entend tout : en bruyante asssemblée
On parle du voyage, et la marche est réglée,
Et le départ conclu;
On s'envole; ô douleur! adieu plage fleurie,
Adieu printemps naissant de cette autre patrie
Si belle en notre hiver!
Il faut rester, subir la saison de détresse,
Et l'enfant sans pitié qui frappe et qui caresse,
Et la cage de fer.
C'est mon emblème, ami...Mais si, comme un bon frère,
Du sein de ta splendeur à mon destin contraire
Tu veux bien compatir;
Si tu lis en mon coeur ce que je n'y puis lire,
Et si ton amitié devine sur ma lyre
Ce qui n'en peut sortir;
C'est assez, c'est assez! jusqu'à l'heure où, mon âme
Secouant son limon et rallumant sa flamme
A la nuit des tombeaux,
Je viendrai, le dernier et l'un des plus indignes,
Te rejoindre, au milieu des aigles et des cygnes,
O toi, l'un des plus beaux!
Sainte-Beuve
variétés sur sainte-beuve
Merci Idle de citer une poésie de Sainte-Beuve, il y a des vers vraiment beaux mais oubliés à cause de quelques poids lourds. Peut-être le Sainte-Beuve poète sera redécouvert comme Nerval qui mérite mieux que d'être considéré comme un romantique mineur. Comme on redécouvrira le poète Musset qui n'est pas réductible à quelques vers pour adolescents.
Hortense Allart ne s'était pas trompée en s'éprennant de Sainte-Beuve qui a bien profité d'elle pour obtenir des confidences sur Chateaubriand.
Sainte Beuve et Hugo, qui étaient brouillés, se sont retrouvés l'un en face de lk'autre dans une douloureuse circonstance : ils étaient dans le même fiacre lors des obséques de Gabrielle Dorval, la fille cadette de la comédienne. A cette occasion, Sainte-Beuve a écrit un poème sur l'amitié.... Bonne journée à tous et surtout à Christiane qui ne nous a pas oublié.
SAINTE-BEUVE MAIRIE
Sainte Beuve et ce très beaau poème, que je ne connaissas pas, sur l'amitié.En effet, Honorine, spéciale dédicace à Christiane.
Sainte Beuve mieux que personne plutôt que mieux que le monde...
A.M. Auguste Le Prévost
(...)
"Et bientôt, au sortir de ces songes flottants,
Je me sentis pleurer, et j'admirai longtemps
Que de ces hommes morts, de ces choses vieillies,
De ses traditions par hasard recueillies,
Moi, si jeune et d'hier, inconnu des aïeux,
Qui n'ai vu qu'en récits les images des lieux,
Je susse ces détails, seul peut-être sur terre,
Que j'en gardasse un culte en mon coeur solitaire,
Et quà propos de rien, un jour d'été, si loin
Des lieux et des objets, ainsi j'en prisse soin
Hélas! pensais-je alors, la tristesse dans l'âme,
Humbles hommes, l'oubli sans pitié nous réclame,
Et sitôt que la mort nous a remis à Dieu,
Le souvenir de nous ici nous survit peu;
Notre trace est légère et bien vite effacée;
Quand je m'endormirais comme eux, du temps vaincu,
Sais-je, hélas! si quelqu'un saura que j'ai vécu?
Et poursuivant toujours, je disais qu'en la gloire,
En mémoire humaine, il est peu de croire,
Que les coeurs sont ingrats, et que bien mieux il vaut
De bonne heure aspirer et se fonder plus haut,
De croire en Celui seul qui,dès qu'on le supplie,
Ne nous fait jamais faute, et qui
jamais n'oublie."
Extrait d'un des nombreux poèmes de Sainte Beuve
SUSSE
Je susse ces détails.....dame!! on susse ce qu'on peut. Le Père Hugo, lui, il ne suçait pas des détailes....
La Dentelière
C'est un peu comme la dentelle,
il y a la blanche et la noire.
La cerise sur la crème Chantilly
(oeuf corse).
P.S. : Musée du Patrimoine et de
la Dentelle, 34, rue d'Aumale
Chantilly 60500
Mercredi et Samedi 10h-11h30 15h-17h30
Bou !
Que c'est ampoulé, la poésie à Sainte- Beuve ! C'est du sirop de puceau. Rance. Rien à voir avec le grand Hugo, qui pisse des rocs, des caps, des océans ! Mais Adèle, elle aimait les puceaux. C'est ainsi qu'elle avait reçu jadis l'auteur des Châtiments. Passés par ses mains, les hommes se désalaient. Il a pas fini cochon, le Sainte-Beuve ?
Victor Hugo mieux que tout autre, Sainte-Beuve mieux que personne
Vous n'avez pas tort Annibal, mais
mon attachement à Sainte-Beuve reste inconditionnellement vierge.
La finesse finira par être élue
Vitor Hugo naquit et mourut enfant
de choeur disait Anatole France.
Belle exemple d'audace tranquille
dans l'imposture.
Au passage...
Déclaration testamentaires du 26 juillet 1860 de Victor Hugo, "Aucun prêtre n'assistera
à mon enterrement"et il le confirmera le 2 avril
1883 par :"Je refuse l'oraison de toutes les églises".
En 1985 le gouvernement établit de
relaïciser le Panthéon et l'on vit
défiler la phalange des "athées du
XVIIIe arrondissement".
Alors que la même stipulation décisive
du 2 avril 1883, dans laquelle Victor
hugo écartait les prêtres de son lit
de mort et de ses obsèques, s'acheva sur
ces mots :
"Je demande une prière à toutes les
âmes. He crois en Dieu."
Interloquant,non?
Silence radio et pourtant c'était l'homme de la situation
La Mort
(...)
"Je souris au désert; je contemple et j'attends;
J'emplis de paix mon coeur qui n'eut jamais d'envie;
Je tâche, craignant Dieu, de m'émerveiller à temps
Du rêve monstrueux qu'on appelle la vie.
La mort va m'emmener dans la sérénité;
J'entends ses noirs cheveux qui viennent dans l'espace.
Je suis comme celui qui, s'étant trop hâté,
Attend sur le chemin que la voiture passe.
Ne plaignez pas l'élu qu'on nomme proscrit.
Mon esprit, que le deuil et que l'aurore attire,
Voit le jour par les trous des mains de Jésus Crist.
Toute lumière sort ici.bas du martyre.
...
Victor Hugo "Les Quatre Vents de l'Esprit."
à Cricri
Posté par christiane, 03 juillet 2009 à 09:06
Salut, salam, shalom :-)
... non pas que ma rate était au court-bouillon, mais ça m'enquiquinait, pour de vrai, de ne plus vous voir apparaître, dâme, grande chrétienne, que mon athéisme respecte, yep ! (zêtes comme ma belle-doche,croyante, et patatati etc) ... mais quelle femme !!!
Cricri (le virtuel permet TOUT) : just a little kiss ... but what a kiss : gros smack (j'm'suis essuyé les lèvres, je ne bavouille pas)
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