La République des LIBRES

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."J.Jaurès

30 septembre 2009

VILLES EN VRAC, UNE GEOGRAPHIE AU PETIT BONHEUR 1 AIX EN PROVENCE

AIX, COURTISANE, PUTE, MAGNIFIQUE...

Ce n'est pas un hasard, en consultant une carte, que les Romains aient construit AQUAE SEXTIAE à l'emplacement où se trouve aujourd'hui  Aix en Provence. Un lieu rêvé. D'ailleurs les Romains s'y entendaient à merveille en matière de sites urbains. On est frappé par l'intelligence de ces bâtisseurs, par la perspicacité du choix de l'emplacement. Ainsi Aix-en Provence fut-elle fondée en 123av-Jc, c'est-à-dire aux belles heures de la République romaine, juste à la fin des Guerres Puniques. Avant le consul Sextius, fondateur de la ville, il n'y avait rien. La région, encore non-romanisée, était une ancienne colonie grecque, autour du comptoir de Phoïkéia, Phocée, Marseille. L'hinterland, âpre et montagneux, sauvage était dominée depuis l'oppidum d'Entremont, loin vers le Verdon. Là un peuple "barbare" comme les Grecs les dénommaient ("oï barbaroï") probablement ligure, contrôlait toute la région, jusqu'aux Alpes.                                 


                                                                                 Temple romain du IIème siècle à Vernègues:temple_romain2M




Les Romains , appelés par les commerçants grecs, désireux d'assurer une route entre Massilia et Rome , parviennent dans la région, et fondent cette ville d'Aix, de Aquae, près de sources thermales, dont on le sait, ils étaient friands. Un camp/ville se développe, classique, avec plan en damier, cardo, décumanus et tout le toutim...En 102 av-Jc, les Légions Romaines écrasent les dernières attaques des peuples non-romains et la ville alors prospère. Habilement située sur le débouché de la via Aureliensis, la grande route qui rallie Rome, en évitant la côte, et dont aujourd'hui le tracé de la N7 reprend l'itinéraireprovence_romaine
Au IVe siècle, Aix devient la capitale de la Narbonnaise. Elle est ensuite occupée par les Wisigoths en 477. Au siècle suivant, elle est envahie tour à tour par les Francs et en 731 la ville devient pour quelques décennies, arabe, en même temps que la Garde-Freinet, dans le Var, et un village qui deviendra très célèbre, appelé par les Arabes Ramat'ullah (gloire d'Allah), Ramatuelle... comme quoi, nos racines sont là aussi. Et la ville prendra son essor, comme toutes les villes d'Occident lors de la "Rennaissance du XIème-XIIème siècle. Renouveau des villes, de l'économie à la faveur d'un réchauffement climatique. (Leroy-Ladurie en dit long là-dessus). En 1401, ouvre l'Université d'Aix, de grand renom. On y vit se croiser des théologiens hussites, des philosophes arabes dans ce qui restait du Califat d'Al-Andalus, déjà tombé en décrépitude depuis la prise du pouvoir par les Almohades, trois siècles auparavant, qui réduirent à néant l'oeuvre des Almoravides. Bref Aix, au XVème siècle devient une "capitale intellectuelle" notable. Le pendant de Marseille, elle presque entièrement tournée vers l'économie. C'est d'ailleurs probablement de cette époque que date ce bicéphalisme caractéristique des deux cités.
En 1509, Louis XII installe à Aix le Parlement de Provence, haute instance royale et du coup le destin bourgeois et notable de la ville est lancé. Et ce ne sont pas des mots jetés à la va-vite. Peu de ville eurent -et ont (?) encore une telle homogénéïté sociale. L'Aix des politiques et des grands commis royaux prospère tant et si bien qu'en 1661 on décide une opération d'urbanisme magistrale : le percement du "Cours". Avenue conçue comme une avenue de prestige, mais qui devint vite une artère passante, commerçante, animée, LE BOULEVARD d'Aix. En voici une aquatinte de 1792:Cours_Mirabeau_1792

Notons que c'est l'innénarrable Président de la République, Mac-Mahon qui signera le décret autorisant " Lou cous" à s'appeler Cours Mirabeau en 1876.

Aix est une ville singulière, une sorte de protubérance cossue de Marseille. D'ailleurs, quand, sous Napoléon III on ouvrit la ligne de chemin de fer Paris-Marseille, Aix, la bourgeoise, refusa, comme d'autres villes, Auxerre, Langres, Laon, St-Lô, Digne..etc etc que la grande ligne passe dans leurs murs. Réflexe de bourgeois bornés, genre Homais. Du coup, il fallut inclure la desserte d'Aix lors de l'aménagement de la ligne alpine vers Sisteron , Gap et Briançon. Aix, fut, en quelque sorte "protégée" par la changement obligatoire à la Gare Saint-Charles. On ne dira jamais assez l'impact essentiel qu'eut le chemin de fer sur la géographie. A cause, sans doute de ce refus du train, la démographie stagna longtemps, sans commune mesure avec l'importance culturelle, universitaire de la cité. C'est entre 1962 et 1975, comme d'ailleurs toutes les villes petites ou grandes du coin, qu'Aix connut sa plus forte progression démographique, liée en partie au rapatriement des pieds-noirs. En fait, en 13 ans la ville DOUBLE sa population passant de 60 000 à 120 000 h. A pratir de 1975, se produit une "banlieuisation" (mot affreux) et Aix devient clairement une ville satellite de Marseille.

C'est une ville au cadre éminemment romain. Plus sans doute que bien des villes de la Péninsule. D'abord le site, adossée aux contreforts de la Ste Victoire, en pente douce vers le Nord Est, la ville semble s'émietter, le long de la route de Manosque, en villas encerclées de pinèdes. On imagine les villes de l'empire romains ainsi. Aix est une ville d'après-midis. D'après-midis d'été sous une chaleur lame de couteau, avec le murmure des fontaines. Du coup, pas de surprise. La ville s'est boboïsée à la vitesse du Concorde. Et Cézanne y est pour quelque chose. Le vieux Paul, dont il convient quand même de rappeler qu'il fut un des rares rapins de son temps à être fils à papa et ainsi pouvoir avoir le bonheur de vivre pour peindre et non l'inverse. Heureux homme ! Le voilà ,d'ailleurs, en autoportrait:autoportrait_cezanne

                   Vue de la route menant à la Ste-Victoire, 1900                                          thumb_promenade_sainte_victoire_henry_ely

                                                                                     



Et puis, à Aix, y a les calissons...et comme j'aime les anecdotes pour Lucien Jeunesse, comme celle de l'origine  des pralines, des pommes d'apii (d'un légionnaire qui s'appelait Apius !!! on ne rit pas), je ne résiste pas à vous offrir celle concernant le mot "Calisson" , elle n'est pas piquée des hannetons. Je l'ai lue sur une boîte de ces machins, sacrément sucrés chers et pas terribles :

"Le terme calisson remonterait au milieu du XVe siècle, lorsqu'au cours du second mariage de René d'Anjou avec Jeanne de Laval en 1454, le patron des confiseries du Roi en aurait servi rendant ainsi le sourire à la future reine, réputée peu gracieuse. Ayant pour une fois le sourire, un de ses proches aurait dit di calins soun (ce sont des câlins). Le nom lui est resté. "
Joli, non...



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28 septembre 2009

La vie comme dans un "jurassic park"

Je viens de revoir "Jurassic Park", le si fameux film du grand Steven Spielberg de 1993, diffusé à la télé, et je rentre de l'île de Porquerolles qui est, comme chacun le sait sûrement, une réserve, un lieu préservé de l'humanité et de ses technologies polluantes, pestilentielles, toxiques...

porquerollesOutre le film qui reste toujours aussi efficace tant pour son contenu que par sa forme, et qui, je le rappelle, a pour sujet le clonage, à partir d'une parcelle d'ADN retrouvée dans l'ambre, des dinosaures éteints, je reste assez perplexe sur ces îlots de sauvegarde, qui semblent si dérisoires devant la poussée humaine, malgré leur indéniable utilité. En effet, l'île de Porquerolles n'est ni plus ni moins qu'un "Conservatoire" au sens premier, de certaines espèces végétales terrestres. Ainsi, tous les oliviers du monde y sont représentés par un exemplaire bichonné par d'attentives mains, à seule fin d'en protéger l'espèce.
On se rend compte de la vulnérabilité actuelle des milieux naturels et pour pallier à la culpabilité on conserve, comme des oignons dans un bocal, comme des cellules souches dans un frigo, des espèces afin, en cas de destruction avérée, d'avoir un exemplaire sous la main, reproductible... Et cette attitude me fait m'interroger : ne prend-on pas le problème à l'envers ? Ces îlots conservatoires, dérisoires tant ils sont également vulnérables, nous place face à nous -mêmes et à notre système de fonctionnement, nous les grands profiteurs-prédateurs du milieux et de ses richesses qui nous permettent de vivre, dans le plus grand mépris de la réalité.
Nous avons déréalisé notre monde, comme le fait le créateur de Jurassic Park. Ni plus ni moins. Non par plage_porquerollesméchanceté foncière mais par inconscience. Car il faut être particulièrement inconscient pour s'imaginer sauvegarder une espèce végétale comme l'olivier par exemple et toutes ses sous-espèces, dans le désordre actuel que l'on constate tant au niveau des climats, que des façons de se nourrir et d'utiliser les ressources. Ce mélange de démesure, de rêve, d'inconscience et de recherches scientifiques poussées, exactement comme dans Jurassic Park, est bien la marque de notre époque au fond. Mais le drame c'est que face à cela,  l'humanité  qui a largement atteint ses limites de consommation puisque ses déchets ne sont plus absorbés continue sur son bonhomme de chemin sans s'en soucier, parce qu'un changement de comportement ferait perdre beaucoup trop de profits à quelques humains du moment, de passage.
On peut par contre imaginer, si l'on poursuit très loin la logique en cours, des îlots de sauvegarde de par la planète, pour toutes sortes d'espèces, de milieux et pourquoi pas d'une certaine humanité, comme le furent les réserves d'Indiens d'Amérique...

jurassic

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27 septembre 2009

POLANSKI PAIE SON NOM ET SA LIBERTE ARTISTIQUE

 

Roman Polanski arrêté à Zürich

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 27/09/2009 12:30 - mis à jour le 27/09/2009 13:16

Sous le coup d'un mandat depuis plus de 30 ans, le cinéaste a été arrêté samedi à Zürich où il venait recevoir un prix. La justice américaine l'accuse d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure.

 

 

     

Les organisateurs du festival de cinéma de Zürich ont annoncé, ce dimanche, que la police avait arrêté samedi 26 septembre à l'aéroport de la ville suisse Roman Polanski, sous le coup d'un mandat d'arrêt américain datant de 1978. Le cinéaste venait recevoir un prix pour l'ensemble de sa carrière.

Roman Polanski en septembre 2008.

Ina Fassbender/REUTERS

Roman Polanski en septembre 2008.

En février dernier, le tribunal de Los Angeles avait rejeté la demande de Roman Polanki d'abandon des poursuites qui le visent depuis plus de trente ans. Le réalisateur est accusé par la justice américaine d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure, en 1977.

En 1977, dans la maison de Jack Nicholson à Mulholland Drive (Los Angeles), lors d'une séance de photos dont l'a chargé le magazine Vogue, Roman Polanski a une relation sexuelle avec Samantha Geimer, une jeune mannequin de 13 ans. La mère de l'adolescente porte tout de suite plainte et Polanski est arrêté. Il se reconnaît coupable de détournement de mineur, mais nie l'accusation de viol portée contre lui.

En avril 1978, au cours du procès, il quitte les Etats-Unis pour l'Europe: sa fuite est perçue comme un aveu de culpabilité. Depuis, la procédure se poursuit, et Polanski n'a jamais remis les pieds sur le sol américain, pas même pour recevoir son Oscar en 2003 pour Le Pianiste.


Curieux, quand même que le même zèle soit absent dès qu'il s'agit de confondre les criminels de guerre, nazis , avant tout, comme ce sinsitre Demjanjuk qui vécut bien peinard aux Etats-Unis, Douch , le bourreau de Pol Pot ou les assassins des de Politovskaïa ou d'Estémirova, alors que Polanski a toutes les faveurs, manifestement de l'appareil judiciaire américain. On ne voit pas de raison valable à un tel acharnement. Une affaire qui remonte à 32 ans. Sans soute doit-on y voir une des manifestations, innombrables et fielleuses de ce "fascisme sucré" que je dénonce si souvent. C'est une décision qui émane du renouveau de l'ordre moral, en l'occurence puritain, au service de l'ultralibéralisme. Polanski est pratique: emmerdeur, sulfureux, talentueux... et Juif.  Peut-être y a-il une liaison avec l'affaire Sharon Tate, sa femme assassinée par Charles Manson en 1969? Des manigances sectaires pèsent sans doute sur la justice américaine. En tous cas, la victime qui a aujourd'hui 43 ans, a elle-même déclaré qu'elle avait tourné la page, que la blessure était là et qu'elle en voulait bien plus à la presse à scandale qu'à Polanski lui-même qui, dit-elle "l'indiffère",  Ce qui est la pire des punitions.  Question: pourquoi? Nous y avons en partie répondu.

PS: J'ai modifié la dernière phrase , scandaleuse, de mon billet. Je n'aurais pas dû mettre de guillemets à victime. Merci à tous ceux qui sont montés au rideau pourpointer du doigt cette ignominie pour laquelle je demande que l'on veuille bien m'excuser.

Màc

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26 septembre 2009

L'ENIGME DU SAMEDI SOIR

Ce soir deux énigmes que je qualifierai de "lourdes".  Auteurs archi-célèbres, oeuvres complexes sans aucun rapport entre elles ... A vous !

Enigme 1

1"La souffrance dans l'amour cesse par instants, mais pour reprendre d'une façon différente. Nous pleurons de voir celle que nous aimons ne plus avoir avec nous ces élans de sympathie, ces avances amoureuses du début, nous souffrons plus encore que, les ayant perdus pour nous, elle les retrouve pour d'autres; puis, de cette souffrance-là, nous sommes distraits par un mal nouveau plus atroce, le soupçon qu'elle nous a menti sur sa soirée de la veille, où elle nous a trompé sans doute; ce soupçon-là aussi se dissipe, la gentillesse que nous montre notre amie nous apaise; mais alors un mot oublié nous revient à l'esprit : on nous a dit qu'elle était ardente au plaisir, or nous ne l'avons connue que calme; nous essayons de nous représenter ce que furent ces frénésies avec d'autres, nous sentons le peu que nous sommes pour elle, nous remarquons un air d'ennui, de nostalgie, de tristesse pendant que nous parlons, nous remarquons comme un ciel noir les robes négligées qu'elle met quand elle est avec nous, gardant pour les autres celles avec lesquelles au commencement elle nous flattait. Si, au contraire est tendre, quelle joie un instant !


Enigme 2 :angliche


"Nous l'entendîmes monter l'escalier au même moment. Il ne se dirigea pas vers sa chambre habituelle, mais entra dans celle où était le lit à panneaux de bois. Là, comme je l'ai déjà dit, la fenêtre est assez large pour permettre à quiconque d'y passer, et il me vint à l'esprit qu'il se préparait à une nouvelle expédition nocturne dont il préférait que nous n'ayons pas le soupçon.
"Est-ce un vampire ?" me demandai-je. J'avais entendu parler de semblables démons incarnés. Puis je me pris à penser que je l'avais soigné dans son enfance, vu grandir, suivi pendant presque toute son existence, et que c'était une vraie sottise de céder à ce sentiment d'effroi.
"Mais d'où venait-il, ce petit être tout noir, qu'un brave homme a recueilli pour son malheur ? " murmura en moi la voix de la superstition, tandis que mon esprit assoupi glissait dans l'inconscience. Et rêvant à moitié, mon imagination se mit en mouvement pour lui chercher une origine vraisemblable. Reprenant ses réflexions que j'avais faites consciemment, je retraçais son existence en y ajoutant quelques touches lugubres ; et, pour terminer, je me représentai sa mort et son enterrement. De tout ceci, j'ai seulement le souvenir de la grande perplexité où je me trouvais au moment de dicter une inscription sur sa tombe. J'allais consulter le fossoyeur, et, comme nous ne lui connaissions pas de nom de famille et que nous ne pouvions indiquer son âge, nous devions nous contenter du simple mot XXX. Cela se réalisa du reste. Nous ne pûmes faire autrement et, si vous entrez dans le cimetière, vous ne lirez sur sa pierre tombale que ce nom et la date de sa mort."

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ENIGME DU SAMEDI MATIN , entrain...

Notre brillant blogueur SYLVESTRE nous envoie cette délicieuse énigme littéraire, à nous d'en trouver l'auteur...


Le paratonnerre des jeunes gens

 

Cher Ami,

 

Je ne connais aucun médecin capable d'apaiser les violents désirs nocturnes dont vous faites mention et, si j'en connaissais, je crois que je ne vous donnerais pas leur adresse. Le seul vrai remède est le mariage… L'homme et la femme unis constituent à eux seuls l'être humain complet. Un homme seul n'a pas la moitié de la valeur qu'il offre dans l'unité matrimoniale. C'est un animal imparfait, pareil à la moitié d'une paire de ciseaux.

 

Si vous ne voulez pas suivre mon conseil, si vous persistez à croire que le commerce sexuel est inévitable, je vous redis ici mon précédent avis : dans vos amours, vous préférerez les vieilles femmes aux jeunes. Ceci vous semblera un paradoxe ; en voici les raisons :

 

1° Les vieilles femmes connaissent mieux la vie que nous, leur ce

vieille_femme

rveau est mieux équipé en expériences ; leur conversation est plus profitable et à la longue plus agréable.

2° Quand une femme cesse d'être belle, elle s'attache à devenir bonne. Pour garder son influence sur les hommes, elle supplée à la beauté par une efficacité plus grande. Elle apprend à rendre quantité de services, grands ou petits, et si vous êtes malade, la voilà le plus tendre, et le plus précieux des amis. Rare est une vieille femme qui ne soit pas en même temps une femme bonne.

3° Vous ne courez pas le risque d'avoir des enfants, avec tous les inconvénients qui en résultent. Ayant plus d'expérience, elles sont plus prudentes et plus discrètes dans la manière de mener une intrigue sans éveiller les soupçons.

 

 Le commerce que vous aurez avec elles ne mettra en danger ni votre réputation ni la leur. S'il arrive que votre liaison soit connue, les personnes de bon sens seront enclines à excuser une femme d'âge mûr qui prend soin d'un jeune homme, le forme par ses conseils aux bonnes manières et l'empêche de compromettre santé et fortune dans la compagnie des prostituées.

4° Chez tout animal vertical, la déficience du fluide qui anime les muscles se fait sentir d'abord dans le haut du corps, le visage se creuse et se ride, ensuite c'est le cou, ensuite c'est la poitrine, puis les bras. Au contraire, la partie inférieure du corps conservera ses formes arrondies. Si bien que si l'on couvrait la partie supérieure avec un panier, pour ne considérer que ce qui est au-dessous de la ceinture, il serait difficile de distinguer une vieille femme d'une jeune et comme la nuit tous les chats sont gris, le plaisir corporel serait au moins égal, sinon supérieur, tout art pouvant être perfectionné par la pratique.

5° Parce que ce péché sera moindre que de débaucher une vierge, en dévastant sa vie.

6°Parce que votre remords sera moindre. Avoir fait le malheur d'une femme jeune vous causera d'amers regrets, que vous n'aurez pas en faisant le bonheur d'une vieille femme.

7) Elles vous en seront tellement reconnaissantes !

 

 XX

 

P.S. Je vous conseille néanmoins de vous marier immédiatement.

 

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25 septembre 2009

L'HUMOUR DE PIERRE ASSOULINE, DE GELUCK ET DE PLANTU

Ne respecter rien ni personne. Courtiser la courtoisie, polir la politesse. En donner à tout le monde pour son grade sinon ce serait du racisme. (Pierre Assouline).

nespresso_gc
On savait déjà, depuis belle lurette, que parodiant la "réclame" pour WONDER,"  la démocratie s'use que si l'on ne s'en sert pas". La RDL sombre dans un conformisme amusant. Le dernier billet du taulier caféïné est une accroche très ANNALES VUIBERT 2009 de PHILOSOPHIE. Je cite "PEUT-ON RIRE DE TOUT?" Vaste programme!! Qu'en pense Mâdâme Carré?? L'Adjudant-Chef Piedmoule?? Monsieur Courtial?? Un bon élève de Terminale saurait venir à bout de ce sujet d'une confondante originalité. Bergson est là pour l'y aider.
Mais le piquant de la chose est que la maxime que j'ai mise en exergue, fameuse, profonde, qu'on dirait sortie de La Rochefoucauld au moins, de Dieu au plus est bafouée instantanément par l'auteur de cette pensée vertigineuse lui-même.
Ainsi, j'ai eu le front de parler de Geluck. Geluck est catastrophique. Catastrophique. Outre son manque quasi-total d'originalité, de mordant, de verve, son dessin n'est même pas digne d'être noté. On est avec Geluck dans le conformisme, dans l'humour "salé mais pas trop". C'en est dit . Le concept de "pas trop". Pas trop caustique, pas trop insolent, mais surtout pas trop politique. 
Pas trop. Assouline passe la brosse à reluire avec le talent qu'on lui connaît, ce talent qui plaisait tant à Otto Abetz, dans les années 40. Ce talent si français de la cautèlerie huileuse et regard par-dessous. Toute une éducation pleine de tartufferie professionnelle issue des Jésuites. Bref, Geluck fait froid dans le dos. Mais il y a pire. Je parlais , dans le post qu'Assouline m'a censuré, montrant par là l'immensité de son humour, de l'inénarrable Plantu.  L'alibi "humoristique" du MONDE qui ,décidément va de Cariste en Syllabe passant du fasciste Konk au scientologue lisse et boy-scout qu'est Plantu. Plantu est l'incarnation de ce "pas trop".  Son humour, absolument affligeant, n'est pas de l'humour, ni du rire, juste un vague sourire esquissé sur les lèvres des bobos de Saint-Germain-des-Prés.
Plantu croque ses personnages de la manière la plus servile qui soit. Qu'il caricaturât Ahmadinedjad, Ratzinger, Merkel ou Roselyne Bachelot, il donne de ses personnages quelque chose de "sympathique" d'un peu adolescent gentillet, dégoulinant de bons sentiments. Ignoble. Et puis sa petite souris, il l'a honteusement piquée à Gotlib. Qui lui est un géant , au même titre que Mandryka, Reiser, F'Murr, Fred, Druillet, même ...et Hergé ou Goscinny et Uderzo. Quelle  régression ,quel désastre. Et Plantu est à ce point l'incarnation de la boboterie de gauche Télérama, baguette de CHEZ Tardif, fromage de CHEZ Barthélémy, que sur la facade dégueulasse du nouveau siège du Monde, le long du métro aérien, dans le 13ème, on a monté une immense fresque , genre Christo, en moins emballant!, représentant un dessin de Plantu. Quel symbole. Le politiquement correct devenu art de vivre à la nord-coréenne. Le même recours à l'art public géant.
Assouline qui, ayant un talent certain de biographe, je l'ai déjà dit et ne reviens pas la-dessu, ferait mieux de demeurer dans les eaux bien tièdes du "sérieux" plutôt que de se frotter à l'humour. L'humour est aussi rare chez Pierre Assouline que l'intelligence chez Roselyne Bachelot. Et , plus grave, en censurant nombre des mes posts où j'ose critiquer LE MONDE, mais pas seulement ,en censurant tous les bloggueurs qui ne sont pas dans 'la ligne idéologique " ,Pierre Assouline donne des gages, pour l'avenir en cas de régime totalitaire. Il se place déjà. Il pourra devant quelque Freisler de l'avenir brandir bien haut Anastasie dont il use et abuse pour plaire à son mentor.
Nous avons Assouline, Geluck et Plantu, le Caprice des Dieux, le vin sans alcool, les fromages au lait thermisé, les BTS "managériat". Quelle chance nous avons!!! Plus d'odeurs de cul, de dessous de bars, plus de gros mots, plus de vieux, de gros ,de maigres, de tordus. Des lisses de 30 -40 ans, minces. Blancs. Jadis Flaubert vit sa Madame Bovary sur la sellette. Certes, Pinard eût pu être un personnage pour un de ses romans. Mais Flaubert était contemporain de l'immense DAUMIER.
Imaginez: De DAUMIER à PLANTU et de FLAUBERT à ASSOULINE....de l'Epoisses AOC au Caprice des Dieux....
Assouline ne sait pas l'allemand. D'ailleurs , il ne sait pas grand-chose. C'est un Tornado 1400 watts bien pratique pour aspirer les idées des autres.  Sinon, il eût ,sans doute compris le sens du mot GLEICHSCHALTUNG, ce mot si bien expliqué dans LTI et qui veut dire "MISE AU PAS".

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KILELAI LE BIDON D'LAIT

OÙ L'ON PARLE DE GEOGRAPHIE, DE LAIT, DE PREDATION

Si l'on regarde "le monde et son train" , on est frappé par la récurrence presque métronomique des crises que subit l'ultralibéralisme. Ce matin, je travaillais avec ma fille, sur une question classiquissime du programme :"la mondialisation, sa vie son oeuvre". Le gros blabla endormeur et scientologue pour faire passer la pilule du capitalisme prédateur. Rien de bien nouveau. La géographie, dans le secondaire, est devenue, il n'est que d'ouvrir des manuels pour s'en rendre compte, un instrument de propagande débridée pour le système managérial et ultralibéral. Plus de géographie physique ou régionale, plus de géographique humaine, non plus si elle n'est pas assujettie à l'immonde loggorhée style IIIème Reich avec ses "réseaux", "hubs" "interfaces" et autres fluxxxxxxxxxxxxxx"..
Entreprise formidable , donc ,de décervelage. Méconnaître la matière du monde pour mieux la placer en servitude, voilà ce qu'est devenue la géographie, ce qui, vous le comprendrez me brise le coeur, étant géographe dans l'âme.
Travaillant donc avec ma fille, et lui inculquant quelques notions poivrées aptes à lui développer le sens critique qu'elle a déjà largement développé, je musardais quelque peu, par cette belle matinée, songeant au billet de Mercredi pour les 70 ans de la mort de Freud, lorsque je réalisai que nous étions dans une sorte de spectacle surréaliste. Je parlais, docte et amical sur blablabla la mondialisationblabla les limites de celle-ciblablabla, Huntington (dont le livre de Term fait un vibrant éloge, c'est dire les fromages qui l'ont écrit!) et il me vint à l'esprit la crise du lait.

Le lait, il est laid le bidon de lait,il est beau le bidon de l'eau....la_laitiere_et_le_pot_au_laitL'agriculture européenne, comme la pèche et les métiers du bois, par exemple, ont été on le sait littéralement sauvés par la PAC, l'Europe Bleue et mille autres dispositifs distributeurs de chèques. La PAC a sauvé des dizaines de milliers d'exploitations agricoles. Mais on sait aussi que cette PAC a cédé devant les exigences des mafias de la bancassurance. Le Crédit Agricole rançonne, rackette étrangle ce qui reste de d'exploitants modestes ou moyens. Derrière les banques, partout en Europe, on trouve les chaînes de distribution, dont Carrefour-Promodès est le parangon. Dans un film célèbre, "le Sucre", Michel Piccoli, jouant un capitaliste boursicoteur et un peu banquier, ironise sur la déconfiture de ses actionnaires en disant "le p'tit sou, hein, toujours le p'tit sou de plus"...
Les mers de lait déversées dans le Rhin, sur les terres agricoles ,devant les bâtiments publics, montrent l'ampleur de la crise sociale des terroirs.
700 000 m3 de lait épandus. greve_du_lait
Dix fois plus d'invendus, de toute manière détruit pas les centrales laitières et les grandes surfaces. Une obscénité totale mais tellement prévisible. On se souvient , en 1988 du scandale de la Laiterie Meggle, à Augsbourg, épinglée par le STERN pour avoir acheté du lait en poudre ukrainien contaminé par Tchernobyl et l'avoir conditionné pour le refourguer à l'Angola....ordures pris la main dans le pot de merde !! Et puis, cette année le scandale de la firme SANLU, le géant chinois du lait, auprès de qui Danone est une baraque à frites.  De la mélamine dans le lait, une trouvaille, ça pour augmenter le poids et contribuer à la solution pour combattre la surpopulation...le lait est un enjeu majeur, on le sait. D'abord à cause du symbole. Aucune autre denrée n'est à ce point lourde de significaton. Ensuite, à cause de sa formidable fragilité. Pas étonnant donc, que dans le cycle économique du lait, les intermédiaires puissent arguer du fait qu'ils  sont , bel et bien , indispensables.
Les producteurs, étranglés par les centrales d'achat, désespérés, mais cependant, qui, pendant 40 ans ont été , plus qu'aucune autre catégorie socio-professionnelle, portée à bout de bras par les pouvoirs publics. Les producteurs de lait sont à la fois les gardiens des paysages et des électeurs. Le Crédit Agricole, en France et Raiffaisenbank(la banque des coopératives) ont largement poussé les petits exploitants à investir, pour les lâcher ensuite. Classique. Mais Bruxelles sortit toujours son chéquier, dans le cadre de la PAC. Or les directives fascisantes du managériat international, le délire de l'ultralibéralisme sauvage font refermer lentement à Bruxelles son carnet de chèque. Et la crise actuelle , c'est : démerdez-vous. Au fond, derrière ce désarroi des producteurs de lait, dont je rappelle qu'une grande partie sont électeurs de droite, et ont au fond ce qu'ils méritent, on est dans les mêmes délires de massification des productions. Et rien ou presque n'a changé depuis 1906, et la crise viticole en Languedoc...."légitime était votre colère" etc etc...

Pour finir, ce rappel . La France est le 8ème producteur de lait et de produits laitiers du monde, le second de fromage. C'est dire si la crise du lait la concerne. L'UE produit 118 millions de tonnes de lait par an et est le premier producteur mondial, la France en produisant à elle seule 25 millions soit 1/5du total de l'UE. Le tableau nous montre en matière de lait , le poids de l'Allemagne.  D'où l'actualité brûlante dans les deux pays et l'épandage commun sur le pont de l'Europe à Kehl.2009_09_18T062144Z_01_APAE58H0HOA00_RTROPTP_3_OFRTP_FRANCE_LAIT_APPROVISIONNEMENT_20090918Les Etats-Unis, 87, et toute l'Afrique, 4,8....sans commentaires. On voit l'étendue du problème qui dépasse de loin les vapeurs des producteurs européens....


 

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24 septembre 2009

Fabuleuse Louïze

Il était temps de parler, ici, d'une certaine dame à laquelle peu, ou alors si peu de personnes pensent. Cette Lyonnaise, libertaire et cultivée, aimante et aimée, la belle Louïze Labé...*

Alors donc, pourquoi si peu en parle ? ... Est-ce parce qu'elle écrit dans une langue qui n'a plus cours ? Est-ce parce qu'elle est trop libre, parce qu'elle fait preuve de cet esprit d'indépendance qui gêne même si l'on n'est pas une femme, toujours, voire surtout aujourd'hui ? L'intelligence et la beauté font bon ménage, Louise Labé petite bonne femme du XVI s. pourrait très bien avoir sa place parmi nous aujourd'hui, elle n'a pas pris une ride ... Tâchons de voir... 

L_Lab_

"Tu es, tout seul, tout mon mal et mon bien :
Avec toy tout, et sans toi je n'ay rien :
Et n'ayant rien qui plaise à ma pensée,
De tout plaisir me treuve délaissée.
Et, pour plaisir, ennui saisir me vient.
Le regretter et plorer me convient,
Et sur ce point entre en tel desconfort,
Que mille fois je souhaite la mort...


Louise Labé a tissé les liens qui unissent l'humanisme lyonnais à la Pléïade...mais outre cette remarquable prouesse la jeune femme a dit la première et avec une voix qui n'appartient qu'à elle, le mouvement de ses passions : la brûlure du désir ou, comme dans cette seconde élégie la nostalgie amère, mortelle et voluptueuse de la séparation. 

Elle affirmait sa culture, son talent créateur, la liberté de sa vie et de son esprit, refusant les contraintes de la condition féminine sans renoncer aux prérogatives de son sexe et aux avantages de la beauté physique. Elle aima sans s'en cacher jamais.

"Tant que mes yeux pourront larmes espandre
A l'heur passé avec toi regretter:
Et qu'aus sanglots et soupirs resister
Pourra ma voix, et un peu faire entendre :
Tant que ma main pourra les cordes tendre
Du mignart Lut, pour tes graces chanter :
Tan que l'esprit se voudra contenter
De ne vouloir rien fors que toy comprendre :

Je ne souhaitte encore point mourir.
Mais quand mes yeux je sentiray tarir,
Ma voix cassée, et ma main impuissante,

Et mon esprit en ce mortel séjour
Ne pouvant plus montrer signe d'amante:
Prirey la Mort noircir mon plus cler j
our." 

"Baise m'encore, rebaise moy et baise :
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus :
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.

Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra
Chacun en soy et son ami vivra
Permets m'Amour peser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrettement,
Et ne puis me donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie."  



Donc Lisez, lisez donc la belle Louise Labé !
 
*Louise est née en 1515, ou selon certains en 1524, à Lyon, d'un père cordier, Pierre Charly, analphabète, et d'une mère déjà veuve d'un certain Jacques Humbert, dit Labé ou Labbé ou encore Labbyt, cordier de son état installé rue de l'Arbre sec (dans le 1er arr. de Lyon). Pierre en reprend la raison sociale et Louise plus tard, également, comme nom de plume.
Son père, grâce à sa charge de "maître des métiers" participe à la création du Collège de la Trinité, là où furent mis en application les grands principes de la pédagogie humaniste. C'est dans cette ambiance que Louise reçoit une éducation soignée "à l'italienne". Elle apprend à lire et à écrire le latin, l'italien... elle apprend l'art de broder, l'escrime et l'équitation... puis la musique...Elle rencontre Clément Marot dans le salon de Guillaume Scève (le frère de Maurice Scève qui sera son Grand et vray ami) et Clément en tombe amoureux... c'est à cette époque que lui viendra son surnom de "la Belle Cordière". En 1543, Louise épouse un artisan-cordier, Ennemond Perrin, de 25 ans son aîné. Elle tient un salon littéraire comme avant elle Jean de Vauzelles, Guillaume et Maurice Scève et Pernette du Guillet. Le gratin intellectuel lyonnais s'y rencontre : son ami Maurice Scève, Claude de Taillemont, Guillaume Aubert, Antoine du Moulin, Antoine Fumée...trois futurs membres de la Pléiade, Jacques Peletier du Mans, Jean -Antoine de Baïf, Pontus du Tyard et enfin tous les humanistes et artistes de passage à Lyon (Olivier de Magny son amant, Pierre de Woériot à qui l'on doit cet unique portrait, Luigi Alamanni) ainsi que des avocats, de riches italiens des savants et érudits, au moins un prêtre (il en faut !) ... En 1548 Louise démarre la rédaction de son "Débat de Folie et d'Amour" puis des sonnets... Lors d'un procès à Genève on l'accuse sur ses moeurs légères mais qu'à cela ne tienne Louise continue de plus belle et va écrire jusqu'à sa mort 1565. Elle publiera "les Euvres" avec l'imprimeur lyonnais Jean de Tournes en 1555 et c'est Jacques Peletier du Mans qui corrigera les épreuves. Notons qu'elle restera catholique malgré que de nombreux membres de sa famille se convertissent au protestantisme, mais un catholicisme critique issu des propres critiques d'Erasme. 

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23 septembre 2009

POUR SALUER SIGMUND FREUD, MORT IL Y A 70 ANS

GUERRE MONDIALE ET PSYCHANALYSE

Freud est mort le 23 Septembre 1939, trois semaines après le déclenchement de la guerre sans doute la plus "psychanalytique " de tous les temps, provoquée, voulue par des porteurs d'uniformes caca. Le nazisme et la merde. Le nazisme est la merde. Le nazisme hait la merde. Le nazisme héla "Merde!". Le nazi sm'ait la merde.  Comme on le voit , deux mots intriqués, plus qu'imbriqués. On comprend pourquoi Freud choisit de mettre un terme aux totems et aux tabous dans de telles conditions. Et la une de ce jour-là est un sacré symbole: regardez la composition de la UNE...comment histoire et psychanalyse se rencontrent....

JOURNAL__FREUD













Hommage donc , à lui.

SIGMUND FREUD (1856-1939)

Freud_1_1_

Posté par MONTAIGNEACHEVAL à 07:25 - Commentaires [108] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2009

VALMY HIER, BULOTS AUJOURD'HUI

D'AUJOURD'HUI ET DE CE LIEU DATE UNE ERE NOUVELLE DANS L'HISTOIRE DU MONDE" GOETHE

Goethe qui y était, a résumé par cette superbe apostrophe l'importane de Valmy. Ce n'est que justice  que de commence ce billet en lui rendant hommage.

goethe
Dans la geste révolutionnaire, 3 événements rythment la "koïnè" connue de tous: la Bastille, l'Exécution du Roi ....et Valmy. Valmy est en effet une étape essentielle dans la marche de la France vers un autre ordre social. De la Bataille de Valmy, en effet, date réellement, l"idée citoyenne". Celle du "peuple en armes". Pendant cette période terrible, sauvage, cruelle, la bourgeoisie qui avait fait 1789, croyant ne changer , au fond, la société trifonctionnelle que de maître mais en la pérennisant, voit , en cette année 1792, la situation lui échapper.
Tout a commencé le 20 Juin 1791, quand Louis XVI, mal conseillé, mal servi, et lui-même , on le sait , indécis, indolent, a eu l'idée saugrenue et aux conséquences incalculables de la Fuite à Varenne. Cette piteuse équipée et son non moins piteux achèvement casse net les espoirs de la bourgeoisie en une monarchie constitutionnelle, à l'anglaise. Une monarchie d'affaires. Désormais, c'est la guerre de classes. Pour donner le change, le 20 Avril 1792, après des interventions de Robespierre qui dénonce la guerre , le roi annonce qu'il déclare la guerre aux coalisés, Prusse et Autriche. Manoeuvre habile. Le roi connaît l'état de délabrement de l'armée de la révolution . 100000 hommes dépenaillés, sans entraînement. La plupart, pense-t-il se débanderont devant la machine prussienne. Ceux-ci parviendront sans encombre jusqu'à Paris, écrasant la révolution. Marie-Antoinette a déjà pris langue avec sa famille d'Autriche. Les frères du roi, Provence (futur Louis XVIII) roué et habile et Artois (Charles X) un imbécile paré d'or (Talleyrand) se démènent pour décider le roi George à intervenir. Mais échaudés par l'aide de la France à l'indépendance américaine, l'Angleterre se montre prudente, pour ne pas dire plus. Bref, au printemps 1792, la Révolution est en grand danger.
L'irréparable se produit alors. Les Coalisés sont près de Coblence,  en Juillet. Le 25, le Duc de Brunswick, brunswickgénéral en chef prussien de la coalition transmet à l'Assemblée le fameux "Manifeste", menace claire d'invasion de Paris "si la personne du roi et celle de sa famille venaient à être insultée, la ville connaîtrait une exécution et un châtiment exemplaires". On sait que ce manifeste, rédigé par Axel de Fersen , soumis à la signature de Brunswick émanait en fait des émigrés. C'est l'ancien secrétaire de Mirabeau, un certain Pelletier qui l'aurait rédigé. Faire peur aux Parisiens. Et, comme on s'en doute, c'est l'effet inverse qui se produit. Danton proclame "la patrie en danger". La constitution de 1791 est suspendue( elle ne sera jamais rétablie). L'état de guerre est proclamé.
C'est alors la Révolution de 1792, la deuxième Révolution. Le Palais des Tuileries est pris par la foule, les gardes suisses massacrés. 10L'Assemblée, qui a offert un refuge à la famille royale, suspend la monarchie ,puis , le 13, le roi est incarcéré au Temple avec sa famille , la monarchie est abolie en France.
Le 20 Août, on annonce que les Alliés ont pris Verdun, place forte réputée imprenable. Ayant appris la destitution du roi, les armées prussiennes foncent sur Paris.
Dans l'affolement, sans doute attisée par des provocateurs envoyés par des émigrés, la foule du Faubourg-Saint -Antoine, sachant que les Prussiens approchent, commence ce qu'on appelle les Massacres de Septembre, du 2 au 6. la foule massacre des centaines de nobles enfermés suite à la loi  martiale. Une abomination collective ,que Danton laisse faire , sachant qu'il n'y a rien à faire.
On comprend, dans ces conditions, l'importance de la victoire de Valmy, le 20 Septembre 1792

valmy1792à laquelle Goethe assista et dont il tira la phrase qui fait le titre  de ce billet. Quelques 10000 hommes mal armés, hirsutes, épuisés, mais possédant, ce que Brunswick ne savait pas , 28 canons Gribeauval, les meilleurs de leur temps, sont conduits par l'un des généraux les plus valeureux de ce temps, Kellermann (1735_1820). Un Alsacien. Ce qui n'est pas, on le comprend, sans importance. utilisant habilement le brouillard et faisant croire aux Prussiens que l'Armée Française se débande, il remporte une victoire éclatante et fulgurante. La bataille n'aura duré que deux heures. Causant en tout environ 500 morts des deux côtés..Qu'on pense aux guerres du XXème siècle et à leurs millions de morts !
Le 22 Septembre, la nouvelle est connue partout en France  . L'Assemblée se saborde après avoir proclamé "la République Française, une et indivisible" republiqueet devient la Convention Nationale, en l'honneur de Washington, réélu Président des Etats-Unis. C'est ce jour-là que l'inénarrable Fabre d'Eglantine, immortel auteur de "Il pleut , il pleut bergère" propose que les actes et la vie quotidienne portent désormais AN I de la République. Les années qui vont suivre seront un cauchemar, dont seul le coup d'Etat de Bonaparte en Brumaire an VIII (2 Novembre 1799) mettra fin. En établissant définitivement la France des propriétaires.
Valmy, c'est tout un symbole, celui, fondateur de la République, du citoyen qui la défend. Il est sûr que vu les bulots qui constituent le bétail politique d'aujourd'hui, on se dit qu'il y a quelque chose de pourri et de malodorant dans l'air.

Posté par MONTAIGNEACHEVAL à 10:49 - Commentaires [72] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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