03 novembre 2009
HOMMAGE A CLAUDE LEVI STRAUSS. TRISTISSIMES TROPIQUES
Je voulais à l'occasion de la mort de Claude Lévi-Strauss, republier notre article de l'an dernier sur ses 100ans... en guise d'hommage ému.
LES NAMBIKWARAS EN HABITS DE FÊTE (NOVEMBRE 2008)
Cette semaine, on va célébrer les 100 ans de Claude-Levi-Strauss. Il y a quelques années, il disait qu'il était préoccupé de la tournure que prenait le monde dans lequel il allait disparaître. Claude Lévi-Strauss est de la génération de Jacqueline de Romilly , de Chritiane Desroches-Noblecourt, de Fernand Braudel....Il incarne la recherche humaniste. Au sens premier et profond du terme. On ne fera pas ici le catalogue de son oeuvre, immense, universelle, insurpassée, insurpassable, mais on se concentrera sur le livre qui me semble le plus atypique de tout le XXème Siècle "TRISTES TROPIQUES". Au début du livre, outre la célèbre boutade, qui n'enn est pas tout à fait une "Je hais les voyages et les explorateurs", on trouve des pages sublimes, sur le coucher de soleil au-dessus del a mer, sur cette curieuse sérénité qui frappe tous les hommes, quand le soleil décline..."TRISTES TROPIQUES" est une ode et un traîté de l'Universel. Les tropiques paraissent bien « tristes », en effet. Au fond que nous montrent les voyages?
« notre ordure lancée au visage de l'humanité »
... Ouvrage poignant,"TRISTES TROPIQUES" porte en soi le remords de l'Occident et la difficile posture de l'ethnologue, écartelé entre des mondes inconciliables. Le livre est aussi une condamnation sans appel à la fois du colonialisme et du mythe du "bon sauvage". En hommage à Claude Levi-Strauss, grand passeur pour le siècle qui fut, je vais relire son "TRISTES TROPIQUES". ...bien tristes en effet, et pas que les tropiques....
Commentaires
je n'avais pas vu cet hommage en postant mon commentaire sur LStrauss.
Je le copie- colle donc.
VIVE LEVI STRAUSS
Voilà un Homme de l'autre siècle qui quitte le navire; Bon vent à lui, son travail ne s'effacera pas de sitôt... Souhaitons que le XXI s porte en lui des" Levi Strauss" de sa valeur.
Posté par Sophie des roses, 03 novembre 2009 à 17:37
CLS ECRIVAIN ET COMMENT
" Ecrit en bateau."
Pour les savants, l'aube et le crépuscule sont un seul phénomène et les Grecs pensaient de même, puisqu'ils les désignaient d'un mot que l'on qualifiait autrement selon qu'il s'agissait du soir ou du matin. Cette confusion exprime bien le prédominant souci des spéculations théoriques et une singulière négligence de l'aspect concret des choses. Qu'un point quelconque de la terre se déplace par un mouvement indivisible entre la zone d'incidence des rayons solaires et celle où la lumière lui échappe ou lui revient, cela se peut. Mais en réalité, rien n'est plus différent que le soir et le matin. Le lever du jour est un prélude, son coucher, une ouverture qui se produirait à la fin au lieu du commencement comme dans les vieux opéras. Le visage du soleil annonce les moments qui vont suivre, sombre et livide si les premières heures de la matinée doivent être pluvieuses; rose, léger, mousseux quand une claire lumière va briller. Mais, de la suite du jour, l'aurore ne préjuge pas. Elle engage l'action météorologique et dit: il va pleuvoir, il va faire beau. Pour le coucher du soleil, c'est autre chose; il s'agit d'une représentation complète avec un début, un milieu et une fin. Et ce spectacle offre une sorte d'image en réduction des combats, des triomphes et des défaites qui se sont succédé pendant douze heures de façon palpable, mais aussi plus ralentie. L'aube n'est que le début du jour; le crépuscule en est une répétition.
Voilà pourquoi les hommes prêtent plus d'attention au soleil couchant qu'au soleil levant; l'aube ne leur fournit qu'une indication supplémentaire à celles du thermomètre, du baromètre et pour les moins civilisés - des phases de la lune, du vol des oiseaux ou des oscillations des marées .Tandis qu'un coucher de soleil les élève, réunit dans de mystérieuses configurations les péripéties du vent, du froid, et de la chaleur ou de la pluie dans lesquels leur être physique a été ballotté. Les jeux de la conscience peuvent aussi se lire dans ces constellations cotonneuses. Lorsque le ciel commence à s'éclairer des lueurs du couchant (ainsi que, dans certains théâtres, ce sont de brusques illuminations de la rampe, et non pas les trois coups traditionnels, qui annoncent le début du spectacle) le paysan suspend sa marche au long du sentier, le pêcheur retient sa barque et le sauvage cligne de l'oeil, assis près d'un feu pâlissant. Se souvenir est une grande volupté pour l'homme, mais non dans la mesure où la mémoire se montre littérale, car peu accepteraient de vivre à nouveau les fatigues et les souffrances qu'ils aiment pourtant à se remémorer. Le souvenir est la vie même, mais d'une autre qualité. Aussi est-ce quand le soleil s'abaisse vers la surface polie d'une eau calme, telle l'obole d'un céleste avare, ou quand son disque découpe la crête des montagnes comme une feuille dure et dentelée, que l'homme trouve par excellence, dans une courte fantasmagorie, la révélation des forces opaques, des vapeurs et des fulgurations dont, au fond de lui-même et tout le long du jour, il a vaguement perçu les obscurs conflits.
Il avait donc fallu que de bien sinistres luttes se livrent dans les âmes. Car l'insignifiance des événements extérieurs ne justifiait aucune débauche atmosphérique. Rien n'avait marqué cette journée. Vers 16 heures - précisément à ce moment du jour où le soleil à mi-course perd déjà sa netteté, mais pas encore son éclat, où tout se brouille dans une épaisse lumière dorée qui semble accumulée à dessein pour masquer un préparatif - le Mendoza avait changé de route. A chacune des oscillations provoquées par une houle légère, on avait commencé à percevoir la chaleur avec plus d'insistance, riais la courbe décrite était si peu sensible qu'on pouvait prendre le changement de direction pour un faible accroissement du roulis. Nul, d'ailleurs, n'y avait prêté attention, rien ne ressemblant plus à un transfert géométrique qu'une traversée en haute mer. Aucun paysage n'est là pour attester la lente transition au long des latitudes, le franchissement des isothermes et des courbes pluviométriques. Cinquante kilomètres de route terrestre peuvent donner l'impression d'un changement de planète, mais 5 000 kilomètres d'océan présentent un visage immuable, au moins à l'oeil non exercé. Nulle préoccupation d'itinéraire, d'orientation, nulle connaissance des terres invisibles mais présentes derrière l'horizon rebondi, rien de cela ne tourmentait l'esprit des passagers. Il leur semblait être enfermés entre des parois restreintes, pour un nombre de jours fixé d'avance, non parce qu'il y avait une distance à vaincre, mais plutôt pour expier le privilège d'être transportés d'un bout à l'autre de la terre sans que leurs membres eussent à fournir un effort; trop ramollis par de grasses matinées et de paresseux repas qui, depuis longtemps, avaient cessé d'apporter une jouissance sensuelle, mais devenaient une distraction escomptée (et encore à condition de la prolonger outre mesure) pour meubler le vide des journées.
L'effort, du reste, il n'y avait rien pour l'attester. On savait bien que, quelque part au fond de cette grande boîte se trouvaient des machines et des hommes tout autour, qui les faisaient fonctionner. Mais ils ne se souciaient pas de recevoir des visites, les passagers de leur en faire, ni les officiers d'exhiber ceux-ci pour ceux-là ou inversement. Restait à se traîner autour de la carcasse où le travail du matelot solitaire décochant quelques touches de peinture sur une manche-à-air, les gestes économes des stewards en treillis bleu propulsant une loque humide dans le corridor des premières, offraient seuls la preuve du glissement régulier des milles dont on entendait vaguement le clapotis en bas de la coque rouillée.
A 17 h 40, le ciel, du côté de l'ouest, semblait encombré par un édifice complexe, parfaitement horizontal en dessous, à l'image de la mer dont on l'eût cru décollé par un incompréhensible exhaussement au-dessus de l'horizon, ou encore par l'interposition entre eux d'une épaisse et invisible plaque de cristal. A son sommet s'accrochaient et se suspendaient vers le zénith, sous l'effet de quelque pesanteur renversée, des échafaudages instables, des pyramides boursouflées, des bouillonnements figés dans un style de moulures qui eussent prétendu représenter des nuages, mais auxquelles les nuages ressembleraient eux-mêmes pour autant qu'ils évoquent le poli et la ronde-bosse du bois sculpté et doré. Cet amas confus qui masquait le soleil se détachait en teintes sombres avec de rares éclats, sauf vers le haut où s'envolaient des flammèches.
Plus haut encore dans le ciel, des diaprures blondes se dénouaient en sinuosités nonchalantes qui semblaient sans matière et d'une texture purement lumineuse.
En suivant l'horizon vers le nord on voyait le motif principal s'amincir, s'enlever dans un égrènement de nuages derrière quoi, très loin, une barre plus haute se dégageait, effervescente au sommet; du côté le plus proche du soleil - cependant encore invisible - la lumière bordait ces reliefs d'un vigoureux ourlet. Plus au nord, les modelés disparaissaient et il n'y avait plus que la barre elle-même, terne et plate, qui s'effaçait dans la mer.
Au sud, la même barre encore surgissait, mais surmontée de grandes dalles nuageuses reposant comme des dolmens cosmologiques sur les crêtes du support.
Quand on tournait franchement le dos au soleil et qu'on regardait vers l'est, on apercevait enfin deux groupes superposés de nuages, étirés dans le sens de la longueur et détachés comme à contre-jour par l'incidence des rayons solaires sur un arrière-plan de rempart mamelu et ventripotent, mais tout aérien et nacré de reflets roses, mauves et argentés.
Pendant ce temps, derrière les célestes récifs obstruant l'occident, le soleil évoluait lentement; à chaque progrès de sa chute, quelqu'un de ses rayons crevait la masse opaque ou se frayait un passage par des voies dont le tracé, à l'instant où le rayon jaillissait, découpait l'obstacle en un empilage de secteurs circulaires, différents par la taille et l'intensité lumineuse. Par moments, la lumière se résorbait comme un poing qui se ferme et le manchon nébuleux ne laissait plus percer qu'un ou deux doigts étincelants et raidis. Ou bien un poulpe incandescent s'avançait hors des grottes vaporeuses, précédant une nouvelle rétraction.
Il y a deux phases bien distinctes dans un coucher de soleil. Au début, l'astre est architecte. Ensuite seulement (quand ses rayons parviennent réfléchis et non plus directs) il se transforme en peintre. Dès qu'il s'efface derrière l'horizon, la lumière faiblit et fait apparaître des plans à chaque instant plus complexes. La pleine lumière est l'ennemie de la perspective, mais, entre le jour et la nuit, il y a place pour une architecture aussi fantaisiste que temporaire. Avec l'obscurité, tout s'aplatit de nouveau comme un jouet japonais merveilleusement coloré.
A 17 h 45 précises s'ébaucha la première phase. Le soleil était déjà bas, sans toucher encore l'horizon. Au moment où il sortit par-dessous l'édifice nuageux, il parut crever comme un jaune d'oeuf et barbouiller de lumière les formes auxquelles il était encore accroché. Cet épanchement de clarté fit vite place à une retraite; les alentours devinrent mats et, dans ce vide maintenant à distance la limite supérieure de l'océan et celle, inférieure, des nuages, on put voir une cordillère de vapeurs, tout à l'heure encore éblouissante et indiscernable, maintenant aiguë et sombre. En même temps, de plate au début, elle devenait volumineuse. Ces petits objets solides et noirs se promenaient, migration oiseuse à travers une large plaque rougeoyante qui - inaugurant la phase des couleurs - remontait lentement de l'horizon vers le ciel.
Peu à peu, les profondes constructions du soir se replièrent. La masse qui, tout le jour, avait occupé le ciel occidental parut laminée comme une feuille métallique qu'illuminait par-derrière un feu d'abord doré, puis vermillon, puis cerise. Déjà celui-ci faisait fondre, décapait et enlevait dans un tourbillonnement de parcelles, des nuages contorsionnés qui progressivement s'évanouirent.
D'innombrables réseaux vaporeux surgirent dans le ciel; ils semblaient tendus dans tous les sens : horizontal, oblique, perpendiculaire et même spirale. Les rayons du soleil, au fur et à mesure de leur déclin (tel un archet penché ou redressé pour effleurer des cordes différentes), en faisaient éclater successivement un, puis l'autre, dans une gamine de couleurs qu'on eût crue la propriété exclusive et arbitraire de chacun. Au moment de sa manifestation, chaque réseau offrait la netteté, la précision et la frêle rigidité du verre filé, mais peu à peu il se dissolvait, comme si sa matière surchauffée par une exposition dans un ciel tout empli de flammes, fonçant de couleur et perdant son individualité, s'étalait en nappe de plus en plus mince jusqu'à disparaître de la scène en démasquant un nouveau réseau fraîchement filé_ A la fin, il n'y eut plus que des teintes confuses et se mêlant les unes aux autres; ainsi, dans une coupe, des liquides de couleurs et de densités différentes d'abord superposés, commencent lentement à se confondre malgré leur apparente stabilité.
Après cela, il devint très difficile de suivre un spectacle qui semblait se répéter avec un décalage de minutes, et parfois de secondes, en des points éloignés du ciel. Vers l'est, dès que le disque solaire eut entamé l'horizon opposé, on vit se matérialiser d'un seul coup, très haut et dans des tonalités mauve acide, des nuages jusqu'alors invisibles. L'apparition se développa rapidement, s'enrichit de détails et de nuances, puis tout commença à s'effacer latéralement, de la droite vers la gauche, comme sous l'action d'un chiffon promené d'un mouvement sûr et lent. Au bout de quelques secondes, il ne resta plus que l'ardoise épurée du ciel au-dessus du rempart nébuleux. Mais celui-ci passait aux blancs et aux grisailles, tandis que le ciel rosissait.
Du côté du soleil, une nouvelle barre s'exhaussait derrière la précédente devenue ciment uniforme et confus. C'était l'autre, à présent qui flamboyait. Quand ses irradiations rouges s'affaiblirent, les diaprures du zénith, qui n'avaient pas encore joué leur rôle, acquirent lentement un volume. Leur face inférieure dora et éclata, leur sommet naguère étincelant passa aux marrons, aux violets. En même temps, leur contexture sembla vue sous le microscope : on la découvrit constituée de mille petits filaments soutenant leurs formes dodues, comme un squelette.
Maintenant, les rayons directs du soleil avaient complètement disparu. Le ciel ne présentait plus que des couleurs rose et jaune : crevette, saumon, lin, paille; et on sentit cette richesse discrète s'évanouir elle aussi. Le paysage céleste renaissait dans une gamme de blancs, de bleus et de verts. Pourtant, de petits coins de l'horizon jouissaient encore d'une vie éphémère et indépendante. Sur la gauche, un voile inaperçu s'affirma soudain comme un caprice de verts mystérieux et mélangés; ceux-ci passèrent progressivement à des rouges d'abord intenses, puis sombres, puis violets, puis charbonneux, et ce ne fut plus que la trace irrégulière d'un bâton de fusain effleurant un papier granuleux. Par-derrière, le ciel était d'un jaune-vert alpestre, et la barre restait opaque avec un contour rigoureux. Dans le ciel de l'ouest, de petites striures d'or horizontales scintillèrent encore un instant, mais vers le nord il faisait presque nuit : le rempart mamelonné n'offrait que des bombements blanchâtres sous un ciel de chaux.
Rien n'est plus mystérieux que l'ensemble de procédés toujours identiques, mais imprévisibles, par lesquels la nuit succède au jour. Sa marque apparaît subitement dans le ciel, accompagnée d'incertitude et d'angoisse. Nul ne saurait pressentir la forme qu'adoptera, cette fois unique entre toutes les autres, la surrection nocturne. Par une alchimie impénétrable, chaque couleur parvient à se métamorphoser en sa complémentaire alors qu'on sait bien que, sur la palette, il faudrait absolument ouvrir un autre tube afin d'obtenir le même résultat. Mais, pour la nuit, les mélanges n'ont pas de limite car elle inaugure un spectacle faux : le ciel passe du rose au vert, mais c'est parce que je n'ai pas pris garde que certains nuages sont devenus rouge vif, et font ainsi, par contraste, paraître vert un ciel qui était bien rose, mais d'une nuance si pâle qu'elle ne peut plus lutter avec la valeur suraiguë de la nouvelle teinte que pourtant je n'avais pas remarquée, le passage du doré au rouge s'accompagnant d'une surprise moindre que celui du rose au vert. La nuit s'introduit donc comme par supercherie.
Ainsi, au spectacle des ors et des pourpres, la nuit commençait-elle à substituer son négatif où les tons chauds étaient remplacés par des blancs et des gris. La plaque nocturne révéla lentement un paysage marin au-dessus de la mer, immense écran de nuage, s'effilant devant un ciel océanique en presqu'îles parallèles, telle une côte plate et sableuse aperçue d'un avion volant à faible hauteur et penché sur l'aile, étirant ses flèches dans la mer. L'illusion se trouvait accrue par les dernières lueurs du jour qui, frappant très obliquement ces pointes nuageuses, leur donnaient une apparence de relief évocatrice de solides rochers - eux aussi, mais à d'autres heures, sculptés d'ombres et de lumière - comme si l'astre ne pouvait plus exercer ses burins étincelants sur les porphyres et les granits, mais seulement sur des substances débiles et vaporeuses, tout en conservant dans son déclin le même style.
Sur ce fond de nuages qui ressemblait à un paysage côtier, au fur et à mesure que le ciel se nettoyait on vit apparaître des plages, des lagunes, des multitudes d'îlots et de bancs de sables envahis par l'océan inerte du ciel, criblant de fiords et de lacs intérieurs la nappe en cours de dissociation. Et parce que le ciel bordant ces flèches nuageuses simulait un océan et parce que la mer reflète d'habitude la couleur du ciel, ce tableau céleste reconstituait un paysage lointain sur lequel le soleil se coucherait de nouveau. Il suffisait d'ailleurs de considérer la véritable mer, bien en dessous, pour échapper au mirage : ce n'était plus la plaque ardente de midi, ni la surface gracieuse et frisée de l'après-dîner. Les rayons du jour, reçus presque horizontalement, n'éclairaient plus que la face des vaguelettes tournées vers eux, tandis que l'autre était toute sombre. L'eau prenait ainsi un relief aux ombres nettes, appuyées, creusées comme dans un métal. Toute transparence avait disparu.
Alors, par un passage très habituel, mais comme toujours imperceptible et instantané, le soir fit place à la nuit. Tout se trouva changé. Dans le ciel opaque à l'horizon, puis au-dessus d'un jaune livide et passant au bleu vers le zénith, s'éparpillaient les derniers nuages mis en oeuvre par la fin du jour. Très vite, ce ne furent plus que des ombres efflanquées et maladives, comme les portants d'un décor dont, après le spectacle et sur une scène privée de lumière, on perçoit soudain la pauvreté, la fragilité et le caractère provisoire, et que la réalité dont ils sont parvenus à créer l'illusion ne tenait pas à leur nature, mais à quelque duperie d'éclairage ou de perspective. Autant, tout à l'heure, ils vivaient et se transformaient à chaque seconde, autant ils semblent à présent figés dans une forme immuable et douloureuse, au milieu du ciel dont l'obscurité croissante les confondra bientôt avec lui. »
[Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, 1955, Pocket « Terre Humaine » pp. 65-74 ]
LEVI-STRAUSS
Et en plus d'être un grand Esprit, il écrivait merveilleusement...
Bon, pas aussi bien qu'Onfray ou que BHL mais tout d' même quelle patte !!!! Hein ?...
Heureusement pour nous tous, la relève est assurée. On s' bouscule au portillon de l'intelligence et on pourra rendre d'autres hommages à nos futurs chers disparus...
Dimanche, la grande poétesse italienne est morte : Alda Merini. Ça m' fout un peu l' bourdon...
ET PIERRE DORIS
Et Pierre Doris aussi...Moins important, mais insiprateur de Desproges...
Cé le deuxième en dix jours...
ça suffit comme ça les morts... et pourtant, rien n'y fait... Comme je n'écris pas mes Mémoires, je n'ai pas encore analysé vraiment pourquoi, en sortant de la merde algérienne, en 59, "Tristes tropiques" m'a autant importé (bien sûr l'inanité du "tous pareils" mais...) Je l'ai depuis lu et relu... Et même si le vieux a dit un jour qu'il l'écrirait autrement désormais, j'aime bien l'édition de mon retour sur terre (cétait un bel été, à Luchon, dans l'herbe des prés).
ça suffit comme ça, les morts, parce que, dans le même temps, mon vieux maître, Yvon H., s'est lui aussi effacé... Et voilà que sur les photos d'une époque, ils se ressemblent étrangement, Lévi-Strauss et lui, de face et de profil, et d'intelligence... Yvon H., lui, qui m'a vraiment appris à lire, avait connu les pires moments : scout en 1942 (et déjà résistant) il avait été envoyé avec son groupe au Vel' d'Hiv' - les jours de la "rafle". Son rapport n'était pas du Karski dont on parle tant. Mais quand il en parlait, il avait encore un tremblement de rage dans la voix... J'ai pas eu le temps de le filmer - et cé ma faute. Après, il fut FTP, trotskiste et journaliste. A la sortie de l'époque des mitraillettes, il fit une psychanalyse avec Dolto... par téléphone. Il conchiait Sartre et les gens de cette espèce. Il dubitait des surréalistes, vomissait Aragon et ses potes, votait mal, et tenait une page hebdomadaire de littérature dans un grand journal. Il y a même un "grand" éditeur qui lui doit d'être ce qu'il est... Pour moi, ce fut un autre père...
Allez en paix tous les deux, chez les dieux, sur l'Olympe.
Le maître
Je peux pas m'empêcher de pleurer de vraies larmes; j'ai admiré ce monsieur et je l'admire encore. Je suis sans mot,...Une autorité sans emprise autre que celle de l'intelligence. Une distance bienveillante. Voilà ce que j'ai vu quand je l'ai rencontré, et lu, relu.
que la terre ... légère
(odradek ! ouh ! ouh ! fol'envie de vous lire, sur ce "bonhomme" merci !
(kif-kif Daaphnée)
la nécrologie est digne du Figaro, ici ...
Posté par Sophie des roses, 03 novembre 2009 à 17:41
1er post tu as balancé, quel post ! (les mecs sont en rangers, patogaz, en brousse ... la panoplie kwoa : so funny (histoireS ... tant d'histoires, pourquoi en faire des Histoires, etc ...
on the road
Massimo Lévi
Si j'en crois les images vues l'an passé pour ses cent ans quelques "Amazoniens" doivent pleurer "Massimo Lévi", je les comprends.
tropiques aux splendeurs imbéciles
Assignés
Les ruelles dévalent entre les maisons grises
Emportant à la mer mes voyages immobiles
Aux ferments de l’hiver et le cœur sous la brise
En rêvant de tropiques aux splendeurs imbéciles
Je n’irais je le sais qu’en de viles Aberdeen
Aux teintes déchirées et ternies par le spleen
Allant d’un pas menu et la tête courbée
Assignée par nature en de tristes vallées
Les venelles serpentent parmi les villas blanches
Apportant des sierras le vent de mes errances
Aux ventres d’immenses étés en canicules franches
Envisageant toujours des bruines la fragrance
Je partirais je sais en de rouges Khartoum
Aux nuances brûlées qui dévorent les hommes
Allant d’un pas languide et la tête levée
Assigné par nature aux ciels délavés
Votre temps de vivre,Claude Levi-Strauss sera désormais un peu plus que le notre notre le s
Du temps de vivre
Merci monsieur Levy Strauss de nous avoir donner l'image d'un humaniste, capable de nous dire ainsi que l'on peut se réjouir d'être centenaire . La propagande actuelle invite les gens au suicide ou à se donner la mort pour éviter les complication du grand âge,qui reste à prouver si on se préoccupe de soigner au lieu de spéculer .!
Ce soir, je vous en veux un peu de ne pas avoir attendu plus...mais vous n'avez peut-être pas eu envie comme Sigmund freud de voir la suite...Nous continuerons de vous lire , de transmettre en vous remerçiant,
Posté par Un médecin, 03 novembre 2009 à 22:04
Votre temps de vivre,Claude Levi-Strauss sera désormais un peu plus que le notre notre le s
Du temps de vivre
Merci monsieur Levy Strauss de nous avoir donner l'image d'un humaniste, capable de nous dire ainsi que l'on peut se réjouir d'être centenaire . La propagande actuelle invite les gens au suicide ou à se donner la mort pour éviter les complication du grand âge,qui reste à prouver si on se préoccupe de soigner au lieu de spéculer .!
Ce soir, je vous en veux un peu de ne pas avoir attendu plus...mais vous n'avez peut-être pas eu envie comme Sigmund freud de voir la suite...Nous continuerons de vous lire , de transmettre en vous remerçiant,
Posté par Un médecin, 03 novembre 2009 à 22:04
Votre temps de vivre,Claude Levi-Strauss sera désormais un peu plus que le notre notre le s
Du temps de vivre
Merci monsieur Levy Strauss de nous avoir donner l'image d'un humaniste, capable de nous dire ainsi que l'on peut se réjouir d'être centenaire . La propagande actuelle invite les gens au suicide ou à se donner la mort pour éviter les complication du grand âge,qui reste à prouver si on se préoccupe de soigner au lieu de spéculer .!
Ce soir, je vous en veux un peu de ne pas avoir attendu plus...mais vous n'avez peut-être pas eu envie comme Sigmund freud de voir la suite...Nous continuerons de vous lire , de transmettre en vous remerçiant,
Posté par Un médecin, 03 novembre 2009 à 22:04
*notre le s...erreur de clavier .l'émotion, pardonnez moi .
màc
Merci montaignàcheval pour ce très beau texte qui console ... .AmitiéKara
JE ME DEMANDE...
... comment certains concilient leur goût pour Lévi-Strauss, la globalisation (de droite et de gauche), le respect des cultures autres et la négation de leur propre culture dans la notion de "métissage", etc, etc, etc. Je dis ça pêle-mêle parce que depuis l'annonce de sa mort, Lévi-Strauss semble être devenu le chantre du n'importe quoi et surtout d'une espèce de dévotion à l'autre culture.
Me souviens que lors de son entrée à l'Académie française, à un journaliste qui s'étonnait qu'il accepte de porter l'uniforme vert, il avait répondu, un peu badin : "Pourquoi devrais-je m'intéresser aux autres sociétés et pas à la mienne ?..."
Il avait définit le champ avec une précision de chirurgien. Surtout que venant de lui, ce n'était sûrement pas une intention de fermeture.
Je trouve que la mentalité générale fait l'inverse. On n'ouvre plus, on démembre, on disperse, on éparpille les morceaux du cadavre...
Ce sont des p'tites réflexions qui me sont venues en écoutant le concert des louanges disparates et contradictoires de gens qui ne remettaient même pas en perspective leurs propres paroles. J'ai cru voir des zombis.
MCA
Les zombis, c'est toujours les autres.
On a chacun une lecture. La récup. du héros est un sport habituel...
Faudrait rappeler que Lévi-Strauss était d'un grand pessimisme, qu'il voyait dans l'évolution du monde (années 90, voir divers articles) une perte de sens globalisée. Ca, personne ne le dit dans les louangeurs du jour (enfin pas ceux qu'on entend le plus sur les médias, je n'ai pas encore lu la presse).
BàV
CLS
Moi ce que je retiens de Lévi Strauss, outre, quels que soient les pinaillages de rigueur in articulo mortis, c'est cette universalité de la pensée, comme chez Fontenelle, par exemple. Cette sérénité aussi et puis ce regard désabusé et passablement ironique sur LES civilisations, dont CLS ne se laissa jamais compter. Il était admirateur de Rousseau. Dont sans doute il admirait la profonderu de la réflexion sur les "peuples de nature". Pas meilleurs que nous, certes, amis qui sont parvenus à un degré de sophistication extrême en se pliant aux lois du milieu et non pas l'inverse.
Et puis le teste "ECRIT EN BATEAU" que j'ai écrit ci-dessus...
@jibé
Bon, j' crois que j' suis un zombi alors. Mais bon, je sais pas si la moulinette médiatique rend justice à cet homme. Ils en font une espèce de Harlem Désir de la pensée, un précurseur du mondialisme.
Bah, mais j' suis certain que Bandinter Elisabeth a dû penser à lui, ou l'avoir en ligne de mire, quand elle prend certaines positions.
un mot mémoire...
Zakhor
Il faudrait faire...
... une liste des personnalités nées dans l'est de la France, ou originaires de là. Me rend compte qu'il y en a un paquet. Déjà : les Marx Brothers...
oui, MCA
je suis tout à fait d'accord. C'est le grand n'importe quoi. Le filet jeté sur les lambeaux de cadavres. Rituel contemporain d'une société dont les structures sont marqées par le ritualisme.
CQFD.
"Souviens-toi".
Certes. Souvenons nous aussi que Claude LéviStrauss ne revendiquait jamais son appartenance, jamais. Son grand modèle était Montaigne. (l'autre!)
OH MAIS...
... oui, Montaigne lui correspond bien... Çui-là aussi on l'a bien trituré mais il est toujours debout.
pas savoir lire
moi pas lire concert de louanges
@barbare gentil
... parce que toi pas écouter radio et télévision où y avoir pléthore de connards... dans presse écrite, gens réfléchir un peu plus... parfois...
Hommage à Lévi-Strauss
Pourquoi tant de louanges ? ...Simple !
1/ Il est français (on profite un peu de sa gloire)
2/ Il est arrivé à vivre jusqu'à 100 ans (goût du record à battre)
3/ On tape peu sur les morts (ni sur les ex-présidents déchus)
4/ On comprend rien à ce qu'il a fait (on ouvre le Robert. Anthropologue : entre Anthrax et Antropométrique / fiche ...)
Sans voix et un Nambikwara
Tout à fait d'accord avec le post de mon chien assis du 8.28... Pour le reste, quand j'ai entendu la mère Clément s'agiter à France Cul ce matin (reusement je me suis pas levé de bonne heure), cétait plié. Manque plus que le nain du jardin de l'Elysée... alors là, Latran sera battu. M'en fous, je relis les belles pages de "Tristes tropiques" et Claude Levi-Strauss reste mon grand homme.
Une pensée sauvage...
...pour Claude Lévi-Strauss: "Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-del." Montaigne
Je suis KO debout. Désolé Sophie, je ne ferai pas d'autres commentaires que ces quelques lignes et je pars à la fin de la semaine sous des latitudes qui, peut-être, sont de toujours de tristes tropiques mais ne me donnent pas envie de vomir comme depuis ce matin, où la disparition de cet immense bonhomme, à la suite de décès récents de véritables défenseurs de l'émancipation des êtres humains, ne fait même pas la une, dans un pays qui, et s'en est encore plus désespérant du fait que Mr Lévi-Strauss a quitté cette terre, s'enthousisme pour son "identité nationale" avant de se éliciter que son Ministre de l'Indignité Nationale envisage le couvre-feu (le couvre-feu !!!!) pour les délinquants de moins de 13 ans (moins de 13 ans!!!!!).
Je pars chez les Kiwis jusqu'à Noël; Auckland ce n'est pas le paradis mais là, entre tristesse & dégoût, la plupart de mes concitoyens, j'ai de plus en plus de difficultés à les regarder faire comme si de rien n'était...
Bises aux filles & salut aux hommes, à + les Libres.
And do not forget: Ignore Alien Orders!
Une pensée sauvage...
...pour Claude Lévi-Strauss: "Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-del." Montaigne
Je suis KO debout. Désolé Sophie, je ne ferai pas d'autres commentaires que ces quelques lignes et je pars à la fin de la semaine sous des latitudes qui, peut-être, sont de toujours de tristes tropiques mais ne me donnent pas envie de vomir comme depuis ce matin, où la disparition de cet immense bonhomme, à la suite de décès récents de véritables défenseurs de l'émancipation des êtres humains, ne fait même pas la une, dans un pays qui, et s'en est encore plus désespérant du fait que Mr Lévi-Strauss a quitté cette terre, s'enthousisme pour son "identité nationale" avant de se éliciter que son Ministre de l'Indignité Nationale envisage le couvre-feu (le couvre-feu !!!!) pour les délinquants de moins de 13 ans (moins de 13 ans!!!!!).
Je pars chez les Kiwis jusqu'à Noël; Auckland ce n'est pas le paradis mais là, entre tristesse & dégoût, la plupart de mes concitoyens, j'ai de plus en plus de difficultés à les regarder faire comme si de rien n'était...
Bises aux filles & salut aux hommes, à + les Libres.
And do not forget: Ignore Alien Orders!
Une pensée sauvage...
...pour Claude Lévi-Strauss: "Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-del." Montaigne
Je suis KO debout. Désolé Sophie, je ne ferai pas d'autres commentaires que ces quelques lignes et je pars à la fin de la semaine sous des latitudes qui, peut-être, sont de toujours de tristes tropiques mais ne me donnent pas envie de vomir comme depuis ce matin, où la disparition de cet immense bonhomme, à la suite de décès récents de véritables défenseurs de l'émancipation des êtres humains, ne fait même pas la une, dans un pays qui, et s'en est encore plus désespérant du fait que Mr Lévi-Strauss a quitté cette terre, s'enthousisme pour son "identité nationale" avant de se éliciter que son Ministre de l'Indignité Nationale envisage le couvre-feu (le couvre-feu !!!!) pour les délinquants de moins de 13 ans (moins de 13 ans!!!!!).
Je pars chez les Kiwis jusqu'à Noël; Auckland ce n'est pas le paradis mais là, entre tristesse & dégoût, la plupart de mes concitoyens, j'ai de plus en plus de difficultés à les regarder faire comme si de rien n'était...
Bises aux filles & salut aux hommes, à + les Libres.
And do not forget: Ignore Alien Orders!
so sorry So
Sincèrement désolé de ces deux envois redondants... Et aussi des fautes de frappe...
surtout chez Montaigne... c'est bien "au-delà" qu'il faut lire, justement...
Bon séjour chez les kiwis, Odradek !
DH Lawrence : Kangourou ... sublime !
Odradek
A bientôt, my lord . Ici les libres vous attendent et" sarclent leur jardin "
Lirez vous les libres? on peut vous adresser des poèmes et des baisers..K.
Salut Odradek,
so long.
Tendre Kiwi
Merci JC & special K.
Je ne pars qu'en fin de semaine et je reçois mes messages anywhere. Je n'aurai simplement pas beaucoup de temps pour intervenir ici ou ailleurs. Mais des baisers et des poèmes, of course, from you, it's a blessing.
Le cru & le cuit Vs half-baked ideas
Salut Jibé! Je partage profondément votre tristesse et je crois que nous sommes encore nombreux en ce cas.
Pas triste
Je ne suis pas triste de la mort de Claude Levy Strauss. Je savais que cela arriverait. Cent ans c'est formidable. Je suis d'autant moins triste qu'il a joué un bon tour à la meute : il a pu filer sous terre sans se faire piétiner par les vautours des médias. Qu'ils soient à bavasser sur ce qu'il a fait ou dit, peut importe. Pour ma part je lui suis reconnaissante d'avoir claqué le baigneur aux classificateurs de cultures et de langues des + primitives aux plus évoluées. Ce qu'il a montré c'est l'extrème complexité des systèmes de pensée et les formes d'équivalence qu'on peut dresser entre ces systèmes. Ce n'était pas pour autant pour donner place "au sanglot de l'homme blanc" mais pour faire entrer un peu d'intelligence dans des perceptions bourrées de préjugés et de stéréotypes.
Son vieux corps repose désormais, sa pensée voyage pour longtemps
RECORDS
Il n'aura pas battu le record du physicien Chevreul (1786-1889) ou du compositreur Henri Busser (1872-1973) mais c'est pas mal quand même...j'aimerais assez en faire autant. mourir pour des idées, mais de mort lente.
Moi qui vous parle, Zoé
j'aime comment vous rendez Hommage à Claude Lévi-Strauss :
Ce qu'il a montré c'est l'extrème complexité des systèmes de pensée et les formes d'équivalence qu'on peut dresser entre ces systèmes. (Zoé 15H44°
Merci de nous donner des mots justes, pour y penser
P.S. Son vieux corps, par contre, son vieux corps! :o) , ça reste à prouver jusqu'à Samedi . D'accord pour sa dépouille mortelle après .Mais tout de même, vieux corps, ce n'est pas toujours le cas, vous verrez quand vous aurez l âge de ma fiancée et le mien . Bien à vous, jeune dame
Rappel centennal
Les vits-Strauss : Pantalon de jean's à structure en service trois pièces de la parenté...
(Je sors)
PAS MAL DU TOUT
Pas mal Harmonia, pas mal...
AVISSE A LA POPULACCION
A vos plumes: Avec Sophie, on projette de faire un numéro spécial sur la Chute du Mur de Berlin: VOTRE chute du mur, comment vous la vécûtes, comment on vous l'a raconté, ce que vous en tirâtes comme enseignement, comme images qui restent , ce que vous voulez, préparez un petit truc....ou alors si ça vous gonfle, laissez tomber....
Vous prévoyez une longueur de texte pour chacun ? Ou on déballe comme on veut ?... Et pour quand ?....
Une pensée de spécialiste certes, mais qui savait tisser des liens avec les autres disciplines, en toute humilité. C'est en cela que Claude Lévi-Strauss atteint une dimension universelle.
Koyaaniqatsi
Zoé,
il est courageux de rester optimiste et combative telle que vous l'êtes dans votre hommage à CLS.
Ceci dit, au moment où, en lieu et place d'identités culturelles, le pouvoir sarkozyste oblitère à nouveau les signes en focale intentionnellement courte via l'intitulé "identité nationale" qui, déjà, nous ridiculise et ne manquera pas de créer aussi du ressentiment dans les écoles de la République, je ne peux que ressentir ce soir une grande lassitude:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/03/le-debat-sur-l-identite-nationale-au-miroir-de-la-presse-etrangere_1261969_3224.html
N'est-ce pas Lévi-Strauss qui parlait de «la pureté des éléments, la diversité des êtres, la grâce de la nature, et la décence des hommes» ainsi que le bel hommage ci-dessous s'en rappelle?
http://www.liberation.fr/culture/0101601110-l-empreinte-levi-strauss
N'est-ce pas Lévi-Strauss aussi qui soulignait que l'histoire du monde a commencé sans l'homme et qu'elle finira sans lui? Avez-vous vu ce film:
http://www.youtube.com/watch?v=oWsTIW3dKuU&feature=related
Ne pensez-vous pas qu'au lieu d'un onanisme plus ou moins incesteux, justement, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, toujours prêt à flirter aux limites du tabou de l'inceste dont CLS nous a dit pourtant ce qu'il a d'essentiel, ferait mieux de préparer les français a réfléchir sur cet après-09 décembre prochain à Copenhague où nous allons atteindre le sommet de l'irresponsabilité?
BàV
@odradek
Je comprends le sentiment d'aversion pour la déglingue généralisée, et pour la connerie qui roule à vitesse VV', mais elle n'est pas uniquement française, malheureusement... C'est même une infection qui gagne l'Europe entière parce qu'il y a eu des lâchetés, des compromissions, des marchandages et la perte des buts d'une civilisation qui ne marche plus qu'à la loi comptable. On salue la mort d'un grand homme sur des écrans fabriqués en Chine. Je crois que c'est symptomatique de l'époque et bien plus significatif qu'on ne le croit...
Hier soir, j'ai vu un documentaire bouleversant sur les contestataires chinois, les contestataires issus du peuple, pas des érudits, pas des penseurs, non, des pauvres gens manipulés et abandonnés aux mains de certains commissaires locaux qui crachent sur la population sans vergogne. Et c'est sur des écrans fabriqués par des gens humiliés qu'on célèbre L-S.
Une honte à mon avis !!!
COMME TI VEU TI CHOISE
MCA, la longueur que vous voulez et la forme que vous voulez...
Sur Biermann, j'ai mis mon adresse mél pour que je puisse mettre vos contributions à tous en ligne après...
bàv
Records...
@ Màc... Dans la liste t'en oublies un : Frédéric de Waldeck, explorateur et dessinateur et voyageur chez les Mayas (gros ouvrage à la BNF)... Il atteignit presque 110 ans (1766-1875) et mourut sur les Champs Elysées d'une attaque au passage d'une jolie fille... Ja !!!!
@ Odradek... Bon voyage à Auckland chez les kiwis (et les ANZAC)... Moi, cé à Christchurch que je vais bientôt aller (j'ai des amis dans le pinard). Je ne veux pas mourir sans avoir vu la neige sur le Mont Cook. Bàv...
Promotion de l'Inceste National
Certes, MCA... La compromission dont vous parlez à ses origines: la corruption.
Et pendant que CLS est caricaturé par l'infâmie sarkozyenne, peu d'Européens pour analyser les magouilles du Luxembourg pour éviter de lever vraiment le secret bancaire, ce qui serait très préjudiciable aux banques... autrichiennes! How bizarre... Décidement la Pologne a bon dos dans l'Union!
Cela me rappelle aussi un échange avec MàC à propos du financement occulte de certains courants "associatifs" outre-Rhin.
Whatever, ceux qui ont lu CLS savent à quoi s'en tenir sur "l'identité nationale', pour promouvoir l'inceste, c'est parfait... A vomir!
D'ailleurs, tout le monde n'a pas oublié quels démons la dite "identité nationale" a stimulé en Allemagne. Il reste des veilleurs:
En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il. Pour Philippe Descola, professeur au Collège de France et qui a succédé à Claude Lévi-Strauss à la tête du laboratoire d'anthropologie sociale, "c'est la double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui a conduit Lévi-Strauss à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale".
La suite est ici:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/04/quand-levi-strauss-denoncait-l-utilisation-politique-de-l-identite-nationale_1262849_3224.html
Puritains écossais
Merci Morasse. Peut-être nous croiserons nous à l'ombre du Captain Cook en effet.
Christchurch c'est aussi une architecture intéressante, avec des racines écossaises plutôt... hum...vieille Ecosse.
BàV.
Hi odradek
Bon voyage odradek...Take care :o)
Deux tits polars sans espoir qui se passent à Auckland, "Haka" suivi de "Utu" de Caryl Ferey....
Tiens, en parlant de déglingue généralisée, en prenant un bain ce soir, sur le flacon de shampoing, c'était inscrit "Format généreux"...
Well, nihil novi sub sole, mais me suis encore dit que si le format d'une bouteille était généreux, , y'avait, pour que la place soit libre, plus grand "chose" qui devait l'être (généreux)...Et comme le dit MCA, bien plus symptomatique qu'on pourrait le croire...
Ben ouais...
J' suis sans doute assez rigide mais j'ai toujours refusé de me rendre en Autriche à cause de ce que l'on sait. Et l'affaire concernant cet immonde Waldheim n'a rien fait pour modifier mon attitude. C'est probablement excessif, j' m'en rends compte.
JEU DE VERMOUTH
MORASSE et comme il refusait de mourir, Dieu dit à la Camarde, "Va l'décrocher"....oui, oui, je sors, je sors....
bàt
Et puis dans la série , Henri Harpignies (1832-1923) exactement comme Gustave Eiffel, pas mal non plus....
JEAN
Le président du Pérou Alan Garcia a fait observer aujourd'hui une minute de silence, lors d'un forum à Lima avec des enseignants et universitaires péruviens, en mémoire de l'anthropologue français Claude Lévi-Strauss, dont le décès a été annoncé mardi.
"Le grand maître Lévi-Strauss vient de mourir à 100 ans; il était l'un des bâtisseurs de la pensée du 20ème siècle", a déclaré le chef de l'Etat, en demandant une minute de silence à l'assemblée présente, lors d'un séminaire sur la qualité de l'éducation au Pérou.
Lévi-Strauss, a ajouté Garcia, a inspiré quantité de penseurs et, aux côtés de savants comme Jean Piaget, "a posé les premières pierres de l'interprétation épistémologique de notre temps", en référence à l'apport de l'anthropologue français à l'étude critique de la connaissance.
Le président péruvien, un francophile averti qui fit une partie de ses études (sociologie) à Paris dans les années 70, puis y vécut de nouveau en exil dans les années 90, a notamment mentionné "Tristes tropiques" et "La pensée sauvage" de Lévi-Strauss comme des textes "extraordinaires".
C'est pas en France qu'on observerait fût-ce une seconde de silence, au vu de tout ce que j'ai pu lire sur CLS. Et puis qul émouvant hommage à la culture frnaçaise. Décidément l'AL est un grand continent. Vous imaginez en Frankaouiland, une minute silence pour qui??? pour David Douillet, sans aucun doute, le Néanderthal de l'UMP....mais pour un jean, allons, quoi !!!
copenhague,9 DEC
"réfléchir sur cet après-09 décembre prochain à Copenhague où nous allons atteindre le sommet de l'irresponsabilité?
Odradek"
Oui, ça me paraît le débat à avoir, les responsabilités à affronter.
Copenhague sera un échec, parce que tout a très mal commencé; d'ores et déjà on a des échos très défavorables de tout ce qui se passe, comme pour Kyoto, comme tout ce qu'on n'a pas fait même si on le déplore...
Tout à fait dans la lignée de LeviStrauss? Oui, ces constats qu'on est en train de se détruire, etc... la démarche de LeviStrauss est celle de l'analyse des structures, y compris de leur décomposition, de leur mortalité.
Quant à l'identité nationale, l'inceste! Exactement. Que dire d'autre???????? on est au fond du trou ou on va descendre encore plus bas????
Des matins comme ça, j'ai pas envie de voir.
En plus, il pleut. C'est con, mais il pleut.
Pour MàC
Un poème de Pavese pour faire écho à tes soleils de Claude Levi Strauss :
"Mythe
Un jour viendra où le jeune dieu sera homme,
sans souffrance, avec le sourire mort de l'homme
qui a compris. Le soleil aussi glisse au loin,
en rougissant les plages. Un jour viendra où le dieu
ne saura plus où étaient les plages de jadis.
On s'éveille un matin : l'été est déjà mort,
et dans les yeux grondent encore des splendeurs
comme hier, et à l'oreille le fracas du soleil
devenu sang. Le monde a changé de couleur.
La montagne ne touche plus le ciel ; les nuages
ne s'amoncellent plus comme les fruits ;
dans l'eau pas un galet n'affleure. Le corps d'un homme
se courbe pensif, où respirait un dieu.
Le grand soleil d'été est passé, et l'odeur de la terre
et la route libre, colorée par un peuple
qui ignorait la mort. On ne meurt pas l'été.
Si quelqu'un disparaissait, il y avait le jeune dieu
qui vivait pour tous et ignorait la mort.
Sur lui la tristesse n'était que l'ombre d'un nuage,
son pas étonnait la terre.
Maintenant pèse
la lassitude sur tous les membres de l'homme,
sans souffrance : la calme lassitude de l'aube
qui ouvre un jour de pluie. Les plages assombries
ne connaissent plus le dieu, qu'un temps suffisait
qu'il regardât. Ni l'air de la mer revit
au souffle. Les lèvres de l'homme se plissent
résignées pour sourire devant la terre."
C'est écrit en octobre 1935 et c'est à la page 180 de ce très beau livre que je lis grâce à Paul Edel : Le pays de Pavese - Jean-Pierre Ferrini (L'un et l'autre - Gallimard)
google earth
Sloterdijk parle quelque part de ce moment où les hommes ont représenté le monde sur une carte, le moment du globe terrestre comme représentation du monde. La possibilité d'avoir une vue globale relativement précise du monde. Les savants ont dessiné les cartes, le politique s'en est servi pour faire marcher la machine à vapeur occidentale.
J'aime beaucoup cette phrase : "je n'aime pas les voyages et les explorateurs".
Elle signifie je n'aime pas l'exotisme et sa dissymétrie.
Parce que dans l'exploration il y a forcément un explorateur et un exploré.
Il vaut toujours mieux être celui qui explore plutôt que celui qui est est exploré, ne serait-ce que parce travailler dans une université offre des conditions de vie (salaire, chauffage, congés payés) meilleures.
CLS représente un moment important de l'histoire de la connaissance. Par son refus d'exercer tout pouvoir et aussi par sa défense de l'idée (très musilienne, ou valéryienne) que la poésie et le langage littéraire (par l'usage immodéré de la métaphore) sont des outils techniques bien plus pertinents que les statistiques et la comptabilité pour décrire notre monde.
à ce titre, nous pourrions presque faire entrer CLS dans la catégorie des écrivains voyageurs, comme Nicolas Bouvier, en plus costaud, mais par contre pas comme le Clezio.
Parce que la question reste celle de l'éxotisme : il ne suffit pas de se mettre des plumes dans le derrière pour s'estimer être un indien.
Les années 60 sont le début d'une nouvelle ère pour l'occident avec la démocratisation de l'ouverture au monde : la célébration de l'Autre et de l'Ailleurs devient une activité prisée et populaire au sein de la population occidentale, c'est un changement de mentalité.
Reste que le rapport de l'homme de la rue au Grand Homme, au savant, à l'Homme de Génie, reste difficile, je crois que CLS est le dernier Savant, du calibre des Freud, Einstein et des autres...
C'est une page qui se tourne, dans l'avenir il n'y aura plus de savant, nous n'aurons plus que que des Nicolas Hulot, ou bien s'il devait à nouveau en émerger un, ce sera lié certainement à une très mauvaise nouvelle pour les hommes.
En attendant, comme dit Sloterdijk il ne reste aux hommes qu'à apprendre à surfer sur la vague, après tout le surf est ce qui a permis aux marinheros portugais, lorsqu'ils ont décidé de tomber les voiles et se laisser guider par le courant, de découvrir le nouveau monde, alors surfons.
bàv.
Deux heures de prodigieuse intelligence
Hier soir, sur Arte, redif de l'émission de Boutang - et de quques autres- sur Claude Levi-Strauss. Scotché devant les morceaux de la "pensée sauvage" du grand monsieur... Se dire que non, décidément non, vu les petits gars qui ont fait l'édition de la Pléiade, on aura du mal à trouver pareil fulgurance. Sil en existe de comparables, ils vont avoir du mal à "percer". Bon, vieux radoteur, ferme ta gueule, n'est-ce pas...
ça commençait bien, par la métaphore du sac de farine dans laquelle se sont mises les petites bêtes (les hommes) les petites bêtes qui sont en train de produire les toxiques qui vont les détruire... Arhhh... Et puis "Tristes tropiques" (pas fait exprès, livre de commande, l'ai écrit en quarante jours !!!! cé plein de fautes et de non traduction de termes portuguese que je ne connaissais pas encore)... Rallallalalala... s'il savait !
Cétait quand même autre chose que la Clément bavouillant sur France Cul et les autres tarés des journaux imprimés, radiotés, télévisés... Gnac gnac gnac...
Vous avez entendu le nain du jardin de l'Elysée (qu'est même pas un totem) dire d'entrée, sans l'aide du Gouano (qui d'ailleurs aurait pas pu trouver ça) : " CLS a posé les premières pierres de l'interprétation épistémologique de notre temps", VIVE LE PRESIDENT GARCIA... moi, demain, je me fais Péruvien !
Tiens, à propos, avant les deux heures d'intelligence (on comprend pourquoi Boutang a nagé jusqu'à plus revenir) il y avait également presque une heure de belles intelligences : celles de Kohl (oui monsieur !), celle de Mitterrand (oui monsieur) et celle de Gorby (oui monsieur) s'arrangeant mutuellement pour que l'Allemagne soit réunifiée... Comment paraissaient petit petit les Claude Imbert et autre FO Giesbert... Rah rah... Et comment sa suffisance Vedrines et le Roland Dumas et le chauve-juppé étaient eux-aussi très bons. ça nous change... on voit ce qu'on a perdu quand il ne reste plus comme épave que ce grand pendard d'Attalo.
Bonne journée les amis et même aussi les frometons.
CLS, BERGSON ETC ETC
Tu vois MORASSE, les esprits se rencontrent, j'en ai parlé aussi de cet hommage péruvien à CLS...edt entièrement d'accord avec toi, ce gars-là il surplombe tous les nains bouffons sarko-goncourtiens...je me fais péruvien aussi. Bordel de brouette à bras!! Quel honneur pour CLS... la France peut bien lui montrer son oigne, le Pérou et donc l'AMLAT le salue...Caduvéos, Nambikwaras, Bororos mers frères !!!
Comme l'a fort bien montré Dexter, CLS était le dernier des Mohaicans, comme l'a , pour une fois si admirablement titré Bécassouline. Le dernier de la tailel de Freud, d'Einstein, de Bergson, de Bachelard, de Musil....et le poème de Pavese est également -merci Christiane! -tellement dans le ton de ce structuraliste qui était parti à la chasse au soleil couchant. Un mélange de Conrad, qu'il admirait, et des Humboldt...l'esprit des Lumières. Et pas dupe pour un sou sur la "tiermondisation larmoyeuse" de civilisations qui seraient supérieures à la nôtre. Comme Bergson, dans "LES DEUX SOURCES DE LA MORALE ET DE LA RLIGION" un immense bouquin, très proche du structuralisme, CLS montre ce qu'est une civilisation. ou plutôt à partir de quand un groupe humain devient une civilisation ou cesse de l'être. C'est quand l'esprit mystique ne colle plus à la morale collective. D'une certaine manière le nazisme ,en ce sens, montre que notre civilisation est à l'agonie, tant la distorsion entre l'idéal et la mystique humaniste et la "morale colelctive " de ce temps était immense.
CLS s'est planté en politique. Il ne fut pas le seul, oh que non !!!! Si on mettait ensemble tous sceux qui se sont plantés en poltique, on remplirait le lac Léman!!!!
Brf, t'as raison MORASSE, de parler de l'émission d'Hier. Deux heures d'intelligence pure...ça nous change du Goncourt. Ah oui, une dernière chose: l'évocation d'André Breton et son talent amoureux pour les objets dont CLS nous dit qu'il avait une sorte de flair infaillible pour"tracer " l'objet qu'on lui présentait.
A TOUS Et dépêchez-vous de nous faire votre petite contribution pour le 9 Novembre, sauf si comme certains , vous psnez qu'on se livre à un éloge vibraznt du capitalisme. Jésus avait dit "BIENHEUREUX LES PAUVRES D'ESPRIT". L'avait pas tort...
SURPASSE
LE MONDE se surpasse. Un remarquable hommage à CLS et un dessin de Plantu très drôle...oui, oui, vous avez bien lu, Plantu drôle !!!!
Chute du Mur : 20 ans
Je t'ai envoyé mon papier, MàC !
BàT
JC MERCI
MercI, JC...je l'ai déjà publié....passionnant. Décidément , voilà une idée que je ne la regrette pas....
Ça sort lundi...ffrrrrrrttttt
bàt
pourquoi certains livres
ne sont relus que "à"/"après"/parfois même "grâce à" la mort de leur créateur ? c'est mon cas cette fois-ci encore ; il y avait si longtemps que je l'avais lu !
c'est un fait voire un méfait que nos biblis si réelles s'agrandissent tant que je défie quiconque passant ici : QUI les relit ou les rouvre tous régulièrement ? ( coté bibli musicale , jazz , par exemple , c'est un fait que j'y retourne , un peu partout , régulièrement _ Màc , faudrait écrire un billet sur ce sujet ! _ ); coté livres , écrivains , on en reste souvent à nos piliers de bibliothéco préférés _ Vian , Queneau , Apollinaire, Loti voyageur , Proust , Desproges par exemple , du coté de chez moi _
Sissi !
bien à vous et aux vôtres , Màc !
Comme ça bouge pas...
Comme ça bouge pas, je vais vous en remettre une louche :
« Non vraiment la religion ne m'intéresse pas. Et si je devais avoir des préoccupations de ce côté-là, mes sympathies iraient plutôt vers certaines religions extrême-orientales.
« C'était surtout l'Islam dont la présence me tourmentait (...). Déjà l'Islam me déconcertait par une attitude envers l'histoire contradictoire à la nôtre et contradictoire en elle-même : le souci de fonder une tradition s'accompagnait d'un appétit destructeur de toutes les traditions antérieures. (...) N'est-ce pas l'image de la civilisation musulmane qui associe les raffinements les plus rares – palais de pierres précieuses, fontaines d'eau de rose, mets recouverts de feuilles d'or, tabac à fumer mêlé de perles pilées – servant de couverture à la rusticité des moeurs et à la bigoterie qui imprègne la pensée morale et religieuse ? (...) Tout l'Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l'esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d'une très grande (mais trop grande) simplicité.
« ll m'a fallu rencontrer l'Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd'hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m'obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j'observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu'il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt.
« Nous sommes contaminés par l'intolérance islamique. »
Cé pas une énigme et vous avez deviné l'auteur.
Complément vitaminé
Pour compléter les extraits de Morasse (qui pourrait m'avoir copié s'il passait me voir ;o)...), cliquez ici :
http://astragalecassiop.canalblog.com/
SACRE LEVI-BOUM
Sacré Lévi-Boum !!! et'fectiv'ement ,chuis allé voir l'Astragele et Harmonia cite la même réflexion de CLS sur l'Islam qui ,en fait pourrait être élargie au monothéisme en général...
Et la musique préférée de Lévi-Strauss, la valse "la belle Amazone verte" tintintintintin tintin tintin tintintintintin tintin...
Mais non mais non...
... mon cher Harmonia, il suffit d'ouvrir Tristes tropiques... Je vous rends visite seulement de temps en temps... Cé un tort.
màc
màc je veux pas gâcher la fête, juste rappeler que ce qu'est en réalité ce soi disant francophile car CLS crèverait de honte d’être célébré par un assassin et corrompu , qui s’était déjà illustré par des milliers de morts et disparus et un chaos économique pendant son premier mandat en 85 et que son successeur d’alors, le dictateur fujimori (25 ans de taule actuellement) a partiellement "blanchi " comme par hasard
Récemment encore ..:
La course au pétrole tue en Amazonie péruvienne
http://www.rue89.com/.../la-course-au-petrole-tue-en-amazonie-peruvienne
-
PS. j'ai bien d'autres soucis que la chute du mur amusez vous bien (cela dit sincèrement)
lien
si le lien plus haut nemarche pas:
http://www.rue89.com/2009/06/06/la-course-au-petrole-tue-en-amazonie-peruvienne
BUGGS BUNNY
Myr, tu me fais penser à mon vieux Buggs Bunny à ressort qu'on remontait avec une petite manivelle à poignée ronde de bois rouge. klingklong klingklongklinguelinkelongueklinguelinguelongueklingklong et ssssscknack Buggs bunny sortait de sa boîte avec ses oreilles roses...
applaudimètre et éthique
vous avez toujours raison (comme dit lili, vous etes infaillible) même quand vous trouvez normal d'applaudir la tactique d'un assassin, d'un porc, qui se sert de la mort de CLS pour des raisons purement démagogiques
Merci quand même de ne pas m'avoir vos injures et obscénités habituelles
màc
Tout le monde s’en fout de ce qui se passe en am lat, sauf pour admirer les œuvres des néocons et ou se poser en donneur de leçons, par manque d’infos ou mauvaise foi. Mais la référence à cet expert en corruption et assassinats comme exemple à louer est plus qu'à côté de la plaque ou déplacée
BUGS BUNNY, 2EME
Klingklongklingklingklongklinguelingueguelingueklinguelinguelingue klingklongklingklongklinguelingueguelingueklongklong. ZZZZZZZZZBBBBBBIIING !!!! COUCOU!!!
sans blague
je peux en dire autant de vous
(et en plus ça vous gène pas d'applaudir un assassin )
trop infaillible le màc
Totem & tatoo (you)
Merci Harmonia pour les références. Mais comme je file en bagages légers tout à l'heure, I'll have a glance at it next year.
Ceci dit, 'There were warriors' est un film qui mérite un visionnage.
Et comme sur la RDL, les adolfiens sont encore convoqués au salon, jusqu'à nouvel ordre (c'est pour bientôt et c'est le cas de le dire!), "j'croise aux Hébrides" comme chantait Bashung pour Gainsbourg.
See U peeps!
Franchement myr, vous avez pas autre chose en stock comme argument dans un débat? "Neocons", "infaillible", "expert"... c'est lourd à la fin.
Vous aussi vous estimez toujours avoir raison, comme tout le monde finalement, sauf que je vous ai jamais vue revenir sur vos propos ou nuancer vos opinions, à la différence de Màc. Qui c'est qui est infaillible alors?
D'autant que sur le fond vous avez plutôt raison, le peu recommandable Alan García s'attire des sympathies à peu de frais... mais bon y'a pas de quoi agonir Màc et Morasse "d'injures politiques"...
ouaou
pavlovitch
pour ce qui est de se répéter, màc est effectivement un 'expert' - désolée je n'ai pas trouvé mieux comme compliment
je ne prétends pas avoir raison
je vous signale que je n'ai fait que donner une info, un lienà l'appui, en contradiction avec les éloges de certains (comme l'ordure AG n'est pas de gauche, il n'est pas traîné dans la boue par les élites de la pensée), ce qui m'a valu d'être raillée et traitée de conne une fois de plus
il faut donc observer un silence éloquent chaque fois que màc insulte et s'emballe sur ses grands chevaux
myr a raison
Myr a perfaitement raison, hélas, quant à AG : voir par exemple cette info sur le site Survival :
"Accusé de sédition, le président de l’AIDESEP, l’organisation des Indiens d’Amazonie péruvienne a été forcé d’entrer dans la clandestinité à la suite des violents affrontements ayant opposé, le 5 juin dernier, les manifestants indiens qui bloquaient une route près de la ville de Bagua, au nord du Pérou, aux forces de police anti-émeute.
Au moins 30 Indiens ont été tués, et la police est accusée d’avoir jeté un grand nombre de cadavres dans les eaux du Marañon. Plus d’une vingtaine de policiers auraient également été tués au cours des affrontements.
Le président du Pérou, Alan Garcia, a qualifié les manifestants indiens de ‘sauvages’, de ‘barbares’, d’‘ignorants’ et de ‘citoyens de seconde classe’.
Les manifestations ont été organisées pour protester contre des mesures gouvernementales visant à ouvrir les territoires indiens aux compagnies pétrolières et gazières."
merci Myr
Des nouvelles du Pérou ?
Vers la dissolution de l'organisation indigène nationale
29 Octobre 2009
Le gouvernement péruvien a annoncé son intention de dissoudre l’AIDESEP, l’organisation nationale des Indiens d’Amazonie péruvienne.
Cette mesure sans précédent a été proposée par le ministre de la Justice péruvien. Elle est fondée sur le fait que l’AIDESEP aurait ‘ouvertement violé’ sa charte et aurait porté atteinte à ‘l’ordre public’.
Lors d’une interview le 24 octobre sur les ondes péruviennes, la présidente intérimaire de l’AIDESEP, Daisy Zapata, a annoncé que les communautés indigènes organiseront une marche jusqu‘à Lima si le gouvernement ne revient pas sur sa décision d’ici vingt jours.
Le président de l’AIDESEP, Alberto Pizango, qui a trouvé asile politique au Nicaragua, a déclaré : ‘Le gouvernement est en train de nous prouver qu’il est contre les peuples indigènes qui ne demandent qu‘à vivre dans la dignité. Il ne pourra pas nous faire taire en se débarrassant de l’AIDESEP. Cette décision nous accable. Si le gouvernement tenait vraiment à résoudre les problèmes, il ne persécuterait pas les leaders indigènes et n’essaierait pas non plus de dissoudre une organisation créée en 1980 qui est la voix légitime du mouvement indigène péruvien et qui de ce fait mérite d‘être respectée’.
La dissolution de l’AIDESEP a été planifiée trois jours après l’assaut par les forces armées, en juin dernier, d’une manifestation indigène pacifique à Bagua, dans le nord du Pérou, qui faisait partie d’une vague de protestations dans toute l’Amazonie coordonnée par l’AIDESEP. L’attaque a fait plus de trente morts parmi les civils et les policiers ainsi que deux-cents blessés.
Le projet de dissolution a été condamné par la plus grande organisation péruvienne des droits de l’homme qui l’a qualifié de ‘mesure arbitraire et scandaleuse visant à amplifier’ le conflit social en Amazonie.
L’AIDESEP a été convoquée devant le cabinet du procureur général le 5 novembre.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Aucune autre preuve n’est nécessaire pour se rendre compte que le gouvernement péruvien tente de briser totalement le mouvement indigène. Nous appelons le ministre de la Justice à annuler son projet de dissolution de l’AIDESEP et à exercer sa véritable fonction : rendre la justice’.
malheureusement
Posté par rienquemoi, 06 novembre 2009 à 21:08
merci hélas ce n'est que trop vrai . Les blablas et gesticulations démagogiques de cet énergumène("bipolaire" et, il me semble, traité en psychatrie..)ne parviennent pas à camoufler cette situation catastrophique
étrange
Sur ces exactions, sur ces violations des droits de l'homme, des conventions internationales, qui n'intéressent personne,
pas un mot, ou si peu, dans les journaux qui (la plupart d'entre eux) ne manquent jamais de faire de la désinformation et s'en prendre à Chavez et Morales notamment
pas si étrange
Pas si étrange, non.
L'intello moyen s'enchante des grands principes quand il les trouve dans les livres, et qu'à les célébrer après des hommes illustres, il pense pouvoir s'accaparer un peu de leur parure, et rutiler de leur éclat emprunté (même si de leurs oeuvres il ne connaît que quelques anémiques digests pour classes de troisième).
Quant à se préoccuper du réel, c'est une autre affaire : c'est les mains sales et c'est du travail anonyme de militantisme obscur...
RIENQUEMOI MOINSQUERIEN
Tiens, maintenant y a deux BUGS BUNNIES....klingklong....et l'autre naze qui a trouvé dans le dictionnaire le mot "bipolaire"...toit t'es "uniconne".
Et je ne m''abaisserai même pas à répondre à ce moinsquerien. Le seul fait de parler des Troisièmes de cette façon révèle l'ordure soupeuse de la bête, sorte de petit Marc-Edouard Nabe improbable...
Pour sa gouverne qu'il sache cependant que je me flatte de ne pas être un intellectuel du tout. Ni moyen ni rien. Je suis un médiocre et fier de l'être. Et que je l'emmerde royalement.
Garcia
Peut-être que ce sergent Garcia a eu le sentiment, à tort ou à raison, que quand CLS s'intéressait apparemment aux Indiens, il s'intéressait surtout à lui-même et aux idées qu'il pouvait avoir sur eux, ce qu'en tout cas il semble bien faire, en ce qui le concerne.
Si vous me conchiez de royale merde comme vous conchiâtes Assouline cette nuitée, ce m'est un délectable honneur..Vous paraissez avoir de la merde à revendre en ce moment...chacun ses problèmes...
"......Et Assouline, c’est dégueulasse ce que vous dites. Moi, je le fais tous les jours, cette micro-histoire des gens avec mes élèves. Des lettres, des photos…et on comprend tout. Tout. L’enseignement de l’histoire va très bien , merci pour lui. Pour preuve allez faire un tour ,si ce n’est pas déchoir de votre mazjesté, sur le site du Collège Georges Rouault en cliquant sur le pavé bleu à gauche de la page d’accueil avec “voyages” et vous verree les diaporamas des élèves faits à Cracovie et Auschwitz en Mars dernier. La vie des autres. C’est ça l’Histoire. Et c’est celle de Günter Grass et de ses oignons. Moi à 17 ans, j’aurais été HJ etj (aurais eu un short noir en gueulant “Uns’re Faaahne flaaackeeeert vor uns”…Et j’eusse eu ma photo bistre dans l’album familial de la famille G. acheté chez “Schroeder, Fotograf, Römerstr 9 Recklinghausen” en lettres gothiques faussement dorées.
Ce sont les charognes politiques de droite, les militaires, la racaille bancaire,les industriels, les prélats , les pourritures d’intellectuels omniscients, les artistes, qui sont les coupables. Jamais les peuples. Et c’est ça que je professe et professerai jusqu’à ce que j’enfile mon lardeusse en chêne massif. Et comme on est bientôt le 9/11, anniversaire de la chute du mur ET de la Nuit de Cristal, je gueulerai “WIR SIND DAS VOLK”. Et on vous conchie."
Rédigé par : montaingeàcheval | le 07 novembre 2009 à 01:02
Affinité
(Je veux dire, il a cru voir une affinité entre CLS et lui-même.)
La vie des autres. C’est ça l’Histoire.
MaC
cité par bug bunny
Et il a raison, MaC! Tout comme lui je dis aussi que les peuples ne sont pas "responsables" au même titre que ceux qui les manipulent, gouvernent, taxent, enferment, rééduquent, nourrissent, affament, dirigent, abrutissent, terrorrisent.
L'avantage d'être enseignant, c'est qu'on le constate tous les jours, l'immense jeu des pouvoirs sur les consciences.
PRECISIONS
Mais bugsbunny II ce que vous ignorez, c'est que bugsbunny i me poursuit de sa hargne depuis des mois. Elle est persuadée que je suis un pur fasciste. Que Rebatet, à côté de moi, c'etait Krivine! Parce que j'ai osé, osé dire un jour, ce que je redis d'ailleurs, c'est qua Chavez est une sorte de Mussolini des Andes: même message social, même raideur nationaliste, ou alors un Atatürk...mais c'est déjà trop. Quant à Garcia, Uribe ce sont des raclures de bidet. Commme Stroessner jadis au Paraguay ou Pinocul ou Videla, ou ou ou...je n'ai pas à vous prouver que je hais le fascisme, car c'est vrai et j'ai dis des milliser de fois que pour moi, ce ne sont pas des mots, mais des balles de 357 chemisées métal. un bon facho est un facho mort. Maintenant que les choses sont rectifiées, cessez de me faire chier, aprce que j'ai eu le malheure de dire que Garcia avait rendu un hommage à CLS,. C'est bien. Point. C'est tout. Point.
Et pour me faire encore plus déstester par Bugsbunny I , j'en remets une couche , Evo Morales , quoiqu'indien, Quechua , je crois, est une parfaite ordure nationaliste , xénophobe et va-t-enguerre. On peut être Amérindien et un connard.
Et vous bonne )ame de 7 chouans que pensez-vous de Michele Bachelet, Lula Da Silva ou Kirchner....des fachos aussi ,des sociodémocrates ou des réactionnaires pourris?? demandez à Bugsbunny I , elle est spécialiste. Triphasée.
VOTRE EMINENCE
Vous ne serz pas offusqué, Votre Eminence ,si je me permets d'effacer vos doublons.
YANKEE POURRI?
DErnière chose, juste une question, en Patagonie Chilienne, plus précisément entre Puerto Montt et l'ïle de Chiloé, un multimilliardaire gringo achète d'immenses superficies sauvages pour qu'elles soient définitivement sauvées du désastre écologique. Le gouvernement chilien et les populations locals sont folles de rage. Pourtant, pourtant ,la salmoniculture, richesse de ces fjords magnifiques, qui ont tout pollué, sont à présent victimes du pou de mer qui décime lesdits élevages...la nature se venge toujours..
Alors que penser de ce rachat de plus de 5000 km2?? Impérialsime yankee?? Ou alors prémonition du monde qui va advenir?? Je devine la réponse de Bugsbunny I. Mais j'aimerais la vôtre.
Tiens, lu , en passant dans "FOCUS" hebchameau allemand, Aux USA, sans que quiconque ne leur impose, les vendeuses d'Ikéa arborent un hidjab aux couleurs de la marque pour plaire aux Musulmans américains. Dont beaucoup de Juifs de Brooklyn convertis....Et le macdo halal devient le must des geeks...
Juifs de Brooklyn convertis
Tiens entendu parler de ce phénomène
dans dernier Géo sur Berlin....
Avec le döner kebab bien sûr....
Si votre Prééminence consent à ne plus conchier mon Eminence je consentirai à observer qu'il n'y a pas de cause politique ou sociale complètement pure : il n'y a que des intérêts humains qui parfois opposent des humains à d'autres humains et là c'est encore relativement simple à gérer : il suffit de faire intervenir des critères de justice pour se donner des chances de régler le conflit. Mais de plus en plus les intérêts humains s'opposent aux intérêts de la planète, et là c'est la merdre quand il s'agit des intérêts des plus pauvres parmi les plus pauvres des humains..
Ceci étant, voir Garcia décider d'un hommage à Lévi-Strauss en raison de l'implication de ce dernier auprès des autochtones qu'il veut quant à lui écraser, c'est quand même assez farcesque. D'autant qu'en l'occurrence ces pauvres gens réclament juste le droit de survivre dans leurs territoires sans rien demander à personne ni polluer beaucoup.
Zorro
C'est vrai que rapporter les éloges que lancent des chefs d'Etat sur des intellectuels, cela fait chic, mais ce n'est pas toujours approprié, quand ces chefs d'Etat n'ont pas montré une capacité de jugement particulière. Maintenant, il faudrait peut-être essayer de voir de quelle manière Garcia a cru voir dans l'oeuvre de CLS une justification de sa propre politique, car il est clair que son éloge a une portée plus politique que philosophique. Fait-il allusion au rejet du mythe du bon sauvage ? Ensuite, bien sûr, rien ne prouve que ce qu'il a cru trouver est bien représentatif de l'oeuvre de CLS.
Sinon, j'ai ouï dire que les Indiens du département français de Guyane n'étaient pas dans une situation idéale non plus.
BRAJIOU...
Oui, Votre Eminence, entendu ,Sa Préémiencne consent à ne plus vous tartiner de bren, maizaucontraire de vous lavandiser façon Crupies (Drôme)....Et vous aurez lu ce que je pense de Garcia...qui est sans équivoque. Non???
Ramiel, v'z'avez raison, en Guyane, les Yanomanis sont dans une bien mauvaise situation. Pourtant iren à voir avec ceux du Suriname voisin. D'ailleurs beaucopu de Yanomanis surninamiens franchissent l'Oyapok vers la Guyane. De même pas mal venus du Brajiou...et au fait, ravi de vous voir sur nos lignes et merci d'avoir choisi notre compagnie....
BUGSBUNNY I
Je constate que bugsbunny I n'a pas répondu à cette question sur le Chili....
Ô les beaux jours ...!
"L'avantage d'être enseignant, c'est qu'on le constate tous les jours, l'immense jeu des pouvoirs sur les consciences."
Posté par jibé, 07 novembre 2009 à 09:40
Alors que si on est pas enseignant, on n'y comprend rien, puisqu'on est dans l'incapacité motrice, intellectuelle et sociale de constater quoique ce soit tous les jours, hahaha hihihi hohoho !!!
("Putain, le bouffon !" comme dit le fils de mon crémier, qu'est con comme un ténor ... !)
bin voilà
...cé pas c'e k' je disais, JCmajuscules...
CQFD
cher mac
màc je viens de voir en vitesse vos conneries comme d'habitude vous en tenez une couche
(une précision: je ne suis pas bugsbunny, vous n'avez qu'à vérifier, demandez à harmonia ou sophie) D'abord bipolaire est un terme employé par les psychiâtres et en particulier là-bas même au sujet de ce naze de AG,un cas sous traitement. Ensuite je ne relève même pas les grosses merdes que en vrai clone de causeur vous balancez sur Morales pour vous mettre au niveau de votre pote et tenter de "prouver" que les Indiens sont par définition aussi cons que vous. Enfin, bachelet--lula -kirchner (et maintenant lugo?)seraient plutôt de centre droit à mon avis. Au sujet du rachat d'une partie de la Patagonie chilienne, je ne suis pas au courant. ça me paraît douteux comme info et peu fiable
bye
"Quant à se préoccuper du réel, c'est une autre affaire : c'est les mains sales et c'est du travail anonyme de militantisme obscur..."
S'en tenir aux faits c'est de l'info, pas du militantisme (contrairement à la désinformation)
ahah je viens de voir la finesse de màc avec les deux bugbunny comme il est drôle màc je vous laisse à vos délires sur chavez, vos radotages (pédagogiques huhuu)on connaît par coeur
si vous passez par là
màc l'am lat n'est pas l'europe vous êtes marrant malgré votre bonne volonté vous avez beau vous acharner à faire le mec progressiste en plaquant votre marotte d’ultranationalisme sur "les Indiens" survivants et non dociles, c’est exactement celle de l’extrême droite, vous avez sur eux la même réaction, le même langage que les néonazes vargas alan garcia uribe pinocul et autres grands adeptes (dont les soi disant sociodémocrates) du dieu marché, pour qui depuis plus de cinq siècles un bon Indien est un Indien qui ferme sa gueule, obéit, et cherche à imiter ses propriétaires (faute de quoi il est "forcémen" con et pourri, traité de barbare de salaud de raciste (uhhuuu) massacré) Bonnes vociférations
rapaces
Quant à l'histoire de l'achat, pour trois fois rien, de je ne sais combien de milliers d'hectares de terres aux surabondantes ressources naturelles, dont l'eau si précieuse, suraméricaines (pas qu'au Chili soit dit en passant) par des multimilliardaires aux âmes ..charitables, si bien intentionnés qu'ils ont "dû" faire raser les écoles et maisons de ceux, pauvres, qui y habitaient, permettez que je reste prudente
PAS MIEUX
Posté par myr, 08 novembre 2009 à 06:57
ça fait longtemps que je le pense et ça fait du bien de le voir écrire. Merci myr!
idem, Myr
Amérindiens, suite.
Moi aussi, je pense ce que dit Myr, et mon expérience sur ces sujets (la terre, la péemption par les colons et la prorogation de l'esprit colonia sur place, l'exploitation des terres et des richesses, des Indiens qui signent des abandons de droits sur leurs terres alors qu'ils ne savent pas lire les contrats qu'on leur "explique" avec des traducteurs pas francs du collier) vient accéditer ses propos.
Je ne connais pas ce milliardaire qui achèterait des poches territoriales pour préserver les biotopes... (source?), mais je sais que les Mapuche du Chili (là où j'ai vu et entendu une vieille dame me raconter, avec un traducteur je l'espère fiable)vivent une catastrophe culturelle et économique, écologique en plus.
Pourquoi ne pas admettre les faits? Ici?
fautes
scusi. Ai tapé trop vite.
Tombé de la lune.
"Pourquoi ne pas admettre les faits? Ici?"
ça a l'air de vous étonner, Jibé.
Cela s'appelle les préjugés et les a priori.
Paysans
Oui, c'est un peu comme les journalistes de la "Tribune de Genève" qui disent parfois que les paysans savoyards sont un peu face à Genève comme des Hurons, ou même carrément qu'ils sont d'un "racisme incroyable". Dès qu'un chien nous ennuie, on dit qu'il a la rage.
à...
Non, pas lunaire,
j'aurais dû préciser: "ton ironique", après ma question genre candide.
Je ne connais pas la question des payans savoyards. Mais je suis d'accord avec RM sur l'analyse. "Dès qu'un chien nous ennuie, on dit qu'il a la rage."
PAUVRE NULLE
Puisqu'il faut se justifier et que la confiance règne :
Sources; GEO NOVEMBRE 2009
Si quelqu'un lit cet article, on y verra des Chiliens ,parfaitement pas Indiens, hurler conntre la conservation de l'environnement, passqu'ils veulent une roure droite et qu'ils en ont marre , les pauvres de prendre le ferry....Ce que myr ne sait pas parce qu'elle trop conne, c'est la confiiguatreion géographique de la Patagonie chilienne. D'immenses forêts, dont, connasse, les entreprises capitalisyes américaines et chiliennes aimeraient bien vendre le bois. Du pétrole,. Et ,dansce sancutaire qui fait tant gueuler, les espèces vivantes se régénèrent. Lula a pris la décision de sauver 26000km2 d'Amazonie par an. Un Fasciste, lui aussi.
En tous cas , t'as remarqué, connasse,que tu fais le vide autour de toi. Y a plus guèrede gens qui ont envie de t'entendre passer ton énergie, au liieu de te faire ramoner, à me traîter de fasciste.
PRECISONS:
Au fait que mes information vous paraissent peu fiable, connasse, c'est un honneur insigne. Je m'en voudrais qu'elles vous semblassent de bon aloi. J'aurais l'impression de me frotter le visage ave cun gant plein de merde...
Et désormais je vous vouvoie. "Je dis tu à tous ceux que j'aime, même si je le ne les connais pas" chante Préveet. Or je ne vous aime pas.
source
mais on pourrait pas nous épargner ces bordées d'injures??????
Merci pour la source, Mac. Normal qu'on demande, non?
Certes certes
En effet Jibé, en effet...
VALISE
Ces injures ne s'adresse Qu' à la valise à roulette....et à nul autre.
Mais sur le fait de l'attitude,
je donnne raison à myr.
Mais bon invective appelle invective,
pour être honnête.
AU NET
Honnête??se masquer derrière trois points...en effet !!!
Cher Màc, vous ai répondu par mail privé.
Si c'est par "mail privé" ça change tout
Allons-y tous
Insultons ici et expliquons nous par "mail privé"
Pas belle la vie
J'ai un problème
Insulteuse n°1 : Myr
Ne vérifie jamais ses sources : Myr
Ne lit pas les commentaires et répond en fonction de ses préjugés : Myr
Reine de la certitude : Myr
Donc de la connerie : Myr
Merde je ne connais pas son mail privé, comment m'expliquer ?
tourneboule à l'enversse
ça vaut bien la peine de s'échanger des idées sur blog, si c'est pour commenter en privé...et le dire sur le blog!!!!
le nec plus outré des paradoxes!
Jibé, je comprends votre point de vue
mais c'est chose très courante.
...,
si c'est chose très courante
c'est très con
au moins ici
Réponse en attente de mail privé
...
Comme quoi nous sommes tous une bande de cons...
@JIBE
Jibé : 12h04 parfaitement bien balancé dis-moi ! Tu as écris ce que je pensais : merci : ) plus besoin de me fatiguer !!!!
Je crois que c'est cactus qui e parlant de nos duex personnalités a écrit un truc comme tu es le pain et moi le vin ou l'inverse je sais plus.... ça se confirme ! et comme c'est dimanche pain et vin de messe ça le fait aussi..... : ))
@JIBE II
(tu corrigeras mes fautes de frappe ? merci)
dimanche de soleil
Sophie,
pain et vin, la vie, quoi...
A la vie....
Ita missa est , c'est comme ça qu'on dit en latin...? ;-)
MONGSEIGNEURE MARETY
Amen ta s'emaine avec la mienn' ça f'ra une bonne quizaine, amen !
Envahisseurs/investisseurs
J'avais lu, moi aussi, il y a quelque temps un article sur ces investisseurs en Patagonie - en réalité une sorte d'association regroupant plusieurs particuliers richissimes - qui tentaient ainsi de faire pièce à la fois à des milliardaires tels que Ted Turner (CNN) et Benetton, et aux investissements chinois et autres. Hélas, n'ai pas conservé la référence. Pour les Chinois, me semble que c'est peut-être aussi un moyen d'écouler un peu de leurs milliards de dollars …
http://www.economist.com/displaystory.cfm?story_id=14209932
@lili
Comme quoi nous sommes tous une bande de cons...
Posté par Lili, 08 novembre 2009 à 12:17
Plutôt qu'agir en bande, en troupeau, lili, je préfère jouer au con en solitaire ... Encore qu'être berger d'une telle bande, cela ne doit pas manquer de charme ... !
divertissant
le . du blog a du boire un coup de trop à force d'insulter tout le monde,le pauvre s'emmêle plus que jamais les pinceaux entre Morales, "les Chiliens", Lula (qui d'un côté "sauve " des territoires ...et de l'autre autorise les enterprises privées à exploiter sols et sous-sols de territoires piqués aux habitants locaux mais ça le roi des . l'ignore )
ça sert à rien d'essayer d'informer, le causeur n°2 déboule avec son radotage
Un multimilliardaire d'un pays qui se considère propriétaire du monde, qui achète pour une bouchée de pain des territoires entiers gorgés d'eau en disant que c'est pour uniquement sauver la nature est nécessairement un messie la bonne blague
Bon tout ça est très divertissant mais j'ai du boulot, alors les débilités d'arthur ..
aquariouche en tient une couche
Posté par ;;;, 08 novembre 2009 à 12:02
je vérifie toujours mes sources pauvre naze nostalgique des salazar et franco
SANCTUAIRE
Vous si on créait un sanctuaire écologique pour protéger les cons, nul doute que vous en seriez le joyau...et parce que c'est vous:
LE GENERAL CASTAGNETAS, LES FRERES JACQUES (RYS/DABADIE)
ll était né à Mexico
C’était oune drôle de zigoto
Ca n’est pas qu’il était costaud
A part ça qu’il était très beau
Il portait oune grand sombrero
Il avait oune pistoleto
Avec des sabres et des couteaux
Que ça donnait froid dans le dos
C’était le plous grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment c’était oune type fantastique
C’était oune as, oune très grand as !
Sa moustache était coumé ça
Ses épaulettes coumé ça
Son sombrero grand coumé ça
Ma loui n’était grand coumé ça, ma...
C’était le plous grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
Ma il faut faire bien attention
Avec ces révoloutions
Qué pour un oui qué pour un non
On prend une balle dans le citron
Sa mort était pour la nation
Une terrible perdition
Et c’était pour cette raison
Qu’il sortait pas de sa maison
C’était le plous grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment c’était oune type fantastique
c’était oune as, oune très grand as !
Il avait de médailles, tout ça !
Oune masque à gaz comme ça !
Dos arquébous... non pas dos, tres arquébous... coumé ça !
Loui tout seul qu’était grand coumé ça
Non pas coumé ça... hein ?... coumé ça - ma...
C’était le plous grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
Pourtant on eu besoin de lui
Qu’on vint le chercher oune nouit
Qué cette fois dans le pays
Ca sentait oune peu l’oeuf roussi
Padada pampam pampam pampam
Mon zénéral hardi hardi
Debout la dedans qu’on loui a dit
Mais il en fout tellement surpris
Qu’il en tomba mort dans son lit
C’était le plous grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
On lui fit des funérailles fantastiques
Funerallas nacionalas
Avec des larmes coumé ça
Des couronnes coumé ça
Des discours longs coumé ça
Or loui qu’était grand comme ça, ma...
C’était le plous grand zénéral dou Mexique
Y’a pas que chez eux qu’y en comme ça
C’est que nous on en a vu des tas
Des petits des grands des gros des gras, anda !
Chouette ce sanctuaire
"je vérifie toujours mes sources pauvre naze nostalgique des salazar et franco"
myr à 17:21
La preuve par l'absurde
SAINT-LAZARE????
Nostalgique de la Gare St-Lazare, moi??? Non mais !!!! De la Gare de l'Est, voui....restée longtemps trop vaste, démesurée, comme un costard trop grand donné par le Secours Catholique, ,dans lequel eût flotté un rescapé de la guerre.
Parce qu'avant tout, cela s'écoute...
http://www.deezer.com/en/music/result/all/stranglers%20always#music/result/all/g%C3%A9n%C3%A9ral%20castagnetas%20harcourt
Que c'est drôle...
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