La République des LIBRES

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."J.Jaurès

09 novembre 2009

RACONTONS NOTRE 9 NOVEMBRE 1989

CHER-E-S AMI-E-S, IL Y A 20 ANS LE MUR TOMBAIT.

ET SI ON FAISAIT UN PETIT CALEPIN COLLECTIF AVEC TOUS NOS TEMOIGNAGES ?

A VOUS... 

LE MUR MURANT BERLIN REND BERLIN MURMURANT
                                                                        

Et le florilège commence.....

 

LE 5 NOVEMBRE 2009

 



1  FACE AU MUR

Du fin fond pimpon de sa campagne, Julien apprit qu'il y avait un mur à heu Berlin par le voisin de la ferme d'à-côté qu'on disait communisse parce qu'à la messe pour faire chier notre curé en sous-soutane il portait une cravate rouge avec dessus une photo d'un gros moustachu qui ressemblait de loin à Brassens en nettement plus moche et qui lui ne portait jamais de casquette militaire ah ça non ; avec les autres gars du café il avait bien rigolé au gorille surtout quand le juge se fait enculer. Il alla donc chez Totor le lendemain pour voir le mur à la télé ; Berlin, il avait vu ce nom là sur la carte de géographie à l'école communale mais après... Quand il vit ce fameux mur, il resta bouche bée ce qui lui arrivait souvent mais là encore plus bée que d'habitude. Tout ce foin pour mur en béton qu'était même pas en pierre taillée comme ceux de la commune, ben ça alors. Le Marcel à la cravate rouge lui dit que les gars de l'autre côté en avait plus que marre parce que avec les commusisses c'étaient pas ce qu'ils avaient espéré que tous les jours y en avaient qui se barraient par-dessus et par-dessous n'importe comment et que ça pouvait plus durer et qu'on allait pas continuer longtemps comme ça. Julien qui n'avait pas même la radio encore moins la télé, n'était au courant de rien si ce n'est qu'à son avis on faisait beaucoup de bruit pour un mur qu'il voyait tout barbouillé de peintures à la Picasso comme les vitraux de la nouvelle église et qu'il y comprenait rien mais qu'il aimait beaucoup sauf que ça devait avoir coûté bonbon au maire qui regardait pas à la dépense. Sa femme Monique lui disait t'occupes pas de toutes ces conneries ya du boulot dans l'étable et aux champs, nom de dieu, faut te remuer. Quand même, cette histoire de mur tout gribouillé le turlupinait comme si on aurait mis un mur bigarré entre le bistro et les pissotières municipales ou entre la ferme et les champs pour faire chier tout le village ; il décida donc d'aller chez Marcel tous les soirs pour regarder les actualités alors qu'il ne buvait jamais en dehors des repas sauf quelquefois et que rien ne l'avait vraiment branché jusque-là, la popolitique et toutes ces coconneries, les pédés qui se trémoussaient avec des filles nues dans leurs costumes de cinglées sur des musiques de nègres.

Un soir, on vint le chercher en courant Julien viens vite ya du nouveau avec le mur. Il y avait beaucoup de monde devant le poste et devant le mur, il y avait beaucoup de bruit aussi devant les deux. Il réussit à se faufiler au premier rang pour voir d'abord un vieux pépé à l'air radieux qui jouait d'un gros violon comme il n'en avait jamais vu, une musique comme il n'en avait jamais entendu et puis toute une escouade de gars avec des pioches et des masses commencèrent à taper dans ce foutu mur tandis que les plus jeunes dansaient que les plus vieux s'étreignaient que les flics et militaires regardaient sans broncher tandis qu'une foule venant du côté où le mur n'avait pas de barbouillages franchissait des passages comme si elle avait le feu au cul et restait ébahie sous le projecteurs. Julien ne comprenait rien à ce spectacle parce qu'il ne s'intéressait à rien sauf à la ferme, aux corvées, à Monique de temps en temps mais voir tous ces gens si heureux lui donna soif et il réclama un calva au Totor tout étonné et même un deuxième.  Le brouhaha augmentait au fur et à mesure que le mur tombait ; Julien, un peu bourré,  se mit à rire aussi avec les autres tout en pensant aux nouveaux vitraux de l'église ; il se demandait si un jour on allait pas faire pareil et s'il ne serait pas le premier à taper dedans.
 
©  Jacques Chesnel  (novembre 2009)

2  TEMUDJIN

Je hais les murs qui séparent et il y en a tant sur cette terre. Je hais les murs qui enferment et il y en a tant aussi sur cette terre. Je n'aime que les murmures, les mûres mûres, ou les murs d'une maison sans toit pour voir le ciel, sans porte pour que l'ami entre, sans fenêtres fermées , ça c'est pour les oiseaux et les rayons de soleil. Donc un petit muret de terre sèche pour s'asseoir et attendre, dans le bruit du vent qu'il n'y ait plus de murs qui séparent, de murs qui enferment, des murs où on fusille ; des murs, oui, pour coller des affiches qui disent en bleu le bonheur, pas la rouge qui transformait des innocents en bandits.A Berlin, il faut se souvenir des mains qui se sont liées après tant d'attente et de séparation cruelle, cette joie qui déferlait comme une vague irrépressible.
Et la muraille de Chine ? Tremplin pour les oiseaux avec dans la mémoire du vent des cavaliers, comme ceux de "Gengis Khan" de Henry Bauchau :
Deuxième tableau - scènes 3 et 4
"Timour : Ecoute Kassar : une ère nouvelle commence pour nous. Nous avions faim, nous avions soif, toi aussi ! Nous n'étions pas assez nombreux pour vaincre. Temoudjin a fait de nouveaux Mongols ; dans la lutte et dans la victoire, ils deviendront semblables à nous...
Reste avec nous, Kassar. On dépérit loin des bannières des hommes.

Kassar : Quelles bannières ? J'ai cru combattre pour une famille et Temoudjin en a fait une tribu. J'ai cru lutter pour cette tribu, il en a fait un peuple où nous sommes tous confondus. Que va-t-il faire maintenant ?....
Il faut qu'il y ait une loi nouvelle... S'il n'y a pas de loi, nous ne sommes plus la libre nation des Mongols. Je pars."

CHRISTIANE PARRAT

 

3

La question posée par notre compère MàC ne manque pas d’intérêt. Où va se
trouver cet intérêt ? Probablement pas dans les analyses divergentes qui
sont les nôtres sur des évènements qui peuvent comme toujours être déformés
afin de correspondre à nos canevas cérébraux préétablis.
C’est si facile d’adapter le réel à un modèle de pensée préexistant. Qui peut jurer qu’il
n’utilise pas des cartes neuronales fermes et solides lui permettant de
penser/agir suivant des modèles usuels ? Le véritable intérêt se situe dans
l’analyse immédiate que chacun de nous a développé lors des évènements du 9
novembre 1989.

Revenons au sujet.  Quel souvenir ai-je gardé de cette chute du Mur ?
Comment l’ai-je réellement vécu, ce 9 novembre.


Premier reflexe : se ruer au fin fond de la cave et sortir de leur boite
d’archivage tous les agendas qui s’y trouvent. Mettre la main sur celui de
1989 … je l’ai ! Je parcours les mois en essayant de revivre qui étais-je
cette année là dans mes actes.  Je retrouve les voyages professionnels
nombreux, proches ou lointains, inégaux en importance, et vous les épargne.
Vacances d’été ?  Trois mois avant la chute du Mur, je tournais dans le
Yucatan : souvenirs de Palenque, Chichen-Itza, Uxmal, Tulum, Merida, les
pyramides … Le sentiment le plus fort ? Je me souviens l’avoir ressenti sur
les marchés de San Cristobal de Las Casas.  Couleurs mexicaines … Rien ne me
reste des quelques jours passés à NYC, avant et après le vol vers le
Mexique.



J’habitais Paris, alors. Je retrouve tous les concerts de l’époque, et les
régates courues ailleurs. Rien de marquant.



Qu’ai-je noté sur mon agenda le 9 novembre 1989 ? J’étais à Antibes / Nice,
le jour même. Et le lendemain ? Dans l’Essonne, avec en annotation rouge :
Lambaréné. Pourquoi donc, Lambaréné, ce vendredi 10 novembre ? Mystère !
Pour le week-end, je vois noté Pilobolus, compagnie de ballet dont j’ai du
voir le spectacle puisque le billet m’a coûté 280 francs.  Ah ! Retrouver
l’ancienne monnaie : cela fait drôle … Rien de noté, d’écrit, sur la chute
du Mur … Je dois faire appel à ma seule mémoire : une fois l’effort produit,
je me souviens.

Lorsque j’ai vu les images des allemands de l’Est qui passaient, se ruaient
en foule, de l’autre coté de la frontière, l’analogie avec la noyade s’est
imposée. Devant ces images, j’ai repensé à ces moments de forte brise où
vous ratez votre empannage sur votre dériveur devenu fou de joie en plein
mistral, vous chavirez, l’eau et le vent sont partout, dans vos yeux, dans
votre bouche et les muscles ne répondent plus. Les autres, les camarades,
sont eux aussi en fuite, en déroute, les bateaux se heurtent à la bouée sous
le vent. Chacun pour soi… !  Epuisé par l’usure du milieu, vous vous noyez
dans cette eau agitée de toute part. Vous êtes un des thons, rouge de sang,
pris dans le piège de la Matanza sicilienne … En sortir … à tout prix !


Les prisonniers de la DDR, protégés de l’impérialisme occidental par un Mur
salvateur (!), n’avaient qu’une idée, le 9 novembre 1989 : sortir de la
suffocation que nous éprouvions dans ce monde communiste. Sortir pour
respirer. Sortir pour voyager, se parler librement, se dire la vérité, même
si ce n’était pas la Vérité. Ne plus suspecter sa famille, ses proches, ses
collègues … Vivre ! Vivre libre ! Ils sortaient ces pauvres prisonniers pour
échapper à la suffocation, à la noyade, à la STASI, à la honte de la
nomenklatura, engraissée, vulgaire. Ignoble représentation d’un pouvoir qui
ne l’était pas moins. Ils s’enfuyaient, ces pauvres prisonniers,  pour
échapper au mensonge permanent, ils se poussaient les uns les autres pour
aller plus vite,  sortir plus vite la tête de cette eau saumâtre où
clapotaient leurs vieux dirigeants pourris et les jeunes voyous de la milice
qui les servaient fidèlement. Quitter l’horreur sournoise, organisée dans
cette autarcie autiste, sinistre, et insupportable !

C’est comme cela que j’ai vécu cette chute du Mur. J’ai vu des oiseaux
emprisonnés, ces allemands qui nous ressemblaient tant, pauvres moineaux que
le communisme avait obligé à vivre dans l’aquarium pimpant et mensonger de
la DDR, et qui, fuyant la suffocation dans un milieu qui n’était pas le
leur, n’avaient qu’une idée : sortir de l’eau croupie, retrouver de l’air,
le plus vite possible, quitter enfin leur geôle, s’envoler et vivre en
liberté ! Ils ne pensaient qu’au présent … Fuir et respirer un peu de la
liberté de leurs compatriotes de l’Ouest !


Je me souviens aussi avoir béni le merveilleux pape de la Glasnost, Gorbi
(ah ! quel russe « étrange » !),  et pensé que ce que je voyais là, sous mes
yeux, allait se produire partout ailleurs dans l’Union Soviétique et ses
satellites.

JC

4     SI LOIN SI PROCHE…

Il n’y aura pas de plaque… Perso j’ai senti que la bête souffrait quand les Allemands Rédaïstes ont pu passer par la Hongrie avec leur Traban et leurs sacs plastique pour le cas où il y aurait des choses dans les boutiques. Je me suis dit : « Qu’est-de que va faire Gorby ? » et surtout « Gorby va se ramasser un pouchte … comme jadis Krouchtchev en 64 par Brejnev qui baisait Marchais par la bouche et pareillement ce pue-de-la gueule d’Erik Honecker »  Y’en a un qu’on a oublié dans nos prières depuis vingt ans au moins, c’est le Souslov qu’était chef dans la pensée marxiste-léniniste pécéef correcte, celle que suivait Alexandre Adler ce gros pouf qu’a été le dernier kaguébiste de cette époque-là avec un Francis Crémieux qui tournait alors autour de la Propaganda : faut retrouver leur livre (ils l’ont défendu chez Piwo un soir face à un petit couple qui sortaient « la rue du Prolétaire rouge »)… Cétait un éloge ardent de la foutaise moscovite. Maintenant, après Andropov et l’aut’ qu’a pas duré plus que le Jean-Paul Pommier qué mort en pleine epectase après une branlette de la nonne de nuit, vlà le Adler en train de nous faire avaler Poutine…

Alors… le 9 novembre d’il y a vingt ans, j’étais sur la route de Brest (pas de Brest-Litovsk, entendons-nous bien) et quand j’ai entendu, avant d’aller voir à la télé ce qui se passait à Berlin, j’ai cru que j’allais m’envoler de bonheur et j’ai pleuré en pensant à ces belles années gâchées et qui reviendraient plus… J’avais pas eu le courage d’aller faire du tourisme pendant qu’ils en bavaient, y compris en taule… J’étais juste allé pour le travail (aux archives de la Gestapo, « ach Genosse GG ! », pour obtenir copies des dossiers sur les Franzosen, surveillés en 1940 et après… et les collabos spontanés) sinon à d’autres occasions pour chercher des images du côté de chez Humboldt etc… etc.

Berlin-Est, merci beaucoup… (pour l’instant je parle pas de Prague, ça sera pour plus tard ). Je me vois encore, la dernière fois que je suis allé à Berlin-Est, me faire engueuler par une caissière-vopo alors que j’avais voulu acheter, avec des marks de l’ouest, des microsillons de musique classique enregistrée par un excellent orchestre hongrois ou même allemand et même russe… Tout juste si elle avait pas appelé la police. De ses gueulantes j’avais compris qu’il aurait fallu que je change davantage de marks à Check Point Charlie. Ça m’avait paru louche cette fois-là parce que le béni oui-oui chauffeur de taxi n’avait pas craché sur la bonne monnaie… Pareillement sur « Alexander-Platz » quand j’avais fait craquer un bon billet de l’ouest pour faire avancer plus vite le poulet rôti et les frites… Le correspondant de mon patron d’alors m’avait passé à l’Ouest, au retour, par un souterrain (Ja ! comme je vous dis mes p’tits gars). Et même que le même, une autre fois, m’avait sorti dans sa ouature française en faisant singer une fouille par ses potes de garde (« Rien que pour tromper l’autre US dans son mirador qui nous mate à la jumelle »)… Avant qu’il me reconduise à mon hôtel, on avait fait le tour des bureaux de poste de Berlin-Ouest, lui avec un paquet de faux passeports pour recueillir des plis en « poste restante »… Hi hi hi. Allez cé du passé, faisons table rase.

Les comiques ont cru que cétait la « fin de l’Histoire ». Bon, on a le droit de se tromper. Moi je pensais qu’au contraire, c’en était une autre qui allait commencer. Ce qui a été perdu, en revanche, cé la prétention des petits hommes rouges à croire possible de « faire l’histoire ». Font rien du tout, ces gars-là… L’histoire se fait même contre eux. Ce que je remarque c’est que cé les cocos qui ont le plus crié que ç’allaient être le triomphe du libéralisme à tout va puisqu’ils n’étaient plus là pour faire peur. En attendant, les forçats de l’impérialisme mirent au moins deux ans avant de bouger leur cul. Ils se surveillaient comme des chiens qui matent un os à ronger. Le libéralisme s’est pris un tsunami depuis… Et nous voilà revenu comme avant, sans le guignol’s band des partis de la classe ouvrière pour nous faire croire que la solution à tous les problèmes passe par eux. Cé là où les trous du cul de la bande à Trotsko ont réussi leur entrisme génétique… Zont pris d’assaut, pour commencer, la critique œnologique (ça s’est avéré)… après, zont pris d’assaut le parti socialiste (et on a vu ce qu’on a vu)… après, avec les maos un peu repentis, ils se sont jetés sur la presse papier (ça aussi cé avéré). Et voilà pourquoi les curés sont noirs et les imams d’attaque…

Quand j’étais jeune (cé pas vieux) j’étais dans la purée nostalgie à la « Berliner Requiem » et à la Wim Wenders avec son « Der Himmel über Berlin » (et puis avant, ach ! l’Allemagne d’alors, les deux que j’aime le plus : « Alice dans les villes » et « Au fil du temps »)… Le 9 novembre a filé un grand coup de tatane  dans la nostalgie. Il a fallu réviser : finies les promenades guetteuses le long du Mauer ou dans Kreuzberg et le Tiergarten. Les acacias rabougris poussaient déjà entre les cailloux ruinés… Il devenait urgent de penser autrement.

MORASSE

5

 
Le 9 novembre a commencé aux infos de 22 heures, dans ma voiture, je le sais.
Un communiqué, des regroupements, rien de clair ni de précis, quelque chose dans l'air.
Maison, télé, souvenir lui sûrement en partie fantasmé d'avoir passé une grande partie de la nuit devant, comme vingt ans plus tôt pour marcher sur la lune.
Heureux.
Mes fils ne sont pas couchés, Le Monde bouge avec eux.
t-size: 12pt;"> Les retombées sur mon petit monde, auront lieu le 10 et le 11.
Le 10, la seule et unique fois où j'ai allumé ma télé le matin.
Le 11, le jour j'ai définitivement placé Bach au-dessus de tout en « écoutant » les incroyables images de Rostropovitch sur sa chaise.
Ensuite c'est Noël, le « procès » et l'exécution des Ceaucescu, la fin de l'euphorie, les dirigeants connaissent les risques, les peuples se jugent, les négociations démarrent, plus de sérénité mais moins d'envie.
L'impact de ces deux mois sur ma vie ?
Elle était à un tournant, entre novembre et décembre 89 j'ai abandonné la volonté d'être un grand chef de « l'économie réelle » pour être un peu le petit chef de ma vie.
Les événements de ces deux mois ont-ils influencé mon choix ? Inconsciemment mais avec certitude.
Pour mes quarante ans Le Monde et mon monde changeaient.

PADO

6 DE JESSYE NORMAN A MSISTLAV ROSTROPOVITCH

L'année avait commencé de façon quasiment grotesque. On fêtait pourtant le Bicentenaire de la Révolution de 1789, et accessoirement le centenaire de la Tour Eiffel et à Mialet, Genève, St Jean-du-Gard et autres lieux saints du protestantisme, les 400 ans de l'Edit de Nantes. Ça faisait beaucoup. Surtout que , enivré par la victoire puissante qu'il avait remportée contre Iznogoud, le Pacha Haroun el Poussah se mit en tête de créer un Comité. Théodule? Non, Comité du Bicentenaire. Juteux frometon, à la vérité  pour ceux qui en croquaient. La France avait décidé de faire fort. Très fort. Le 14 Juillet s'annonça grandiose. Jessye Norman entonnant , le soir venu après les délires de Goude sur les Champs, la Marseillaise...et partout en tous lieux, déjà la longue ribambelle des "prreuuuuduits dérivés Révolution". Les boutanches de lordeaubem imbuvables réétiquetées bleublancrougemarianne, les paires de chaussettes, les slibards aussi ,chez Leclerc e'd Méru....bleublancrouge. La connerie brute et épaisse. Et, pendant ce temps, ça branlait dans le manche à l'Est. En Juin, les Magyars, et en particulier Miklosz Nemet, le premier ministre commençèrent à démanteler le rideau de fer avec l'Autriche. Schnipp, schnapp, schabernak, et on voyait les soldats de l'Armée populaire (défense de rire) hongroise avec leurs cisailles renrouler les barbelés avec soin, dame, rien ne devait se perdre !!!. En Pologne, Jaruzelski , derrière ses lunettes noire, dûment  chapitré par Gorbatchev qu'il n'avait qu' à se débrouiller, avait laissé la démocratie revenir doucement et Tadeusz Mazowiecki avait été élu premier premier ministre non communiste du pays depuis 44 ans. En Bulgarie Jivkov commençait à compter ses petites cuillères en or et à emballer ses porcelaines. En RDA, ça effervesçait aussi. Apprenant que la frontière Austro-hongroise était ouverte, des dizaines de milliers de citoyens de la DDR découvrirent un charme fou au Lac Balaton et à Györ, Sopron... Seulement Honecker et Mielke, les deux pourris en charge de  la RDA avertirent leurs homologues canins de Prague qu'il serait bon de proposer d'autres vacances à ces pue-la-sueur. En taule, par exemple. Or, l'ambassade de RFA avec 10 000 personnes campant dans son jardin à Prague finit par accorder des passeports de RFA à tout le monde, ce qui d'ailleurs figure dans la Constitution de 1949. Les pourris de Prague et de Berlin-Est n'avaient qu'une exigence mesquine et aux incalculables conséquences : que les trains spéciaux de Prague à Hanovre passent OBLIGATOIREMENT par le territoire de la RDA, histoire d'une ultime persécution. On connaît la suite. Emeutes gravissimes à la gare de Dresde,  avec des gens qui s'accrochaient aux wagons. Les charognes de la Stasi essayant de faire descendre ceux qui étaient dedans.....manifs quotidiennes ensuite. Gorbatchev qui fout un bordel montre chez les cacas du SED..le baiser de la mort etc etc...
Ce jour-là, an diesem Donnerstag (Paul Edel comprendra l'allusion !!) j'étais au Collège. Jour morne en Seine-et-Morne. Pavillons silencieux autour du collège. Vent dans les peupliers. De gros nuages galopaient, venant des collines du Valois, chargés de pluie. Nous étions en cours de Géo, avec des 3èmes. Ça ronronnait doucement... ça digérait le couscous merguez agneau du midi... je faisais mon cours sans anicroche, quand soudain, le principal, qui se baladait toujours dans son bahut en chaussons, le con, et qui, je ne sais pourquoi, me vouait une admiration sans borne, même que ça en devenait gênant, frappe, les gosses se lèvent, il dit rasseyez-vous et me sussure (pas le cul, obsédés!!!!!) à l'oreille "Monsieur Goldschmidt, ça a l'air de bouger à Berlin"....dans le genre sibyllin, on pouvait pas mieux. Je rentre le soir. Train de 17h25, le Corail de Laon.. super. Et comme toujours quasiment vide. On se mettait en première et on ronflait tellement qu'on était nazebroques. Le métral, lebain de vapeur doukipudonktan.. et puis j'ai tendu l'oneille, car des gens parlaient de Berlin... Clac, j'allume la téloche et 'fectivement, un journaleux tout testostéronisé était "en direct de Berlin". On voyait le Palast der R'publik, (Le siège du SED) les manifestants habituels. "Wir sind das Volk" Egon krenz, ayant vidé sa vingt-troisième bouteille de Stolichnaya, hips!!! Lothar de Maizière aussi à l'aise qu'un député socialiste devant une enveloppe avec 5000000 euros dedans, !!! Mais rien de spécial...Et à 20 h , je prends les infos boches sur Die Erste. "Die Tagesschau"et là, c'est là que j'ai ressenti charnellement l'histoire, pour la première fois de ma vie et réellement; le présentateur relate la conférence de Günter Schabowski, qui, perdu dans la piscine de l'Histoire en marche avait involontairement précipité les choses. D'abord on n'en crut pas ses yeux.. le poste de la Bornholmerstrasse OUVERT et les Vopos flegmatiques, parfois souriants, laissant passer les Berlinois de l'Est sans passeport.... la veille encore, quiconque aurait parié là-dessus aurait été pris pour un dingue. Ma femme qui est née l'année de la construction du mur était encore au boulot. Je suis ressorti et suis allé chez l'Arabe au coin de la Rue Montgolfier pour acheter une roteuse. Eh bien, le type, que je connaissais depuis longtemps non seulement a deviné pourquoi j'achetais du champ, mais a trinqué avec un coup de boukha....c'est bon la boukha surtout avant le champagne.
Le lendemain, Vendredi 10 Novembre, j'ai raté le train de 6h44 et celui de 8h18... bref, j'ai sèché...

MONTAIGNE A CHEVAL


 7 MURS ET MATURITE

    Certains moments de la vie nous renvoient à une solitude choisie comme ouverture vers un peu plus de liberté . Tandis que cédait le « Mur de Berlin » je tentais de faire tomber les dernières murailles en  moi-même  pour en finir ou presque avec une démarche psychanalytique commençée en amont . S' ils n'y a jamais de '' dernières murailles ''pour la vie psychique (sinon nous tremblerions de froid ) il existe, cependant quelques murs  coriaces dont il est bon de se débarrasser .. Toute mon énergie était absorbée. N'avoir comme seul interlocuteur que soi-même est un moment très particulier, qui heureusement ne dure pas ; l'autre et les autres veillent sur nous mais nous paraîssent lointains .

    La chute du Mur de Berlin  alors ;

-un événement qui devait avoir lieu
-une fête pour certains-on comprend
-une nuit plus ancienne et les mots me manqueront toujours. Vous avez souligné l'importance des ce dates similaires et je partage votre avis sur l'importance du refoulé ...Je ne cacherai pas que mes amis allemands actuels sont plus de l'est que de l'est : c'est une question d'affinités personnelles mais cela est .

    A cette époque j'avais entrepris des Séjours Hongrois tant linguistiques que réels, puis très vite il me fallût aller du coté de La Slovaquie : j'y vois une participation personnelle aux évènements de mon époque par un chemin imprévisible y compris encore de moi-même mais heureux .

KARA

8

La chute du Mur de Berlin?
Une effervescence joyeuse, peu d'images précises, juste des groupe
de jeunes, anoraks et bonnets, escaladant le mur déjà couvert de tags.
Un grand courant d'air frais et un sentiment de fierté, les choses 
avancent, elles vont dans le bon sens.

BRIGITTE DEGORCE


DER MAUERFALL OU LA CHUTE DU MUR

Il m’est difficile de raconter cette nuit du Mauerfall sans introduction :

J’ai été élevé par une Saxonne partie vers Paris en 1948, chassée par une Saxe devenue Zone Russe et un Berlin réduit en cendres. Nous avons toujours rêvé d’une Karl-Marx-Stadt redevenant Chemnitz.

J’ai habité Hambourg pendant des années, dés 1971, partageant mon temps professionnel entre l’Allemagne et la Suisse, j’ai donc connu dès le début des années 70 les deux Berlins. J’ai parfois traversé la DDR pour me rendre à Berlin, interdiction de quitter l’itinéraire obligatoire sur les Autobahnen, passage de la frontière à Hof en BRD, détour donc d’au moins une heure ou plus en venant de Hambourg. Passage folklorique aux postes-frontières, très adrénalisant en pleine nuit, dans la neige et le froid, quand les douaniers regardaient dans et dessous les voitures, et que la queue aux frontières pouvaient durer des heures.

Je ne vais pas m’attarder à raconter les deux Berlins, vu par un noctambule, Berlin-Ouest fermait ses discos vers midi et Berlin-Est obligeait les affreux capitalistes de l’Ouest à rentrer avant minuit. Je trouvais Berlin-Est assez exotique, un peu choqué et en colère quand les dames pipi.du Fernsehturm Restaurant me demandèrent de payer mon passage pour me laver les mains, cela ne me semblait pas démocratique: en Deutschmark de l’ouest! Il était aussi interdit, de venir visiter Berlin-Est en voiture en ayant de la musique américaine enregistrée. On me laissa quand même passer avec de la soul-music, la seule fois où je m’aventurais avec ma voiture dans la ville. Il faut dire aussi que le vol Hamburg-Berlin-Hamburg était en grande partie subventionné par Bonn ou le Berliner Senat et la route prenait des heures.

Berlin-Est était triste et sans lumières, pas de publicité pour les Assurances, le Milch Glücksklee ou les ours de gommes de chez Haribo. Au milieu de cette mer sans étoiles, Berlin-Ouest était un phare, l’étoile de Mercedes  Benz resplendissant comme une pleine lune, une île capitaliste, peuplée quand même aussi de jeunes gens alternatifs ayant quitté ou fuit la BRD, la Bundeswehr et le CDU-CSU. N’habitaient plus à Berlin-Ouest que des familles n’ayans pas émmigré en 1948, très peu de monde parmi le monde des entrepreneurs.

Après Novembre 1989, il devenait possible de voyager plus ou moins librement entre les deux Allemagnes, j’ai donc visité plusieurs fois Schwerin, charmante ville très décrépie, au bord d’un lac, entre Hambourg et Berlin. À Hambourg les Ossis venaient regarder ce qu’était l’Ouest, les Wessis regardaient un peu effrayés les Ossis et leurs Trabants grises aux odeurs malodorantes envahirent la ville pendant les week-ends.

J’écris ce préambule pour expliquer que le mur n’est pas tombé en une nuit, plus intéressante est l’histoire avant et après. Je me suis toujours senti sensibilisé par l’Histoire des deux Républiques.

Le jour de la chute du mur, c’est à  dire de l’ouverture des barrières des  Check Points pour les citoyens de la DDR, je me trouvais avec une bande d’amis chez moi à Zürich, il me semble qu’il y avait dans la soirée un match de football, bientôt nous furent collés devant le poste de TV pour regarder, fascinés, scotchés, ce qui se passait à Berlin, l’incroyable venait d’arriver : La foule était libre d’aller à l’Ouest, un immense sentiment de liberté même vu depuis un appartement Zürichois, venait comme un nuage d’espoir envelopper l’Europe. C’est tout un monde qui s’effondrait. Pour certains grincheux de la BRD, plus tard, quand le sujet d’une Allemagne réunifiée devint un projet envisageable, et qu’ils leur semblaient que Helmut Kohl se pressait trop avec sa  Wiedervereinigung, j’ai alors toujours expliqué aux égoïstes que les dernières 56 années de dictature fasciste avaient été un temps extrêmement long (1933-1989) pour ceux qui vivaient en DDR: Si les Bundesrepublikanern   pouvaient attendre, les Genossen des  Herrn Honecker avaient besoin de changement d’air au plus vite.

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, une seule Allemagne semble une évidence, il est devenu difficile aussi de différencier les Ossis des Wessis dans les rues de Berlin. Tout ne se fit pas en un tour de main et pendant des années, quant on sortait d’un métro souterrain Berlinois, en quelques coups d’œil on pouvait deviner si on était à l’Ouest ou à l’Est.

MàC nous prie de raconter les premières 24 heures de la chute du mur, peut-être j’étofferai par la suite sur mon Blog mes expériences Berlinoises; pour faire court, les quartiers chics de l’Ouest sont devenus ennuyeux comme la pluie pendant un week-end en UK et c’est à l’Est que la ville, peut faire concurrence aux grandes capitales cosmopolites. La Friedrich Strasse est un piège à touristes, il faut aller plus à l’est. Berlin c’est Beijing made in Europe.

Le  Mauerfall, était la faillite du communisme, l’utopie venait de crever, il ne restait plus pour les 20 années suivantes que de voir le capitalisme triomphant boire son verre de  Bourbon on the rocks with diamonds en l’avalant de travers.

Le plus triste fut les années suivantes, d’observer les entreprises de l’Ouest envahirent les villes de l’Est, seuls quelques artisans locaux avaient la possibilité de développer de petites entreprises. Imaginez des camionnettes avec comme enseignes : « Arthur Müllerkopf & Söhne, Spenglerei seit 1927 » ou « Bierenkamp und Söhne, Malereibetrieb seit 1889 ».

Par contre dans les rues de Schwerin, ville que je connais, seuls les grandes entreprises de Hambourg semblaient omniprésentes dans ce début des années 90.

Je m’aperçois en me relisant que je n’ai pas vraiment parlé  de cette fameuse nuit, c’est assez simple, quand on voit aujourd’hui les Actualités télévisées de l’époque ou des documentaires, ce sont les mêmes larmes de joie qui m’envahissent, j’espère que les lecteurs de ce petit texte écrit dans l’urgence partagent mes sentiments.

La nuit de la chute du mur, j’ai regardé  la télévision, comme le jour du 9/11.

THIERRY KRON

10
le 9 novembre 1989 ... ça faisait un mois et demi que j'étais hospitalisée à Senlis, pour empêcher mon bébé de naître trop tôt. A cette époque la santé publique se faisait un point d'honneur à prendre en charge jusqu'au bout les parturiantes en situation critique, j'étais donc aux petits soins à l'hôpital : chambre seule avec vue sur la forêt, télé, équipe médicale on ne peut plus sympa, des aides soignantes aux internes... 2 mois d'hosto c'est comme un séjour en pension de famille... Mon unique rapport au monde extérieur c'était la télévision et les visites jusqu'à 20h. Ce soir là je me souviens parfaitement bien des images de folie sur la destruction du mur... j'étais rentrée avec mon bébé dans le ventre dans un monde cloisonné, stupide et fou, je sortirai avec mon petit garçon dans les bras dans un monde ouvert, libre et fraternel... J'avais un peu peur cependant de la violence, on se sent vulnérable perfusée dans un lit d'hôpital et sous la liesse filmée en Allemagne et en France, un sentiment inquiet fusait en moi : allait-il y avoir des répressions ? comment la RFA accueillerait la RDA ? Et les autres pays d'Europe, allaient-ils continuer à nous pourrir le bonheur avec leurs incessants discours péjoratifs sur la société communiste ? Comment les Allemands de l'est allaient-ils pouvoir étancher leurs nouvelles soifs ? Seraient-ils accueilli dignement ? J'avais de plus en plus hâte de revenir dans le monde, active et sur pieds et ce mur détruit était pour moi la marque inconditionnel d'un monde meilleur, sans plus de cette maudite guerre froide et sans plus d'injustices. L'espoir, un bonheur fou. Douze jours plus tard, mon petit garçon est né... dans un monde pour lui radicalement différent de tout ce que nous avions, son père et moi vécu... La liberté sur le pouvoir se gagne mais surtout elle s'entretient...

SOPHIE DES ROSES.

11 LE MUR EST TOMBE MAIS IL CONTINUE DE SERVIR

Le Mur qui est tombé voici 20 ans avait ceci de particulier qu’il ne protégeait ni emprisonnait la ville dont il faisait le tour mais empêchait ceux qui vivaient à l’extérieur de la prendre d’assaut pour s’y installer et s’installer du même coup à l’Ouest. C’était un mur de concentration externe en quelque sorte, une première dans l’histoire des fortifications puisque les assiégés, les prisonniers, se trouvaient à l’extérieur. Ceux de l’intérieur pouvaient se déplacer librement  par voie aérienne mais aussi en voiture et par train sur des tracés eux aussi « protégés » des assauts éventuels des citoyens emprisonnés. Bref, une monstruosité et qui plus est au nom d’un idéal émancipateur qui avait mobilisé des millions et des millions d’êtres humains à travers le monde. Une monstruosité et une honte.
Le Mur a symbolisé ces régimes dits communistes qui faisaient de tout citoyen un gardé à vue, un suspect et un détenu. Jamais auparavant dans l’histoire on n’avait, je crois, empêché des êtres humains d’exercer la seule liberté qu’ils avaient dans les situations extrêmes : celle de partir. Il n’y a que le régime nazi qui a procédé de la sorte avec les Juifs à partir du moment où la solution finale fut décidée. 
Sous Franco,  Pinochet, Videla, Salazar, Caetano, et autres salopards du camp occidental on pouvait aller voir ailleurs, sortir de prison, pas sous le régime soviétique et celui de ses laquais.  C’est impardonnable et personnellement je ne pardonnerai jamais  parce que, outre le mal fait à ces populations, comme beaucoup de ma génération j’ai cru que le capitalisme n’était pas un horizon indépassable. Ces gens ont tué et enterré tout espoir de changement chez ceux qui souffrent ou qui simplement ne se satisfont pas d’une histoire qui serait « finie ». Eh oui, essayez un peu de dire qu’un autre monde est possible, que rien n’est « fini », invariablement on vous jettera à la figure le Mur de la honte.
C’est pour cette raison que je me méfie aussi beaucoup des célébrations autour de sa chute. Je n’y peux rien mais j’y vois comme un message subliminal qui nous invite à ne rien dire ni faire qui pourrait s’apparenter à une contestation, une remise en question du monde tel qu’il avance vers le désastre économique, financier et donc social, mais aussi écologique. Le Mur nous le rappelle entend-on : « Le mieux est l’ennemi du bien ! ».  Vingt ans après sa chute nous voilà, ceux qui rêvons d’un monde un peu moins pourri, à notre tour pris à son piège. Après avoir empêché des dizaines de millions d’êtres humains de quitter l’espace concentrationnaire qu’il symbolisait on voudrait qu’il nous réduise au silence et nous invite à la résignation.

LAZARILLO     

12
Bon, le Mur, rien à foutre... On m'a cassé les bonbons avec quand il était là, et on m' casse les bonbons avec maintenant qu'il est plus là... Les bonnes consciences qui s'accrochent à des "symboles" pour débiter le p'tit laïus humaniste (ou prétendu tel) ça m' gonfle... Tiens, là, j' m'envole d'puis quelques jours. Et que j' te sers de l'anti-dictature à toutes les sauces, et que j' te sers du paradis et de l'enfer comme de brouets de carnaval...
Pour ceux qui le savent pas, le Mur est encore là. Et en bons gros parpaings que la majorité du Monde Libre a monté un à un, une main sur le cœur et l'autre dans la culotte de ma sœur qu'est pas farouche et adore les aventures avec les ouvriers du bâtiment...
Rostropovitch, jouant d' son biniou au pied du Mur, était un connard de première qui avait pour lui d'être un as du violoncelle. Point. Me souviens de certaine interview donnée chez Chancel où il s' lamentait de sa vie en URSS passqu'il était obligé (ou sa femme) de nettoyer les carreaux de ses fenêtres LUI-MEME... Tâche dégradante pour un type qui attendait qu'on baise la trace de ses pas... Et l' poison est arrivé comme ça, passque personne a rien dit quand il parlait de cette façon... On voulait abattre le Mur pour que Rostropovitch puisse ENFIN avoir une personne qui f'rait les basses besognes à sa place. On a si bien laissé faire qu'y en a qui se torchent carrément avec les gens. Alors, le Mur, rien à branler.
Herta Müller. Une très bonne écrivaine. Très grande, faut pas charrier. J'aurais préféré qu'on attribue cette connerie de Nobel, puisqu'on l'attribue, à Peter BICHSEL passque lui aussi il sait de quoi y parle, mais c'est plus emmerdant que Herta qui parle d'un monder disparu qui sert de prétexte à certains pour éviter les questions qui devraient submerger le Monde Libre.

MON CHIEN AUSSI

13

Je vous lis tous, et c'est magnifique la diversité de vos souvenirs, de vos émotions. Et c'est bizarre pour moi, parce que je n'ai pas de souvenir particulier de ce jour-là. Un peu comme si j'étais étonné que la chute ne se soit pas produite plus tôt, déjà. Peut-être parce que je m'enfonçais dans le boulot, et que là où je travaillais, je voyais sur pièces que le capitalisme occidental commençait déjà à réfléchir sérieusement aux moyens de placer son portefeuille par là-bas, thanks Gorby. Que je ne me sentais pas particulièrement optimiste pour la suite. Qu'à mon dernier séjour en Russie, j'avais vu, pour la première fois, une jeunesse (des jeunes de 20 ans… alors que j'en avais 24 ou 25, l'antiquité !) qui commençait d'être sérieusement frivole, de désirer rapporter de l'Ouest des objets de consommation totalement inutiles (comme des lunettes à essuie-glaces, si, ça existait déjà !) plutôt que des livres. Et dans mes notes et les courriers reçus pour ce mois-là, je trouve l'écho d'amis malades, du suicide de ce copain moscovite peintre, qui la dernière fois que j'étais à Moscou voulait me donner un tableau représentant une orange pendue à un fil, j'étais en retard pour le rendez-vous, je l'ai manqué… en novembre 89 il s'est pendu. En fait je me souviens surtout du coup d'Etat contre Gorbatchev en 91, là j'ai eu peur, peur d'un déchaînement militaire, d'un retour en arrière. Parce que pour moi l'Ost, c'étaient eux, c'est d'eux que tout continuait de dépendre. En mai 1991, quand vous vouliez accueillir des amis russes chez vous, vous deviez encore émettre un certificat d'hébergement à légaliser auprès de l'ambassade d'URSS. Ces amis russes qui n'avaient pas d'argent, s'étonnaient qu'en France on ne puisse pas vendre son sang pour récolter quelques sous. Maintenant, ils peuvent aussi bien vendre leurs organes, leurs enfants…
En décembre 89, j'avais vu Carnet de Notes de Wenders, noté des thèmes récurrents comme l'identité, connaître son centre, l'image de soi et la cohérence, le temps, le rapport au temps, la disparition de la notion d'original avec la copie vidéo. Un couturier japonais qui n'espérait aucun avenir, se souhaitait plus vieux et que tout finisse vite, il y avait juste sa concentration dans l'instant qui le sauvait de tout, disait-il.

SYLVESTRE

14     Faut-il avoir tout lu ?

Faut-il avoir lu tout ce qui précède pour faire sa rédaction ? J'espère que non. D'ailleurs, je n'ai pas le temps de tout lire et je n'ai pas le temps de faire une rédaction. Le 9 novembre 1989, j'habitais à Berlin, où je (re)traduisais une pièce de Brecht pour un théâtre de la banlieue parisienne. J'ai reçu un coup de fil de Paris. On me demandais de raconter. Je n'avais encore rien vu. Je suis allé au mur. Il y avait beaucoup de monde. Je suis monté sur un mirador, pour voir. J'y ai rencontré une acteur français, qui est mort depuis et dont j'ai oublié le nom. Tout cela, pour être honnête, et au risque de n'être pas populaire, m'est apparu assez déprimant. Je suis allé à l'est, sur la Käthe-Kollwitz-Platz, où j'ai mangé un bon steak avec haricots verts. J'ai bu un café au Palais du Peuple, et je suis rentré. Dans les heures qui ont suivi, j'ai déménagé à Hohenschönhausen, à l'est de Berlin-Est, d'où en quelques mois j'ai assisté à l'agonie d'un pays, en savourant chaque matin une paire de Schusterjungen trempés dans mon café au lait. À l'époque déjà je n'avais plus guère de cheveux, mais je n'aimais pas les laisser pousser dans le cou. Je me suis mis en quête d'un coiffeur. Les amis qui me logeaient m'ont conseillé d'aller voir leurs voisins du dessus. La femme coiffait Margot Honecker. J'y suis allé, elle m'a coiffé, enfin elle m'a rafraîchi. N'empêche que Noël approchait et que je devais rapporter des cadeaux pour la famille et les amis. J'ai donc fait comme tout le monde, et surtout les Français: j'ai acheté un piolet et j'ai arraché des bouts de mur peinturlurés, dont certains sont aujourd'hui encore sur des étagères dans des salons amis. Je suis reparti pour Paris avec une R5 pleine de livres de DDR. Le meilleur de la littérature locale (et dieu sait qu'elle était riche et belle) et le meilleur de la littérature soviétique (idem) dans les meilleures traductions du moment. Voilà. Bonsoir

FRANÇOIS

   

15    Je me souviens


Rosemarie, le mur du silence dans les familles est peut être encore pire que tout.C'est une horreur, car il est invisible.
Bàv.

Et moi, je me souviens de tous ces Kremlinologues patentés, véritables vedettes télés, Alexandre Adler, impressionnant, avec son savoir illimité, connaissant tout de la carrière du moindre secrétaire de section, les plus petits détails de leur vie , la marque de leur chaussures, de leur brosses à dents.Bernard Getta et Carrère d'Encausse, soviètologue enchef .
Ils n'ont rien vu venir.
Je me souviens de ça.
Le passage d'un temps immobile, avec ses fiefs, à l'écroulement de ce qui était impensable quelques semaines plus tôt.
Je me souviens de la tête de Gorbatchev, avec sa tâche.
Je me souviens de la froideur , du masque de F.Mitterrand. Aucune joie.Prudent, glacial.


Je me souviens, de quelques secondes du journal télévisé en noir et blanc en 61 , car l'Allemagne de l'Est, c'était plutôt un gris sale, ce mur qu'on montait à la truelle, on montrait ça. C'était sinistre.
Et la politique allemande de ces 20 dernières années,comme le rappelait Mac, H. Kohl, fallait avoir les reins solides, et le peuple qui a accepté des sacrifices énormes , l'équivalence du DM =M Est c'est une vraie décision politique. Et probablement la retraite à 67 ans, un peuple très courageux, on peut le dire.
Et cerise sur le gâteau, Madame Angéla Merkel, quand on la voit sur des photos à tous les âges de sa vie, le visage qui s'épanouit,autoportraits de Rembrandt inversés, le bonheur construit , et sa réélection à la tête de cet immense pays.

MANIATIS

16

Comme tous les témoignages ici sont fait par des personnes ayant connus la chute du mur, je vais vous donner la mienne, celle d’un jeune homme né quelques jours après le 9 novembre. On m’a apprit à l’école, qu’au mois de novembre 1989, le mur de Berlin était tombé. J’étais très fier parce que je me disais «héhé t’es né au mois de novembre toi aussi!» mais je n’avais jamais vraiment prit conscience de ce que cela signifiait. Quand, au fil des discussions avec mes parents et certains membres de ma famille j’ai comprit ce que signifiait ce mur et pour quelles raisons il avait été battit j’ai vite oublié mon petit orgueil enfantin et j’ai commencé à relativiser et à penser au monde un peu différemment.
La chute du mur, pour nous qui sommes nés après, ça ne veut pas vraiment dire grand chose. Oui, le système autocratique soviétique du XXème siècle a été aboli, oui la liberté des peuples est enfin retrouvée. Mais les craintes de guerre nucléaire, les espions, et toutes les histoires politico-burlesque, ce ne sont pour moi que des mots dans un manuel d’histoire, et je n’ai pas vécu la journée d’hier comme une victoire, ou comme un jour vraiment très important. J’entendais des jeunes allemand à la radio hier midi qui disaient qu’ils ne comprenaient pas pourquoi on en faisait toute une montagne. Et je suis dans le même cas qu’eux. Nous, les jeunes de 20 ans, même si je reconnais qu’il faut un devoir de mémoire comme pour la Shoah ou ce genre de sujets un peu tabou de l’histoire, ne voyions pas bien l’importance de tout ça. Même si je peux la comprendre.
Que le mur soit tombé c’est une bonne chose, de là à nous faire tout un numéro politique c’est un peu, excusez moi du terme, bidon.

PERE TARRAIN

17

"cher Mâc ; le neuf novembre
décédés un neuf novembre : Paul Gourmelon , Guillaume Apollinaire , Yves Montand et Charles De Gaulle !
étonnant , non ?
allez je vais me faire cuire un neuf à la coke pour fêter ça !
bien à vous !
( j'ai participé , j'ai participé :-)

CAPTUS

18

VOICI LA SUITE, NON MOINS DELECTABLE DU PREMEIR TEXTE, CELUI DE JACQUES CHESNEL

LE DOS AU MUR

Après "face au mur", Julien se retrouve vingt après chez Totor le bistro qui a troqué son patronyme contre "le Café du Commerce" avec un nouveau patron, Gérard, grande gueule qui savait tout, connaîssait tout, comprenait tout et baisait tout. La télé a maintenant son écran plat avec plus de cent chaînes au compteur, le comptoir n'est plus moitié zinc moitié formica mais en marbre de chez carrare et toutes les serveuses qui se succèdent à la vitesse grand V sont blondes comme des présentatrices de ces journaux télévisés plus ou moins aux ordres du nouveau gouvernement godillot du nouveau président. Julien y vient par habitude depuis le temps mais pas pour la télé car il l'a chez lui dans son petit deux pièces genre HLM où il loge depuis le départ de Monique peu après la tombée du fameux mur. Il a vendu la ferme pour trois fois rien vu sa valeur, touche une retraite minable de cultivateur minable de la Pac minable, mange peu mais grossit quand même, se lave une fois par semaine sauf la tête puisqu'il n'a plus de cheveux ou presque. Il a des nouvelles de sa femme à chaque Noël, elle lui dit qu'elle va bien avec son amoureux allemand un maquignon qu'elle avait rencontré à la foire aux bestiaux du chef-lieu de canton. Julien a soixante-dix ans maintenant, n'a pas refait sa vie comme on dit, il a un chien, un berger belge, pour combler sa solitude et se promener même quand il pleut.
Ce jour-là, il a donc décidé de se retourner sur son passé le soir où il avait vu le fameux mur tomber dans le rade de Totor mort depuis espérant aussi revoir Marcel qu'il savait malade après un infractus qui l'avait diminué. Question santé, il n'avait pas à se plaindre, oh quelques rumatisses de saison, des pertes au profit du cœur mais rien d'alarmant car il avait encore toute sa tête mais ne devait pas faire d'efforts dont il aurait eu tort de se priver.
Bon, à croire que ce soir tous les gens du village, ceusses qui sont restés, se sont donnés le mot sans un mot plus haut que l'autre à demi mot pour voir cette comme les morations car il y avait bien là bien une quinzaine d'hommes et deux femmes inconnues genre péri pas téticiennes que le Gérard n'avait jamais vu autant de monde d'un coup à part les jours d'enterrement.
- bon dieu de nom de nom de dieu, dit l'un, le plus âgé le plus vert aussi à cent balais, faut vraiment qu'il ya c'mur pour qu'on se rencontre tous dans ce gourbi de
- ben dame, c'est pas tous le jours qu'y en tombe un des murs alors faut fêter ça
- oh ! faut quand même dire que des murs y en 'core partout, aboya le plus fûté, l'ancien postier qui ressemblait à Besancenot vieux, des murs de la honte qu'on les appelle, entre les juifs et les arabes, les ricains et les mex et pis avec cette foutue mondialisation le mur du fric quèque vous en faites, le mur de la parole, le mur du sexe, le mur des races, le mur du travail, le mur des arts,de la politique, du commerce, des armes… j'pourrais vous en dire encore plus si ça ne m'étouffait pas dans la gorge.
Julien, on le sait, avait souvent la bouche bée qu'il en oublia de la béer plus encore et dit :
- putain, et le mur des religions, vous vous rappelez les vitraux de l'église que…
- silence, dit Gérard en regardant la télé, c'est maintenant les discours avant les dominos que Lèche machin le polak va faire tomber.
Silence… bien que Gégé a remonté le son.
- c'est pas vrai, v'là que le Lèche y dit que c'est Jean-Paul numéro deux  qu'à fait tomber le mur, d'ici là que soit pas Jésus, il est gonflé
- y paraît que la chandellière elle vient de l'air béat où elle a vécu toute jeunette
- voui, elle a fait un sacré bout de chemin et se nourrit bien vu sa taille, elle a rattrapé le temps perdu
- ah ! les allemands y bossent plus que nous, ça on peut le dire et puis la bière
- faudrait pas qu'ils reconstruisent un mur entre eux et nous quand même, manquerait plus que ça, dit le vieux Besancenot en toussant
- à ce moment-là, dit Julien, j'peux vous dire qu'avec les masses et les pioches qu'y me restent, j'irais leur casser leur mur moi comme pour les vitraux de l'église.
- on ferme, dit Gérard.

© Jacques Chesnel



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Commentaires

z'avez eu raison

ma necdote était trop hors sujet , trop légère pour ce fil là ; j'ai réalisé juste après mon envoi ! même si c'était vrai !
j'ai déjà tout lu là : de beaux témoignages , vraiment !

Posté par Cactus, 09 novembre 2009 à 08:29

Salazar

Je cite : "Sous (...) Salazar, (...)et autres salopards du camp occidental on pouvait aller voir ailleurs"

Si j'en coris les témoignages dans "o salto, la vie déchirée", lapsus que je laisse volontairement, en fait c'est la "photo déchirée", ce n'était pas si facile de partir de l'époque de Salazar. Les Portugais ,affamés, n'avaient pas le droit au passeport. Ils devaient tout abandonner , prendre des passeurs (qui avaient la moitié de la photo pour s'assurer qu'ils avaient mené à bien le passage), vivre dans des bidonvilles pour reconstruire la France...
Gens du salto, La photo déchirée, un très beau témoignage que je recommande.

http://www.alterites.com/cache/center_media/id_580.php

Bien sûr rien de comparable avec la RDA, car en effet on pouvait, dieu sait à quel prix, mais ou pouvait...

Posté par Lili, 09 novembre 2009 à 08:39

MESSAGE DE CACTUS POUR LE 9-XI

Cactus : je la mets en ligne ici, ce n'est pas oubli c'est dysfonctionnement interne(ne)t :

"cher Mâc ; le neuf novembre
décédés un neuf novembre : Paul Gourmelon , Guillaume Apollinaire , Yves Montand et Charles De Gaulle !
étonnant , non ?
allez je vais me faire cuire un neuf à la coke pour fêter ça !
bien à vous !
( j'ai participé , j'ai participé :-)

et surveillez votre santé !
( je suis perso encore et toujours en très longue maladie , " prisonnier chez moi " ; je serai libéré définitivement le 2 septembre 2011 si ce vieux con de Dieu me prête vie jusque là !
allez , je vous bise avec joie !
sissi !)"

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 08:44

Pour ne pas rompre tout fait le silence, qui suivit la lecture de ce billet :

http://www.youtube.com/watch?v=gRerg33Ohb8

A MSISTLAV ROSTROPOVITCH

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 09:04

En attendant...

J' suis désolé, j'ai pas eu le temps d'écrire un texte... pas encore... j'ai que ce commentaire que j'ai laissé chez Borhen et que je remets ici... J' m'attends à une volée de bois vert. Vous pouvez l'effacer si c'est trop... me vexerai pas... ou le mettre dans les "souvenirs"...


Bon, le Mur, rien à foutre... On m'a cassé les bonbons avec quand il était là, et on m' casse les bonbons avec maintenant qu'il est plus là... Les bonnes consciences qui s'accrochent à des "symboles" pour débiter le p'tit laïus humaniste (ou prétendu tel) ça m' gonfle... Tiens, là, j' m'envole d'puis quelques jours. Et que j' te sers de l'anti-dictature à toutes les sauces, et que j' te sers du paradis et de l'enfer comme de brouets de carnaval...
Pour ceux qui le savent pas, le Mur est encore là. Et en bons gros parpaings que la majorité du Monde Libre a monté un à un, une main sur le cœur et l'autre dans la culotte de ma sœur qu'est pas farouche et adore les aventures avec les ouvriers du bâtiment...
Rostropovitch, jouant d' son biniou au pied du Mur, était un connard de première qui avait pour lui d'être un as du violoncelle. Point. Me souviens de certaine interview donnée chez Chancel où il s' lamentait de sa vie en URSS passqu'il était obligé (ou sa femme) de nettoyer les carreaux de ses fenêtres LUI-MEME... Tâche dégradante pour un type qui attendait qu'on baise la trace de ses pas... Et l' poison est arrivé comme ça, passque personne a rien dit quand il parlait de cette façon... On voulait abattre le Mur pour que Rostropovitch puisse ENFIN avoir une personne qui f'rait les basses besognes à sa place. On a si bien laissé faire qu'y en a qui se torchent carrément avec les gens. Alors, le Mur, rien à branler.
Herta Müller. Une très bonne écrivaine. Très grande, faut pas charrier. J'aurais préféré qu'on attribue cette connerie de Nobel, puisqu'on l'attribue, à Peter BICHSEL passque lui aussi il sait de quoi y parle, mais c'est plus emmerdant que Herta qui parle d'un monder disparu qui sert de prétexte à certains pour éviter les questions qui devraient submerger le Monde Libre.

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 09:10

merci Sophie mais c'était un mélange hommage et private là ! :-)

Posté par Cactus, 09 novembre 2009 à 09:13

Rostro...

merci Kara, belle idée.
Vous avez tous des souvenirs qui parlent, soufflent d'oreille à oreille, des mots fraternels.
Perso, le 9 novembre 89, j'étais malade. Le 10 aussi. J'ai tout oublié de cette nuit làet de pas mal d'autres. Je les ai en quelque sorte "apprise" après.
Vos souvenirs palpitent d'une vie que je n'avais pas. C'est aussi pour ça que je me souviens, parce que j'étais revenu sur terre en quelque sorte, des désillusions d'après.

Je hais les Murs. Je hais les barrières physiques et mentales. Je hais les no man's land. Nous avons des murs hérissés dans nos têtes. Des idéologies et des croyances qui nous isolent.
J'ai peur les Murs de commémoration, la liste de nos malheurs,...j'ai peur d'y lire des noms aimés et des illusions perdues.

Posté par jibé, 09 novembre 2009 à 09:20

ALAKALUFS ET RDA

Merci Captusse, j'ai bien envie de la mettre en ligne. C'est vrai que le Grand Charles calancha un 9 Novembre. Un Mercredi. Je revenais de la Piscine pau lEluard. J'étais sorti du PC Porte du Pré-St -Gervais et je remontai la Rue Haxo. AU coin de la Rue de Romainville, il y avait une linuscule marchande de journaux. Avec un RANCE-SOIR et une une HENAURME "DE GAULLE EST MORT"...

Pour être dans le sujet, il va de soi, non , parce que j'ai l'impression qu'il y a du flottement dans la corde à noeuds, je n'ai pas la moindre symapthie pour le système occidental. Pas la moindre. Dans 20 ans, l'état de la planète nous conduira au bord de la fameuse "sixième extinction". je suis d'accord avec TOUT ce que l'on peut dire du système...tout. Mais, comme le souligne lazarillo, le problème , pour le Bloc de l'Est était qu'on était ,au fond, dans un gigantesque ghetto....Comme, d'ailleurs les Coréens du Nord, qu'on a complètement oubliés...Et en effet, seuls les nazis firent de même. D'Espagne, du Chili (voir Sergio Ortega!!) même, de Cuba, on pouvait se casser, même si c'était-c'est- douloureux. mais de RDA??? de Bullgarie, d'URSS, impossible. Je rappellerai aussi que la RFA "acheta" plus de 100000 DDR-Bürger qu'on échangea sur le fameux Check-Point de la Bornholmerstr, dont parle Rosi, contre des valdoches pleines de biffetons. Donc l'humain devenu marchandise. Elle est là , l'erreur FONDAMENTAL su système communiste: une défiance pathologique pour les peuples. Come l'écrit Brecht:

"Ils finirent par en avoir assez de toutes ces criailleries, de toutes ces critiques acerbes sontrte leurs politique. Ils s'assemblèrent et prononcèrent la dissolution du peuple"

J'en veux au communisme de nous avoir laissés sans recours aucun contre la prédation capitaliste. Autrement dit, comme le signifia Gorbatychev à Jaruzelski "Demerdieren Sie sich selber!".
Sich demerdieren. Volontiers. Seulement, deux esemples, qui montrent que, décidément les carottes seont archi-bouillies:
-Israël construit un mur de paranoïaque. Car ce ne sont pas les Palestiniens qui se trouvent encerclés. Ce sont les Israëliens qui s'auto-ghettoîsent...à se flinguer tellement c'est con.
-Hier, j'ose citer ,sur le fil de l'Enigme, je crois ou celui de Lévi-Boum, un article parlant d'un richissime américain, le fondateur de la marque "ESPRIT" entre autres ,qui a racheté 210000 hectares en patagonie Chilienne, pour en faire un sanctuaire de la nature...Qu'est-ce que j'avais pas écrit là. Bugsbunny vint et m'accusa carrément d'être un génocidaire des Mapuche, des Alakalufs etc....sauf que dans ces régions, déjà, les fermes aquacoles- le Chili est le second producteur mondial de saumon après la Norvège- les fjords sont aussi pollués que la Baltique à cause des antibiotiques et autres saloperies qu'on donne aux poissons (d'ailleurs soit dit en passans, pour 1 Kilo de nourriture pour saumon, il faut capturer 10 k d'anchois ou de sardines, mais passons) et de plus en plus de fermes aquacoles ferment à cause de l'apparition d'un mystérieux virus qui décime les élevages.
Le capitalisme conduit le monde à sa perte et comme Hitler entraîna l'Allemagne dans sa chute, les banques et les industriels quand ils crèvereont, nous entraîneront avac eux.
Parler-plutôt que célébrer qui est un mot à la con- de la Chute du Mur, c'est tout simplement parler de l'u nde ces rarissimes moments où les peuples triomphent. Citez m'en d'autres. la même année , il y avait Tien-An-Men...

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 09:23

ÇAVAPANON??

MCA, vous nous prenez pour Honecker??? on le met en ligne, si vous n'y voyez pas d'inconvénients et si Sophie est d'accord...BAV..

Autre chose qui me vient à l'esprit, sissi !! on dit pour se rassurer que les murs n'ont jamais arrâté qui que ce soit et de citer la Muraille de Chine, la frontière mexique/USA, la Ligne Maginot, la ligne Siegfried, le Fort d'Eben-Emael, le Canal Albert...nous irons pendre notre linge sur la ligne Siegfried, comme le chantait Ray Ventura...sauf que le rideau de fer, c'était un vrai mur. Réellement infranchissable. La côte baltique?? truffée de mines antipersonnel, jusqu'à la limite des eaux territoriales...

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 09:28

@MàC

Pour Honecker ? Ah ben, sûrement pas... J'aime pas les dictatures. Et j' suis pas coco du tout, j' croyais que ça s' voyait...

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 09:37

Hanna Lise

L'intéressant est de lire ce qui subsiste, vingt ans après, des serpents cocos à sornettes...
Le plus gros caca étant de traiter Rostropovitch de connard (ça, cé bien dans l'esprit d'un des faisceaux lumineux de ce blog)
Le plus épastrouillant est de lire que le Mauer était là pour empêcher les gens d'entrer à Berlin (cé du Khrouchtchev tout cru et du Honecker de derrière les fagots... Schuss !)
Le plus signifiant est de lire qu'on en a rien à foutre (ce qui est le rendu du travail de démolition conduit depuis des lustres par les services d'Andropov et de Souslov)
Le plus revigorant est de se faire injurier comme il y a trente ou quarante ans par les sbires de la "Commission des cadres" dans le même style et avec les mêmes méthodes...
(pour l'instruction des plus jeunes, mais ça pourra être considéré comme "hors sujet", voir comment les "déviants" et les "pervers" se sont faits éjecter auparavant par la bande du Praesidium - tandis qu'à Prague, à Budapest, à Sofia... on les pendait)

PS. @ Màc : si tu nous faisais un portrait de l'admirable Souslov ?
PS 2. @ Sophie : Mince de mince... j'allais oublier de dire "bon anniversaire" ...

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 09:58

@MORASSE

Etant donné que j' suis con comme un balai, j' vais prendre "faisceau lumineux" pour un compliment. :D

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 10:08

CHOUETTE, JE VAIS ETRE EXCLU

Et c'est d'autant plus con que c'est le PCUS lui-même, par l'entremise de Gorbatchev, de Gratchev, d'Eltsine (à l'époque) , l'équipe arrivée au Kremlin en Mars 1985, qui, on l'oublie, reprit les idées de Dubcek. Le fameux socialisme à visage humain. Je disais les Français cartonneux et métalliques, j'ajouterais bien cons comme des balais....Mitterrand, quoi ! le côté caporaliste .hahaha, les Fritz, z'allez voir!!! Même Massu était moins con? c'est dire. Et puis cette habitude des demi-réjouissances, jamais trop. Demi-Langouste. Demie de champagne. Bien janséniste tristounet...affreux. les Français??? Ils ont de la sympathie pour Bernard Hinault, David Douillet et jacques Chirac...c'est dire. Comme les Ritals pour Berlusconnerie....quel programme..alors évidemment, la profondeur de la tragédie du Mur de Berlin ,ça les dépasse. Je constate aussi que la Ligne de Démarcatio, que j'ai évoquée hier, frrrrrttt, passez muscade. Eh bien le MUr c'était ça. Merde. imaginez un mur partant de la Porte de la Villette et allant jusqu'à la Porte d'Italie, en incluant le Panthéon , le Marais...ah, ils auraient l'air malins nos vélibeux !!!!
Quant à oser dire que les Allemands n'ont eu que ce qu'ils méritaient, c'est tellement indigne...
Et excusez-moi, MCA, mais ce que vous dîtes de Rostro est une infâmie...Et Pablo Casals qui joua en Espagne du temps de Franco??Et Karajan, Furtwaengler, Oistrakh, comme collabos s'ils se posaient là...
Mais c'est vrai que ça fait du bien de passer devant le plénum pour se faire exclure....je prends... je prends....Et moi, MCA, je ne joue pas au type qu'en a vu d'autres, qu'en a rien à foutre. J'avoue que , pour la première fois, je cotoyai l'histoire avec un grand H.

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 10:11

@MCA

MCA? j'ai mis votre texte dans le fil. Je ne vois pas pourquoi il n'y figurerait pas.
bàv
Ce n'est pas parce qu'on s'engueule comme des chiffonniers qu'on n'a pas des choses à se dire, non???

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 10:18

On sera deux...

Chouette, le comité va envisager de foutre à la porte ceux qui ont osé dire que le Mauer fut une tragédie... Un demi ! sans faux-col !

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 10:21

@MàC

Ouais, bon, mais ce bout d'interview de Rostropovitch (dont je r'connais les qualités artistiques) m'avait glacé, je m'étais dit que j'étais pas du même monde... Le reste, c'est du ressenti. J'en ai un peu marre qu'on célèbre la Chute du Mur... Ça me rappelle cette réflexion que j'entendais à tout bout d' champ : "Si t'es pas content ici, fous l' camp de l'aut' côté !" L'autre côté du Mur, bien entendu. J'ai l'impression d'entendre le même argument mais en creux... J'assiste à la célébration d'un système, pas à celle de la Chute du Mur.
J' suis pas pour les Murs, bien entendu.
Mais bon sang, même les pires peigne-culs s'en mêlent et donnent des leçons de morale.

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 10:23

Il faut sauver mon-chien-aussi !

Pas taper sur celui qui savait, jusqu'à présent, jusqu'où il pouvait aller trop loin ... un coup de fatigue est si vite arrivé !
(MCA, vivre de l'autre coté était un enfer pour les "libres". Foutre par terre le Mur est encore une source de joie profonde pour ceux qui en souffraient ... mais bien sûr on peut voir ça comme un détail ...!)

Posté par JC, 09 novembre 2009 à 10:26

européocentrisme?

"sauf que le rideau de fer, c'était un vrai mur. Réellement infranchissable".
MaC

Heu, le mur entre les deux Corée(s), l'est pas mal non plus...

Posté par jibé, 09 novembre 2009 à 10:29

RIDEAU DU MATIN CALME

Oui Jibé, il fait aussi partie du "Rideau de Fer"...
héhéhéhé

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 10:31

y'a une poule sur un mur qui picote du pain dur... lève la queue et puis s'en va

Rien à voir messieurs, ne mélangez pas tout parce qu'on n'a pas fini... pourquoi pas la muraille de Chine pendant qu'on y est ! et puis puisque les murs vous obsède, allez-y donc avec vos pioches défoncez vos maisons et les murs de vos jardins... n'importe quoi la Corée, le Vietnam et l'Allemagne...

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 10:53

MUR DE COREE

mais si, les mur séparant les deux Corées a EXACTEMENT la même genèse et la même signification que le mur de Berlin....On ne confond pas tout. Les Coréens du Nord ont bien de la chance de vivre sous le règne de Kim Jong Il et de Parkinson....

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 11:01

Corées murées

Comme le dit MàC, le mur entre les deux Corées fait bien partie du rideau de fer dressé au moment de la guerre froide entre l'URSS + leurs pions et l'occident, càd les USA + leurs pions.

Posté par JC, 09 novembre 2009 à 11:05

@JC

J'ai jamais dit que j'étais pour le Mur, ni pour les Murs ; m'est avis qu'on quand on chante pas dans l' chœur, c'est difficile de s' faire comprendre.
Me suis toujours félicité de vivre du "bon côté", pas d' doute là-d'ssus mais je me rappelle que lorsque le Mur est tombé, et que les Allemands de l'Est passaient en masse de l'autre côté, on distribuait aux points de passage des bananes aux enfants. Un peu comme certains avaient distribué des verroteries et des bouts de tissu à des sauvages. On les prenait pour des singes. J'ai détesté ces images. Et puis, concerts de rock (j'aime bien l' rock) sponsorisés par Hollywood Ch'wing gum, j'en passe et des meilleures...
Et maintenant, l'auto-célébration bat son plein.
J' parie qu'on va nous servir un portrait de Jean-Paul de mes deux 'l'homme qui a fait tomber le communisme"...
Enfin...

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 11:18

@ JC

A propos, me coller l' "machin du détail" c'est pas fair-play... z'avez l'air de m' rapprocher du Borgne... J' vous ai connu plus fin.

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 11:24

la voix de son maitre

En tout cas ce matin sur RADIO PENSEE UNIQUE en France, ils ont rappelé que ce mur n'avait rien de commun avec la Corée.
Berlin était une ville partagée en quartiers afin de surveiller un éventuel regain nazi.
Si le bloc communiste a décidé en 61 d'ériger un mur,là où les barbelés existaient déjà depuis 46, ce n'est pas pour écouler ses stocks de briques mais bien parce que l'occident foutait la pression.
Quel rapport avec la Corée ?

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 11:30

Un p'tit lien...

... pour expliquer un peu plus c' que j' voulais dire...

http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/11/mur-de-berlin-sarko-refait-lhistoire-sur-facebook.html

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 11:50

@MCA

Mon cher MCA, faites comme mézigue considérez toute opinion négative de Morasse à votre égard comme ce qu'elle est, un compliment. Personnellement je m'enorgueillis de compter parmi ceux qu'il déteste, ça me booste, a me met du baume au coeur, je me dis que je ne suis pas sur terre pour rien puisque je fais chier des gens comme lui.
Il aime à penser que je veux l'exclure de ce blog, telle n'est pas mon intention puisque je ne suis pas le taulier mais il est évident que s'il s'agissait de mon blog il y a longtemps qu'il aurait giclé: pas de place pour quelqu'un qui s'est laissé aller à des considérations de soudard en mal de cul sur une enfant de 13 ans violée. Pour moi ce n'est pas négociable. Ce n'est pas négociable parce que le gens ne se découpent pas en tranches avec les bons et les mauvais morceaux. Même du temps qu'il fait je n'ai pas envie de discuter avec des gens qui sont racistes, antisémites ou qui approuvent ou comprennent le viol d'une gamine. Rien à faire! Leur opinion sur tout le reste m'indiffère.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 11:54

je veux bien être votre vassal alors , My Dog

"Etant donné que j' suis con comme un balai, j' vais prendre "faisceau lumineux" pour un compliment. :D
Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 10:08"

le vassal d'un faisceau lumineux , on va irradier de tous nos feux de super positions , non ?
( " qu'il fait sot , qu'il faisait sot ! " disait il y a longtemps le monsieur météo sur Europe 1 ; faut dite qu'il n'avait plus qu'un cheveu sur la tête alors déjà , notre bon vieux Mathieu )

Posté par Cactus, 09 novembre 2009 à 12:03

@LAZ

De vous à moi, les leçons de morale de certains m' font sourire. Notamment de qui vous savez.

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 12:04

Poutine

J'ai appris que parmi tous les adorateurs de la liberté, et il y en aura des mignons,présents aujourd'hui à Berlin il va se trouver le nouveau maître du Kremlin, un certan Medvedev le pantin de Poutine qui fit ses "universités" précisément en RDA au sein du KGB. Et si Pinochet était encore vivant il aurait envoyé un message de félicitations. Certes, les Allemands ne sont pas responsables de ces bavures dont ils se passeraient bien mais il fallait être aveugle pour ne pas deviner que cette célébration allait aussi servir la propagande du "monde libre". Que Sarkozy qui rêve de ficher dès la première échographie en profite pour se faire mousser en dit long sur la dérive de ce type de commémoration. Maisc c'est de bonne guerre.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 12:09

@Lazarillo

Lazarillo, j'admire ta position vis à vis de Morasse. J'admire les personnes qui sont intransigeantes vis à vis de leurs codes moraux. Et qui ne font aucune concession. Elles méritent le plus grand respect car ce sont les personnes les plus sûres et rassurantes qui soient.

Cette admiration que je te porte n 'implique pas que je sois foncièrement d'accord avec toi concernant Morasse. Je pense que dans ses positions vis à vis de la petite fille, il y avait beaucoup d'agacement et de provocation.
Cela dit, si tout le monde était aussi intransigeant que toi, beaucoup de mauvaises choses disparaîtraient tout jamais de ce bas monde.

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 12:18

Le fichage cé du boulot...

Pour que tout le monde soit au courant voici ma fiche par l'ancien de la Stasi, le trotsko Lazarillo :

"Vous êtes en fait quelqu'un de très peu recommandable qui en plus d'être un pervers sexuel frustré (vous auriez bien aimé vous trouver à la place de RP n'est-ce pas?) pratique l'amalgame et la calomnie comme les stals. Je ne veux pas avoir affaire avec vous, mais si vous me cherchez vous ne serez jamais déçu. Pour finir ce post je me demande ce qu'un personnage tel que vous fait sur ce blog, mais ce n'est pas de mon ressort. Vous me donnez la nausée." Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 02:25

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 12:23

totem vouloir être petit père des Libres, guerriers fendre la poire

Cracheur sachant cracher doit savoir cracher sans son chien
Vache Sacrée éructer
Vache Sacrée exclure
Vache Sacrée bouser
Vache Sacrée vouloir mur pour protéger totem
guerriers rigoler voir Vache Sacrée trépigner

Posté par Bison Plumé, 09 novembre 2009 à 12:26

Garo Bison

La plume, tu te la mets où je panse...

Posté par Artaxerxes, 09 novembre 2009 à 12:35

totem aimer permafrost

Vache Sacrée pas intransiger
Vache sacrée borner
Vache Sacrée totalitérer
Vache Sacrée sibérier
guerriers préférer marrer

Posté par Bison Plumé, 09 novembre 2009 à 12:37

Plon...plon...plon...

Y a une brèche dans le continuum espace/temps...

Posté par Spock, 09 novembre 2009 à 12:44

Perce

Panse bête

Posté par Cimon, 09 novembre 2009 à 12:47

Je cite Morasse

"Grommeuleubaba, mon cher MàC (...) petite traînée que RP a bien fait de prendre par derrière (...) lazstalostasitrotsko [et pourquoi pas hitléro] (...) moi aussi je l'aurais bien b... cette petite s...pe d'américaine de 13 ans."
Rassurez-vous Morasse "el boludo", je ne veux nullement vous virer de ce blog, je n'en suis pas le maître, j'ai simplement dit que chez moi vous seriez interdit de séjour, ce qui est tout de même mon droit. J’aime que ceux qui sont mes hôtes soient propres, moralement propres.
Au fait, il n'y a pas de médecin sur ce blog, ni personne pour lui mettre une couche sur la tête afin de parer aux inconvénients de sa diarrhée verbale ?

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 12:47

guerriers plus douter

totem être gros con

Posté par Bison Plumé, 09 novembre 2009 à 12:57

Je persiste et signe

Mais qui croyez-vous convaincre que je serais un flic parce que je dénonce chez vous ce qu'il y a de plus vil et bas chez les hommes: l'absence de respect pour une jeune fille de 13 ans violée que vous avez souillée une deuxième fois 32 ans après par vos considérations obscènes et abjectes. Sylvestre avait publié un florilège accablant vous concernant, vous pouvez toujours essayer de faire la même chose me concernant et si vous trouvez un seul mot qui laisserait penser que je suis un complice ou un nostalgique du Mur ce mot sera le bienvenu.
Et donc ce que vous citez je le signe et resigne, vous êtes quelqu'un de méprisable, de puant. Et je maintiens que si ce blog était le mien vous en seriez chassé.
Pour finir je dirai que le Mur sert à vous refaire une virginité morale. Pas de pot, "Laz ne lâche jamais", surtout quand on vient les lui briser alors qu'il n'a rien demandé, car je vous signale que c'est vous qui avez commencé les hostilités en affirmant que j'étais partisan de reconstruire ce mur.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 13:02

...bye bye enterprise...

moi j'ai toujours voué une admiration sans bornes à Spock...alors je le suis dans la brèche ...

Posté par Christine, 09 novembre 2009 à 13:08

Tu prends tes désirs pour ce qu'ils sont...

Dis donc Laz... tu fais un faux en écriture :
"Grommeuleubaba, mon cher MàC (...) petite traînée que RP a bien fait de prendre par derrière (...) lazstalostasitrotsko [et pourquoi pas hitléro] (...) moi aussi je l'aurais bien b... cette petite s...pe d'américaine de 13 ans."
Quant à ton évocation de la médecine pour me saigner (hi hi hi le lapsus) ça va rappeler quelquechose à ceux qui ont connu ce qu'il y avait derrière le Mauer. Comme quoi les moeurs ne changent pas...
"Laz ne lâche jamais"... ben oui, cé pittbull.

Posté par Artaxerxes, 09 novembre 2009 à 13:12

COREE

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 11:30

Quel rapport entre le rideau de fer et la ligne du 38ème Parallèle??? Ça coule de source: point de friction entre le monde capitaliste et le monde communiste. point. Comme jadis, la frontière du 17ème parallèle entre les deux Vietnams. je te rappelle quand même qu'il y al eu la Guerre de Corée (1950-1953) qu'a failli très mal tourner. Et qui s'est terminée par un partage, exactement comme l'Allemagne de la guerre froide, à la mêmme époque , dans les même conditions. Mais tout le modne sait ça !!!

Et concernant MORASSE, je trouve quand même, mon cher laz, un peu fort de café qu'on le poursuive d'une vindicte à mon sens parfaitement infondée...Tu sais, j'en ai dis de pires, des conneries, et je peux en faire la liste...Mais il est ô combien révélateur que ce genre de choses émerge à l'occasion d'une sujet aussi présent , aussi dense, aussi tragique. Polanski est une ordure. Je me suis excusé pour la bourde commise, mais plutôt dans un esprit "Foyer du 3ème RCS, Sarreguemines" ou alors genrte vestiaire des garçons à la piscine où on gueulait à tue-tête, "UNE VIERGE BON DIEU! UNE VIERGE !!! L'AVION L'AVION ÇA FAIT LEVER LES YEUX? LA FEMME? LA FEMME , ÇA FAIT LEVER LA QUEUE !!!
Tu crois que c'était plus intelligent. Mais jamais, jamais au grand jamais aucun d'entre nous n'aurait importuné une de ces demoiselles...tout ça c'est de la rodomontade sans conséquences. C'est celui qu'en parle le plus qu'en fait le moins...
Maintennant, si vous le permettez, puis je me casse, parce que j'en ai ma claque de ce bordel, ce qui me frappe, encore une fois, pour plein d'entre nous, c'est ce que les Wessies (les Allemands de l'Ouest " appelaient cruellement "Bananengeist" l'esprit-banane. Cette incapacitié absolue, absolue, absolue à ECOUTER les témoignages pourtant terribles de gens en chair ,en sang, en peau, en cheveux, en merde, qui en ont bavé. Mais bavé des ronds de chapeau....Bien entendu que les étrons comme Poutine, Sarko, Berlusconnerie, Vaclav Klaus, une belle merde aussi ,celui-là , bien sûr que tous ces maquereaux récupèrent la liberté comme on exploite une pute. Que pourraient-ils bien faire d'autre que de soupeser le fric qu'on peut retirer d'un évenement pareil. Mais au fond, bien rares sont ceux qui ressentent ça au fond de leur âme. Mitterrand , cette ordure qui se la jouait sphinx florentin, alors qu'il n'était qu'un petit arriviste plumitif , je me souviens ,en effet de ses lèvres pincées, de son regard glacial ,de sa haine de l'Allemagne. Parce qu'au fond, ce que je lis ici, dans beaucoup de posts, revient à cela, à la haine de ce pauvre pays. En le haïssant, vous me haïssez donc, car je l'aime éperdûment. Sur ce amusez-vous sans mézigues, j'en ai ma claque. Je prépare un autre sujet.

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 13:13

Artaban...

Totem gros con, évidemment...

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 13:14

Je m' doutais bien...

... que c' sujet était brûlant et pas consensuel DU TOUT !!! Parce qu'il dépasse de loin son propre objet ( si j' puis dire )...
Eh oui, Mur pas mort !...

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 13:20

AMEN!!!

Si le Père Tarrain le dit, c'est qu'il a raison
bàv
Père Manganate , de la Paroisse de Potassium

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 13:26

charlie hebdo

le numéro de charlie hebdo (ou hara kiri, me souviens plus) qui a suivi la mort de De Gaulle était titré: "bal tragique à Colombey: un mort".
(pour mémoire, la mort de CDG suivait de quelques jours la catastrophe de St Laurent du Pont (isère) où près de 150 "jeunes" étaient morts dans l'incedie d'une boite de nuit)
rien à voir avec le sujet du jour, mais bon, on est un 9 novembre, non?

Posté par claude b., 09 novembre 2009 à 13:28

éthique??????????

Que le MUr permette à certains de se faire une morale bien nette après quelques libidineuses questions pas nettes, ça ne fait pas de doute. MORASSE, maintenant, nous la joue VICTIME????? On est passé un peu vite, là!
Ca, ce n'est pas admissible selon moi.
Un peu de retenue, non? Fait dans l'outrance outrée le camarade! A voulu provoquer, a été dépassé...c'en était déplorable, à lire, ce "toujours plus" sur cette gamine... j'ai même pensé qu'il avait bu un coup et se défoulait contre Laz...

Il est indubitable que tout devrait être consensuel en ce bel anniversaire.... ben non, moi je sais les lendemains qui déchantent, et aussi que Laz n'est pas un vopo de la Stasi.
Faudra vraiment toujours choisir son camp?
Et vous parlez de défoncer les murs?
Y'a une morale pour le cul et une pour la politique?
Une protection des mineurs, aléatoire, et une des dissidents, imprescriptible?

Posté par jibé, 09 novembre 2009 à 13:34

Ma chere Sophie, il y a une erreur dans ce que vous dites! Votre fils n'est pas né 12 jours plus tard, mais 14!

bàv

Posté par Pere tarrain, 09 novembre 2009 à 13:36

KLEINER MANN, WAS NUN?

Bien vu , claude b....même que HARA KIRI fut interdit pour ça....
Comme je l'avais aussi évoqué, le 9 NOVEMBRE est pour les Allemands, un "anniversaire" pour le moins mitigé
9 NOVEMBRE 1918 abdication de Guillaume II et de son teckel. Proclamation de la République à Weimar, aussitôt dézinguée.
9 NOVEMBRE 1938 Nuit de cristal... la date fut choisie ,évidemment, ce n'est pas un hasard.
Alors voir les bloggueurs français faire de l'élégance de garçon de café omniscient, au lieu de sentir de l'intérieur ce que ce 9 novembre 1989 représente pour l'inconscient allemand, et pourtant quel symbole: la destrfuction du mur, c'est l'acmé de la resipiscenced. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, si c'est à 30 m de la Brandenburger Tor, en plein Berlin, donc, à une encâblure des ambassades de France et de GB, amnéagé le Monument mémoriel à la Shoah. Juste à l'endroit où passait le mur. Et on voit, quand on est là, la coupole redorée de la Neue Synagoge...
je suis atterré, atterré de voir que personne n'a relevé le signification profonde et émouvante, ce pardon demandé pour la Nuit de Cristal...Et n'oubliez pas "UNSERE MAUEN BRACHEN, UNSERE HERZE NICHT" (nos murs se brisèrent et pas nos coeurs) Slogan déployé.....le 9 NOVEMBRE 1943, pendant l'un des plus terribles bombardements de Berlin, qui pourtant avait été la ville la plaus haïe par Hitler, parce que la plus frondeuse, la plus"parisienne", la plus "juive", la plus "à poil" d'Allemagne. Passé lourd. Mais commentaires légers. C'est ça la France, faudra s'y faire.... un pays élégant et spirituel, un pays de Couve de Murville diplomates, mais dur et insensible au malheur des kleinen Mannes....

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 13:39

LAZ DEFENSE ET ILLUSTRATION

Et non, MORASSE, non, LAZ est tout sauf genre commissaire politique. Faudrait quand même arrêter. Laz, il est comme moi, bloc entier. L'a raison. D'ailleurs toi même MORASSE, on ne peut pas dire que tu sois un nuancé...et c'est ce que j'apprécie chez toi. Mais Cette histoire de Popolenski, au fond, c'est ma faute. J'aurais dû n'en pas parler, redoutant ce genre de dérive. Seulement l'autocensure, pas trop mon truc. Laz est un type au petit poil. Y a des trucs qui ne passent pas...d'ailleurs , qu'est-ce que je m'étais pris quand j'avais parlé de cette Samantha d'un ton un peu caserne...mais il a raison, en fait. On ne peut pas déconner avec ça. C'est même encore moins déconnable que la Shoah....pourquoi? parce que l'humour fait vivre en général, sauf que dans le cas de la pédophilie, ça fait pleurer. C'est comme ça.
Donc, pas mon genre de faire des salamalecs: je n'admets pas qu'on assimile laz à un commissaire politique. Et puis, merde, vous avez vos adresse mail, z'avez qu'à vous engueuler un bon coup, comme on l'avait fait y a un mois et demi avec Mâme Fonfec, et ça ira mieux. C'est évident....

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 13:47

EH PERE PAIN

Oh, l'Père Tarrain, je crois que Mâme Fonfec, qu'est partie faire ses courses, elle a pigé
Amicalement
Père Pendiculaire de la paroisse de Dune-Droite....

on demande un confesseur pour le Comtat Venaissain. Un connfesseur....siouplaÎt...

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 13:49

@PereTarain

Pere Tarain : qui s'essaye à canalblog doit être à jeun. ! Point d'herbe, point d'alcool, point d'olives ni d'abus de saucisses de toro...; alors je sais que les géographes ont tendance à forcer sur les doses mais tout de même j'ai mis au monde 1 fils pas 3.... : )

Posté par Christine, 09 novembre 2009 à 13:55

@ MAC

Mais tout le modne sait ça !!!Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 13:13

MAiS cher Màc, JE NE SUIS PAS TOUT LE MONDE !!! c'est clair ?

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 13:59

SOYEZ QUELEMENTE

Soeur Keristine soyez quelémente envers ce pauvere Père Tarrain qui n'a plus touteu sa raisong depuis qu'il a rencontré Sainte Teruffe un seoir sur la route de Richerenches, dans l'Enquelave...Soyez Miséricoredieuse...Et Dieu vous gardeu

MONGSEIGNEUR MARETY

Posté par Mgr MARETY, 09 novembre 2009 à 14:02

GRODODO

Bon, bin , je vais aller faire la sieste. Un p'tit jus arrosé et hop ,grododo...

Posté par ERICH HONEGGER, 09 novembre 2009 à 14:04

pelerinage

Abus de truffes ? c'était donc ça !......

Posté par sainte Clothilde, 09 novembre 2009 à 14:14

Ça faut dire...

... que les truffes ça manque pas sur les ondes de radio et de télévision... Doit y avoir un congrès quelque part...

Et y m'ont pas invité !!! :D

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 14:27

@ Mac

Oui oui oui... Excusez mon triplon, je sais que Mme Fonfecdetoro De Camargue a "pigé". C'est juste une petite erreur, je ne recommencerai plus :)

Posté par Père Tarrain, 09 novembre 2009 à 14:33

totem incohérent

Vache sacrée aimer copier/coller
Vache sacrée dire imprescriptibilité
Vache sacrée pas dire toujours
guerriers écouter Vache Sacrée et tenter copier/coller
Vache Sacrée dire le 28/09/09
"Polanski a eu le tort d’aller dans un pays qui venait de se montrer si courageux face au grand humaniste Kadhafi.
(..............)
Ce qui n’enlève rien à la gravité des faits encore qu’on pouvait penser qu’après plus de 30 ans et le pardon de la victime il y avait prescription, qu’on pouvait classer l’affaire et foutre la paix à Polonski qui a suffisamment dégusté dans l’existence."

guerriers étonner
guerriers penser copier/coller être connerie

Posté par Bison Plumé, 09 novembre 2009 à 14:44

Oistrakh, pas ça, pas lui

cher Màc
vous avez dérapé en assimilant David Oïstrakh à W. Fuertwaengler et surtout à Karajan.
Oistrakh a été fidèle (trop?) à l'Etat qui lui a permis d'être l'un des plus grands violonistes du siècle, mais il était très conscient que chaque soir, à la sortie du concert, il pouvait être arrêté. Il avait un petit nécessaire (sucre, etc..) dans sa valise. Ses enregistrements sont faits comme s'il devait partir dans les camps le lendemain. (je pense aux sonates de L v B avec Oborine).
et pensez qu'il a joué la troisième sonate de Prokofiev lors de l'enterrement de celui-ci. C'est probablement le concert où il a eu le moins d'auditeurs.

Non, ne le mettez pas au milieu des opportunistes.

Bien à vous cependant, et bravo pour ces relations du 9 novembre 89.

Posté par Jean-ollivier, 09 novembre 2009 à 14:58

ABSOUT

Père Tarraing !
Vous êtes absout. Et comme en plus la science des eaux , bénites autant que lustrales n'a pas de secrets pour vous, ite, missa est...

Père Kludartritt

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 15:50

Que je t'aimeu ! que je t'aiiii mmmmmmeuuuuuuuuh !

MAiS cher Màc, JE NE SUIS PAS TOUT LE MONDE !!! c'est clair ?
Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 13:59

Dans mes bras, Sophie ! Va pour un poutou coréen ! Moi aussi, je ne suis pas tout le monde !
Fra-ter-ni-té ! Fra-ter-ni-té ! (et So-ro-ri-té !, naturellement ...)

@MàC
Douze récits, on bat les onze de Michon mais de peu ... pas terrible !

Posté par JC, 09 novembre 2009 à 16:03

être à l'ouest

Je vous lis tous, et c'est magnifique la diversité de vos souvenirs, de vos émotions. Et c'est bizarre pour moi, parce que je n'ai pas de souvenir particulier de ce jour-là. Un peu comme si j'étais étonné que la chute ne se soit pas produite plus tôt, déjà. Peut-être parce que je m'enfonçais dans le boulot, et que là où je travaillais, je voyais sur pièces que le capitalisme occidental commençait déjà à réfléchir sérieusement aux moyens de placer son portefeuille par là-bas, thanks Gorby. Que je ne me sentais pas particulièrement optimiste pour la suite. Qu'à mon dernier séjour en Russie, j'avais vu, pour la première fois, une jeunesse (des jeunes de 20 ans… alors que j'en avais 24 ou 25, l'antiquité !) qui commençait d'être sérieusement frivole, de désirer rapporter de l'Ouest des objets de consommation totalement inutiles (comme des lunettes à essuie-glaces, si, ça existait déjà !) plutôt que des livres. Et dans mes notes et les courriers reçus pour ce mois-là, je trouve l'écho d'amis malades, du suicide de ce copain moscovite peintre, qui la dernière fois que j'étais à Moscou voulait me donner un tableau représentant une orange pendue à un fil, j'étais en retard pour le rendez-vous, je l'ai manqué… en novembre 89 il s'est pendu. En fait je me souviens surtout du coup d'Etat contre Gorbatchev en 91, là j'ai eu peur, peur d'un déchaînement militaire, d'un retour en arrière. Parce que pour moi l'Ost, c'étaient eux, c'est d'eux que tout continuait de dépendre. En mai 1991, quand vous vouliez accueillir des amis russes chez vous, vous deviez encore émettre un certificat d'hébergement à légaliser auprès de l'ambassade d'URSS. Ces amis russes qui n'avaient pas d'argent, s'étonnaient qu'en France on ne puisse pas vendre son sang pour récolter quelques sous. Maintenant, ils peuvent aussi bien vendre leurs organes, leurs enfants…
En décembre 89, j'avais vu Carnet de Notes de Wenders, noté des thèmes récurrents comme l'identité, connaître son centre, l'image de soi et la cohérence, le temps, le rapport au temps, la disparition de la notion d'original avec la copie vidéo. Un couturier japonais qui n'espérait aucun avenir, se souhaitait plus vieux et que tout finisse vite, il y avait juste sa concentration dans l'instant qui le sauvait de tout, disait-il.

Posté par Sylvestre, 09 novembre 2009 à 16:07

ON VA PAS EN FAIRE UNE CENE

Oui, et treize si on y ajoute celui de ma femme. on égale le Christ, ceci dit. Mais c'est pas faute d'avoir fait de la retape. C'est égal. La qualité remplace la quantité....comme on dit pour se consoler...

hihihihi.

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 16:08

@SYLVESTRE

Sylvestre, c'est superbe; M'autorisez-vous à donner à votre récit le numéro 13 ,et ainsi vous trouver à la place de Notre Seigneur???
Bàv...je vous colle le numéro 14 si vous voulez, d'ailleurs. Ou 15. ou même 3459

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 16:11

@Sylvestre

J'aime bien votre texte...

Posté par mon chien aussi, 09 novembre 2009 à 16:21

JUSTEMENT

Bin moi aussi, d'où ma requête.

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 16:24

préoccupations

@ Sylvestre : il n'y a pas que vous à ne pas avoir de souvenirs particuliers ; je pense aux gens de la campagne qui n'avaient pas tous la télé (voir le film de Raymond Depardon) et avait d'autres préoccupations, d'où mon texte qu'on peut trouver presque hors sujet, quoi que...

Posté par Jacques Chesnel, 09 novembre 2009 à 16:45

non souvenir

Le non souvenir de Sylvestre me plaît bien. Moi non plus, je n'ai pas de souvenir particulier. En tant qu'anti-communiste primaire, secondaire et tertiaire, j'ai dû être bien content, c'est certain. Mais je savais déjà que le paradis sur terre n'existerait jamais; c'est sans doute pour cela que je n'ai jamais ouvert une bouteille de champagne pour aucun évènement politique. Ceci dit, sylvestre est bien naïf de s'étonner que les jeunes russes préféraient les lunettes à essuie-glaces aux livres. On ne lit jamais autant que dans les régimes de dictature et de misère. Comme la censure règne, on lit en général les classiques, qui sont rarement tous interdits. Il n'y a rien d'autre à faire que de lire les classiques (et encore, dans la Chine de la Révol Cul, ils étaient interdits) et apprendre les langues étrangères avec des méthodes autorisées. J'ai fait un tour au Vietnam Nord au tournant du siècle. Nous avions une charmante guide qui avait appris le français faute de mieux. Les enfants de notables du régime apprenaient la langue noble par excellence: le russe! ça leur fait une belle jambe aujourd'hui, quand tout le monde doit se mettre à l'anglais. Au moins, à partir du français, ma guide a un avantage, grâce à Guillaume le Conquérant. On peut comprendre, même si on le regrette, que les jeunes de ces pays aient eu plus envie de Rayban que des oeuvres complètes de Hayek, enfin disponibles...

Si l'on glane çà et là des informations bien concrètes et non les bobards attendus, du genre "ah oui ma bonne dame, on a abattu un mur, mais combien de murs invisibles restent-ils à abattre!", ou "les européens de l'est n'ont pas choisi le capitalisme!", qui cachent mal le dépit, on s'aperçoit quand même que le niveau de vie des Allemands de l'Est est aujourd'hui de 70% de celui des Allemands de l'ouest, contre 30 à 40% en 1991. Sans parler des libertés, notamment celle d'aller et venir. Le bilan n'est pas nul, loin de là.

Il y a une irrésistible propension des hommes à aller dans le mur si rien ne les arrête. C'est ce qu'ils ont fait avec le communisme; c'est ce qu'ils ont commencé à faire avec la dérégulation, notamment financière (je n'aime pas ce terme d'ultra libéralisme, qui ne veut rien dire; on ne peut pas être libéral et ultra; il y a une contradiction dans les termes). La différence, la gigantesque différence entre les deux, c'est que la course vers le mur du second peut faire l'objet de débats publics, peut être sanctionnée par des élections, par l'alternance au pouvoir et que pour l'instant, la machine à créer des richesses est loin d'être stoppée. En régime communiste, tous les inconvénients sont cumulés. Les seul "avantages" sont moins d'inégalités apparentes et plus de sécurité (je dirais plutôt, moins d'imprévus); exactement comme en prison (effet facile vous me direz...mais je le maintiens).

Posté par causeur, 09 novembre 2009 à 17:22

???

alors tous ces beaux parleurs de la RDL du Passou, où sont-ils ces bons apôtres de la logorrhée verbale pour ne rien dire... y zont pas de souvenirs ou y croivent que le mur est encore debout comme Jean-Jacques ou y sont core affalés devant chez Drucker ou Pascal Sevran, hein ???

Posté par J.Ch., 09 novembre 2009 à 17:26

??? bis

les KTKT et autre Popaul Edel, hein ?

Posté par J.Ch., 09 novembre 2009 à 17:28

Faut-il avoir tout lu ?

Faut-il avoir lu tout ce qui précède pour faire sa rédaction ? J'espère que non. D'ailleurs, je n'ai pas le temps de tout lire et je n'ai pas le temps de faire une rédaction. Le 9 novembre 1989, j'habitais à Berlin, où je (re)traduisais une pièce de Brecht pour un théâtre de la banlieue parisienne. J'ai reçu un coup de fil de Paris. On me demandais de raconter. Je n'avais encore rien vu. Je suis allé au mur. Il y avait beaucoup de monde. Je suis monté sur un mirador, pour voir. J'y ai rencontré une acteur français, qui est mort depuis et dont j'ai oublié le nom. Tout cela, pour être honnête, et au risque de n'être pas populaire, m'est apparu assez déprimant. Je suis allé à l'est, sur la Käthe-Kolwitz-Platz, où j'ai mangé un bon steak avec haricots verts. J'ai bu un café au Palais du Peuple, et je suis rentré. Dans les heures qui ont suivi, j'ai déménagé à Hohenschönhausen, à l'est de Berlin-Est, d'où en quelques mois j'ai assisté à l'agonie d'un pays, en savourant chaque matin une paire de Schusterjungen trempés dans mon café au lait. À l'époque déjà je n'avais plus guère de cheveux, mais je n'aimais pas les laisser pousser dans le cou. Je me suis mis en quête d'un coiffeur. Les amis qui me logeaient m'ont conseillé d'aller voir leurs voisins du dessus. La femme coiffait Margot Honecker. J'y suis allé, elle m'a coiffé, enfin elle m'a rafraîchi. N'empêche que Noël approchait et que je devais rapporter des cadeaux pour la famille et les amis. J'ai donc fait comme tout le monde, et surtout les Français: j'ai acheté un piolet et j'ai arraché des bouts de mur peinturlurés, dont certains sont aujourd'hui encore sur des étagères dans des salons amis. Je suis reparti pour Paris avec une R5 pleine de livres de DDR. Le meilleur de la littérature locale (et dieu sait qu'elle était riche et belle) et le meilleur de la littérature soviétique (idem) dans les meilleures traductions du moment. Voilà. Bonsoir

Posté par François, 09 novembre 2009 à 17:30

Poursuivre

Mon cher Montaigne, je ne poursuis personne de ma vindicte et si ce monisuer Morasse ne s'en était pas pris à moi en diisant que je voulis reconstruire le mur RIEN ne serait arrivé. Je suis, et tu le sais, du genre pacifique mais si on touche mon point "bellogène" on n'est généralement pas déçu du voyage. Il suffit donc de ne pas me chercher.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 17:42

@Sylvestre

Votre texte cher Sylvestre, le barde russophone de notre république, atteint le sublime et je vais de ce pas le copier, le coller et le sauvegarder. Que n'intervenez-vous plus souvent pour donner à ce blog une touche plus poètique qui lui irai si bien.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 17:47

@François

J'aime votre texte d'une très grande simplicité et beauté. Vous ne cherchez pas à convaincre mais votre sincérité emporte la conviction que derrière ce mur de la honte et malgré un flicage de tous les instants s'était constituée une société ayant sa propre identité, ce qui tend à démontrer que dans les pires conditions l'être humain parvient toujours à construire un espace de pure humanité. C'est si vrai qu'à la fin le mur est tombé.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 18:40

JiBé, Màc,Sophie et Monchien

Merci pour votre texte.Si on ôte votre dédicace à Kara dont je vous suis reconnaissante, peut-être qu'il pourrait être posté car moi-aussi j'aime vos peurs qui font un lien avec les "colères"de Monchien aussi, qui dit, me semble-t-il ,quelque chose comme un pleur . En tout cas , merci à Màc et à "Petite Rose des Neiges"

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 18:48

Vingt ans après...

Tiens, lisez donc Jacques Rupnik, dans le Monde ... cé intelligent et argumenté. Cé tchèque.
Je me souviens ce soir d'un dessin de mon ami Vladia Jiranek paru en 1989 à Prague : un pauvre vieux vient sonner à la porte d'une pauvre dame "Liberté" un peu défaite qui lui ouvre comme on ouvre à un casse-pied... La légende : "Nous nous sommes tant aimés !"

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 18:58

samizdat

..Ce que vous demandiez Màc n'a rien à voir avec le déferlement et les murs à l'extérieur .Votre billet me fait penser à un samizdat.
Et paul et monchien ont mis le nez dehors et tremblent .
Il est bon parfois de ne lire qu'un samizdat

Morasse, Dobře j'aime beaucoup votrehisroire tchèque dkujiě Kařa

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 19:10

liberté, kara...

Kara, ...
c'est tout à fait juste (pas qu'il faut poster mon mini-texte)de faire le rapprochement entre MCA et moi. Désenchantement idem.
En fait, j'ai un souvenir à blanc. Ni chaud ni froid puique a posteriori, "construit" après coup.

Comme le dit par ailleurs Sylvestre, j'ai bien plus été saisi quand Gorbatchev a annoncé la fin de l'URSS... Là c'était autre chose! Les lendemains, je les imaginais chaotiques, le big bang du bloc et le délitement de ce qui n'était plus l'URSS, les Russes déboussolés et les poussées natonalistes russes et autres... les guerres aux marges de l'empire effondré et la course aux territoires recelant les matières premières ou offrant des routes, des gazoducs, etc. La culture du pot-de-vin, sport national plus que jamais, le chacun pour soi, la vente, la prise des grands secteurs de production. C'était la liberté et le chaos. Le danger quotidien. Avec le 11 septembre seulement, j'ai compris que ça allait être plus encore périlleux.
Et c'est la liberté qui est encore en péril...et les peuples qui se font avoir par les puissants, les MUrs des inégalités et des intolérances, des intégrismes et des terrorismes.

Posté par jibé, 09 novembre 2009 à 19:10

@Kara

@Kara

Chère Kara, merci pour ton commentaire. C'est exactement ça, quelque chose comme un pleur. Celui là même que tu peux entendre dans la cantate profane de B.B justement lorsque le père intime l'ordre à ses fils de rentrer à la maison, dans leur foyer pour dîner avec leur mère...
J'entends toujours cette inquiétude sourde lorsque s'expriment certains Allemands aujourd'hui. En tout cas aucune joie, ni pour les ex de telle ou telle partie de Berlin...

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 19:13

fôte de clavier;scusi

*Dĕkuji, Morasse

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 19:14

Cantate profane

Merci Sophie
. Pour la Cantate Profane , je vais faire appel à toi si tu peux car introuvable dans ma datcha- en vinyl chez un ami donc fragile et impossible à emprunter . Difficile à commander chez mon libro-diquaire (l j'y suis passée Samedi.)Amitié

Je dois sortir un instant mais cela toucherait aussi les musiciens roumains que je connais et qui ne sont pas rentrés au pays :ce n'est pas seulement du fait du travail,ni pour des raisons financières/une autre réflexion pour une autre fois.A un peu plus tard.ou à demain

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 19:30

Diékouillé Kara

J'ai pas les bonnes exceptions de clavier. M'en veuillez pas...
Bàv.

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 19:32

la cantate profane en lien

Kara, je vais te la faire passer en lien ce sera plus simple... et pour le livret le reproduire. C'est court et magnifique. Amitié.

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 19:38

Morasse

Je prends quand même :o)Karabistouille

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 19:38

Marie des Roses, roses rouges?

Le mur fut construit pour empêcher les citoyens de la DDR de s'enfuir en BRD: La pression de l'Ouest? Oui, les oranges à longueur d'année par exemple et pas pendant trois semaines faisant place à deux semaines de pommes de terre faisant place à 10 jours de betteraves. Vous ne savez rien sur la DDR, il serait temps pour vous que vous commenciez à apprendre.
Salutations amicales!

Posté par Thierry Kron, 09 novembre 2009 à 19:39

Zsofika des roses

nagyszerü és köszönöm szepen, Zsofika édes...

Posté par kara, 09 novembre 2009 à 19:45

la semaine du vendredi 13

MàC, je serais très honoré de porter le numéro 13 ou n'importe quel autre numéro. Je reviens à l'instant chez vous et Sophie, j'écoutais ce qui se disait sur l'opération groupée Radio France. Ces témoignages de femmes et d'hommes sur la RDA, c'était à la fois génial et terrible, ce que les gens inventaient, surnommer une radio qu'ils trouvaient mensongère, "la gueule de Goebbels", et l'équivalent de notre système D, l'intervention d'un ami bien placé, ils l'appelaient "la vitamine D" (finalement, les lunettes avec essuie-glaces, c'était tout autant une forme d'humour dans une résistance quotidienne, faite de petits riens). Et aussi après la chute du Mur, les manifestations violentes de xénophobie envers ces gens venus travailler en RDA en provenance de "pays frères" (Afrique, Asie…). C'est vrai qu'on oublie - Thierry Kron le rappelait dans son texte, à la radio aussi on le rappelait - que dans les tout premiers temps, la plupart des gens étaient sensibles surtout à la possibilité de circuler librement, mais n'envisageaient pas forcément une réunification rapide. La voilà, notre Europe avec une Allemagne réunifiée, et maintenant ce sont nous Européens qui dressons des murs autour de notre espace.

Posté par Sylvestre, 09 novembre 2009 à 19:45

@ Thierry Kron

Merci ThierryK, ma curiosité est sans limite; j'adore apprendre... mais cette curiosité dévorante a pour corollaire un esprit critique démesuré...
Ce que vous me décrivez et qui est le marqueur n°1 d'une société : sa nourriture, me pose question : les ex RDA se nourrissaient donc comme l'on nous dit de nous nourrir à nouveau... la mondialisation et l'hyper consommation ayant sonné le glas de notre way of life... Quel comble....

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 19:56

Lazarillo, le mur n'était pas seulement autour de Berlin-Ouest

toute la frontière avec la BRD était gardée par des soldats en arme, qui avaient l'odre d'abattre ceux qui voulaient passer à L'Ouest.
Je suis étonné que vous ne savez pas quelque chose d'aussi élémentaire.
Par ailleurs, que vient faire la pédophilie avec le mur?

Posté par Thierry Kron, 09 novembre 2009 à 20:16

@FRANÇOIS

J'aimerais mettrre votre beau texte en ligne. Me l'autorisez-vous??

bàv

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 20:22

Marie Rose, vous n'avez pas saisit

Il n'y avait pratiquement pas de choix dans les magasins de la DDR, pendant quelques semaines, pour reprendre cet exemple, il n'y avait que pratiquement des oranges, puis.......
Le mur s'est effondré car le système économique ne fonctionnait pas.
Un conseil: Mangez chaque jour des aliments diversifiés d i v e r s i f i é s: Légumes, verdure, viande ou poisson, produit laitier, pâtes ou riz ou pommes de terre, fruits etc... Vous n'êtes pas antipathique, mais si en plus vous suivez des régimes à l'américaine, comme seulement des tomates pendant 4 semaines pour maigrir: Tout est à apprendre.d

Posté par Thierry Kron, 09 novembre 2009 à 20:23

@ Montaigneàcheval

Bien sûr, cher maître, à condition que vous corrigiez la faute d'orthographe.

Posté par François, 09 novembre 2009 à 20:34

PETITE DESCRIPTION DDR

En RDA, où tu avais des DMark , des dollars et tu allais dans les "INTERSHOPS" boutiques pour la nomenklatura et les étrangers (européens, ça va sans dire) mais dont le pedzouille ouvrier et paysans et aussi africain et asiatique était exclu, pour cause de non-pépettes ou tu achetais dans la LPG (LandesgemeinschaftsProduktion) un supermarché comme ne en URSS avec deux sortes de saucisses dégueulasses car amylacées à mort, salées je te dis pas comme. Mais ontrouvait aussi des zeu, du peurr, tu fromach, tu chogolat, mais sans beurre de cacao. On avait du pain. Le pain était ce pain noir ou brun aussi dégueulazsse à l'Est qu' à l'Ouest. les "Brötchen " étaient gorrekt. Le vin, du "Krimsekt" (Mousseux de Crimée, plus sucré qu'un roman de Konsalik!" ou bien le fameux "Rosenheimer Kadarka" un vin rouge bulgare que si t'en buvait un verre, ton taux de diabète dépassait allègrement les 3 grammes !! Merci Chaptal !!!
Du schnaps. De la Stolichnaya à 1,5 euros la bouteille.Alors là..Et de la "BOwle" cette sorte de punch au mousseux et aux fraises. les fameux cornichons à la polonaise, énormes et délicieux, à 0,10 euros le bocal de 3 kilos. Des poivrons hongrois en bocal et en vinaigre en bocaux de verre de 10 kilos....de quoi te chooper un ulcère que même Napoléon n'eût osé rêver. Du chou en saumure ,et ,sur la côte de la Baltique, si t'avais 10 DM, laors là , l'orgie de poissons fumés à se damner. Fumés à la tourbe, hautement cancérigènes mais qu'es-ce que c'était bon. Des filets d'anguille fumée , en tranches sur du Pumpernickel tartiné de saindoux avec des oignons frits....Du Slivovitz Yougo (eau de vie de prune-y en a...!!!) Bref, on ne crevait pas de faim. Mais on bouffait plus mal encore qu'en Pologne ou qu'en Angleterre. Parce que toute la production était négligée au profit de l'industrie lourde... Mais on ne crevait pas de faim. On mangeait aussi mal, à proportion.des Droits de l'Homme, c'est dire.les restaus!! tout un truc. Comme le patron et les loufiats étaient fonctionnaires, si ta gueule ne leur revenait pas ,maccache pour bouffer, tu poireautais. Par chance, à Eisenach, la ville de JSBach, un des loufiats du restau avait foyaché en Vranze, à Mondreuilzoubwa! ach? Achtung Bolschewisten!!!! Là on a été servis tout de suite et zavec le sourire....

Posté par montaigneàcheval, 09 novembre 2009 à 20:39

Noël à l'Est

Observons que c'est le jour de Noël des années 89 et 91 que Ceaucescu et Gorbatchev furent respectivement fusillé et viré du pourvoir. Mais bon, comme cela se passait en terre orthodoxe je ne crois pas que cela avait la moindre signification.
Pour Gorbatchev observons que s'il était très populaire à l'Ouest il était détesté (et l'est encore) chez lui. Les Russes ne lui pardonnent pas de s'être "couchhé" devant les occidentaux ennemis depuis des temps immémoriaux (Sylvestre notre spécialiste de la Russie pourrait confirmer), depuis en fait le schisme entre orthodoxes et papistes.

Posté par Lazarillo, 09 novembre 2009 à 20:49

POUR KARA - CANTATE PROFANE

Choeur : Il était un vieux père qui avait neuf solides gaillards, la chair de sa chair. Il ne leur apprit aucun métier, ni le labour, ni les semailles, ni l'art de conduire un haras, ni l'art de conduire un troupeau de bêtes à cornes; il ne leur apprit qu'à courir par monts et par vaux et à chasser le cerf. Ils couraient les bois et chassaient le gibier, ces neuf solides gaillards. Ils errèrent tant et plus et chassèrent si bien qu'à la fin ils découvrirent un joli pont, sur les traces d'un cerf enchanté; Ils suivirent la piste tant et plus qu'ils perdirent leur chemin, au plus profond de la forêt, ils devinrent cerfs ils se changèrent en cerfs élancés.
Leur cher père qui n'avait plus la patience d'attendre, prit son fusil et partit à la recherche de ses neuf solides gaillards. Il découvrit le joli pont, et près du pont les traces d'un cerf enchanté : il suivit les traces du cerf, et parvint ainsi à une source fraîche, et près de la source fraîche, trouva des cerfs. Il mit un genou en terre et mit un cerf en joue. Mais le plus grands des cerfs - par malheur, le fils préféré - lui parla en ces termes :

"Notre très cher père, ne nous mets pas en joue ! Sinon nous t'empalerons par la point de nos bois et ainsi nous te lancerons de pré en pré, de pierre en pierre, de mont en mont, oui... et nous te jetterons sur des rochers tranchants, notre très cher père, pour te broyer en mille morceaux ! "

Choeur : leur cher père s'adressa à eux, les héla avec insistance, et les appela en ces termes :

"Mes bien-aimés, mes chers enfants, venez, venez à la maison, venez avec moi à la maison votre bonne mère vous attend !"

Choeur : Allez-y ! Allez-y !

"Venez avec moi auprès de votre bonne mère, qui se languit de vous attendre. Les torches brûlent déjà, la table aussi est prête, et les coupes sont remplies. Sur la table se trouvent les coupes, votre bonne mère se lamente; - les coupes sont pleines de vin, votre bonne mère pleine de soucis."

Choeur : Le plus grand cerf, - le fils préféré- répliqua en ces termes et lui parla ainsi :

"Notre très cher père, toi seul retourne à la maison auprès de notre bonne mère ! Mais nous, nous n'y allons pas !"

"Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ne venez-vous pas ?"

Choeur : Mais ils n'y vont pas hélas, non.

"Mais nous n'y allons pas car nos bois ne peuvent passer par une porte, ils passent seulement dans les vallées ; notre corps élancé ne peut s'habiller d'un manteau, il peut seulement cheminer parmi les frondaisons; nos pattes graciles ne marchent pas dans la cendre de l'âtre, mais seulement dans les fanes moelleuses; pas plus que notre bouche ne boit dans un verre, mais seulement à une source fraîche."

Choeur : Il était un vieux père qui avait neuf solides gaillards. Il ne leur apprit aucun métier, si ce n'est courir les forêts, si ce n'est chasser le gibier. Et ils chassèrent si bien qu'à la fin, ils se changèrent en cerfs, là-bas dans la grande forêt. Et leurs bois ne peuvent passer une porte, ils passent seulement dans les vallées; leurs corps élancés ne peut s'habiller d'un manteau, il peut seulement cheminer parmi les frondaisons; leurs pattes ne marchent pas dans la cendre de l'âtre , mais seulement dans les fanes moelleuses; pas plus que leur bouche ne boit dans un verre mais seulement à une source pure.

Seulement à une source pure. (Trinkt nur aus klarem Quell).


Tu peux écouter la cantate profane en allant là :

http://terre.en.vue.free.fr

Amitié.

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 21:14

suis seule chez rosemarie

mac , j'ai mis mon texte chez Rosemarie.

Posté par maniatis, 09 novembre 2009 à 22:19

NOURRITURES TERRESTRES

Merci Màc, ThierryK pour vos témoignages sur les nourritures terrestres de la RDA... c'est vraiment le marqueur d'une société, je le répète mais c'est parce que j'en suis persuadée. Pas de meilleur moyen pour savoir où l'on est et à qui on a affaire que de savoir de quoi se remplissent - ou pas -leurs assiettes.

Les problèmes de distribution en général étaient monnaie courante dans les pays de l'est.
Mais nous nous acheminons nous aussi vers des temps plus gris, plus difficiles. Sans être en mode soviétique. D'ailleurs nous en sommes à l'orée.

Màc a dit il y a quelque temps que la pression écologique détruirait le système capitaliste. Nous avons commencé ce processus. Si nous continuons, par exemple, à manger des fraises chiliennes, à Avignon, en plein mois de novembre, je ne donne pas cher de notre avenir commun à court terme...

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 22:29

@Morasse

Morasse pour ton portrait c'est réglé !
Bonne nuit ...

Posté par Sophie des roses, 09 novembre 2009 à 22:32

merci Sophie...

L'Ubrique cétait Walter... Bonne nuit les petits.

Posté par MORASSE, 09 novembre 2009 à 23:04

Veux bien vieillir

Il est encore plus beau que je ne pensais

Posté par Portrait, 09 novembre 2009 à 23:08

Le 9 novembre...

"Le 9 novembre 1989 Chuck Norris a voulu aller s'approvisionner en Vodka dans Berlin Est. Il a rencontré un mur... la suite appartient à l'Histoire." (www.chucknorrisfacts.fr)

Voilà ma contribution inestimable à ce recueil de souvenirs!

Posté par pavlovitch, 10 novembre 2009 à 01:27

@Pavlovitch

Je transmet à Sophie le testament en vers de Camilo José Cela pour qu'elle vous le forwarde. Vous verrez, c'est d'une très grande finesse et élégance, du Cela pur jus!

Posté par Lazarillo, 10 novembre 2009 à 02:26

Correction

Transmets et non transmet

Posté par Lazarillo, 10 novembre 2009 à 02:45

@Lazarillo

Ah! J'attends de voir alors! Màc a mon adresse mail aussi.
J'avais feuilleté en bibliothèque le dictionnaire d'expressions grivoises par Cela dont vous m'aviez parlé, amusant et assez fascinant aussi par son abondance!
BàV

Posté par pavlovitch, 10 novembre 2009 à 03:26

Merde alors...

Y avait même Walesa !... A mourir de rire !

Posté par mon chien aussi, 10 novembre 2009 à 08:10

@ Lazarillo

Lazarillo : voilà c'est transmis.
Et j'en profite pour ajouter que je suis complètement d'accord avec ton commentaire sur Angela Merkel, la petite copine de cour de récréation de N.S.... Elle ne sert ele aussi que certains citoyens au détriment des autres. Elle ne sait donc pas faire son métier.

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 08:46

ÇA VOUS ETONNE?

Vous me faites tous marrer, tiens!! Sarkozy, Merkel, Brown, Berlusconi, Walesa, Klaus, Zapatero et les autres, tous les autres sont des mafieux entièrement pieds et poings liés aux actionnaires. On dirait que ça vous étonne. Hier, une rétrospective sur Leipzig, 1989. Et là aussi le peuple a fait irruption sur la scène politique, et de quelle façon. Seulement, à cette époque, il y avait encore l'illusion d'un monde meilleur. Aujourd'hui, plus rien à voir. Radicalement autre chose/ ce ne sont pas des colères révolutionnaires qui sont à prévoir, mais le retour du fascisme. Et du vrai, du bon gros fascisme genre Müsstler... le bétail politique européen, dont la Merkel , a pour vision unique du monde l'Inde ou tout autre pays du Tiers_Monde, car enfin, à bien y réfléchir, là-bas, les pauvres se comptent par centaines de millions et ferment leur gueule...Alors pensent-ils très fort, pourquoi pas chez nous?
Merkel veut repousser l'âge de la retraite à 70 ans, pourquoi pas à 80, 85, 90, 100...Le cynisme de ces pourris est gigantesque et les forces de l'ordre comme on dit, n'ont jamais été aussi brutales et entraïnées. A New_Dehli, un bus-tribunal sillonne les quartiers de slums pour faire déguerpir les pue-la-sueur en vue des Jeux du Commonwealth 2010.. voilà la solution. Préconisée déjà par "Soleil Vert". Le pauvre ou le vieux en plaquettes nutritives et protéïnées.
Vous attendez quoi de ces gens? Bien sûr que ce sont des merdes. Mais en face, y a-t-il une chasse d'eau assez puissante pour évacuer cette fiente ou sommes -nous revenu à l'ère de l'oppisition-broc, du seau d'eau insuffisant à éliminerles déjections de droite??? où est-elle donc cette force d'opposition??? Nulle part.

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 08:59

oui mais en attendant...

Màc, personnellement je n'attends rien de ces pourris qui ne marchent que sur la jambe droite.... mais dès qu'on les encense il faut vite rétablir le tir, sur la cible...
Et il faut bien se mettre en tête qu'il n'y aura peut être plus d'opposition au sens ou nos antiques générations l'entendent...

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 09:06

les puissants et lezautres

IL n'y apdéjà plus d'opposition; il y a des opposants, pas d'opposition.

Posté par jibé, 10 novembre 2009 à 09:19

Grivoiseries...

Ho ho ho ! hi hi hi ! ah ah ah ! on fait un fromage au vieux et on frétille pour un "dictionnaire d'expressions grivoises" comme les pignoufs 1900... Me faites pas rire... j'ai la gueule de travers.
Cé pas moi qu'a détourné le courant du fleuve chasse-merde... faut demander aux mafieux qui remontent de partout et ça depuis plus de vingt ans maintenant. Bàv

Posté par MORASSE, 10 novembre 2009 à 09:46

AH METS TON DOIGT, METS TON DOIGT...

j'adore ce terme de "grivois" si français, au point qu'il est par exemple absolument intraduisible en allemand . Les allemands ne sont pas grivois, ils sont lourdingues , comme les anglais pétoscatobito....alors que la grivoiserie, c'est pire encore, moustaches retroussées eet chapeau laque, pantalon rayé cachant une bite en acier, escarpins pour chez maxim's. Fiacre devant la porte. le gominé monte voir sa "poule". Il la trouve "en culotte" ,dans sa salle de bains ultramoderne en laiton..
"Ah! Mad'moisell' Rose
j'ai un p'tit objet
Un p'tit objet à vous offrir
Ah, Mademoiselle Rose
J'ai un p(tit objet
Un p'titt objet qui vous f'ra plaisir"
La grivoiserie, déjà rien que le mot, ce "oi" lèvres charnues et demanderesses, qui succède au "griiiiii" un pêu coquin, faussement filou, carrément salace...car la grivoiserie est au cul ce que le Jésuitisme est à la foi. L'acmé de la grivosierie ,nc'es, évidemment la belle époque. les "cocottes" plus ou moins chtouillardes qui refilaient des bonnes chaude-pisses inavouables aux beaux messieurs col à becqueter de la tarte et qui comme le chante Bruant "jamais y se mettrait au lit sans laver ses derrières"....
Epoque ignoble. Aussi ignoble, sans doute plus encore que la nôtre. Epoque du pétomane, et puis le pire, de la "grivoiserie" patriotique. Pendant la guerre de 14, on imprima des millions de cartes postales avec le poilu en permission, en spermission, plutot, lutinant une petite française brunette, polissonne et experte dans le déduit... pour faire passer la pilule de la boucherie bourgeoise. Ou bien des bébés dans des casques!!! Parce qu'en plus ,le troufion, fallait non seulement qu'il se fasse trucidaresse, mais encore qu'il tire un coup fécond, histoire de repeupler la France et de préparer la revanche... Puis la grivoiserie, pendant les années 20-30 perdit ce côté allusif, clin d'oeil, pour devenir la bordellerie classique....

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 10:09

Les deux font la paire, jeunes gens !

>>>> "Angela Merkel, la petite copine de cour de récréation de N.S.... Elle ne sert ele aussi que certains citoyens au détriment des autres. Elle ne sait donc pas faire son métier."
Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 08:46

>>>> "Vous attendez quoi de ces gens? Bien sûr que ce sont des merdes. Mais en face, y a-t-il une chasse d'eau assez puissante pour évacuer cette fiente ou sommes -nous revenu à l'ère de l'oppisition-broc, du seau d'eau insuffisant à éliminerles déjections de droite??? où est-elle donc cette force d'opposition??? Nulle part."
Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 08:59

Par bonheur, amis très chers, le ridicule ne tue plus ! Sinon vous seriez morts depuis longtemps tous les deux !

-La Sophie qui juge de sa hauteur de vue (le gazon en raze-mottes ...) du "métier" d'Angela Merkel !!! Un des meilleurs chancelliers que l'Allemagne ait eu depuis longtemps ...Non, mais quelle outrance !!! Quelle crasse orgueilleuse. J'aimerai la voir aux manettes ! ...
-Et toi MàC, toujours l'étron à la lèvre, qui éructe à n'en plus finir ? Putain, avec les qualités que tu as, déconner à ce point dans l'outrance inutile ... Tiens, tu me déçois ! Je vais voir ailleurs si j'y suis, en attendant que la mesure, tellement absente de vos propos, soit revenue sur la sympathique République des Libres.
A bientôt !

Posté par JC, 10 novembre 2009 à 10:22

HEHEHE!!!

Au revoir, cher JC mesuré, au revoir ,et reviens, reviens noous voir bientôt....Et quant à Merkel, "la meilleure chancelière quon ait eu depuis longtemps"..;évidemment comparée à Schröder...mais elle est filoute, la garce ossie, elle est filoute. Et si vous trouvez cela ridicule ,allez donc lire dans "STERN" et dans le SPIEGEL d'il y a trois semaines ce qui se concocte pour les droits ELEMENTAIRES des salariés, je dis bien élémentaires, en Allemagne. Donc pas si ridicule que ça....Pour le reste, un actionnaire vit en moyenne 12 ans de plus qu'un salarié....pas moi qui le dit,c'est l'INED.
Et vous me permettrez de rigoler doucement. Vous êtes l'invers exact de myr. Oser critiquer le libéralisme débridé et hop, on est taxé d'étronneur...mais mon bon, au XVIème siècle, on se traîtait allègrement de sac à bren sans qu'une bonne âme se mette en devoir de vous rappeler à l'ordre.

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 10:35

jc

jc, cette femme, Angéla, est exceptionnelle et mac n'en pense pas moins, tout en hurlant des horreurs, il faut lire entre les lignes, et sur le fond ,ce système actuel est très pervers où les actionnaires, retraités, éloignés de la réalité,c'est un monde de psychotiques, font la loi au détriment des gens qui bossent.

Posté par maniatis, 10 novembre 2009 à 10:45

Berlin

Riche Blog. Il faudra peut-être songer à faire un livre des meilleurs échanges.
Oui, on fête sans interruption-ununterbrochen la chute du Mur, mais un peu comme les Chinois avec leurs jeux olympiques: les pétards de la cérémonie minutée couvrent les voix discordantes. Car depuis, tout déconne un peu, non ? les ex-DDR-Bürger (citoyens), ceux qui avaient entre 25 et 55 ans en 89, devraient nous expliquer comment ils se sentent aujourd'hui. C'est eux qui ont l'histoire du mur dans la peau. Et c'est pas triste à entendre, mais la plupart n'en plus envie de causer dans le poste.
Berlin était mieux il y a vingt ans. Puis pendant trois ou quatre ans, quand les étrangers, plus que les Allemands, aimaient la ville.
Les gens sont toujours plus sympathiques quand ils causent de sommes d'argents dont ils savent qu'ils ne l'auront jamais. Méfions-nous, Berlin est comme une gare. Rien ne s'arrête défintivement, les murs s'élèvent, tombent, reviendront et repartiront.

Posté par Phil, 10 novembre 2009 à 10:58

victime et bourreau

Ahahaha JC ... toujours aussi respectueux et subtil dans la critique...on vous a appris à vous exprimer là d'où vous venez c'est certain... sans parler de vos considérations sur les femmes..

Vous voudriez me museler, comme on muselle une chienne que vous ne vous y prendriez pas autrement... On a des sursauts internes hein, ach! l'autorité qui se perd, le fouet et la geôle...

Dieu comme c'est insupportable la liberté d'expression hein JC ? Insupportable que l'on puisse critiquer ce que certains voudrait polir et lisser pour que ça glisse dans leur monde de tripatouillages....
Ah ! comme ça vous agace toutes ces points de vue sur le pouvoir...Ah ! comme vous haïssez cette joie de vivre qui permet de faire des pieds de nez aux vieilles buses outrées dans leurs tailleurs et leur brushing mis en plis.... vous êtes un pur produit de l'autorité; vous êtes un esclave JC... mais ne craignez rien quand vous reviendrez nous serons toujours là.

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 11:02

ah le fat!!!

Causer de la déception à JCmajuscule, surtout sur ces sujets, est un plaisir de gourmet...(paraphrase de Marcel Proust) C'est lui agréer qui poserait problme, surtout sur ce genre de sujet...
On le sait bien, JC, que 1) vous méprisez Sophie, et que 2) vous êtes un démoc-lib. Et que 3)vous adorez jouer la grande scène du "moi, moi moimoimoi, je sooooors", de la Castafiore...
Mais d'arguments, j'en ai jamais beaucoup lu de votre part!

Posté par jibé, 10 novembre 2009 à 11:06

croisement

on s'est frôlés, Sophie, sur ce com.
Des bises!

Posté par jibé, 10 novembre 2009 à 11:07

File-lui un coup de balai, nom de dieu !

Sophie, si tu continues, tu vas mal travailler ce matin... Des trucs pareils ça fout la fièvre. Allez, bois un verre d'eau... Je connais ça. Ah la la...
Je t'embrasse.

Posté par MORASSE, 10 novembre 2009 à 11:27

Les cocos en noix de coco ou Sophie qui fait la sourde-oreille

Phil: Il y a 20 ans, vous étiez plus jeun et Berlin était plus excitant qu'aujourd'hui, certes. Berlin se normalise, bien entendu c'était plus amusant avant, sauf pour les Berlinois de l'Est.

Posté par Thierry Kron, 10 novembre 2009 à 11:30

A New_Dehli, un bus-tribunal sillonne les quartiers de slums

L'Inde se proclame la plus grande démocratie du monde, curieuse démocratie en effet. C'est tribunaux roulants sont un vrai scandale, l'horreur.

Posté par Thierry Kron, 10 novembre 2009 à 11:37

Angela Merkel versus Nicolas Sarkozy?

Je ne vois pas en quoi les deux chefs d'états peuvent être assimiler, sauf que par la force des choses, ils doivent travailler ensemble.
Madame Merkel est un personnage que nous regretterons quand elle fera la place à quelqu'un d'autre. Ce qui ne sera pas le cas du Président Français, il en fait trop et tire souvent dans son propre pied. Pas facile de diriger un pays après le cadeau financier que nous ont généré les USA en 2008.

Posté par Thierry Kron, 10 novembre 2009 à 11:56

Zsofika Budapesten

Chère Sophie La Cantate Profane a sonné ,une nouvelle fois dans mon izba; j'en avais oublié la beauté et je t'en remercie . Avec le texte, m'est revenu en mémoire un cours de mon amie Korompay Klary sur la mythologie de ce pays .Ton tapis volant est-il prêt ? Je t'offre le gris un peu mystérieux d'une après-midi d'Hiver à Buda, en 1990 et l'atmosphère d Eötvös József Collegium pour penser aux poètes ...Nous irons demain au Balaton . INDULAS? Indulas!

Posté par kara, 10 novembre 2009 à 14:30

Thierry, Thierry...

Cher ThierryK : ce qui permet de rapprocher A.M de N.S est que d'une part ils travaillent ensemble dans une certaine concorde : édifier une Europe solide pour les chefs d'entreprises qui s'y côtoient en toute licence bancaire et spatiale; et que d'autre part, ils fixent exactement le même point sur l'horizon : le pouvoir du fort.
Pour y arriver ils utilisent les mêmes méthodes, comme la reine de la ruche ses abeilles ouvrières, et, pour N.S le petit, comme la reine des fourmis ses ouvrières....: on les nourrit, on les logent grâce à nos vies, notre sueur et nos muscles, nos intelligences à leur service, au détriment de nous mêmes.

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 14:39

combats

Je pense que Merkel et NS n'ont pas la même envergure, je veux dire qu'elle est sacrément plus remarquable qu'il ne le sera jamais.
Ceci dit, Sa politique représente tout ce que je combats, e qui est vrai aussi pour NS. L'ultra-lib façon germanique n'est pas plus enviable que façon Sarko, c'est ce qui importe. Pas la peine de personnaliser, c'est l'ultra-lib et le consumérisme, au prix de millions de mises au chômage et de vies sans bien-être, de milieux détruits, qu'il convient de dénoncer et de combattre.

Posté par jibé, 10 novembre 2009 à 14:48

départ prévu

Ah ! chère Kara, tu ne saurais me faire plus plaisir qu'en m'entrainant en ces hauts lieux de l'histoire de notre Europe, nimbés pour moi des mystères de l'origine des mythologies oubliées et en recelant les clés... Le voyage en ta compagnie serait des plus riches, j'en suis sûre, alors partons.... sans plus attendre ... et à la santé de Belà Bartok !

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 14:49

Avec Apfellou, plus de troubles de la vue

le mur ? un mur à berlin? ah bon?

Posté par roselyne b, 10 novembre 2009 à 15:29

SUPERBE ICONE

Мораш........

Posté par VLTAVA, 10 novembre 2009 à 15:57

Un chapeau/ICȎƝE

*Prosim

Posté par VLTAVA, 10 novembre 2009 à 16:56

Comme tous les témoignages ici sont fait par des personnes ayant connus la chute du mur, je vais vous donner la mienne, celle d’un jeune homme né quelques jours après le 9 novembre. On m’a apprit à l’école, qu’au mois de novembre 1989, le mur de Berlin était tombé. J’étais très fier parce que je me disais «héhé t’es né au mois de novembre toi aussi!» mais je n’avais jamais vraiment prit conscience de ce que cela signifiait. Quand, au fil des discussions avec mes parents et certains membres de ma famille j’ai comprit ce que signifiait ce mur et pour quelles raisons il avait été battit j’ai vite oublié mon petit orgueil enfantin et j’ai commencé à relativiser et à penser au monde un peu différemment.
La chute du mur, pour nous qui sommes nés après, ça ne veut pas vraiment dire grand chose. Oui, le système autocratique soviétique du XXème siècle a été aboli, oui la liberté des peuples est enfin retrouvée. Mais les craintes de guerre nucléaire, les espions, et toutes les histoires politico-burlesque, ce ne sont pour moi que des mots dans un manuel d’histoire, et je n’ai pas vécu la journée d’hier comme une victoire, ou comme un jour vraiment très important. J’entendais des jeunes allemand à la radio hier midi qui disaient qu’ils ne comprenaient pas pourquoi on en faisait toute une montagne. Et je suis dans le même cas qu’eux. Nous, les jeunes de 20 ans, même si je reconnais qu’il faut un devoir de mémoire comme pour la Shoah ou ce genre de sujets un peu tabou de l’histoire, ne voyions pas bien l’importance de tout ça. Même si je peux la comprendre.
Que le mur soit tombé c’est une bonne chose, de là à nous faire tout un numéro politique c’est un peu, excusez moi du terme, bidon.

Posté par Père Tarrain, 10 novembre 2009 à 17:25

Spécial : Monchienaussi,

http://www.youtube.com/watch?v=s7il2lz1rXA

En toute connaissance de cause, mon cœur s'ouvre à ta voix ...ce n'est pas de ma faute, mon doux chien c'est un de mes airs préférés mais c'est de l'opéra, mon chien ... Dans la vie
Elle aime Samson et il est très pur mon chien, il dit plein de choses justes et pas justes , mais c'est pas grave . Elle pleure en vrai , faut lui répondre ...Tvoja karalila.

P.S.merci pour le post : ça m'évite de lire les médias

Posté par Karabistouille, 10 novembre 2009 à 17:37

r Père Tarrain-jeune homme universel

vous ne représentez que vous même Je m'appelle Charlotte-Sarah Lombard et nous avons fait la"marche des vivants en Pologne l'année dernière Nous étions 60 et bien préparés .Heureusement et pas seuls...J'ai 22 ans . Je suis votre ainée . Au revoir

Posté par Charlotte-Sarah, 10 novembre 2009 à 17:50

@Père Tarain

Merci Père tarrain de nous rappeler que ce blog et ce monde sont composés de croulants...: )) ça n'empêche , on prend toujours l'histoire en marche, comme on monte dans un train... et le train avant l'arrêt momentané où vous êtes monté venait de quelque part et ira quelque part après vous.

Delà à dire que vous vous sentez étrangers, vous les bébés de 89 à ce qu'il y avait avant vous, c'est naturel, seulement il faut comprendre que rien n'est acquis, jamais. Votre niveau de liberté, celui de l'époque de votre naissance au monde est un pur hasard. Vous auriez tout aussi bien pu naître dans la pire des dictatures, ou au contraire dans un monde parfaitement idéal parce que le monde est celui que les hommes font.
En d'autres termes, le monde appartient à ceux qui le font. Et les commémorations d'hier sont celles de ceux qui ont participé à ce jour-là, cet évènement -là, et si vous les vingtenaires ne vous êtes pas senti plus concernés c'est certainement parce que tout cela vous effraie mais aussi parce que cela vous échappe.
Bref, votre réaction mon Père est logique et naturelle, mais la nôtre également...et c'est la réunion des générations qui fait la vie riche.... nein ?

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 17:52

Sacré père tarrain

Puisque tu es de novembre, et même d'un peu après la Saint Martin, bon annive... Je comprends tout à fait ton point de vue de jeune homme devant l'événement (de ta naissance, certes, mais aussi de l'écroulement du mur). Je comprends que, comme les jeunes allemands, le battage fait autour de l'anniversaire avec la brochette de chefs d'Etat te soit assez insupportable. Pour moi, cé pareil... A ceci près que pour moi cé du vécu. Pas la chute mais ce qu'il y avait avant. Et que les gens de mon âge (plus de 70), nous avons trop souvent cru que le bonheur allait être apporté par ce qui se construisait comme société derrière le "mur"... Ce n'est que peu à peu que nous avons appris les abominables souffrances (au minimum les petits tracas chiants) que des gens enduraient, décennies après décennies, dans les pays enfermés... après avoir cru eux aussi (mais moins longtemps que nous) à un avenir meilleur. Des millions de morts ont payé le prix de cette erreur. Cé pourquoi, la chute du mur a été au minimum un symbole. La vraie fin de tout ça...
C'est alors qu'a commencé une autre histoire et un autre questionnement : comment faire pour tout recommencer sans tomber dans les errements des sept décennies qui séparent 1917 de 1989 ? Cé la bonne réponse à cette importante question qui t'attend, père Tarrain. Je ne désespère pas que tu la trouves, toi, tes camarades, tes amis et les jeunes allemands... Si les vieux grognards comme moi sont un peu fatigués, parfois, leur problème est d'une autre nature, entre Epicure et Lucrèce (pas Borgia, mais l'écrivain latin)... et peut-être même chez Dante. A condition que les Enfers soient un avenir...
Bien à toi, père Tarrain. Et à bientôt.

Posté par MORASSE, 10 novembre 2009 à 18:07

@PERE TARRAIN

Cher Révérend Père Pain...euh Tarrain...permettez à un croulant du baby-boom en train de se papyboomer lentement, de ne pas partager du tout, mais alors pas dut tout votre avis , que je viens d'ailler,s tant il est EXCELLENT de mettre dans le florilège. Pour moi, j'aime ceux qui ne pensesnt pas comme moi. En fait ce que vous posez, incidemment, comme question essentielle est le rapport entre la Vie et l'Histoire. Vous me faites penser, mutatis mutandis, à cette hsitoire délcieuse que raconte ma femme. En Allemagne, dans les années 78-80 la mode de l'enseignement de l'histoire était la Révolution Française, à pied ,à cheval ,en voiture, au point que les mômes finissaient par en ^tre bavés souhaitant accélerer le coupe-coupe... Ma femme posa, insolente comme ele est, elle avait votre âge, la question suivante à son prof, l'air narquois "Mais M'sieur, on fera le nazisme ou pas??"
Réponse de l'autre "Non , je ne peux pas en parler, j'étais pas né".
Ma femme "Par contre, en 1789, vous étiez né". Elle se retrouve dehors, en deux coups les gros.
Ce n'est pas parce que vous avez 20 ans que vous n'êtes pas happés par le train de l'Histoire.? A votre corps défendant, Cher Père Tarrain, VOUS faites partie de l'histoire. Un exemple, en 2001, vous aviez donc 12 ans . Ne me dites pas que le'attentat de New-York ne vous interpelle pas. C'est donc un énorme illusion de croire que ce n'est parce qu'on est un vieux khroumir comme mézigues qu'on s'intéresserait à ces "vieilleries". je vous signale d'ailleurs , Mon Père, que Votre Sacerdoce devrait vous conduire à plus d'écoute devant les malheurs et les joies de vos brebis égarées. Croyez-moi et allez en paix, Mon Père.

PERE COLATEUR, Archidiacre de Moka.
bàv et
Vive l'Ouvèze
et le Zambèze !!

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 18:13

CONSEILS

Au fait , Mon Père, méditez la sagesse du Père Morasse et de la Soeur Sophie, dont le conseil est mellifère....

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 18:16

ah, père tarain

Le père tarain, ...
on le connaît, son air je-m'en-fous ce qui était avant... on le connaît le ton blasé, 20 ans aux frimats et la vie devant soi. TssTssTss, moi je ne commémore rien, jamais, aucun anniversaire, et je ne suis blasé en rien. Me fous de tout sauf de comprendre, et je sais que les faits s'enchaînent, et nous lient les uns aux autres, nos actes et leurs effets.


Un mot quand même: la Shoah n'est pas un sujet tabou. C'est un fait d'historique hystérie que nulle commémoration ne peut absoudre, mais que l'histoire peut appréhender.
L'histoire, pas la mémoire.

C'est pas d'avoir 50 ans qui me donne le droit de vous filer des leçons, hein, juste deux ou trois réflexions, en passant.

Posté par jibé, 10 novembre 2009 à 18:20

Morasse, m'est avis que les errements ont débuté un ch'tio peu avant 1917...Ils ne sont donc pas l'apanage du communisme réel...
Dany-Robert Dufour affirme que si Marx avait lu Sade, on l'aurait évité ce communisme réel. Qu'en pensez-vous? (Ce qui est sûr, c'est que Sade a plus d'excuses de ne pas avoir lu Marx que Marx n'en a de ne pas avoir lu Sade, non?)

Posté par Harmonia, 10 novembre 2009 à 18:23

KARA MAGYARORSZAG JO NAPOT !

Au fait KARA, le Lac Balaton (Plattensee pour les Autruchiens) renferme des ombles chevaliers, qui servis entiers, en papillottes avec un Tokajy et une purée d'oseille vous amènent immanquablement à Dieu....

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 18:25

QUESTION DE PHENOMENOMENOLEGOLIELEAUFERRUGINNEUSE OUI

Question, Staline avait-il lu Sade ou Marx..ou Placid et Muzo. Grande interrogation dont le Überragen du Glockenspiel dépasse de loin le Gegensein du Bockwurstwesen (Hans Gadamer).

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 18:28

Attention, je ne veux pas revenir sur l'importance de l'événement et je suis conscient de la chose.
Peut-être que nous manquons tous d'un enseignement important sur cette histoire là, et pas qu'en désignant les cocos comme des assassins, des abrutis qui n'ont rien comprit et qui suivent leur idéologie tête baissé en laissant croupir leurs populations dans la fange. Parce que le programme de Terminale sur la guerre froide est tout de même légèrement orienté. Et ce ne sont pas les profs d'histoire qui peuvent me contredire. Alors vous me direz que ça dépend du prof etc, mais là n'est pas la question. C'est vrai que Staline et ses petits copains ont fait de ce rêve communiste une image peu glorieuse de ce qu'est vraiment le communisme. Parlez en à un lycéen, ou même à un étudiant, pour la majorité d'entre eux (et je suis bien placé pour le savoir, en fréquentant un bon nombre) communisme = diable. Que l'on nous apprenne à l'école le comment du pourquoi et peut-être que nos générations se sentiront concernées et que l'on ne réduise pas ça à un combat entre les méchants et les gentils!

Posté par Père Tarrain, 10 novembre 2009 à 18:31

@ M. Tarrain

En 1982 j'étais professeur de français. Un de mes élèves de première, qui avait une remarquable orthographe…, était né le 10 mai 1968, dans une cabine téléphonique de la rue Gay-Lussac. Il se passionnait pour les événements de mai-juin, qui pour lui voulaient dire "grand chose".
Le 9 novembre 1989, à Berlin, j'ai pensé au 9 novembre 1923 et au 9 novembre 1938 (voyez dans Wikipedia ou ci-dessus M. Màc), que je n'avais vécus ni l'un ni l'autre et dont les livres d'histoire faisaient "toute une montagne".
Le 7 novembre 1967, je suis arrivé devant les portes encore fermées de mon lycée, où m'attendaient comme chaque matin quelques camarades de classe. Je leur ai lancé, goguenard: "Alors? Grand jour, non?" ou quelque chose d'approchant. Ils m'ont regardé avec vos yeux et une moue d'ignorance perplexe. J'ai précisé (pour le cas où certains d'entre eux auraient pratiqué le calendrier julien, en vigueur en Russie jusqu'à 1918) que nous étions en quelque sorte le 25 Octobre (avec majuscule) et que c'était le 50e anniversaire de la Révolution russe. En ce temps-là, je me passionnais pour cet événement, j'en faisais une montagne (russe), il me semblait que le monde en avait été ébranlé, je croyais même — songez donc! — que c'était une victoire.
Aujourd'hui la passion politique est un peu éteinte en moi (et j'en suis pas fier). Je me passionne pour des événements et des personnages plus anciens que les sus-mentionnés: pour le dimanche 15 février 1665, par exemple, ou pour un nommé La Mothe Le Vayer, né comme moi un premier août.
Contrairement à vous, je déteste les "devoirs de mémoires" (et de vacances), mais j'ai une bonne mémoire des dates, des lieux et de certains textes. Je vous recommande donc la lecture des quelques vers suivants. Ils sont du poète bavarois Bertolt Brecht et ont été traduits et publiés en français aux éditions de L'Arche. Serge Reggiani en a donné un très bel enregistrement. Mon ami Màc (bonjour à RC&M) se fera un plaisir de vous les (re)traduire:

An die Nachgeborenen
[À ceux qui naîtront après nous]

I
Wirklich, ich lebe in finsteren Zeiten!
Das arglose Wort ist töricht. Eine glatte Stirn
Deutet auf Unempfindlichkeit hin. Der Lachende
Hat die furchtbare Nachricht
Nur noch nicht empfangen.

Was sind das für Zeiten, wo
Ein Gespräch über Bäume fast ein Verbrechen ist
Weil es ein Schweigen über so viele Untaten einschließt!
Der dort ruhig über die Straße geht
Ist wohl nicht mehr erreichbar für seine Freunde
Die in Not sind?

Es ist wahr: Ich verdiene nur noch meinen Unterhalt
Aber glaubt mir: das ist nur ein Zufall. Nichts
Von dem, was ich tue, berechtigt mich dazu, mich sattzuessen.
Zufällig bin ich verschont. (Wenn mein Glück aussetzt, bin ich verloren.)

Man sagt mir: Iss und trink du! Sei froh, dass du hast!
Aber wie kann ich essen und trinken, wenn
Ich dem Hungernden entreiße, was ich esse, und
Mein Glas Wasser einem Verdursteten fehlt?
Und doch esse und trinke ich.

Ich wäre gerne auch weise.
In den alten Büchern steht, was weise ist:
Sich aus dem Streit der Welt halten und die kurze Zeit
Ohne Furcht verbringen
Auch ohne Gewalt auskommen
Böses mit Gutem vergelten
Seine Wünsche nicht erfüllen, sondern vergessen
Gilt für weise.
Alles das kann ich nicht:
Wirklich, ich lebe in finsteren Zeiten!


II

In die Städte kam ich zur Zeit der Unordnung
Als da Hunger herrschte.
Unter die Menschen kam ich zu der Zeit des Aufruhrs
Und ich empörte mich mit ihnen.
So verging meine Zeit
Die auf Erden mir gegeben war.

Mein Essen aß ich zwischen den Schlachten
Schlafen legte ich mich unter die Mörder
Der Liebe pflegte ich achtlos
Und die Natur sah ich ohne Geduld.
So verging meine Zeit
Die auf Erden mir gegeben war.

Die Straßen führten in den Sumpf zu meiner Zeit.
Die Sprache verriet mich dem Schlächter.
Ich vermochte nur wenig. Aber die Herrschenden
Saßen ohne mich sicherer, das hoffte ich.
So verging meine Zeit
Die auf Erden mir gegeben war.

Die Kräfte waren gering. Das Ziel
Lag in großer Ferne
Es war deutlich sichtbar, wenn auch für mich
Kaum zu erreichen.
So verging meine Zeit
Die auf Erden mir gegeben war.


III

Ihr, die ihr auftauchen werdet aus der Flut
In der wir untergegangen sind
Gedenkt
Wenn ihr von unseren Schwächen sprecht
Auch der finsteren Zeit
Der ihr entronnen seid.

Gingen wir doch, öfter als die Schuhe die Länder wechselnd
Durch die Kriege der Klassen, verzweifelt
Wenn da nur Unrecht war und keine Empörung.

Dabei wissen wir doch:
Auch der Hass gegen die Niedrigkeit
Verzerrt die Züge.
Auch der Zorn über das Unrecht
Macht die Stimme heiser. Ach, wir
Die wir den Boden bereiten wollten für Freundlichkeit
Konnten selber nicht freundlich sein.

Ihr aber, wenn es soweit sein wird
Dass der Mensch dem Menschen ein Helfer ist
Gedenkt unsrer
Mit Nachsicht.

Bien cordialement.
François

Posté par François, 10 novembre 2009 à 18:55

ça redémarre... on dirait

@ Màc... si cé pour bouffer de l'omble chevalier avec du tokay et de la purée d'oseille, ta note sera de 2 sur 20 (et tu me copieras cent fois : "je ne dois pas boire du vin de tokay en bouffant de l'acide oseillique" )... 2 sur 20 cé rapport à l'omble chevalier qué un sacré péchon.
@ Père Tarrain... Personne n'a attaqué les cocos dans la petite disputation que nous avons en ce moment... Il faut que tu lises en même temps les brillantes contributions parues ici même depuis 17.50 et que tu les superposes comme une partition de musique (t'expliquerait Claude Levi Strauss s'il vivait encore)... la voix du dessus plus la voix du milieu plus la voix du dessous etc... et tu avances ainsi jusqu'à la fin du morceau. Si tu lis successivement le dessus, le milieu et le dessous... tu ne comprendras rien (et moi non plus). Tu perdrais ton temps à discutailler pour faire adopter ton point de vue. Ni le Père Colator ni moi-même, Papy Morasse, ne pourrons te convaincre que l'Histoire est nécessaire à la compréhension et à la conception d'un monde meilleur... Sinon, cé une roue (avec un écureuil dans une cage - ce qui est désespérant)
@ Harmonia... Je vois pas bien le rapport entre Marx et Sade... Faut que tu fasses un topo là-dessus... Parce que, dans la bande à Staline, je vois guère que Iéjov ou Iagoda (de Maurois) pour être de vrais personnages des journées de Sodome... Pour le reste, cé du despotisme oriental bien caractéristiqué.
Allez, vive la jeunesse ! Bàv.

Posté par MORASSE, 10 novembre 2009 à 19:14

@ Morasse

En route pour le topo (topo très très rapide)...
Marx ne parle guère ni du désir ni de la jouissance de l'individu qui ne semble pas être une question pour le communisme. Or, s'il avait lu Sade, il aurait pu comprendre à quel point ce n'était pas négligeable et que, donc, les expériences réelles de sa proposition, à la base répressive, seraient les chroniques d'une catastrophe annoncée...

(C quoi déjà la remarque de Freud sur Marx? Arfff...du genre..."Je suis Marxiste à 50%. Le communisme nous promet le sang des révolutions puis le bonheur de l'homme sur terre. Je crois profondément à la première moitié de son programme"... Can you help me please?)

(Si vous avez 50 minutes, j'ai mis un lien vers une émission de Dany-Robert Dufour)

Posté par Harmonia, 10 novembre 2009 à 19:36

@Maniatis

Ma douce Maniatis, mettre sur un même plan, celui de l'égoïsme qui se se paie sur le dos de ceux qui bossent, les actionnaires et les retraités n'est pas sérieux. Les retraités avant d'arriver à la retraite ont bossé, et donc produit des richesses ou contribué à les produire, pendant au moins 40 ans - en Allemagne comme en France - au cours desquels ils ont cotisé. Pour la plupart d'entre eux perçoivent une retraite inférieure ou égale à 1200 Euros, même chose en Allemagne en termes de pouvoir d'achat. J'ajoute que pour des raisons évidentes les salariés échapent difficilement à l'impôt, ce n'est pas le cas des actionnaires qui pratiquent l'évasion fiscale comme un sport.
Merkel baisse non seulement les impôts sur le revenu ce qui, je le répète, favorise les plus fortunés, mais diminue en plus l'impôt sur les sociétés. Le résultet est que l'essentiel de recttes fiscales est payé par les salariés.
Merkel et Sarkozy ne sont différets que sur la forme (et les Allemands ont bien de la chance!) sur le fond c'est pareil. Bien à toi

Posté par Lazarillo, 10 novembre 2009 à 19:58

@ Morasse

Oui, c'était plus une réponse à S. Dr, et je n'avais pas eu le temps de voir les autres commentaires. Le mien tombe un peu comme un cheveu sur la soupe au milieu des autres. J'irai plus vite la prochaine fois.
Je sais bien que l'Histoire est nécessaire à la compréhension d'un monde meilleur, elle permet lorsqu'elle a en l'occasion, d'éviter les erreurs en devenir. Mais pour revenir sur ce que disait Màc en rapport au train de l'histoire, je ne peux que le prendre, et ce serait difficile de le rater. Surtout si vous connaissiez ma mère. Elle accorde à l'histoire une grande importance et nous a inculqué à ma soeur et moi un son de cloche different de celui que l'on apprend sagement sur notre petite chaise. Je reconnais mon ignorance face aux réels enjeux de la guerre froide et ce ne sont ni mes cours, ni les différents documents trouvés çà et là sur le web ou en bibliothèque qui remplaceront la réalité, et je n'ai rapport à l'histoire contemporaine que des souvenirs à partir de la mort de Mitterand. Mais il me semblait important que vous sachiez ce que la "jeunesse" pense. C'est un triste constat de notre ignorance, qui n'est heureusement pas inéluctable.

Posté par Père Tarrain, 10 novembre 2009 à 20:03

REGARDER

Mais Père Tarrain, je pourrais moi aussi vous confesser mon ignorance crasse sur pas mal de sujets. Mais, après ce demi-siècle de vie, j'en suis venu à la constataion toute simple que c'est de "tendre l'oreille" et la bonne, sur le fracas et le grondement du monde. C'est comme cela que je vois l'histoire. Et la géographie, aussi d'ailleurs. On ne peut pas se passer de s'interroger sur cet-autour-de-nous qui peut être si familier et si étrange. je viens de terminer de voir "APOCALYPSE" de Costelle et Clarke, et je vous prie de croire , Mon Père, que voilà l'un des plus brillants documentaires sur la WW2 et l'un de ceux contre lesquels on a entendu une avalanche de critiques parfois pas dénuées de fondement. Costelle et Clarke ont choisi la colorisation. De la plupart des documants- pas tous- il existe quand même 9000 km de pellicule couleur sur cette période. Dans "DE NUREMBERG A NUREMBERG " autre sommet documentaire, d'Henri de Turenne et Frédéric Rossif, sorti, je crois ves 1980, tout était donné "brut", sans travail réel de réinterprétation. Or, quand, en 1988, j'ai passé à mes 3èmmes de l'époque le documentaire tourné par George Stevens, le grand réalisateur d'Hollywood, qui avait embarqué, pour "couvrir" la libération de l'Europe de la pellicule couleur Kodachrome 16 mm, révolutionnaire poru l'apoque, ce fut, réellement une commotion. Je vous passe, cher Père Tarrain, les détails, mais quoi! Visions fugaces de rues de Paris, EXACTEMENT comme celles où je me promenais 25 ans plus tard, quand j'avais 12 ou 13 ans...C'est cela , au fond, l'histoire, cette quête effrénée de la permanence, d'une manière de l'éternité. C'est un Graal , mais un graal de la mémoire. On voudrait tout savoir, tout comprendre...tout voir. j'ai eu la chance, en 1982 de pouvoiir passer deux journées entières au Service Cinéamtographique des Armées, et j'ai vu ,seul dans une salle, pendant des heures des bobines sur la Campagne d'Italie en Juin1944 avec le Mont Cassin, puis sur l'Algérie....Il n 'y a pas d'images ou de paysages sans nous. Le monde sans le regard, sans l'explication qu'on porete sur lui n'existe pas. Et que vous ayez 20 ou 50 ans, ça ne change rien. Si: une chose, z'avez sacrément de la chance....
bàv
l'ARCHIMANDRITE RONJMOILOS de LARISSA (Thessalieà)

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 20:28

Hors sujet

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 10:09
excellent MàC ! tel un "gailuron" ... ;-) Danke

Posté par com'dhab, 10 novembre 2009 à 20:51

Ce que j'en dis

Tout en haut là,
manque toujours Cactus non ?
Un témoignage est un témoignage

Posté par pado, 10 novembre 2009 à 21:47

Màc-táltosom

Vitéz szemlinget nem ismerem, Táltosom
; szeretnék tôbbet megtudni rola . Csók puszi .
köszönöm és jo estet kivanok

A tous les libres, bonne nuit

Posté par tréfa, 10 novembre 2009 à 21:52

OUEPAOUE

Oui, c'este réparé. D'ailleurs, il était parmi les premiers et pouf, a pu, pparti...sais pas pouqwa.

Posté par montaigneàcheval, 10 novembre 2009 à 21:54

pado

Et jibé, aussi...( bez mene, verovatno
.voli te kara

Posté par karabistouille, 10 novembre 2009 à 21:57

ô combien de marins...

Vadiou y'a du tangage ... blurp...la mer est démontée ...allez hop! un coup de Raoul....

Tout près du Cap Gris Nez, quand j'ai fini d'pécher,
On s'retrouve chez Lèonce, on est onsse
On mesure les poissons en vidant des canons
Et on passe vite le cap, car ça tape.
Bientôt plus d'Cap Gris Nez encore moins d'Cap Blanc Nez,
Ce qu'on voit c'est nos nez tout rouge et
Quand les verres que je lève ôtent le sel sur mes lèvres,
Moi, je pense à Marie qui est partie.

Quand la mer monte, j'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend, je l'attends,
A marée basse, elle est partie hélas,
A marée haute, avec un autre.

Lors Le nez dégrisé, je quitte l'estaminet,
Et je regarde en rêvant, le ridens,
L'autre côté de la mer, les collines d'Angleterre.
Mon Dieu qu'l'monde par ici est tout p'tit.
Et à gorge déployée sur le flot déchaîné,
Je l'appelle à grands cris: "Viens Marie".
P't'ê't qu'à la molliment, pour pêcher c'est le bon temps,
Mon filet m'la rendra dans mes bras.

Quand la mer monte, j'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend, je l'attends,
A marée basse, elle est partie hélas,
A marée haute, avec un autre.

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 22:13

le commentaire de père tarrain et....

et l'échange qui a suivi me parait très important. J'entends là, dans beaucoup de fraîcheur et de simplicité, une sorte de refus d'entendre, de voir, de dialoguer sur l'Histoire par une partie des jeunes. Comme si la confiance était ébranlée, comme s'ils ne croyaient plus en aucune analyse politico-historique. C'est passionnant et cela fait réfléchir sur la lisibilité de notre monde pour les jeunes et aux centres d'intérêt qu'ils se choisissent pour résister à cette opacité. C'est un des témoignages qui m'atteint le plus car il annonce de possibles lendemains sans mémoire. Merci beaucoup à celui ou celle qui signe père tarrain pour cette sincérité.

Posté par christiane, 10 novembre 2009 à 22:14

CONFIANCE

Chère Christiane : le XX siècle est l'un des pires de l'histoire de l'humanité... nous avons déjà abordé la question ici mais il y a de fortes chances pour qu'il soit rapidement passé aux oubliettes de la mémoire... 2010, ça commence déjà à regimber, les jeunes gens ne veulent plus entendre parler et incorporer ce siècle aux millions de victimes pour le seul profit d'un pouvoir toujours identique et en place... Ce refus de la mémoire est une marque de déni... c'est normal...mais la vie est comme le ressac...

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 22:42

Lazarillo

Lazarillo,je parlais, bien sûr, des actionnaires éloignés, coupés du monde, pas des retraités, au sens classique.Pas d'ambiguité dans mon propos, simplement,je me suis mal exprimée.Faut faire attention, tu me lis.Tant mieux. bàt.

Posté par maniatis, 10 novembre 2009 à 23:00

Apocalypse

Mac je suis comme toi, j'ai trouvé Apocalypse, époustouflant.L'intensité de l'affrontement, l'aviation japonaise.le front russe..Hitler qui a deux heures de Moscou , fonce sur Stalingrad. C'est si bien raconté.C'est ce qui manque peut être à Père Tarrain et à sa génération.. quelqu'un qui fait vivre tout ça.C'est triste de ne pas être passionné par l'histoire, ça donne des perspectives, comme disait M. Yourcenar
J'ai manqué le second épisode.

Posté par maniatis, 10 novembre 2009 à 23:13

c'est pas très français donner des perspectives, bon,on fait avec.

Posté par maniatis, 10 novembre 2009 à 23:16

sans commentaire.

Avec la crise, le chapardage des produits alimentaires progresse
Les vols dans les magasins français ont progressé ces derniers mois: whisky, DVD... mais aussi et surtout produits de première nécessité comme le lait maternisé.LIBE.FR

Posté par Sophie des roses, 10 novembre 2009 à 23:35

L'Hisoire

Je remarque chez moi, chez mes enfants donc, un désintérêt quasi-absolu pour l'histoire. Ma fille qui est en seconde obtient de très bonnes notes dans cette matière mais son intérêt pour le sujet est nul, elle obtient de bonnes notes parce qu'elle déteste ne pas faire les choses à fond. Pour elle c'est une matière abstraite, sans rapport visible avec la réalité, et pourtant le papa que je suis fait tout son possible pour changer ce point de vue, en pure perte. Est-ce l'enseignement qui est en cause? Je ne le crois pas, ce que je crois c'est que notre génération était (mal ou bien) hyperpolitisée et quand on s'intéresse à la politique on s'intéresse forcément à l'histoire. Alors pourquoi ce désintérêt pour la chose politique? Sans doute parce que il n'existe plus de ligne de fracture claire entre la droite et la gauche, que le débat ne porte plus sur le type de société mais sur la manière de conduire celle qui existe. Et encore, depuis quelques temps déjà les seuls sujets de discorde entre la droite de la gauche sont ce qu'on appelle les thèmes sociétaux, c'est-à-dire le mariage gay, l'homoparentalité et dans d'autre pays, comme l'Espagne ou l'Italie (en Irlande et en Pologne il n'y a même pas débat!), l'avortement. Pour le reste, difficile de faire la différence entre un social-démocrate et un conservateur. Je ne suis pas un violent mais j'aimerais bien que de temps à autre les députés se mettent sur la gueule car il a tout de même de quoi se fâcher tout rouge devant certaines mesures de la droite. Eh bien non, dès qu'ils quittent l'hémicycle ils se retrouvent dans les couloirs et se saluent chaleureusement, bouffent dans les mêmes restaurants huppés et fréquentent les mêmes clubs (Le Siècle, par exemple). Le siège du PS qui jadis était Boulevard Magenta dans le Xème arrondissement de Paris, un arrondissement relativement populaire, est depuis l'ère Mitterrand rue de Solferino, dans le très chic VIIème. Quel prolo s'aventurerait dans un tel quartier pour aller s'informer sur le programme de ce parti? Et quand bien même il le ferait il reviendrait immédiatement sur ses pas en voyant la grille d'entrée, celle d'un hôtel particulier. Voilà où nous en sommes rendus et il n'est donc pas étonnant que les jeunes qui sont nés dans ce contexte soient dépolitisés. Et quand ils sont politisés il n'est pas surprenant qu'ils se tournent vers des organisations comme le NPA ou les altermondialistes, quand on est jeune et qu'on veut changer le monde on ne se tourne pas vers le PS, on va a PS pour se faire élire. Je me souviens qu’au début des années 90 quelques "quadras" du PS avaient lancé "un apple au peuple de gauche" depuis...la brasserie Lipp!

Posté par Lazarillo, 11 novembre 2009 à 00:18

Je sais qu'il est tard mais...

@ Lazarillo

La jeunesse se dépolitise, c'est vrai, le discours tenu lorsque l'on veut parler de politique entre nous est toujours : "pff la politique ça me fait chier, c'est de la merde" et les quelques personnes avec qui l'on peut en parler sont généralement ancrés dans les idées de papa maman. Si le PS n'attire plus les jeunes générations, tout comme le PC, l'UMP, c'est, je pense également une question de représentativité de la jeunesse. Parce que comment voulez-vous que lorsque Chichi, Aubry ou MG. Buffet - ceux qui incarnent la génération des quincas (et plus!) - prennent la parole, le jeune un peu bêta prenne attention à ce qu'ils disent? C'est pour ça que Besancenot et ses copains gagnent du terrain. Il incarne la nouvelle politique française, en reprenant des vieux idéaux. Après est-ce qu'un parti politique comme le PS avec à sa tête un jeune de 30 ans aurait la même crédibilité auprès de fidèles plus âgés? C'est une bonne question. Puis les différentes querelles du PS, Sarko, la hantise d'un communisme staliniste, font aussi que le jeune se désintéresse de toutes ces questions. Que faire? Je n'ai pas de réponses. Et ce ne sont pas TF1, M6 et la starac' qui arrangent les choses!! C'est comme la culture, j'entendais à la radio ce matin sur France Culture, que le directeur de l'INA disait que le fléau de la jeunesse était l'internet parce qu'elle ne va plus voir son Histoire, qu'elle ne recherche plus à s'informer et c'est vrai, il suffit de regarder le nombre de blogs d'ado, les sites pour "jeunes" comme ados.fr où (je viens d'y faire un petit tour pour "m'informer") dans la section musique on parle du dernier clip de Shakira, où dans la section Film, on parle de Twilight 2 et de la mort de George Clooney écrasé par un piano, dans la section livre, les mangas, la section santé : la grippe A et les piercings, dans la section "love" des tests du genre "es-tu amoureuse de lui" "crois-tu au prince charmant?". Voilà ce qu'est la culture de base de chaque jeune. On ne parle à aucun moment de vrai cinéma, de vraie littérature, et j'en passe. Alors comment voulez-vous que notre Histoire, les idéaux pour lesquels vous vous êtes tous battus, intéressent encore cette jeunesse formaté? J'adopte peut-être un peu un discours alarmiste mais demandez à votre fille et à ses copines de vous parler d'Elsa Triolet, de Marcel Carmé, de Reggiani et vous verrez.
Je suis d'accord avec S. Dr lorsqu'elle dit que le XXeme siècle sera vite oublié par notre génération, et ce qu'il en restera sera ce qu'on nous enfonce avec un très gros marteau : les saloperies d'Hitler, AlQaïda et le 11 septembre, etc... Le reste fait l'effet d'un pétard mouillé. J'ai eu il y a peu une discussion un peu vive sur le cinéma avec quelques amis, voulant allé voir le dernier film de Bruce Willis. J'ai décliné l'invitation en disant "pour moi c'est pas du cinéma je ne veux pas payer 7€ pour voir ça".
Je regrette très souvent la mort de tous nos grands cinéastes et acteurs, Truffaut, Sautet, Demy, Schneider, Montand, Noiret et j'en passe. François Fi(ll)on, F. Mitt, nous parlent toujours d'exception culturelle, que la France rayonne, mais ce que l'on produit me fait peur. Alors je suis certainement un extrémiste, mais qu'on ne me dise pas que Dany Boon, Olivia Ruiz, Benabar et les "nouveaux artistes" français font la culture française. Ce sont des machines à fric et leur hypermédiatisation tant sur la scène française qu'internationale n'est due qu'à leurs relations.

Je me suis peut-être un peu emporté sur la fin, mais m'est avis qu'il faut sensibiliser la jeunesse à autre chose que Lorie, PPDA et à la roue de la fortune. Et c'est un message que je vous adresse à vous tous, parce que si nos réactions face à la chute du mur, à la politique, à la culture, à la vie, sont si peu intéressante et intéressé c'est qu'il y a quelque part dans l'apprentissage de nos normes et valeurs un manque flagrant de quelquechose que je ne saurai pas nommé. Vous me rétorquerez avec raison que nous pouvons nous démerder et apprendre par nous même, mais si nous n'avons pas les bases, si nos parents ne nous insufflent pas la volonté d'apprendre leur savoir, de nous "forcer" à voir la vie autrement que par tous ces artifices alors la génération prochaine, ou celle d'après auront tout oublié. Et pour tout ça je remercie mes parents de m'avoir un jour apprit à regarder un film, d'avoir une opinion, d'ouvrir un livre plutôt que télé 7 jours, d'avoir parlé avec moi des choses de la vie. Car j'ai eu cette chance.

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 03:46

ça décoiffe !

Merci à vous quatre, c'est bon de lire des paroles qui osent dire les choses enfouies.

Posté par christiane, 11 novembre 2009 à 04:58

Les murs nouveaux de la Droite la plus bête du monde.

Je sais bien qu'en ces lieux et sur la RdL le nouveau Goncourt a été peu apprécié. Cependant j'espère que vous réserverez à la dernière connerie de l'immondice Raoult l'accueil qui convient, car là où Raoult passe les murs repoussent :

LE MONDE.FR : " Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy, a été "choqué" par la teneur de l'entretien de Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009 et anti-sarkozyste affirmée, dans Les Inrockuptibles. Si bien que l'ancien ministre délégué à la ville et à l'intégration (sous le gouvernement Juppé, entre 1995 et 1997) a questionné le ministre de la culture sur le "nécessaire devoir de réserve" de certains artistes.
C'est dans un entretien, accordé en août dernier au magazine culturel, que l'auteure de Trois femmes puissantes, qui n'avait pas encore reçu le célèbre prix littéraire, explique sa vision de la "France de Sarkozy" : "Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous [avec son compagnon, l'écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants] ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. (...) Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus."

Dans une question écrite, adressée au ministre de la culture, Fréderic Mitterrand, Eric Raoult attire l'attention "sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du prix Goncourt". "En effet, ce prix, qui est le prix littéraire français le plus prestigieux, est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye (...) sont inacceptables", écrit-il.

"LES ARTISTES ESTIMENT AVOIR LE DROIT DE TOUT DIRE"

"Ces propos d'une rare violence sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du chef de l'Etat. Il me semble que le droit d'expression ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de comptes personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité."

Sur leur site, Les Inrocks expliquent que c'est l'épouse du député, Corinne Raoult, qui dit avoir avoir "découvert l’article sur le site de France Antilles" et prévenu son mari, selon elle "très choqué" parce que "le prix Goncourt représente la France". "Il ne s'agit pas dans ces mots d'une liberté d'expression mais d'une liberté d'agression", estime un proche de M. Raoult contacté par Le Monde.fr. "Les artistes estiment avoir le droit de tout dire", regrette-t-on à la mairie du Raincy en soulignant la nécessité, pour les artistes dont le succès les gratifie d'une aura internationale, de s'inquiéter de l'image de la France qu'ils véhiculent.

Dans une interview à BibliObs, Bernard Pivot, membre de l'académie Goncourt, rétorque que "le Goncourt n'est pas la voix de la France". "Il n'est nulle part inscrit dans les statuts de l'académie qu'elle aurait à choisir des auteurs n'affichant qu'une neutralité inodore et incolore. Le choix se fait en fonction de la qualité d'un roman, sans se soucier des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de son auteur", précise-t-il. Patrick Rambaud, juré du prix Goncourt, estime quant à lui qu'Eric Raoult "confond le prix Goncourt avec Miss France", rapporte L'Express.fr.

Interrogé sur la réponse qu'il comptait donner à l'édile du Raincy, le ministère de la culture n'avait pas répondu, mardi en début de soirée."

Posté par rienquemoi, 11 novembre 2009 à 05:14

Jamais trop tard

Avec moi il n'est jamais trop tard! J'allais éteindre l'ordinateur pour aller lire mais j'ai voulu jeter un oeil sur le blog, et bien m'en a pris. En vous lisant je me suis conforté dans l'idée que toute la jeunesse n'est pas "décervelée" et je me suis demandé pourquoi certains ici se sont gentiment et moins gentiment payé votre tête. Il faut savoir mon cher Père Tarrain, que la plupart d'entre nous, je veux dire des "vieux" de ce blog fantasment leurs 20 ans, moi y compris. A les entendre à cet âge ils avaient tout lu, tout vu et tout compris, or à 20 ans, même si on a beaucoup lu (ce qui d'ailleurs semble être votre cas) on n'a pas tout vu et on n'a pas tout compris, loin de là. La preuve? De très brillants esprits formés à l'Ecole Normale de le rue d'Ulm se firent les zélateurs de la pensée binaire et totalitaire du président Mao et arrivés à l'âge adulte ou a sénescence on les retrouve accrochés aux basques de Sarkozy, ayant sombré dans le mysticisme ou membres de clubs sélects où ils côtoient les décideurs du MEDEF. Ils ont souvent une vaste culture mais elle n'était pas acquise à 20 ans et encore moins digérée.
Notre génération devait changer le monde et c'est le monde qui l'a changée. Pour la votre le pire n'est pas une fatalité, mai 68 est arrivé sans prévenir dans une France, disait-on, qui s'ennuyait (Pierre Vianson-Ponté, célèbre chroniqueur du Monde en mars 68!). On disait les paysans andalous abrutis par la misère et l'obscurantisme religieux, ce sont pourtant eux qui se soulevèrent ls premiers dans les nnées 1920 pour former des communes paysannes, sans l'aide de personne, et pour la plupart ils ne savaient ni lire ni écrire.
Mon fils aîné a 19 ans, il est politisé autant qu'il est possible de l'être pour un jeune de sa génération et quand je lui reproche gentiment son peu d'entrain à changer les choses il me fait remarquer ce à quoi "nous" (ceux de ma génération) sommes parvenus. C'est une réflexion sévère, mais juste.
Bien sûr qu'il est important de bien connaître l'histoire mais pour changer le monde ce n'est pas une absolue nécessité. Le monde change quand les êtres humains n'en peuvent plus, quand ils estiment qu'ils n'ont plus rien à perdre ou pas grand chose et quand cela se produit l'histoire n'est d'aucune aide particulière.
Même la fameuse mémoire n'est d'aucun secours quand l'histoire s'accélère, quand les hommes, pour une raison ou une autre, perdent la tête. si la mémoire servait comment expliquer qu'en Israël, un pays marqué à jamais par la barbarie de la Shoah, évènement unique dans l'histoire, dans le pays de Yad Vashem, il se trouve un ministre qui veut débarrasser le pays des Arabes. Certes, il ne s'agit pas de les exterminer - ce Monsieur, Advidor Lieberman, n'est pas un nazi contrairement à tout ce qu'on entend sur lui -"seulement" de les contraindre à l'exil, mais tout de même. Trop souvent la mémoire, qui n'est pas l'Histoire mais ce que chacun (peuple ou individu) en retient, ne sert qu'à se venger. Bref, l'histoire c'est magnifique à condition de savoir s'en servir, et c'est encore mieux si on n'en attend pas de miracles.
Bonne nuit Père Tarrain!

Posté par Lazarillo, 11 novembre 2009 à 05:37

Le fond et la forme

C'est ce que je disais à Maniatis, sur la forme il n'y a pas de comparaisonn entre Sarkozy et Merkel et j'ajoutais que les Allemands de ce point de vue avaient bien de la chance. Eric Raoult est un pur produit de la sarkozie estampillée UMP: grossier, vulgaire et arrogant. Quand on entend des gens comme lui on a effectivement envie d'aller voir ailleurs mais comme c'est ce qu'ils recherchent il e faut surtout pas céder à la tentation. En tout cas je vas m'empresser c'acheter le livre de Marie N'Diaye. Au passage une pensée pour Bernard Kouchner et Fadela Amara, mais aussi pour Jack Lang qui se rêve en ambassadeur de France à l'ONU et qui ne sait quoi inventer pour séduire Sarko ainsi que pour Simone Veil qui dans le dernier chapitre de son livre autobiographique rend un hommage enthousiaste à Sarkozy duquel elle ne s'est toujours pas désolidarisée. Elle rend aussi un hommage appuyé à Claude Allègre...
Cette c'est bon, je vais lire et dormir.

Posté par Lazarillo, 11 novembre 2009 à 05:59

circonstances

Père T
je n'ai pas eu le temps de lire les interventions précédentes mais j'ai survolé la vôtre et à ce propos je dirai que
les générations dont les parents et grands-parents ont traversé (quand ils n'y ont pas laissé leur peau) de plein fouet deux guerres mondiales et qui ont grandi ou été adultes pendant les guerres (anti-)coloniales dites de libération, et la guerre froide, étaient nécessairement plus politisées que celles qui ont trouvé dans leur berceau des histoires d'élections pour la gestion des marchés en période de chômage galopant comme horizon -ya plus palpitant (beaucoup de la génération de vos parents ou grands-parents se sont suicidés)

PS ne soyez pas surpris de constater si vous ne l'avez pas déjà fait, que les insultes "connasse" "conne" et j'en passe, de la part des génies du blog suivent généralement mes interventions

Posté par myr, 11 novembre 2009 à 07:51

La Fête!

un facteur non négligeable, la loi du silence concernant la présence des drogues et pas des plus douces, de l'alcool en grande quantité chez les enfants.En fin de semaine,.........................
Leurs parents font la fête : ils ont la quarantaine , appartiennent à une classe bourgeoise qui travaille ...
Lorsqu'on a fait"la fête", , il ne reste pas beaucoup d'élan pour accéder à la pensée et au plaisir de la connaissance ni même te temps...c'est l'abrutissement physique et des petits lambeaux d'être qui partent à chaque fois.
Je ne suis pas certaines que la génération de leur parents se choutaient "à la cocaîne, engloutissaient entre amis des quantités d'alcool en s'étourdissant les oreilles . C'est un fait de société passé sous silence, comme un élément qu'on ne voudrait pas voir .Dans ces fêtes, où est le désir et le plaisir Humaniste ? .Et ce sont pourtant, pour le moment, de braves gens , peu conscients de l'image-identification qu'ils véhiculent ; bien sûr ils suivent les devoirs des enfants, comme ils disent ,et les amènent au tennis ou à la danse .Si monchien faisait un livre à ce sujet , j'aurai un peu peur pour lui :on risque sa vie en touchant à la "plus grande des criminalité" . Chaque fois que je parle de cela, silence_peut-être pas ici . Merci

En suivant, je me suis plutôt retrouvée dans la conférence de Bernard Stiegler qu' Harmonia a proposé sur son billet . Je pense que son analyse peut donner un début d'action

Posté par petit doc, 11 novembre 2009 à 08:14

Je pars vite au travail .A un peu plus tard
$Il faut lire -je ne suis pas certaine-Scusi

Posté par petit doc, 11 novembre 2009 à 08:17

Myr

bonjour, myr -café et brioches dorées, en guise d'injure.Bien à vous

Posté par petit doc, 11 novembre 2009 à 08:19

1953

Faudrait comme rappeler à nos aimables voyageurs que Staline est mort en 1953 et que le communisme a perduré bien au delà.

Perso, je n'"emmerde" jamais un "jeune" avec mes souvenirs. Je commence à m'intéresser à lui/elle....Le reste, inutiles blablateries. Enfin, c'est mon avis...

Posté par Mathiolis, 11 novembre 2009 à 09:21

histoire

Pas question de les "emmerder" comme-en-14
Pas mal de jeunes sont curieux et s'interessent à ce qui les a précédés et posent des questions, font des recherches
Au sujet de 53, oui on sait bien que le stalinisme a duré et par endroits dure encore

Posté par myr, 11 novembre 2009 à 10:29

EUH...

@Père Tarrain.
Moi, un mec qui commence à parler en se présentant comme la "jeunesse" ou le "vieux", ça m'emmerde... J'ai jamais supporté les gens qui se réfugiaient derrière le "nous" pour parler d'eux-mêmes...
Entre nous, tous les jeunes d'il y a trente ans n'étaient pas politisés et conscientisés— la majorité sortait en boîte et s' foutait de ceci ou de cela : bon boulot, pognon, retraite, voyages, et le reste j' t'en fiche.
Maintenant, c'est pareil : mais y a beaucoup moins d' boulot.
Ceci dit, vous commencez à vous faire vieux : Lorie et PPDA c'est du passé... Faut parler Lady Gaga et Rihanna— z'allez dev'nir un "vieux con" bientôt... Amitiés.

Posté par mon chien aussi, 11 novembre 2009 à 10:32

les jeunes

à Père Tarrain... ah! les jeunes, quelle engeance ;
comme c'était mieux avant (air connu)!!! ; à l'époque de ces cinéastes, acteurs, écrivains, musiciens que vous citez, le jeunes (que vous semblez critiquer et blâmer) ils ne connaissaient pas ou s'en foutaient totalement, ils s'intéressaient plutôt à Tino Rossi, Georgette Lemaire, à Guy des Cars et aux films de Gilles Grangier et Denys de la Patellière... alors, merde, et vive la jeunesse de tous les temps, même s'il elle se trompe ou qu'on la trompe souvent.

Posté par J.Ch., 11 novembre 2009 à 10:55

Air connu

En effet. Sûr que l'on a entendu cette même chanson à toutes les générations.

Posté par Mathiolis, 11 novembre 2009 à 11:09

enfouies

quant aux choses enfouies de Christiane, il vaut mieux les laisser où elles sont, c'est-à-dire bien profond...

Posté par J.Ch., 11 novembre 2009 à 11:36

remarque fonctionnaliste(!)

bin dis donc... le plus étonnant de tout ce qui précède c'est qu'on (moi compris) y est tous allé de notre réponse à ce "jeune" estampillé vingt ans pour luidire et lui expliqué que....
Sauf Kara qui n'en dit rien, et MCA qui l'envoit dans les cordes (avec justesse: commencer par moi les jeunes, vous les vieux.... j'aurais de facto pas dû répondre non plus, mais m'avait énervé le "père tarain" avec ses "j'ai pas besoin de savoir, etc etc, comme si l'histoire n'allait pas se charger de sa peau comme de celle des autres!)

(Myr, vous n'êtes pas une conne!!!)

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 11:40

J Ch

notez J-CH, qu'à propos de ces "choses enfouies"(...), on ignore qui sont les quatre élus qui fondent le bonheur de Christiane...-)))))

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 11:43

Bonjour,Monsieur

Posté par mon chien aussi, 11 novembre 20

Vous me reconnaissez . Dommage que je sorte déjà avec Jonathan..et puis le fils du père Tarrain , on doit s'ennuyer avec lui. Auriez vous un fils de mon âge pour ma copine Maéva ?Merci beaucoup

Posté par Chralotte-sarah, 11 novembre 2009 à 11:48

Bonjour,Monsieur

JiBé, mes parents et mes professeurs m'ont conseillé ce Blog mais j'avais répondu au fils du Père .C'est vrai qu'ily en a aussi comme lui mais comme Jonathan aussi et Maéva, mes amis
Charlotte-Sarrah Lombard

Posté par Chralotte-sarah, 11 novembre 2009 à 11:55

SECRET

Allez je vais vous faire un aveu à tous (excepté mon cher Màc) mais "Père Tarrain " qui tire son pseudo d'un film extrêmement drôle "Les Anges Gardiens" n'est autre que mon fils. Il a choisit ce pseudo afin d'être certain que je le reconnaisse puisque nous avons de nombreuses fois visionné ce film à la maison ensemble quand il était petit (c'est l'un des rares derniers films français à me faire mourir de rire) et que nous vivons éloignés dorénavant pour les raisons évidentes de la vie...
C'est de lui dont je parle dans "mon 9 novembre 89", lui, qui aura 20 ans dans quelques jours;.. Il aura pris mon souvenir pour une invitation à s'exprimer et il aura bien fait.
Merci mon cher Père Tarrain pour ta participation sur ce blog; ramènes -y des amis pourquoi pas, ça fouettera l'air. Bisous.

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 11:57

@Chralotte-Sarah

Mon Q c'est du poulet et mes poils du persil en branche...
Pour l'humour, c'est comme partout, faut être doué.
Et pis, tout Maéva d' travers de porc (coucou amis Chinois !) et les connards reloqués volent par milliers au-d'ssus des villes.
Bon 11 novembre, ma grande.

Posté par mon chien aussi, 11 novembre 2009 à 12:01

Sophie des roses, 1

Chère Madame,

Ma copine Maeva voudrait connaître votre fils juste pour discuter.
Bien cordialement

Posté par Sophie-charlotte, 11 novembre 2009 à 12:04

à Mâme Sophie

ya d'autres façons de fouetter l'air que de se faire entartatiner par le père fouéttard

Posté par J.Ch., 11 novembre 2009 à 12:06

maeva comme je te pousse

et c'est tout, Charlotte Sarah...je comprends rien à ce que tu écris. Rien de rien... suis par ailleurs un ours. Faut pas approcher.


Sophie,
on va faire comme si on avait rien lu, alors.

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 12:06

heuuu moi pas comprendre

Pourquoi Jié , comme si tu n'avais rien lu ?

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 12:10

Sophie, ma douce....décodeur!

passe que t'as dit c'est secret, Sophie,... ah lalala, on fait comme si on avait pas lu ton "aveu", pisque tu dis toi-même qu'il est secret!!!!

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 12:13

@Sophie

Fallait pas l' dire, on va être obligés de l' massacrer maintenant, sinon ça va faire "privilégié", "fils de", on peut pas faire autrement. :)

Posté par mon chien aussi, 11 novembre 2009 à 12:16

11 novembre

Ahhhh ! d'accord Jibé.... d'accord... je suis un peu lente ce matin tu as raison... a tel point que je ne comprends rien au délire de la Charlotte... ma foi ... dis -donc Jibé tu m'as l'air grognon...

Il fait beau, je pars aux Baux faire de la photo. Poil au dos.

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 12:20

@ mon chien

mon chien, tu as raison A BAS LES PRIVILEGES.... : )) et puis si vous le massacrez, il est assez grand pour se défendre lui-même, crois -moi...

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 12:21

On navet compris Sophie

Sophie Sophie... Bienvenue au Tarrain JB (même qu'il avait "avoué" en parlant d'une "S.Dr" dans un post à Lazarillo ... ) Je suis d'accord avec toi. Qu'il en ramène tout un amphi des "jeunes" comme lui... ça pouvait pas être le pseudo d'un vieux connard (ça se renifle à la première lecture).
Allons Mon chien, la RDL, cé quand même pas l'EPAD au prince Jean Sans Terre... voyons voyons. Les p'tits jeunes en stage, chez moi, ne sont pas là pour nous servir le café. Merde alors... Zont des choses à dire car ils sont les premiers concernés par le tas (des choses). Allez, bon app'
Ohé Màc ! T'es pas fâché au moins pour le coup de Tokay ?

Posté par MORASSE, 11 novembre 2009 à 12:30

Sophie des roses,

J'avais soupconné une Karabistouille mais je croyais que c'était Màc,le jeune homme ; ton fils écrit fort bien, et ce n'est pas facile pour ces jeunes gens .Donc plutôt réussi .

Entre nous les pseudonymes sont un peu déroutants mais aussi source de créativité. Bonne après midi-Enfant, j'allais me promener aux Baux...Je t'embrasse .

Posté par Karabistouille, 11 novembre 2009 à 13:23

chapeau !!!

je viens de tout lire, c'est très fort.
J'ai vu dernièrement le film de Haneke, le ruban blanc, quand j'en suis sorti, la première idée qui m'est venue à l'esprit c'est qu'un jour, sur la rdl de Passou, sans doute la discussion tournait-elle autour du paulinisme, je m'étais fait renvoyé aux 22 par MàC parce que j'avais évoqué le nom de Karl Barth.
C'est marrant que me soit revenue à l'esprit la réaction de MàC, en même temps que la compréhension de cette réaction.

Des écrivains comme Broch, Mann ou Musil ont déjà raconté, à leur manière, l'histoire de ce film. A savoir que l'idée de Kant d'une conscience supérieure universelle nous permettant de distinguer le Bien du Mal c'est de la foutaise. Les valeurs morales ne sont que la conséquence que l'éducation, du dressage. On peut faire le Mal en croyant pertinemment qu'on fait le Bien simplement parce que nous avons été programmés ainsi. La confusion morale n'est pas une chose difficile à inoculer, il suffit de commencer tôt.

Ainsi, après la chute du mur, l'ouverture des dossiers de la Stasi a révélé cette chose incroyable que sous prétexte de dénazification, un nombre élevé de dénonciateurs bénévoles avaient expédié en prison leurs voisins, bon père de famille. Sans doute pensaient-ils œuvrer pour le Bien du pays, en tout cas cette histoire a remis en évidence que ce n'est pas toujours le Bien qui combat le Mal mais le plus souvent un Mal qui prend la place d'un autre Mal.

Les vacances d'été qui ont suivi la chute du mur, nous avons reçu à la maison des amis allemands habitant Munster et qui partaient en vacances en Espagne, tous deux enseignants. Nous avons été étonnés en discutant avec eux de découvrir leurs doutes et leurs réticences quant à la chute du mur (pourtant les parents de la femme étaient des transfuges de l'Est !). Ce serait long de faire la liste de leurs critiques, tout le monde les connait.
Dix ans plus tard, au fil de nos correspondances, j'étais heureux (sans le leur dire) de m'apercevoir que ces critiques s'affaiblissaient, pour aujourd'hui totalement disparaître.

Toutefois, cette ouverture à l'Ouest n'est encore pas toujours un cadeau pour tout le monde, la liberté et le fait vivre dans un état de droit sont bien sûr ce que nous pouvons souhaiter de mieux pour nos enfants, mais ces centaines de personnes qui se suicident dans les entreprises nous rappellent à chaque seconde que nous sommes encore bien loin du compte.

Quant au mur en Israël MàC, il n'est pas d'ordre idéologique, là encore nous aurions tort de tout mélanger, il est une construction purement empirique à savoir comparer le nombre de bombes qui explosent dans les abris bus et les terrasses de café, si ce nombre était resté constant ce mur n'aurait servi à rien, ce n'est pas le cas, dans la mesure où avec le mur ces explosions ont disparu, le fait même d'avoir éviter la mort d'une seule vie humaine justifie l'utilité de ce mur.
Mais là encore il est à souhaiter qu'un jour il ne servira plus à rien et que comme l'autre il sera abattu, ce jour là nous boierons du champagne ensemble, mais nous n'en sommes hélas pas encore là.
bàv.

Posté par Dexter, 11 novembre 2009 à 13:35

@harmonia

hep, nuance, harmo, la remarque sarcastique de Freud en 1918 ".... à moitié convaincu etc..." c'est pas sur Marx, c'est sur l'urss et les communistes. bàv.

Posté par polder, 11 novembre 2009 à 13:45

@monsieur tkt

tkt : monsieur,
vous avez cru bon d'émettre une critique à l'endroit de Nicolas Sarkozy.
Vous ruinez ainsi tous vos efforts pour être invité à la garden party du 14 juillet à l'Elysée.
En effet il ne nous avait pas échappé que vous aviez défendu avec panache, face aux médisances des "ringards tenants de la lutte des classes" (comme vous dites si bien), l'élégance de Carla Bruni et le courage de Dadu, madame la maman de l'ex-maire de Neuilly, grand courageux lui aussi puisque vaillamment parti le 16 novembre donner des coups de marteau dans le mur de Berlin.
Tout n'est pas perdu, cependant, cher monsieur, car en haut lieu, on a noté vos récents éloges de Bernard Arnault et François Pinault.
Courage, il y aura des retombées.

Posté par polder, 11 novembre 2009 à 14:05

En passant

Nous avions bien compris chère madame des roses que père tarrain est votre fils. Enfin, mon inculture étant immense, et c'est pour cela que je viens dans cette honorable cénacle, je me suis demandé comment était son pif. Il ne faudrait pas tomber en effet tomber dans le délire de "fils de". Et si votre fils pouvait rameuter ses copains et ses copines, je m'en réjouirais....bàv charmante madame des roses...

Posté par Mathiolis, 11 novembre 2009 à 14:06

LE RUBAN BLANC

A notre jeune et combattif Père Tarrain , je ne saurais trop conseiller d'allelr, toutes affaires cessantes voir avec Sa Révérende Mère le film étourdissant que je viens d'aller voir, Ma femme et Lavande ,sur l'autre fil m'ayant poussées au cul. "LE RUBAN BLANC" (DER WEISSE BAND) de Michaël Haneke. Alors là, mes amis, si vous n'êtes pas encore guéris de l'infâmie bigote, je vous conseille cette médication. Le film est en Noir et Blanc, un somptueux noir et blanc. On verra pourquoi cela a de l'importance. Nous sommes en 1913 en Poméranie. Quelque part, très probablement entre Stettin et Danzig (Sczeczin et Gdansk) qu'on aille pas croire que....enfin bon....au fin fond du tnerf. La campagne, magnifique d'ailleurs. Une petite paroisse, perdue au milieu de saules pour CDFriedrich et de houle de seigle pour ce vieux Péguy....La "Herrenhaus", de M'sieur l' Baron. La vie traditionnelle qui n'a guère changée depuis l'Ancien Régime. et ce ne sont pas les deux ou trois années de la présence de Napoléon ni la fin du SaintEmpire qui ont changé quoique ce soit dans cette Poméranie luthérienne et recroquevillée. Tous y est. Le jeune instituteur, gueule de Schubert en laid, M'sieur le Baron, dur et coléreux, son régisseur riche et servile, brutal, abrupt. Sa femme,qui rève de passion fougueuse et que l'Italie attire tant, par langueur et par l'ennui , sorte d'Emma Bovary prussienne...Et surtout, surtout deux personnages, le médecin du village, der "Medikus" comme on dit et Monsieur le Pasteru. Et quel réquisitoire contre l'infâmiee luthérienne. Le renoncement absolu à soi. L'écrasement , l'étouffement sous des préceptes imbéciles. Humiliation du père envers ses enfants. Femme molle. Soumise et pusillanime. Des enfants auxquels on apprend d'emblée, encore en 1913, "das Drillen" le dressage. Le pasteur, cauteleux avec moneieur le Junker, ignoble aec les faibles ,même pas onctueux et chattemiteux, mais cassant et passant son temps à débusquer l'amorce du début de jouissance. Un redoutable ayatollah. Précheur et donneur de leçons, à vous dégoûter des Cantates de JSB à vie! Et pourquoi Haneke a-t-ill tourné cette " Scénes de la vie rurale en Poméranie" . Oh, c'est tout simple. Pour qu'onn comprenne bie, au moment où le pasteur punit et humilie son fils Martin en lui attachant les mains la nuit parce qu'il a deviné qu'il se branle, en donnant des coups de badine, en impoosant le port du ruban blanc de la mauvaise moralité, il est la fabrique à nazis. Martin qui a 12 ans , on le voit bien trente ans plus tard, SS impitoyable. la "chance " du monde catholique, c'est uq'on se brnale dans les sacristies, que les dentelles sont partout dans uen des liturgies les plus érotiques qui soient. Et je ne suis pas loin de penser que le luthérianisme et tous ses avatars, comme lslam, reposnat sur un rigorisme imbécile sont les deux malheurs du monde. ...On saisit alors d'emblée ce que le nazisme doit à l'ignominie protestarde. Luthérienne , pour être précis. Obéïr. Courber l'échine. Ne pas écouter le vent d'été. Souffrir. Et quand des événements inhabituels se produisent dans le patelin, on est prit d'un sentiment d'oppression. Le pasteur lui-même ,verrouillé à double tour. Incapable de joie, de tristesse à hurler, mêem quand une se ses filles , pour se venger ,tue le petit perroquet de son père en l'empalant sur une père de ciseaux ouverts comma la croix du Christ. Le pasteur , on le sait, on le sent ,est ravagé par la souffrance. on a envie de lui dire, "Mais hurle, bon dieu, hurle!!!" Toutes ces douleurs rentrées non-dite .Et le médecin, une ordure qui viole sa fille ,écrase sa maîtresse ,la nourrice de ses enfants de son mépris, de sa violence....
Un film prodigieux, sur lle désamour. Sur l"inamour". Sur la saloperie de la religion. Sur le dressage et l'apprentissage de la docilité. Allez-y..et puis plastiquement, un chef d'oeuvre. Le Noir et Blanc. Un appel au "continuum " avec "La liste de Schindler" qui trouve là , dans cet étau , dans cette dérive des sentiments vers le cartonneux, ses racines. Sans ses pasteurs , et j'en ai encore connu vers 1990 dans la ville de naissance de Rosi, sans ces tartuffes huileux, qui te sourient en trou de pine et miàne de rien observent ce qui se passe chez toi, d'où ces immenses fenêtres des pays protestants...malheur des enfants. Enfants-oiseaux auxquels on aurait coupé les ailes. Et histoire d'amour râtée. Puis scène de fin, le "Gottesdienst" le culte du dimanche,. Nous sommes début Août 1914.....les conscrits s'installent devant , avec leurs bouquets de fleur à la boutonnière. Vom Regen in die Jauche. De la pluie au purin. Vies gâchées. Au fond, la Saint-Barthélémy avait du bon....
Haneke a sans aucun doute fait l'un des films majeurs de ces cinquante dernières années.
Allez-. C'est un ordre....

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 15:43

JE l'SAVAIS GNAGNAGNA

Moi , je le savais que le Révérend Père Pain était le fils de notre chère Révérende Sophie du Couvent des Roses...ce qui ne change rien à l'allant, à l'énergie, et à la pertinence des interventions d'ycelui....

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 15:48

BISTOUILLES

Bistouilles , bistouilles...

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 16:16

@ Tous

Je préférais l'anonymat! Enfin, je ne veux pas être le "fils de". Prenez moi comme je suis et pas comme le fils de ma pécheresse de mère. N'hésitez pas à me "massacrer", comme elle le dit elle même je suis capable de me défendre tout seul. Enfin il ne faut pas que ça change quoi que ce soit, ce serait dommage.

@ Jibé - Mon chien aussi.

Quand je dis "moi le jeune vous les vieux", n'y voyiez pas de l'insolence ou de l'orgueil. Vous êtes tous plus sages que moi et je vous respecte beaucoup pour tout ça. Preuve en est qu'il m'a fallut presque un an pour poster mon premier message. En faisant cette opposition je voulais parlé du "fossé des générations", parce que même si vous parlez de Lady gaga et Rihana vos expériences seront forcement plus nombreuses que les miennes, et je respecterai toujours les plus âgés que moi pour ce qu'ils peuvent nous apporter.

@ petit doc

Vous parlez de soirée de beuverie, où l'on ne boit que pour boire, et où l'on fait des concours à celui vomira le plus vite. Ca existe mais ce n'est pas le cas de tous. En France du moins, puisque nos voisins anglais (et anglo-saxons puisqu'au Canada, c'est aussi un problème) doivent lutter contre l'alcoolisme des jeunes. C'est un débat lourd d'importance et je ne saurai pas vous écrire là-dessus, ne fréquentant pas ce genre de personnes.

@ Mac

Nous avions prévu d'y aller :)

Et enfin à ma très chère et douce Charlotte-Sarah, présentez moi votre amie, puisque vous semblez y porter tant d'importance, j'en serai "ravi".

Je vais essayer de faire venir certains de mes amis, mais je ne peux rien promettre.

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 16:20

@DEXTER

Dexter, je viens de lire votre remarquable analyse. Pour moi Karl Barth, le plus grand théologien luthérien de tous les temps, Suisse alémanique, est un des responsables de la folie du nazisme. Je sais, il fut un violent adversaire du nazisme par sa "Déclaration de Barmen" prononcée, quel sybole dans la ville natale d'Engels !!! mais toute son oeuvre, la somme astronomique de sa théologie a pour but, il s'en explique en 1948, à l'Université de Bâle, de "remettre la foi au coeur de la vie quotidienne". Caisse à dires?? Qu'on n'aille pas imaginer une réflexion pascalienne ou péguisienne sur la foi, mais bien une reprsire en main par les pasteurs et les ministres des autres cultes de tous les actes de la vie quotidienne. Il jouait sur du velours, s'appuyant sur le soi-disant paganisme du nazisme.Et je suis désolé de vous avoir aboyé après, mais vous me connaissez, chien qui aboie ne mord pas....il n'en reste pas moins que la réflexion d'Haneke vient à point nommée dans cette discussion sur Barth. Il en est de Barth comme de Marx. Ses oeuvres livrées aux bêtes, aux disciples, aux épigones qui ne comprennent RIEN à la pensée du maître et tirent la nappe à leur petit profit...les pasteurs protestants sont passés maîtres, depuis Luther en dressage et en regards en coin. Ma pauvre belle-mère et mon beau-père en étaient deux fameux exemples.On allait les emmerder jusqu'aux goguenots où quand tu expédiais ta commission, un cadre au mur t'avertissait "ES GIBT EINEN GOTT,DER ALLES SIEHT". (Il y a un Dieu qui voit tout) merci pour lui, au passage, étant donné la configuration très spéciale des lunettes de chiottes allemandes, équipées d'une sorte de plateforme d'où l'on peut avant d'actier la chasse-d'eau contempler l'étron....tout est dans ce ramassement luthérien sur soi et dans ces chiottes exhibitionnistes. Comment s'étonner alors que le monde germanique ait donné Freud puis Hitler....

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 16:36

à ceux qui passent ds l'aprème

@père tarrain, c'est bien reçu.
Vous avez bien raison de répondre pied à pied en tout cas. Faites gaffe auxx proposition de Charlotte-Sarah, en ces matières, il est tjs sge de ne s'en remettre qu'à soi-même...

@Sophie: moi, grognon? Jamais le dimanche.
des bises. Les Baux, c'était beau? Ici, lumière à couper le souffle.

@Mac. Bin je suis d'accord avec vous. Le ruban blanc, sur les ravages des silences rentrés et de la soumission puritaine, des effets à long terme, est un film majeur. Sans compter la beauré des images. Quelque chose d'Ingmar Bergman.

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 16:40

chiottes

"la configuration très spéciale des lunettes de chiottes allemandes, équipées d'une sorte de plateforme d'où l'on peut avant d'actier la chasse-d'eau contempler l'étron....tout est dans ce ramassement luthérien sur soi et dans ces chiottes exhibitionnistes. Comment s'étonner alors que le monde germanique ait donné Freud puis Hitler....
Mac 16:36"

Très bon post de Dexter, et ce commentaire là, Mac, excellent... Oui, excellent le coup des chiottes révélatrices des méandres de la pensée luthérienne!!!!!
Dis moi comment tu chies, je te dirai qui tu es!

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 16:46

Comment, par écrit, ne pas avoir reconnu Père Tarrain alors que c'est l'orthographe crachée de sa mère?

Posté par Mère purin, 11 novembre 2009 à 16:53

Pas d'accord

La capacité d' examiner son propre caca est au contraire très bien.

Posté par Doc Zygpamé, 11 novembre 2009 à 16:54

FREUD, HITLER, UNE HISTOIRE DE CHIOTTES

Car, jibé, j'ai chié souvent en Allemagne. Et j'ai toujours été littéralement émerveillé, une fois mon affaire faite, de comprendre la quintessence de la suspicion protestante. Car cette merde qui est là, chiée de frais et semble vous dire "Non, non, je suis innocente, je n'ai rien fait" c'est toute l'ordure de la société allemande.Un truc pour Molière, avec son fameux "les matières sont-elles louables". En France, l'objet de la séance disparaît instantanément, emportant avec lui ses secrets alimentaires ou autres. Et qui ne se différencie guère de l'autre sommet d"infâmie qui était que ,, jusque dans les années 70, dans les milieux luthériens des sectes évangéliques, les mères disaient à leurs filles , quand elles avaient leurs règles pour la première fois: "Na, der Liebe Gott hat Dich STRAFEN wollen, denn Du warst nicht lieb" (ha, le Bon Dieu a voulu te PUNIR, parce que tu étais méchante) A ma femme, sa mère lui dit que c'était une MALADIE , tout en lui tendant, sans un mot des serviettes. C'était en 1974. On comprend mieux alors la Bande à Baader.... Aujourd"hui les chiottes sont devenues des chiottes normales. Et l'Allemagne aussi, un pays magnifique de démocratie. Ce qui en dit long, pour les esprits chagrins, sur le changement profond de l'inconscient allemand. Pauvre peuple, au fond aussi écrasé par la bourgeoisie militariste, par l'aristocratie et par l'église, que les Russes. Je rappellerai quand même, pardon Père Tarrain, pour cette énieme référence historique que les SA choisirent le ...brun-merde pour leurs uniformes. Le nazsime est né de cela, de cet immense coercitionn jusque dans l'intime. Et nous devons faire très attention avec notre folie hygiéniste anti-fumeurs, anti-gras,anti-tout, de ne pas laisser la porte ouvert à de nouveaux nazis, tout aussi redoutables que les anciens.
Ah oui, pour finir. On entend encore, ça et là en Allemagne, à prooppos d'une femme qui travaille en ayant des enfants "Na, das isse aber 'ne RABENMUTTER" (Ah celle-là c't'une MERE CORBEAU) le corbeau étant connu pour laisser ses poussins se démerder seuls.
Le protestantisme, ayant rencontré l'infantilisme allemand a été un cocktail Molotov qui a sauté à la gueule du monde en 1933....
En Scandinavie, pas mieux. Mais ces sociétés du Nord ont eu la chance d'être des sociétés où l'émancipation a pris l'ordure luthérienne de vitesse. il faut dire qu'un pays , disons cocmme la Suède avec ses 8,8 millions de pelés n'a rien à voir avec une Allemagne de Weimar ou d'avant qui comptait 70 millions de pékins.

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 17:08

Barth vs Haneke

MàC, quelle coïncidence, vous venez de voir le film d'Haneke.
Pour votre réaction ce n'était pas reproche de ma part, au contraire c'était instructif, c'est juste que j'ai repensé et percuté sur votre réaction en sortant du film de Haneke.
A y repenser de près je savais déjà cet aspect des choses mais le film de Haneke a le mérite de mettre le doigt dessus.
Barth écrit son commentaire de l'épitre aux romains en 1919, il refera une deuxième édition quelques années plus tard, c'est un moment crucial de l'effondrement du protestantisme culturel allemand.
Je reste persuadé qu'il existe une filiation directe entre le paulinisme de Barth et les théories théologico-politiques de K Schmitt (même si ce dernier est de culture catholique) sur l'idée de l'exception de l'élection, d'unité et de situation exceptionnelle.
En lisant le livre de Badiou sur un universel paulinien viennent à l'esprit les échanges entre Benjamin et Schmitt sur le messianisme politique.
Le film de Haneke est très éclairant, en plus de la confusion des esprit entre le Mal et Bien, il montre que les esprits étaient aussi programmés dans ce système de pensée théologico politique explosif.

Posté par Dexter, 11 novembre 2009 à 17:08

FUMELARD

Comment, par écrit, ne pas avoir reconnu Père Tarrain alors que c'est l'orthographe crachée de sa mère?

Posté par Mère purin, 11 novembre 2009 à 16:53

ORDURE !!! IGNOBLE POURRITURE...et tu oses te cacher. Je n'ai même pas envie d'aller te débusquer sur l'espace administrateur pour t'envoyer un mél d'injures. Je crois que je tirerai simplemen la chasse pour nous débarrasser de ta chiasse. Maintenant, si tu as des couilles , on s'explique sur mon mél:

jpgoldschmidt@gmail.com

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 17:11

Magnifique...

Je demande l'inscription de la démonstration de Màc au Journal Officiel et l'affichage dans toutes les mairies de France et d'Alsace-Lorraine... Toi seul pouvait tenir ce discours à la soldat Chveik...
Allez, je me tire, mon étron fume.
Bàt.

Posté par MORASSE, 11 novembre 2009 à 17:13

Heu...

Je parle bien du post de Màc de 17.08, oeuf corse...

Posté par MORASSE, 11 novembre 2009 à 17:30

et l'Autriche ?

Mais pourquoi, cher Mac, l'Autriche si catholique a t'elle été si nazie et que tout ça est toujours "vivant" ?

Posté par maniatis, 11 novembre 2009 à 17:37

NUMERO 18

En Numéro 18, vous pourrez lire la suite du Numéro 1, le texte de Jacques Chesnel.

Et MORASSE, merci...le Soldat Chveik, quel compliment!! immérité....

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 17:38

L'amour, les voisins, le facteur…et les juges

Une juridiction britannique vient de confirmer une ordonnance rendue à l'encontre d'un couple pour "comportement anti-social" (trouble de voisinage ?), les enjoignant de modérer leurs émissions sonores lors de leurs ébats conjugaux, quel que soit le lieu desdits ébats sur le sol anglais.
C'est ici (merci Genève) :
http://www.tdg.ch/condamnee-criait-fort-lit-2009-11-11
et encore ici : http://www.dailytelegraph.com.au/news/sex-crazed-wife-caroline-cartwright-jailed-for-noisy-sex/story-e6freuy9-1225704518822
pour le début de l'histoire.
En gros, le magistrat qui n'a pas fait droit à la défense de la cantatrice au lit, laquelle invoquait son droit au respect de la vie privée et de la vie de famille (article 8 de la Human Rights Act of the United Kingdom) a estimé que la fréquence (soit pratiquement tous les jours) et la durée des épisodes (2 à 3 heures chaque fois) constituaient des caractéristiques aggravantes. Le procès au fond se tiendra en décembre. Ce couple devrait peut-être émigrer pour franchir tranquillement le Mur du Son (l'audience se tenait le 9 novembre…).

Posté par Sylvestre, 11 novembre 2009 à 17:43

@ Mère Purin

Ecrit moi ma belle si tu veux, du haut de ma tour tu verras Montmartre


jb.dri@free.fr

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 17:47

MERCI, MANIATIS ,D'APPORTER UNE CONTRADICTION...DE POIDS!!!

Excellent, maniatis...j'ai bien une réponse, mais est-elle recevable??? Le fait d'être nazis fanatiques comme le furent et le sont encore les Autrichiens est une sorte de "contorsion d'affection pour le père", l'Allemagne. C'est du nazisme par osmose, par imitation. Par volonté de racheter Sadowa. l'Anschluss fut l'acmé de l'Autriche d'aprèsd le Traîté de Versailles. Il y a cependant la "MARCHE DE RADETSZKY" qui prouve qu'il n'y a pas que chez les protestants que régnait, en effet , cette coercition. Alors l'explication: la langue allemande. Si Freud est Autrichien et pas Français ou Anglais, c'est parce que la langue allemande est le second carburant du nazisme. L'Eglise Autrichienne a été infecte, c'est de notoriété publique. Mais elle était surtout et avant tout furieusement antisémite. Et en Autriche ,c'est ça qui a marché, la combinaison de la langue allemande et de l'antisémitisme catholique. D'ailleurs Hitler était Autrichien. Quand je parle du luthérianisme, et du film d'Haneke avec le personnage du petit Martin qu'on empêche de se branler, je veux dire que les nazis jouèrent sur du velours, rencontrant une société qu'il n'était même plus nécessaire de dompter. Elle l'était déjà. Klemperer avec sa LTI, qui est comme qui dirait mon bréviaire, l'explique fort bien. Le nazisme allemand est un anzisme d'attitude automatique acquise au fil des décennies. La nazisme autrichien est un nazisme d'enthousiasme et de besoin de reconnaissance germanique incoercible. Les deux se sont admirablement complétés pour l'apocalypse. Et cette différence se retrouve aujourd'hui. Les Allemands ont réussi à se sortir de tous ces démons; L'Autriche, non, puisqu'elle persiste à se poser en vitimme du nazisme et à faire croire que...Hitler était Allemand et Beethoven autrichien, boutade qui court en Allemagne....
bàt

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 17:51

@sylvestre

Lu un jugement, TI d'Annecy. Motif : Atteinte à la jouissance paisible. Madame racolant en string sur son balcon, jetant ses préservatifs usés par la fenêtre et ayant une jouissance bruyante. Avec forces attestation. Résiliation du bail. L'histoire ne dit pas si le jugement a été exécuté. Bàv.

Posté par Mathiolis, 11 novembre 2009 à 17:57

Mur du son

La fréquence et l'intensité sont en effet des éléments importants dans le jugement des "troubles de jouissance" ;-)

Posté par Mathiolis, 11 novembre 2009 à 17:59

bis

on se heurte à un mur avec l'Autriche et cette persistance, cette négation de l'histoire récente.Il y a aussi très puissant ,un hygiénisme le nudisme au bord des lacs, mais une once de sensualité, le retour à la Nature, moi qui ne fume pas , j'ai presque envie d'en allumer une.

Posté par maniatis, 11 novembre 2009 à 18:13

bis

on se heurte à un mur avec l'Autriche et cette persistance, cette négation de l'histoire récente.Il y a aussi très puissant ,un hygiénisme le nudisme au bord des lacs, mais une once de sensualité, le retour à la Nature, moi qui ne fume pas , j'ai presque envie d'en allumer une.
bàt.

Posté par maniatis, 11 novembre 2009 à 18:13

à poil

sans sensualité.sans rien d'esthétique, on est à poil.

Posté par maniatis, 11 novembre 2009 à 18:15

AUX CHIOTTES LES RACRAPOTéS

Comment, par écrit, ne pas avoir reconnu Père Tarrain alors que c'est l'orthographe crachée de sa mère?
Posté par Mère purin, 11 novembre 2009 à 16:53

OUhla ! mais c'est du lourd qui tâche ça ! Qui que tu sois, petit branleur du 11 novembre, tu te trompes lourdement...Tu pensais cracher à ma gueule (ce n'est pas la première fois hein, qu'on ses montées de jalousie ? )et pisser sur les autres en écrivant, anonyme (ouhouh), ta petite critique de petit prof vérolé, serré des fesses... Je t'emmerde. Vas-y compte les fautes sur ton compteur, achètes une panoplie de stylos rouges et jouis, pauvre imbécile, pauvre morne, pauvre pauvre, jouis, tu vas assister à une déferlante de fautes, pauvre tâche , fumerolle, pouzzolane concassée, fossile de merde...

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 18:41

de l'essence lutherienne du nazisme

"Le protestantisme, ayant rencontré l'infantilisme allemand a été un cocktail Molotov qui a sauté à la gueule du monde en 1933....
En Scandinavie, pas mieux. Mais ces sociétés du Nord ont eu la chance d'être des sociétés où l'émancipation a pris l'ordure luthérienne de vitesse.
MaC"

Pas mieux, rien à dire, je suis 100% d'accord. Le serf-arbite selon Luther + l'infantilisme = le nazisme. Absolument. Avec un zeste de "schöne Natur" (les Wandervôgel et leurs joies écolo-hygiénistes....) dans le Kulturkamf.

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 18:55

fôte

hultukamPPPPPf, rhâââ!!!! scusi!!!

Posté par jibé, 11 novembre 2009 à 18:56

FUMEROLLE

J'aime bien "fumerolle, pouzzolane concassée, fossile de merde"...c'est pongien en diable et ça me plaît. mais pour une merde de cette espèce, c'est trop beau....
tube de jus concentré de fosse septique lui siérait mieux.....non???
bàt
hhihihi..sans dec, allez voir LE RUBAN BLANC....

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 18:57

POESIE ORDURIERE

Oui Màc, c'est pas mal ton jus de fosse septique concentré... Aller voir "Ruban blanc" EST PREVU depuis quelques temps, mais le temps nous fait des faux, défaut, des faults...

Mère purin concentré : les faultes et la liberté c'est la m'aime chausse.... ça n'emmerde que les culs serrés comme vous...

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 19:04

;)

Tes lèvres purpurines au goût de pur purin ont eu un effet boeuf ma petite mère.

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 19:31

DEVISE

Alors là, celle-là "tes lèvres purpurines au goût de purin" est véritablement une pièce d'anthologie...

mais on pourrait aussi dire, à l'adresse de Miss Pus 2009

"TOUS PURIN , UN PUR TOUS"...

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 19:44

Sur une note plus légère...

Il y a ce soir sur Arte un documentaire sur Erich Maria Remarque, écrivain allemand du célèbre "A l'ouest, rien de nouveau". Je ne connais pas et je vais regarder.

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 19:45

POINT GLOIRE

Moi aussi, j'ai Dante au logis et je n'en tire point gloire...

Posté par Guy Lux, 11 novembre 2009 à 19:46

...

à l'ouest rien de nouveau... à l'est tout à attendre...

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 20:06

extension du domaine du Luther...

Je ne suis pas sûr qu'il faille lire la différence Allemagne-Suède à l'aune du souvenir de "Gripsholm" de Tucholsky, ce que m'évoque la remarque de MàC. "l'émancipation a pris l'ordure luthérienne de vitesse".
Les Suédois ont eu, me semble-t-il, des comportements sociaux douteux (eugénisme vis-à-vis des enfants handicapés jusque assez récemment) et une attitude de neutralité bienveillante pendant la guerre, disons contestable. Un exemple, la Banque Centrale de Suède (dirigée à l'époque par Dag Hammarskjoeld) a remis aux Soviétiques l'or déposé à Stockholm par les Banques centrales des pays baltes sans hésitation ni murmure. Comparativement, le comportement des Français (refus obstiné) n'est pas sans grandeur. Pour une fois qu'on peut être fier du passé ...

Posté par Jean-ollivier, 11 novembre 2009 à 20:07

Autriche

Mais Maniatis, rien de surprenant que la très catholique Autriche ait été furieusement antisémite, le catholicisme c'est le christianisme qui s'est fondé sur l'antijudaïsme et de celui-ci à l'antisémitisme il n'y a eu qu'un petit pas à franchir que ce pays, comme tant d'autres (Pologne, Espagne) ont franchi sans peine. Même l'Italie a connu dans son histoire, ainsi d'ailleurs que l'Angleterre, les expulsions de Juifs. L'antisémitisme fait partie du fonds culturel chrétien.
L'Autriche présente tout de même un lourd passé très récent et aussila particularité de n'avoir rien fait sur le front de la mémoire. On se souvient de Kurt Waldheim, n'est-ce pas? Et il n'y a pas si longtemps des anciens nazis paradaient fièrement et en toute impunité.
Je ne sais pas s'il y a un lien entre luthéranisme et nazisme, c'est plus facile à établir après coup mais je remarque que la nazisme a marché très fort en Bavière catholique.

Posté par Lazarillo, 11 novembre 2009 à 20:24

l'empire austro-hongrois

Tout ça est très compliqué. Les juifs ont exprimé un soutien indéfectible à l'empire austro-hongrois, et ont été heureux en sous l'empire, et malgré le fait qu'ils n'avaient pas tous les droits civils, ils ont parfaitement compris qu'ils allaient tout perdre.
Ils étaient légitimistes, attachés à l'empire. La montée du sentiment national, eux qui n'avaient pas le droit de posséder une terre, a été le début de la fin, si on peut dire, ou le début du désastre.
Mais le sentiment de malaise que j'éprouve en Autriche est particulièrement vif et en m^me temps je suis sensible ce je ne sais quoi.
Tu vois , à Seville, où le sang a coulé, je me sens "chez moi".Bonne soirée .bàt.

Posté par maniatis, 11 novembre 2009 à 20:56

l'UMP a encore frappé ! De mieux en mieux !!!

"Devoir de réserve" : Marie NDiaye "persiste et signe"

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/11/11/marie-ndiaye-tente-de-desamorcer-la-polemique-nee-de-son-entretien-aux-inrockuptibles_1265610_3246.html

Posté par Sophie des roses, 11 novembre 2009 à 21:26

MARIE N'DIAYE

Chez Bécassouline, ça chauffe dur, après mes deux petits poulets....hihihi

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 22:23

Sophie des roses, à tous

Chère Sophie...je termine ma journée besogneuse par un petit tour au café des arts entre amis et quelques rues anciennes, toutes mouillées, toutes pavées.. c'est une confidence de bonheur simple pour ceux ici qui ont entendu comme toi- pour un écrivain "le terme obligation de réserve" Tes remarques me sont utiles.C'est un bon travail et je t'en remercie

Je m'en vais lire attentivement vos remarques sur "le ruban blanc"
A demain Une très bonne nuit à tous.Kara

Posté par Kara, 11 novembre 2009 à 22:26

HYGIENE

Raoult est une grosse merde fasciste. La quintessence chimiquement pure du raciste. ACHETER LE BOUQUIN DE MARIE N'DIAYE est donc devenu en une semaine, un acte de résistance démocratique. Je me le suis donc procuré cet parès-midi même. Tout ce qui peut nuire à l'UMP est de l'hygiène mental.

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 22:33

A l'ouest, père Tarrain, à l'ouest...

ça m'intéressera d'avoir ton point de vue sur le fond, père Tarrain, après que tu as vu le doc allemand sur Remarque... J'ai ma petite idée mais je vais pas la ramener puisque le rôle de maître Capello a été fort bien tenu jusqu'ici. Juste une... remarque (ah la la la) sur la forme : je trouve que parfois cétait un peu "telefonieren" du côté du scenario. Allez, bonne nuit à tous.

Posté par MORASSE, 11 novembre 2009 à 22:35

Question

Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt l'opinion de Sarko plutôt que celle de Mitterand? Parce qu'à mon avis, quoi que Mimi dise, il va s'en prendre plein la tronche soit par Koko, soit par le peuple. Vous me direz, si Kosy donne son avis il s'en prendra plein la tronche aussi, mais les répercussions, elles, ne seront pas les mêmes. Non?

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 22:39

REMARQUE LIMONAIRE

Remarque, MORASSE, elle est excellente. Mais à l'Ouest, toujours pas de tête de veau...accompagné d'un Tokaji....hhiiiiihihihihi..
Bonne nuit à toi, ami.

Posté par montaigneàcheval, 11 novembre 2009 à 22:41

A l'ouest, oui, mais pour moi il y a du nouveau!

J'ai trouvé ça intéressant, surtout les dernières images, où Remarque est interviewé. Et ça répond aussi, au sujet de Marie N'Diaye.
Parce qu'en disant que la littérature doit se battre pour faire avancer les choses, et que c'est qui ferra avancer le monde (vous m'arrêterez Morasse si je fais une erreur), c'est peut-être idéaliste mais ça n'en reste pas moins vrai.
Après ce documentaire était c'est vrai un peu "telefonieren", et le plus important était certainement les répercussions que son livre a eu sur l'Allemagne de 33, le reste, toutes les choses sur sa mère, son père, Jutta, etc, n'étaient pas vraiment essentiels, à mon avis.
Avez-vous regardé le cours-métrage qui suivait?

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 22:51

Nein...

Non non, j'ai pas regardé la suite... Je suis venu travailler. Je ne t'arrête pas, tu as raison pour le rôle de la littérature... Il y avait cependant quelque chose dans ce docu-raté : peu à peu Erich Maria Remarque est envahi par le sentiment de sa responsabilité et donc de l'importance... de l'Histoire.
Bàt...
Pour la tête de veau, à l'ouest, Màc, cé quand tu peux. Mais avec un vin friand...

Posté par MORASSE, 11 novembre 2009 à 23:26

Mais je ne reviens pas sur l'importance de l'Histoire. Loin de là! Il ne faut pas l'oublier!
Son livre n'a-t-il pas eu réellement un impact involontaire sur l'endoctrinement nazi?


Ce cours-métrage, c'était l'histoire en Allemagne, en 1942 du petit Heinrich qui ne comprend pas la déportation annoncée de son voisin de palier, et de toute sa famille. Pour le rassurer, sa mère, lui explique que son ami va partir au «pays des jouets». Le lendemain matin, Heinrich est parti et ses voisins déportés. Pensant que, comme il l'annonçait il allait partir avec eux au "pays des jouets" elle va le chercher et au final, dans le train qui allait partir, sauve l'ami de son fils, en le faisant passé pour tel.

C'était vraiment très beau.

Posté par Père Tarrain, 11 novembre 2009 à 23:54

Séville

Maniatis, il se trouve que je suis en train de lire une excellente biographie de Cervantès (pas celle que j'ai acheté en ta compagnie)écrite par un certain William Byron. Je l'avais achetée et lue à moitié ans les années 80, je l'ai reprise depuis le début et Séville tient une place centrale dans la vie de Cervantes. Cervantes est par ailleurs fortement "soupçonné" d'être d'avoir des ascendants "conversos" (rien de nouveau mais aucune preuve formelle dans la mesure où ne le criait pas sur les toits) , du côté de son arrière grand-mère paternelle et Séville était la "Babylone" de l'Espagne de cette époque, une ville cosmopolite où les "sangs purs", les "vieux chrétiens sans tache" étaient très minoritaires. Pour un "converso" c'était Byzance. Et puis l'ambiance à Séville, une ville heureuse et joyeuse, n'a rien à voir avec celle de l'Autriche.

Posté par Lazarillo, 12 novembre 2009 à 00:07

Ouais mais...

Raoult est un con, et Besson, vu hier soir à la télévision, est une enflure vicieuse.
Ceci dit, j'achèterai pas le dernier Goncourt.
Je relirai Kafka puisqu'il redevient d'actualité brûlante.

Posté par mon chien aussi, 12 novembre 2009 à 06:44

N'diaye

Raoult est idiot, facho et idiot, cette polémique est complètement conne et c'est aussi pour ça qu'elle est dangereuse, en pleine ambiance sur l'identité nationale.
Je vois pas en quoi acheter le livre de N'Diaye est nécessaire, sauf pour la NRF, dès lors que je n'ai pas aimé ses livres d'avant.
Je vais pas faire de surenchère; elle et moi on déteste Sarko, elle est victime de la connerie umpiste. Bon, bin quand même, moi j'achète qui j'aime lire ou veut découvrir.

Posté par jibé, 12 novembre 2009 à 09:27

Ruban blanc

Je suis très contente que Dexter et Màc soient allés voir "le ruban blanc" et j'ai lu avec baucoup d'intérêt leurs commentaires.
J'ai fait 4 com de pub ici + 3 chez Passou + 1 chez Zoë + 2 chez Clopine !!! Et moi-même je suis allée le voir deux fois: les costumes et les coiffures (pour les femmes en particulier) sont tellement semblables que j'avais un peu mélangé certains personnages. Surtout qu'hélas je suis obligée de lire les sous-titres, ne parlant pas l'allemand; à ce propos j'ai quand même eu l'impression, à l'oreille, que c'était une langue superbe dans ce film.
Il est certain que l'éducation rigide et dure que reçoivent ces enfants est une bonne "préparation" à la suite, même si ce n'est évidemment pas le seul facteur.
A la fin du film on ne sait pas très bien qui est vraiment coupable mais justement on a l'impression que c'est l'atmosphère globalement délétère du village qui est responsable de tous les drames.
Quelqu'un (m')a fait le reproche: c'est sombre jusqu'au bout. Je dirais: bien sûr et ça l'a été malheureusement encore bien plus dans les décennies qui ont suivi!

Màc un grand bonjour à votre épouse dont le texte m'a particulièrement émue.

Posté par Lavande, 12 novembre 2009 à 10:02

deutsche sprache

C'est une langue superbe, ce n'est pas parce que Hitler l'aboyait...!!!!!

Posté par jibé, 12 novembre 2009 à 10:04

ALLEMAND

L'allemand, en effet jibé, sait être d'une douceur, d'une tendresse infinie. Mais il en est ainsi, je crois de toute langue. L'aboiement se traduit également dans toutes les langues....
Merci,Lavande, je transmets à ma femme. Et bien entendu que le film est sombre, sombre, oppressant. Et voous savez quel est le personnage le plus malheureux de tous?? Le pasteur!!! Et c'est ça la force de Haneke. Tel est pris qui croyait prendre. je m'explique, ce bonhomme est à ce point auto-censuré, auto-verrouillé, écrasé par la merde épiscopale (les superintendants luthériens étant de monstrueux tyrans) que ses sentiments lui sont intolérables. Et la scène du petit oiseau crucifié sur son bureau est la clé du film. Dans cette société-là, on ne pleure pas, on ne dit rien, on ne manifeste pas ni souffrance, ni joie....
On prépare sa mort....Un texte de Salomon Franck, mis en cantate pas JSBach en dit long, d'ailleurs sur cette coercition, ce chantage ignoble à la mort:

"Ach wie flüchtig
Ach wie nichtig
Sind des Menschens Weerke
Alles Alles was wir machen
Es soll gehen und vergehen

Ah, comme toutes les oeuvres humaines sont vaines et dérisoires!! Tout, tout ce que nous faisons est promis à la destruction, à l'effacement...

et il y en a des tonnes comme ça....dans legenre conditionnement sur dessiècles, on n'a guère fait mieux. D'autant qu'ils sont futés ces fumiers de pasteurs. Ils s'y entendent à faire naître une chaleur "fraternelle" dans leurs putains d'églises. Ainsi, toutes les chansons luthériennes, je les connais par coeur!!! La "pasteurisation" de la société allemande imprègne tout, et la "curaillisation" aussi, au Sud et en Rhénanie...on n'y échappe pas. J'ai été , en 1985, au culte de Noël, dans l'Eglise de la ville de ma femme. Ils chantaient bien , ces fromages...et ,le pire, c'est que je me suis surpris à chanter aussi
Alle Jahre wieder,
Kommet da-as Christuskind
Auf die Erde nieder
Wo wir Me-ensche-en sind

Le conditonnement est d'une redoutable efficacité....terrifiant. le film de Haneke l'illustre magnifiquement. La scène dans le fiacre, avecc le paysage pour Théodor Fontane, quand le jeune instit aimerait bien mais la petite Erna voudrait bien aussi, mais nul n'ose. Et pourtant, l'herbe est si tendre, le paysage si tranquille. Et pourtant l'immonde doigt de Dieu estl à qui menace. "GOTT MAHNT EUCH" dit une assiette en porcelaine "Dieu vous avertit". De quoi,connard??? de quoi nous avertis-tu donc???? qu'on va see trouver tous dans un lardeusse en chêne. Bin oui. mais empêcher ces deux amoureux de faire ce pour quoi ils sont là....
Au fond, le nazisme , ce fut la rupture du barrage ,dans un torrent de sauvagerie à la proportion de tout le refoulement subi pendant des siècles. Le nazisme ,c'est le furoncle mur qui éclate soudain, éclaboussant tout du pus trop longtemps contenu.....

Posté par montaigneàcheval, 12 novembre 2009 à 10:31

deutsche Sprache

jibé c'est aussi mon avis mais ici je ne le dis pas de crainte de déchaîner les torrents d'injures habituelles -très mauvais pour la santé de leurs auteurs pitbulls- vous vous pouvez dire ce que vous voulez

Posté par myr, 12 novembre 2009 à 10:35

TIENS?

Tiens myr, z'avez remarqué, une semaine saqns m'adresser à vous. Quel bonheur !!! Continuons.

Posté par montaigneàcheval, 12 novembre 2009 à 10:43

@Myr

Myr,lorsque je suis d'accord avec vous, je le dis. Ce n'est pas rare, mais si ce n'est pas systmatique, d'ailleurs.
Et je ne vous tiens pas pour une conne.
Je déteste les trucs systématiques, les rejets comme les amours. Salut à vous.

Posté par jibé, 12 novembre 2009 à 10:50

ah bon...

Pourtant Jibé, souvent quand on aime, on aime...

Posté par Sophie des roses, 12 novembre 2009 à 12:04

mais oui....passe que...

je parle pas de l'amour au sens de l'amour dont tu parles, Sophie, fais pas semblant de pas comprendre...

Posté par jibé, 12 novembre 2009 à 12:10

Oui Màc

Pour le pasteur je suis d'accord avec vous mais il y a une scène encore plus significative: quand son petit garçon lui offre l'oiseau qu'il a recueilli et soigné, pour compenser le chagrin de la perte de celui qui a été tué (par sa propre fille qu'il avait humiliée!): on sent qu'il est à deux doigts de manifester sa tendresse à l'enfant, d'être humain en quelque sorte, puis en quelques secondes il se reprend et remercie poliment. L'acteur est exceptionnel soit dit en passant.

La fin du film, tous réunis dans le temple, est aussi un morceau d'anthologie.

Posté par Lavande, 12 novembre 2009 à 12:46

Victime

Ne jouez pas aux victimes, en ce qui me concerne je ne vous ai jamais insulté sans l'avoir été au préalable. Et je crois même qu'entre Montaigne et vois c'est vous qui la première avez fait feu.

Posté par Lazarillo, 12 novembre 2009 à 13:48

digression sur les wc chleuh

Dites, désolé de digresser dans le médical, mais jeter un coup d'oeil sur ses selles c'est pas forcément idiot, ça peut permettre de déceler un symptôme,de maladie, donc y'a peut-être pas de quoi accabler les Allemands pour ça...

Posté par polder, 12 novembre 2009 à 13:54

PAS UNE COÏNCIDENCE

Oui, certes, polder, mais, désolé le but n'était pas du tout médical. Et ce ne sont pas les Allemands que j'accable, dieu m'en garde, mais la " Seelenknast", la prison des âmes luthérienne. Avouez quand même qu'il est tentant de corréler cette société du refoulement absolu, du verrouillage des âmes avec la merde qui persiste et signe....moi, je veux bien que ce ne soit que bavassages etc etc, mais ,dans le cas présent, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une coïncidence....

Posté par montaigneàcheval, 12 novembre 2009 à 14:01

SOUSLOV ET MITTERRAND

Cher MORASSE, tu voulais du SOUSLOV. En voici, dans un dialogue réellement surréalister de 1975 avec Mitterrand....

En avril 1975, une délégation du Parti socialiste conduite par François Mitterrand s’est rendue à Moscou. Pendant deux jours, elle a eu avec les dirigeants soviétiques Mikhaël Souslov et Boris Ponomarev des entretiens sur de nombreux sujets. L’un de ces entretiens a porté sur la situation au Portugal. En voici la teneur, d’après les notes prises par Claude Estier.

François Mitterrand — En ce qui concerne le Portugal, l’analyse est complexe. D’une façon générale, il y a les anticommunistes et il y a ceux qui ne sont pas communistes, comme les socialistes français, mais qui ne sont pas anticommunistes. Il faut être très précis dans la définition. Être concurrents des communistes ne peut signifier que l’on soit anticommuniste. On ne peut donc pas assimiler à l’anticommunisme le fait de se présenter en concurrent du Parti communiste. Au Portugal, communistes et socialistes sont devenus concurrents de façon désagréable. Il s’agissait d’apprécier la réalité du Mouvement des forces armées. Il y a toujours un problème quand l’armée devient un parti politique. Après discussions, les socialistes portugais ont accepté. La question a été résolue, mais elle se posait. Le Parti socialiste français a toujours recommandé aux socialistes portugais de rester alliés aux communistes. Et il ne faut pas oublier que tous les dirigeants socialistes ont lutté contre la dictature.

Mikhaïl Souslov — Alvaro Cunhal a passé quinze ans en prison.

François Mitterrand — C’est un homme remarquable, mais Mario Soares aussi et il faut trouver un terrain d’entente. Aucun parti de l’Internationale socialiste ne nous a demandé d’intervenir dans un sens anticommuniste. Nous pensons seulement que les communistes portugais ont été parfois trop violents dans leur langage et que les socialistes ne doivent pas être les seuls à faire des efforts.

Mikhaïl Souslov — Quand nous parlons des interventions des partis sociaux-démocrates, nous ne visons pas les socialistes français.

François Mitterrand — Si un parti social-démocrate est intervenu dans un sens anticommuniste, il a eu tort.

Mikhaïl Souslov — Nos relations sont plus étroites avec le Parti communiste portugais. nous connaissons bien Cunhal et nous l’avons vu plusieurs fois à Moscou. Nous avons eu également des entretiens avec Soares. Notre attitude est la non-ingérence dans les affaires du Portugal. Mais le véritable danger vient des anciens partisans de Salazar et de Caetano et non des communistes. Le P.C. portugais n’est pas dirigé par des aventuriers, mais il cherche à unir les forces démocratiques et à développer leur cohésion.

François Mitterrand — Il n’y aura pas de difficultés pour nous entendre sur le refus de toute ingérence au Portugal et sur la préservation des chances de l’union des forces démocratiques. Nous ne nous associerons à aucune démarche contre le P.C. portugais.

Mikhaïl Souslov — C’est avec plaisir que nous prenons note de cette déclaration.

François Mitterrand — Le gouvernement portugais a raison de vouloir modifier les structures économiques du Portugal. Des pressions capitalistes s’exercent en sens contraire. Mais elles ne passent pas par nous.

Boris Ponomarev — Là est bien la différence d’appréciaton ; non pas avec vous, mais sur ce problème du Portugal.

François Mitterrand — Disons que nous y avons des amis privilégiés différents... Nous n’avons pas d’intérêt à des complications internationales à propos du Portugal. Dans les Pays de l’Europe du Sud, la gauche est en pleine évolution. C’est un phénomène nouveau auquel nous somme particulièrement attentifs.
Quand on sait qui est SOUSLOV!!!!

Posté par montaigneàcheval, 12 novembre 2009 à 18:06

Merci Màc

Rafraîchissant, ce morceau... Quand je pense comment on se foutait sur la gueule (repas genre "ils en ont parlé..." de Caran d'Ache) à propos des cocos portugais, avec les copains, en 1975. Tout ce qu'il y avait de rouge sur la place passa ses vacances 75 au Portugal (ach ! la révolution des oeillets ! la dictature des typographes pour empêcher la sortie des journaux socio-démocrates ou mal pensants ! la bagarre pour un syndicat unique... etc)... Mitterrand avait raison : "Il y a toujours un problème quand l’armée devient un parti politique"... Cétait vrai au Chili, deux ans avant... ce fut vrai au Portugal un court moment... cela faillit être vrai en France en 1958 (merci mon Général). Et puis Alvaro Cunhal et sa chevelure blanchie dans les geôles salazariennes... Ils l'auraient sucé comme Jean Edern se proposait de sucer Castro (dans un article anthologique de l'Huma!)... L'avait une autre allure, le Cunhal, que ce "mollasson" de Mario Soarès... qu'avait vécu à Prague mais dans la dissidence antistal'. Bàt...

Posté par MORASSE, 12 novembre 2009 à 19:08

heure de vérité

merci jibé
màc j'avais pas remarqué
lazarillo victime vous-mêmes pauvre chouchou
si c'est à moi que vous causez eh bien puisque vous tenez des fiches sur ce que certains écrivent (quitte à en faire des faux en les tronquant ), pourquoi ne pa sle faire sur ce que vous et màc écrivez, en numérotant les injures, procès d'intention, accusations puisqu'apparemment vous avez du temps et que ce genre d'occupation vous amuse et ça vous permettra de vous émerveiller sur vous mêmes une fois de plus

Posté par myr, 12 novembre 2009 à 22:01

Des religions

Les religions, comme les autres doctrines disons laïques, ne naissent pas par génération spontanée, elles sont le résultat des conditions de vie dans lesquelles elles se sont imposées. Et dans les conditions de vie on peut à peu près tout ranger: la situation géographique et donc les conditions climatiques qui elles-mêmes engendrent des types de vie qui induisent à leur tour des comportements sociaux. On ne vit pas de la même manière dans les pays nordiques que dans le pourtour méditerranéen et, in fine, on ne réagit ni ne pense de la même manière.
Les religions peuvent aussi se propager hors de leurs frontières "naturelles", c'est une question de rapports de forces politico-militaires, d'invasions donc et de colonisation.
Je remarque à propos du nazisme que l'explication, même partielle, du luthéranisme ne tient pas puisque l'Autriche et la Bavière sont très catholiques et ont été à la pointe de cette idéologie. On est tout aussi rigide, hygiéniste, etc. à Munich, Nuremberg et Vienne qu'à Berlin, Francfort et Hambourg et les uns sont essentiellement luthériens et les autres catholiques. Au-delà de la religion il existe un fonds culturel commun germanique et c'est ce fonds culturel qui dans un contexte historique et social explosif a produit le nazisme. En Italie ce fut le fascisme, malgré tout bien moins barbare. Le nazisme c'était la version industrielle du fascisme et il ne pouvait être que germanique même s'il a recruté au-delà des frontières de l'Allemagne.

Posté par Lazarillo, 12 novembre 2009 à 22:40

Souslov, il y a quoi ?

Quelqu'un pourrait-il préciser aux jeunes qui était M. Souslov, probablement l'apparatchik soviétique le plus intelligent ?
L'image de celui-ci, au travers d'un entretien tordu avec Mitterrand, lui-même plutôt opaque, n'est pas facile à décrypter.
Raoult, c'est quand même plus facile.

Posté par Jean-ollivier, 13 novembre 2009 à 00:09

Souslov

Mikhaïl Souslov était chargé des questions idéologiques au sein du politburo. C'était quelqu'un d'extrêmement intelligent et cultivé, pas un abruti. C'est lui qui reçut Vassili Grossman le 23 juin 1962 pour lui expliquer, sans jamais s'énerver ni menacer, bref,sans brutalité mais avec une douce fermeté pourquoi le manuscrit de Vie et destin avait été "kidnappé" et pourquoi il ne lui serait jamais rendu. Souslov pousse même le cynisme jusqu'à dire à Grossman qu'il lira sans doute son livre pendant les vacances. Autrement dit il ne l'avait pas lu mais d'autres l'avait fait pour lui.
Dans la collection "Bouquins" consacré à Vassili Grossman, rassemble bon nombre des oeuvres de celui-ci, on trouve le compte rendu de l'entretien entre Souslov et l'écrivain. Ce sont 4 pages qui éclairent sur le fonctionnement de l'URSS poststalinienne. A déguster.

Posté par Lazarillo, 13 novembre 2009 à 02:48

MOUTARDE

Moi, je me méfie comme de la vérole des gens intelligents et cultivés qui se mettent au service du totalitarispmpe. je préfère les ignares incultes qui se battent pour la liberté....c'était une boutade, offerte par Maille, la seule qui m'aille....
bàt, laz...
Et faut qu'on parle deu bouqin d'Appelfeld !!!

Posté par montaigneàcheval, 13 novembre 2009 à 10:14

pas simple

La Très Sainte Inquisition,qui a duré plusieurs siècles, était l'industrialisation raciste et antisémite de l'époque, je dis bien : de l'époque - mais bien sûr certains ici, qui s'y connaissent tellement en "culture germanique" et histoire ça fait peur, vont certainement tonner que la très-sainte-inquisition était une oeuvre humaniste, inoffensive, en comparaison du nazisme. Enfin il n'est pas inutile de rappeler qu'à la fin de la guerre 14-18 l'Allemagne a traversé une période révolutionnaire, qui inquiétait pas mal de monde en Europe. A vous les studios de l'Histoire. je file

Posté par myr, 13 novembre 2009 à 10:52

L'Inquisition

Myr avant de filer a encore frappé. La Sainte Inquisition espagnole, un instrument au service de la très catholique Espagne, était responsable d'ue ambiance de chasse aux sorcières et de l'envoi au bûcher d'au plus quelques centaines d'"hérétiques" (pas tous des conversos, loin de là)n'a effectivement rien de comparable avec le nazisme responsable en moins de 10 ans de dizaines d emillions de morts dont l'extermination de près de 6 millions de Juifs (enfants compris!)et de la dévastation de tout un continent. La Sainte Inquisition n'a même pas pu empêcher qu'un grand nombre d'écrivains "conversos" dont Cervantes et Mateo Alemán (sans parler de Sainte Thérèse) soient des auteurs celèbres et célébrés dans leur pays. Même dans l'horreur il y a des degrés, mais pour vous tout ce qui n'est pas "révolutionnire" est nécessairement fasciste et nazi. C'est bien, la simplifcation facilite la vie.

Posté par Lazarillo, 13 novembre 2009 à 11:37

BLUETTE

Franchement myr, je n'ai aucune intention de contineur de polémique, mais quel rapport avec la choucroute, tout ce que vosu écrivez.??? Et oui, l'Inquisition qui n'a jamais fait 6 millions de victimes , et surtout pas en 12 ans, est une douce bluette à côté du nazisme. Absolument. C'est dire l'échelle de l'abomination que ce derniier représente..

Posté par montaigneàcheval, 13 novembre 2009 à 11:43

nuances en effet

Pour l'époque, plusieurs siècles avant le nazisme, l'Inquisition a été un instrument policier (au service du pouvoir et de l'argent via la religion, extrêmement bien organisé et centralisé avec aussi,un réseau d'espions très développé)
C'est en ça que la comparaison avec l'état nazie est possible toutes proportions gardées
outre qu'elle a été exportée dans les colonies de la péninsule
Par ailleurs les premiers pogroms sont apparus en Russie, l'antisémitisme y était une tradition , rien à voir avec ""la" culture germanique"
Et vous me faites bien marrer au sujet du nombre de victimes de l'inquisition
Encore une histoire de microbes

Posté par myr, 13 novembre 2009 à 17:56

BAISSAGE DE BRAS

Alors là, je baisse le bras...pas la peine d'insister...

Posté par montaigneàcheval, 13 novembre 2009 à 18:56

LAPHROAIG

Je suis tellement accablé que je n'ai même plus la force de supprimer le doublon...A toi , Sophie...je vais me servir un double Laphroaig....faut bien ça pour me remettre...

Posté par montaigneàcheval, 13 novembre 2009 à 19:07

drôle!

màc vous êtes trop modeste, victime de votre génie (attention à votre santé)
Désolée d'avoir contredit votre toutou pitbull, qui n'y connait rien

Posté par myr, 13 novembre 2009 à 19:36

Nazisme

Le nazisme signifiait pour les Juifs qui se faisaient prendre la déportation immédiate vers les camps de la mort. Une fois sur place les femmes accompagnées d'enfants, les enfants, quelque soit leur âge, le jeunes de moins de 16 ans et les tous ceux et celles qui n'étaient pas en état de travailler jusqu'à l'épuisement et la mort étaient directement conduits vers les chambres à gaz. Les seuls survivants de ces camps étaient ceux qui avaient eu la "chance" de travailler et d'être arrivés dans les derniers mois précédent la libération par l'armée rouge.
Dans l'Espagne catholique de l'Inquisition on laissa d'abord aux Juifs le choix entre le départ et la conversion. C'est affreux mais les Juifs envoyés dans les camps de la mort nazis auraient aimé avoir ce choix. Ensuite, on persécuta les conversos c'est incontestable sous prétexte qu'ills n'étaient pas ces "vieux chrétiens" au "sang pur". Mais même dans ces conditions les dizaines de milliers de juifs récemment convertis et les dizaines de milliers d'autres convertis plus anciens purent vivre à peu près normalement sans craindre pour leur vie à tout moment s'ils ne conchiaient pas publiquement leur nouvelle religion. L'Espagne catholique était un Etat policier mais même dans cet Etat policier il n'y eut jamais de camps de la mort, et JAMAIS un enfant ne fut envoyé au bûcher! Même à l'époque personne n'ignorait que le grand Mateo Alemán était issu d'une famille de Juifs convertis, et sur Cervantes pesaient de forts soupçons, à tel point qu'un Quevedo, très chatouilleux sur la question de la pureté du sang refusa toujours de le rencontrer. Eh bien, Cervantes ne fut jamais interdit de publication et on peut même considérer que son Quichotte n'aurait jamais dû passer les mailles du filet de la censure. Même chose pour El Guzmán de Alfarache de Mateo Alemán, d'une cruauté sans nom sur la religion, sur la chrétienté.
Très paradoxalement
la montée en puissance de cet Etat policier s'appuyant sur l'Inquisition correspondit avec ce qu'on a appelé le Siècle d'Or espagnol. Et les conversos loin d'être chassés de partout étaient très recherchés dans les grandes villes où on leur foutait la paix s'ils savaient "se tenir". Rien à voir avec le nazisme ni de près ni de loin. Il faut être d'une ignorance crasse sur le nazisme ou/et d'une mauvaise foi tout aussi crasse pour oser dire que l'Inquisition était une forme de nazisme. Même le fascisme italien n'était pas une forme de nazisme, le nazisme c'était, entre autres joyeusetés, l'anéantissement total d'une population du fait de son identité, vraie ou supposée. Aucun régime, je dis bien aucun, n'a jamais poussé la barbarie à ce point.
Au fait, le chef du régime nazi espagnol, Carlos Primero de España et V du Saint Empire Germanique intervint personnellement pour qu'on cesse de persécuter les Juifs d'Alsace.
Mais pour vous tout ce qui est à droite de Chávez (en supposant qu'il soit de gauche) est facho, et tout ce qui est facho est crypto-nazi.
Votre commentaire n'est pas seulement idiot, il est une insulte aux victimes du nazisme.

Posté par Lazarillo, 13 novembre 2009 à 23:03

siecles

Certains conversos étaient moins "suspects" que d'autres (Torquemada lui-même aurait été d'origine juive), qui étaient persécutés, torturés et envoyés au bûcher quand ils ne crevaient pas sous la torture ou en prison ou n'étaient pas expulsés (ce que vous appelez "choix"). De plus l'inquisition faisait partie de tout un appareil bureaucratique dont les fidèles serviteurs ne s'embarrassaient pas de scrupules ("chrétiens" )pour massacrer les "païens", enfants compris, ils y étaient encouragés au nom de la "foi". Et j'ai bien parlé de plusieurs siecles de distance, pas d'un copié/collé.

Posté par myr, 14 novembre 2009 à 06:56

A quoi bon

Eh oui, choix, choix odieux mais choix que n'eurent pas les Juifs sous le nazisme. Ques enfants juifs aient étaient assassinés par des assassins antisémites ne fait aucun doute, je vous parle du régime politique qui officiellement décide de l'extermination de tous, enfants compris. Tel n'était pas le cas de l'Espagne sous l'Inquisition.
Même à ds siècles de distance les systèmes nazi et inquisitorial ne sont pas de même nature.
De même d'ailleurs que tous les antisémites ne sont ps des nazis. Mais à quoi bon...

Posté par Lazarillo, 14 novembre 2009 à 09:37

siècles

A mon avis l'instrumentalisation gouvernementale, administrative, policière du racisme et de l'antisémitisme latents à des fins politiques (économiques) est comparable, à plusieurs siècles de distance donc toutes proportions gardées

Posté par myr, 14 novembre 2009 à 09:57

être un homme Juif

Entre pogroms (qui nous envoyaient en Sibérie ou nous écharpaient sur place, je parle pour ma seule expérience familiale) et Solution Finale (extermination totale), il n'y a pas qu'une différence de nombre mais une différence d'intention, d'idéologie, de visin du monde et de l'homme: les pouvoirs voulaient ne plus voir un Juif sur leur sol, mais se foutaient de "la nature du Juif", même s'ils instrumentalisaient cette question présente dans les divers antisémitismes (chrétien, musulman,laïc).
Avec la solution finale, c'est la question d'ëtre ou pas un homme, un humain, qui est posée et ... résolue. Dans les chambres à gaz
On peut dire que ds ls deux cas, nous sommes morts. Mais ce qu'il en reste dans nos consciences de survivants est différent. Je pense que nous sommes devenus beaucoup plus "paranoiaques" depuis La Solution Finale. Cette idéologie de l'élimination, ça nous a changé, vraiment. Celle de l'exclusion, très différente, nous avons pu la supporter...Mais là, avec la Solution finale, la blessure est béante. Pas refermable. D'où notre vie inquiète, toujours, jamais apaisée désormais ni même apaisable.
(Ce qui n'explique ni ne justifie notre odieux comportement actuel en Palestine).

Posté par jibé, 14 novembre 2009 à 10:30

euh

après "résolue": pas de point. Lire svp "qui est résolue dans les chambres à gaz.
scusi

Posté par jibé, 14 novembre 2009 à 10:32

Das Weisse Band, le dernier film de Haeneke

MàC: J'aimerais revenir sur ce film, mais uniquement dans une Note qui lui serait réservée.
Pour la Palestine et la politique du gouvernement aux Affaires en Israël, je viens de visionner sur la chaîne a3 allemande (chaîne art) un film: Il fait bon de vivre ici en Europe.
Bon week-end à tous

Posté par Thierry Kron, 14 novembre 2009 à 11:42

Eh oui...

Putain c'est un coup à être pour que Lazarillo ne
lâche rien.
Mais où je vais moi

Posté par pado, 14 novembre 2009 à 11:47

@Pado

Effectivement Pado, vous vous laissez aller...
Bien à vous

Posté par Lazarillo, 14 novembre 2009 à 14:34

@TKT

Posté par Thierry Kron, 14 novembre 2009 à 11:42
Excellent idée, lieber Kumpel....ich tue es für Mittwoch...

bàv

Posté par montaigneàcheval, 14 novembre 2009 à 15:36

evolution

"Celle de l'exclusion, très différente, nous avons pu la supporter...Mais là, avec la Solution finale, la blessure est béante. Pas refermable. "

supportable, l'exclusion pour ceux qui n'étaient pas crevés dans les cachots sous la torture ou sur les bûchers ? Pas de blessure béante encore des siècles après les massacres des "païens" au nom de ce qui se cachait derrière la croix ? secondaire la légitimation des massacres par l'idéologie raciste annonciatrice des pires horreurs?

Posté par myr, 14 novembre 2009 à 19:59

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